A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

vendredi 11 décembre 2020

Considérations sur les "malheurs" de notre temps.

 Chers habitants de notre belle planète, le propos qui va suivre n'est pas celui que vous souhaiteriez entendre, cependant il est celui qu'il vous faudrait écouter.

Depuis des lustres, des lanceurs d'alerte nous ont averti que notre mode de vie préjudiciable à la vie de la planète allait provoquer des catastrophes: séismes, inondations et aussi la circulation de virus jusqu'alors inconnus. C'est arrivé! La terre entière est frappée d'une maladie qui a provoqué le désarroi du monde scientifique et médical autant que de nos gouvernants.
Rendons hommage à la rapidité avec laquelle les laboratoires se sont mobilisés à la recherche de vaccins et de remèdes quand on songe au temps qu'il a fallu depuis la première "vaccine" au 18° siècle et sinon l'éradication mais le traitement de maladies jusqu'alors mortelles telles que la variole, la tuberculose et plus près de nous le sida, avec lequel désormais on peut vivre.
Ce virus qui nous menace et nous prive de la vie confortable et insouciante que, -du moins dans nos pays privilégiés-, nous trouvions normal de mener, nous entrave.
Entrave particulièrement sensible à la veille des fêtes de fin d'année et des vacances de neige. Plutôt que nous en attrister, plutôt que nous révolter, songeons à réfléchir au soulagement que ce que nous considérons comme des privations va apporter à la Terre.
Nous serons privés de sports d'hiver. Vraiment? Est-il censé de dévaler une pente à toute allure au risque de se briser un membre pour ensuite faire une longue queue pour remonter? Remonte-pentes et canons à neige sont-ils ce que la Montagne préfère? On peut tout aussi bien profiter de l'environnement en raquettes, en traîneau à chiens ou en ballade dans les chemins s'il n'y a pas de neige.
Tout ce que nous considérons comme des brimades peut aussi bien s'envisager sur le mode positif. Confinement? C'est autant de circulation économisée et de bilan carbone amélioré. Et pour les artistes, les intellectuels un temps de pause et de méditation propice à la créativité.
Depuis le temps que nous sommes avertis que le moment est venu de ralentir le rythme de nos vies, que nous repoussons l'échéance et que nous nous gardons bien d'agir, prenons comme un bienfait cet arrêt inopiné.
Nous avons la chance de vivre dans un pays où même si encore beaucoup trop d'entre nous passent à travers les mailles du filet, on ne meurt pas de faim, où on bénéficie d'un système de soins pratiquement gratuit; un pas qui depuis bientôt 80 ans n'a pas connu de guerre territoriale. Si des attentats nous ont récemment endeuillés, songeons que c'est parce que d'autres contrées n'ont pas cette chance et qu'elles exportent chez nous une violence qu'engendre leur misère.
Aussi cessons de geindre et tâchons de tirer le meilleur parti de ce qui nous arrive. Les générations qui nous ont précédées et dont il reste encore quelques exemplaires ont connu bien pire


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