Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.
Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.
Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.
Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.
mardi 14 juillet 2009
Le Petit Ange
lundi 13 juillet 2009
CAVANNA

Je connais dans les milieux huppés des belles-lettres françaises quelques journalistes trou-du cul pompeux qui s'esbaudissent épisodiquement à la relecture de Rabelais, alors qu'ils trouvent Cavanna vulgaire. Le monde est ainsi fait d'étranges paradoxes.Même pour rire, je suis incapable d'enfoncer Cavanna qui reste aujourd'hui l'inventeur de la seule nouvelle forme de presse en France depuis la fin de l'amitié franco-allemande en 1945, et l'un des derniers honnêtes hommes de ce siècle pourri. Seule la virulence de mon hétérosexualité m'a empêché à ce jour de demander Cavanna en mariage.
dimanche 12 juillet 2009
Sondage

Question : « Veuillez donner honnêtement votre opinion sur d'éventuelles solutions à la pénurie de nourriture dans le reste du monde."
Ce sondage a été un échec retentissant.
En effet, en Afrique, personne n'a compris le sens du mot «nourriture".
En Europe de l'Est, personne n'a compris le sens du mot «honnêtement".
En Europe de l'Ouest, personne n'a compris le sens du mot «pénurie ».
En Chine, personne n'a compris le sens del'expression : « donnez votre opinion".
Au Moyen-Orient, personne n'a compris le sens du mot « solution ».
Et aux États Unis, personne n'a compris le sens de l'expression " le reste du monde".
samedi 11 juillet 2009
PETITE ANNONCE

KIDNAPPER - solde gros stock d'enfants non réclamés par parents avares. Prix par quantités.
vendredi 10 juillet 2009
C'est le bouquet!
jeudi 9 juillet 2009
Quelle Histoire!

mardi 7 juillet 2009
Rimes sans raison
La chatte, hier…
dimanche 5 juillet 2009
COEUR-

Le coeur humain bat en moyenne 12 643 698 953 fois au cours d'une vie, nombre formidable à première vue. Il n'y a pourtant pas de quoi s'étonner si l'on réfléchit qu'il n'a rien d'autre à faire.
samedi 4 juillet 2009
vendredi 3 juillet 2009
Comment c'est chez moi?

Comment c'est chez moi?

Continuez tout droit vers le pommier; après la maison blanche, tournez à gauche.
Comment c'est chez moi?
Rimes sans raison
Mon CPE

Aussi nourri d’ « histoires » soit par le texte, soit par l’image, dans lesquelles les enfants « sauvent » les situations, il désire venir en aide à sa famille. Or, dans une école, il est impuissant; alors il veut en sortir, gagner sa vie et celle de sa famille; il faut quitter cette école et rentrer dans la vie active.
Ce désir, cette illusion, m’avaient conduits à abandonner mes chers manuels d’histoire et de « français par les lettres » avant l’âge de quinze ans .
Je suis devenue apprentie coiffeuse. La profession n’y gagna qu’une honnête artisane, insatisfaite de son état et du milieu dans lequel elle devait évoluer. J’ avait toujours envie d’autre chose,de « mieux », J’étais mal dans ma peau. J’en ai changé; j’ai quitté les salons pour les coulisses des théâtres,du cinéma, des studios de photos, j’ai mannequiné un peu, je suis est allée dans des maisons de couture, dans le commerce de luxe. Je n’ai échoué en rien, ni non plus réussi. J’ ai vécu, pas mal, mais sans satisfaction réelle.
Et puis, un jour, la quarantaine largement dépassée, mon boulot m’a lâché Je n’étais pas la seule, ce n’était pas une catastrophe: mon mari pouvait me faire vivre, aussi n’ai-je connu que peu de temps l’ANPE, les ASSEDIC et autres galères des gens sans diplômes à qui on ne propose rien de passionnant.
Une maison de campagne que nou avions est devenue résidence principale: je ne travaillais plus, il fallait réduire les frais.
Trop habituée à la vie active, je ne me suis pas contentée longtemps du jardin, des confitures et des animaux à soigner.
La commune n’avait pas de bibliothèque ; imaginant que c’était simple, j’ai proposé d’en créer une, par chance au moment même où madame le maire venait de lancer l’idée et faisait appel à bénévoles. Il y a maintenant vingt ans de cela. J’ ai suivi avec intérêt et assiduité toutes les formations offertes aux bénévoles par la BDP de mon département. Car bibliothécaire est un métier et j’ ai dû l’apprendre;j’ ai aussi appris à conter, à lire à voix haute. Ce second apprentissage, contrairement au premier ne m’a jamais lassée.
Si les adultes ne se précipitent pas dans la petite bibliothèque du village, les enfants de l’école, en revanche, l’aiment beaucoup. Deux fois par semaine,ils viennent changer leurs livres, écouter des histoires. Mes rapports avec les enseignants sont excellents; ils m’invitent souvent à accompagner les enfants lors de sorties: cinéma, théâtre, marches en plein air, voyage de fin d’année. Ils ont obtenu pour elle l’agrément de l’Académie.
J’ écris des contes aussi, et depuis vingt ans, n’ai plus jamais eu envie de changer de peau. Cependant je ne peux s’empêcher de regretter le temps perdu. En 1959, quand on quittait l’école, on ne pouvait plus y retourner. S’il y avait eu en ce temps que les moins de vingt ans… etc.. les psychologues, orienteurs de tous poils dont on dispose actuellement, j’aurais pu exercer la profession pour laquelle j’ étais faite.
Les évènements violents de l’avant- dernier automne et le tollé qu’a suscité l’idée d’un apprentissage à 14 ans, aussi bien d’ailleurs des professionnels qui ne semblent pas vouloir s’ « encombrer » de gamins improductifs, tant il est vrai qu’un apprenti, je l’ai été, j’ en ai eu, n’est pas forcément aisé à gérer.
Pourquoi donc ne pas laisser ces gamins faire quelques pas dans la vie active? Ceux qui s’y trouvent bien y resteront; les autres retourneront à l’école, soulagés peut-être, enrichis certainement de quelques expériences.
Et pourquoi pas aussi, puisque le service militaire est grâce à Dieu, aboli, un service civil ou professionnel, ouvert aux garçons comme aux filles, qui serait une coupure bienvenue entre la fin d’une scolarité devenue pesante et le début d’études parfois longues et angoissantes.
Un jeune, à 14 ans, ne sait ni qui il est, ni qui il sera; laissons le se découvrir en ne lui imposant pas de choix trop lourds.
J’ai écrit ce texte en 2006, l’année du CPE. Mais ce qui n’y est pas, ce sont les regards incrédules, les moues dubitatives, de ceux qu’étonnent un peu de culture, égarée chez un ancienne coiffeuse.
« Tu sais cela, toi? ». Ma réponse est : « Quand j’ai quitté l’école, je savais lire . Et depuis j’ai continué! »
Ce que ne font pas toujours certains diplômés.
Et cette réflexion d’une amie, devant qui je m’émerveillais de la beauté de la salle de lecture de la Bibliothèque Nationale, sise alors rue Richelieu.
« Comment as-tu fait pour y rentrer? Tu n’as pas ton bac! »
Réponse de votre servante: « Par la porte , comme tout le monde! »
La place de l'Art

