lundi 1 septembre 2014

Pourquoi la Vache rit...



Depuis près de 2000 ans, les Francs-Comtois plus connus en ces époques lointaines sous le nom de Séquanais, faisaient fondre leurs fromages et nommaient le produit cancoillotte.
L'un d'entre eux, Jules Bel vint en 1865 affiner ses fromages près de Lons-le-Saunier. Il fit prospérer son entreprise,se maria, eût un fils qu'il prénomma Léon.
Vint la Grande Guerre; celle mon colon que Brassens préféra: celle de 14-18.  Léon fut mobilisé et dut rejoindre le 7° escadron du train des équipages. Il y rencontra Benjamin Rabbier, l'illustre papa du non moins illustre canard Gédéon. 
On savait dans les rangs de l'armée française que les camions transportant les troupes fraîches de l'armée allemande arboraient sur leur carrosserie l'image de l'indomptable Walkyrie des légendes chères à Wagner.
Ce qui donna une idée aux deux farceurs français . Benjamin Rabbier, sur les camions transportant le ravitaillement en viande fraîche de l'armée française dessina une vache au sourire épanoui. Nos braves poilus saisirent illico l'allusion et les convois devinrent les Vachkyries.
En 1918, démobilisé et toujours ami du dessinateur, Léon Bel modifia et améliora la recette traditionnelle du fromage fondu. Il prit pour logo la vache de Rabbier dont il orna les oreilles des boîtes rondes qui donnent aux enfants l'idée de l'infini. Que serait notre vie, ses tartines et ses pique-niques, sans les petits triangles d'argent ornés de l'éternelle bonne humeur de la vache écarlate?

10 commentaires:

claude a dit…

Cette belle histoire de notre "Vache qui rit" nous met de bonne humeur ce matin et nous replonge dans notre enfance......

Petite correction : Benjamin Rabier ne porte qu'un B

almanachronique a dit…

Toujours crainte de manquer... Y'a du rab' de B
merci Claude!

Sébastien Haton a dit…

Le bonjour par ici !
Pour moi, la vie a décidé de certains de mes goûts : une visite à l'usine de fabrication m'a conduit à ne plus jamais manger de VQR...
s.

almanachronique a dit…

Tout comme mon, père Seb, qui pour avoir travaillé juste après la guerre pour un fabricant de fromage, n'en a plus mangé de sa vie...
J'aime mieux pas savoir... chacun son intox et la VQR est certainement moins nocive que le tabac par exemple..

Sébastien Haton a dit…

Probablement... d'ailleurs, je ne fume plus non plus ;-)

almanachronique a dit…

J'ai jamais fumé donc pas de mérite mais la VQR au p'tit déj, je peux pas décrocher.
J'alterne avec le Petit Gervais qui doit être une belle cochonnerie aussi si on se donne la peine de chercher...
Il y a un book à faire sur les saletés permises dont on ne peut pas se passer...

Sébastien Haton a dit…

Je suis justement en train d'écrire un livre qui traite de ce sujet en préiphérie ;-)

almanachronique a dit…

Génial! C'est vraiment bien que quelqu'un se donne la peine d'écrire les livres que j'ai juste le courage de penser...

Amartia a dit…

Intéressante cette histoire de moquerie qui a finalement fait un tabac commercial ! Je ne regarderai plus jamais ces petits fromages, pratiques mais pas si bons que cela, de la même manière.

LOU a dit…

Et si nous en revenions à la cancoillote ? J'adore la cancoillote ( de préférence à l'ail). Pas pour rien que je suis fille de franc-comtois... Rends toi ! Nenni, ma foi !