mardi 21 janvier 2014

Fable : « Le Prince normal de l'Élysée »

Parce que Claude a pris la peine de l'écrire et non sans talent, vous aurez là mon premier, unique et dernier post sur ce que j'estime un non événement. Il se passe dans le monde des choses plus dignes d'intérêt.
Votre chroniqueuse
 
Il était une fois un Prince en son château
Arrivé par hasard, peut-être un peu trop tôt.
Cet homme aimait les femmes et les aimait beaucoup,
Lesquelles, nombreuses, appréciaient ses bisous.
 
Cet homme les aima, d'abord successivement
Mais il voulu ensuite aimer en même temps.
On vit ainsi le Prince délaisser au château
Sa première concubine, ce qui n'est pas très beau.
 
En grand amateur, comme le Prince en veut plus
C'est donc une maîtresse qu'il met dans son Airbus.
Enfin presque, puisqu'en fait, ce très grand séducteur
Visite sa maîtresse... au guidon d'un scooter.
 
La journée terminée, le voilà chaque soir
Partant sur son deux roues, rejoindre son perchoir
Où l'attend sa danseuse, son aimée comédienne
Qui lui joue tous les soirs "La belle corrézienne".
 
La concubine l'apprit, et lui en fit reproche
Mais il n'en avait cure : c'était fini Valoche !
Malheureusement pour lui, rien n'est jamais secret
Et le bruit s'échappa en dehors du Palais.
 
Il y eut des marauds, sérieusement informés
Qui allèrent jusqu'à suivre le Prince enflammé.
Le peuple comme toujours, à la fin, sut l'affaire.
Difficile à ce stade de faire machine arrière...
 
Fallait-il essayer de garder le secret ?
Mais pour un Prince, c'est sûr, même s'il est discret.
Pas de secret qui tienne : tout se sait, tout se voit,
Surtout quand Prince et gardes se déplacent en convoi.
 
Cette maîtresse-là, publiquement dévoilée,
fit de la concubine, une femme délaissée.
Laquelle ne pouvait, même la mort dans l'âme,
que reconnaître la chose : son prince est polygame !
 
Que faut-il retenir de cette fable "normale" ?
Qu'un Prince même élu est avant tout un mâle,
Volant de femme en femme, sans jamais épouser,
Car le mariage, pour lui, n'est jamais imposé.
 
Faut-il donc pardonner au Prince noctambule
ou plutôt l'inviter à repartir à Tulle ?
La question, en effet, pourrait être posée
Pour que règne le calme Faubourg Saint Honoré.
 
Valérie, Ségolène, Anne et maintenant Julie :
Vous êtes pour le Prince le plus grand stimuli.
Mais gourmand de femmes, de gâteaux ou volailles
Il n'en est pas moins Prince : on l'attend au travail...

 

2 commentaires:

claude a dit…

Je ne suis pas l'auteur de ce billet mignon
qui m'a été envoyé par un ami bordelais.

Ce texte, après enquête, a été publié le 10 janvier
par Bernard Lusset, élu agenais, dans son blog intitulé :
Regard au jour le jour d'un élu local
sur l'actualité nationale et agenaise

Mireille a dit…

Très belle fable digne de La Fontaine et qui comme les siennes (même si il n'y a pas d'animaux) est très juste et se termine pas une magnifique morale qui ne l'est pas moins !
Bravo à l'auteur ! C'est un petit régal !
bises