Dans les couloirs du métro, un violoniste jouait un air de Bach. C'était à une heure de grande circulation, le matin. Les gens préssés, se rendent à leur travail; ils craignent de se mettre en retard.
C'était le métro d'une grande ville. Paris?... New-York?... Peu importe...
Le violoniste jouait Bach et les gens passaient, sans s'arrêter ni regarder. Quelques-uns, très peu, lançaient distraitement une pièce dans l'étui à violon.
Pendant une heure le musicien a joué. Seule une petite fille s'est arrêtée; sa mère a fait marche arrière, l'a tirés par la main:-"Qu'est-ce que tu fais? Dépêche-toi, voyons; on n'a pas de temps à perdre!"
Et la petite fille a suivi sa mère à regret, la tête tournée vers la musique.
Or, ce violoniste que personne n'écoutait, ce musicien qui n'avait pas récolté assez de pièces pour se payer un déjeuner, était un des plus grands artistes actuels (son nom était cité mais je ne m'en souviens plus). Il avait des contrats, des engagements dans les plus grandes salles de concert des principales capitales du monde. Il avait accpepté de se prêter à une expérience...
Est-ce donc là, la place que tient l'Art dans la vie quotidienne des gens?
PS- En cherchant l'image, j'ai retrouvé l'histoire: il s'agit de Joshua Bell qui jouait sur un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars, la 2° partita de Bach, l'Ave Maria de Schubert, Manuel Ponce, Massenet et encore Bach. Il se tenait à la station Infant Plaza à Washigton DC; il était 8h. du matin et la petite fille était un petit garçon.
PP
jeudi 2 juillet 2009
Rimes sans raison
Sagesse

Un homme qui meurt par noyade revoit en un éclair toute sa vie passée, alors qu'il ferait mieux de nager.
mercredi 1 juillet 2009
Le Petit Ange


Impossible d'uriner au ciné UGC :
la révolte des pisseurs en colère
Rejoindre les toilettes après la séance, c'est miction impossible
Faire valoir ses droits imprescriptibles de propriétaire de vessie
« C'est quoi ce cinéma où l'on a pas le droit d'aller aux toilettes ? »
- C'est ça, vous m'avez déjà fait le coup. Et de toute manière, je n'ai pas envie de vous demander la permission d'aller aux toilettes…
- Mais monsieur, c'est le règlement !
- Le règlement, c'est de mettre des toilettes à la disposition des clients…
- Ah monsieur, c'est comme ça ! Et si vous ne respectez pas les règlements, il ne faut pas aller au cinéma ! Qu'est-ce qui se passerait si tout le monde faisait comme vous ? »
- Ouais, c'est dingue : il faut supplier et on vous envoie balader ! »
Un petit pas vers le toilettes, un bond en avant pour l'humanité
mardi 30 juin 2009
Bricolage

PASSOIRE - En bouchant avec soin tous les trous d'une passoire, on obtient une jolie casserole.



