mercredi 22 mai 2013

Lire et relire


Dan BROWN - Le Symbole perdu-

On a le droit de temps à autre, de lire une bonne grosse daube dans laquelle on apprend entre autres, que le Yi-King et les tarots sont des méthodes divinatoires.
En ce qui me concerne, les tarots évoquent un jeu  qui fit ma joie pendant de longues soirées d'hiver rustiques. J'aime ces longues et fortes cartes aux images plus fouillées que celles des traditionnelles 32 de la belote . Et de même qu'à la belote je jouais au mépris de toutes les règles pour le seule bonheur de pouvoir annoncer:"Belote, rebelote et dix de der!", au tarots mon but ultime était "d'emmener le Petit au bout". Ces plaisirs sémantiques firent de moi une calamité pour les partenaires auxquels j'étais attribuée. Bien évidemment, je sais qu'existent le Tarot de Marseille et le Jeu de Mlle Lhéritier; mais s'il en est de la divination par les tarots comme pour le Yi-King, alors là, tel  le soleil à l'horizon des champs voisins, le doute s'élève, flamboyant et majestueux, salué par les aboiements respectueux de mes chiennes.
Le Yi-King ne prédit pas l'avenir; il vous informe simplement de ce qui risque d'arriver dans telle ou telle conjoncture, si on fait fi de ses avis. Et là, croyez-en mon expérience, ça rigole pas! 
Tout ça pour dire que, si dans le Symbole Perdu, les "révélations" concernant les Francs-Maçons sont de la même exactitude, ne vous en servez pas pour briller dans les dîners en ville. Il pourrait s'y trouver un "frère" pour vous rabattre le caquet.
A part ça, si vous pouvez dépasser le mépris pour la grammaire , la syntaxe et le "beau français" du traducteur, si clichés et lieux communs ne vous dérangent pas... il reste une promenade autour des monuments de Washington, une intrigue assez bien ficelée, un certain suspens, au moins jusqu'aux deux tiers du bouquin. A partir de là, on peut se demander si l'auteur comme autrefois Eugène Sue ou Alexandre Dumas, ne serait pas ,par hasard, payé à la page.

1 commentaire:

solveig a dit…

Voici une critique qui va laisser l'auteur fort marri !