lundi 20 août 2012

J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec le soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.
MALLARME (1842-1898), Apparition.

2 commentaires:

solveig a dit…

Un beau texte ... qui ne laisse aucune chance de poésie à 35 ans de mariage. Je doute que mon apparition matinale provoque ce genre d'émotion.
Que la vie est donc mal faite !

almanachronique a dit…

Mais si, mais si... tu me donnes une idée...