mercredi 21 janvier 2015

L'opinion d'Yvonne

C'est Yvonne FIRINO cette fois qui s'y colle... merci

Mercredi 7 janvier 2015 à 14 heures

Au-delà de la tombe.

Où es-tu Gérard de Villiers, où est ton héros Malko Linge ? Morts tous les deux en même temps !

Mais vous aviez témoigné, vous aviez fait le tour des problèmes actuels de notre univers, mais qui
vous a entendus ? Monsieur le Président de la République a-t-il le temps de lire des romans policiers,
qui n’ont de « romans » que le nom, puisque c’est la dure réalité qui y est décrite. C’était un des
moyens de savoir, de comprendre, de réfléchir. Le rôle de SAS a été immense dans le monde, cela
faisait des décennies que son auteur faisait apparaître la vraie vie, les attentats, la montée du
terrorisme, partout où il se manifestait et frappait.

Monsieur HOLLANDE et les « autres » chargés de notre sécurité, asseyez-vous à vos bureaux,
procurez-vous quelques exemplaires de SAS, lisez et ouvrez les yeux sur le monde, en quelques pages
vous comprendrez la vraie situation, bien mieux qu’au cours de vos voyages qui nous coûtent cher et
ne vous apportent rien, protégés que vous êtes par la barrière de l’éternelle sécurité rapprochée !

La sécurité, parlons-en, à Charlie Hebdo dont les journalistes ont été tués à bout portant et leurs
« protecteurs » avec eux !

Belle protection en vérité. Déjà douze morts et sans doute davantage parmi les blessés graves et
ceci en plein Paris.

La guerre n’est plus seulement en Afrique dans la zone subsaharienne, au Moyen-Orient, en Syrie,
en Iran, en Irak, en Palestine, en Israël, etc… loin de nous, trop loin sans doute, mais en France, au
coeur de Paris.

Alors « ils » bougent (ils : nos hommes et femmes politiques, nos chers médias). Ils bougent, ils
parlent, ils s’agitent, à quoi cela peut-il servir ? Je n’entends à la radio que du bavardage, on tourne
autour des problèmes, personne n’évoque les vrais, par un manque évident de réactivité intellectuelle
pris de cours dans des pensées toujours teintées de leur angélisme habituel. Non, Jean-Jacques
Rousseau, tu n’es pas mort, mais toi Voltaire, où es-tu avec ton ardent désir de chasser celui que tu
appelais « l’Infâme », toi qui criais bien haut les vertus de la tolérance.

Que sont devenus les « écrits » d’une civilisation évoluée, instruite, sinon érudite ? Les nouveaux
auteurs ont reculé devant le retour à la barbarie intégrale et nous ont offert une civilisation nouvelle
capable seulement de jouissance et de légèreté, incapable de comprendre le monde réel du troisième
millénaire.

Dimanche soir, 11 janvier 2015.

Tout est terminé. Chacun est rentré chez soi. Le monde entier a défilé. Les grands chefs d’état ou
leur représentant étaient là. Ils ont battu le pavé. Oh ! juste ce qu’il fallait pour se montrer. Ils ont tous
défendu la liberté de la pensée, la liberté tout court. Ils ont pleuré les morts, ceux qui n’étaient pour
rien dans la vengeance des terroristes, dans l’affaire des caricatures de Mahomet. Ils ont mal exprimé
leur douleur de la mort de quatre citoyens français de confession juive. En somme, comme souvent,
les pieds ont marché mais la tête non, ou peut-être pour faire croire à une pensée. En fait, autant de
personnes interrogées, autant d’interprétations différentes, mais peu d’idées générales pour décrire les
faits. Je crois que les gens n’ont pas compris la dimension de ces deux drames et ne pensent pas à la
suite. Gouverner, c’est prévoir. Nos gouvernants ont beau répéter qu’ils connaissaient le danger, ils
n’ont rien su prévoir et c’est à chaque fois comme cela. Il ne nous reste plus que l’espoir – il paraît
qu’il fait vivre, mais pour combien de temps ? Wolinski et les autres n’ont pas voulu comprendre
qu’ils n’étaient qu’en sursis, car pour les djihadistes il y avait très longtemps qu’ils étaient condamnés
à mort.




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