A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

vendredi 13 novembre 2009

jeudi 12 novembre 2009

11 novembre



François CAVANNA

mercredi 11 novembre 2009

Le téléphone pleure....

A contre-courant


Dramaturge et pamphlétaire, guillotinée pour avoir dénoncé les dérives de la Révolution, Olympe de Gouges (1748-1793) fut l’une des premières à réclamer l’égalité des droits pour tous les discriminés et les exploités, comme les femmes et les Noirs. Par la cohérence de sa réflexion et son sens inflexible de la justice, elle s’obstina à secouer une société qui aurait préféré qu’elle soit « ce que la nature voulait qu’elle soit ». Des historiens et des féministes s’attachent aujourd’hui à restaurer la figure oubliée de cette femme en avance sur son temps — et peut-être même sur le nôtre.

Par Pierre Sané

Olympe de Gouges est de ces personnages que les manuels d’histoire ont trop souvent oubliés. Jusqu’aux travaux de l’historien Olivier Blanc (lire « « Celle qui voulut politiquer » »), elle a plutôt été peinte avec mépris comme une exaltée politique, une auteure sans grand intérêt, une révolutionnaire demi-mondaine. Pour ses premiers commentateurs, y compris Jules Michelet, elle est en réalité un esprit très en avance sur son temps, et pas seulement pour sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791. Le mélange intime entre son œuvre, ses convictions et sa vie justifie l’actualité de cette figure atypique et profonde. Elle a payé de sa vie ses engagements, le 3 novembre 1793, pour avoir soutenu les Girondins et pour avoir tenté de rétablir un gouvernement qui ne soit pas « un et indivisible ». De Gouges s’exclame sur l’échafaud : « Enfants de la patrie, vous vengerez ma mort ! » Il faut entendre ces quelques mots comme une invitation à considérer sa postérité, quelque deux cent quinze ans après son exécution.
En 1998, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, qui offre une reconnaissance internationale et une légitimité aux individus luttant pour promouvoir les droits fondamentaux. Considérant la multiplicité de ses convictions, et la puissance de sa défense des droits de la personne, c’est peu dire que de Gouges serait pleinement qualifiée pour recevoir ce titre.
Alors que nous célébrons le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme — cet universel pour lequel elle s’est battue avec tant de vigueur et de conviction —, quel message et quelles leçons tirer de son action et de son œuvre ?
Dramaturge, pamphlétaire, pionnière de la lutte contre l’esclavage, défenseure de l’abolition de la peine de mort... Il est malaisé, voire impossible, de réunir en quelques termes le foisonnement d’engagements qui ont été ceux de cette femme dont l’activisme était motivé, raisonné, et les prises de positions d’un courage profond pour son temps.

Agir en vivant et vivre en agissant

En 1791, elle proclame l’égalité de l’homme et de la femme, entre lesquels elle propose d’établir de nouveaux rapports. Visionnaire, elle préconise la féminisation des noms de métier et imagine de nombreuses réformes sociales qui ne verront le jour, pour nombre d’entre elles, que deux siècles plus tard : concept d’assistance sociale pour la protection des veuves, des orphelins et des vieillards ; création d’établissements permettant aux femmes d’être soignées et d’accoucher dans la dignité et l’hygiène ; création d’ateliers nationaux pour les ouvriers sans travail ; abrogation de l’esclavage, etc. Elle n’a eu de cesse de construire une vie pleinement orientée vers autrui et en particulier vers les déshérités, les faibles, les marginalisés — par exemple, en défendant le droit des Noirs dans les colonies.
Autant femme de lettres que femme politique, de Gouges porte avec un courage exemplaire le combat de l’égalité des droits. Elle a su, en autodidacte authentique, bâtir à partir d’elle-même le chemin de sa vie. Ce sens aigu, à vif, de ses responsabilités, conduit de Gouges à agir en vivant et à vivre en agissant. Sa vie n’est pas dissociable de son œuvre, et tout en elle tend vers l’autre, l’exclu, le bafoué. Elle ne se complaît pas dans la contestation de la situation pathétique que subissent certaines franges de la population : non, elle agit. Avec indépendance et force de caractère. Avec constance et esprit de méthode, en utilisant tous les moyens et recours à sa portée — son style, sa plume, sa voix.
Que d’exemples où, bien loin de se contenter d’avancer des propositions, notamment sur le mariage ou sur l’impôt volontaire, elle est allée jusqu’à vivre elle-même en actes toutes ses idées, les traduisant dans sa propre existence. Théorie et pratique sont ainsi intimement unies dans l’itinéraire d’une femme aux principes sans failles, à la morale sans concession et qui a condamné sa vie durant toute forme de corruption ou de détournement idéologique. Son esprit de conséquence et sa logique iront jusqu’à lui faire défendre Louis XVI, au nom de sa condamnation de la peine de mort.
On ne peut qu’admirer le courage et le dévouement d’une femme, dépeinte par Mirabeau comme une « ignorante », qui a su puiser son inspiration et sa force dans ses lectures et ses rencontres.
Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle est devenue une figure emblématique des mouvements pour la libération des femmes. Si sa fierté et sa confiance en elle en font une figure assumée, elle n’a rien d’une suffragette. De Gouges reprend point par point, en les féminisant, les articles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 pour montrer que la société est certes bisexuée, mais que la différence sexuelle ne saurait être un postulat ni en politique ni dans l’exercice de la citoyenneté.
Ce texte, quasi contemporain de la Déclaration de 1789 — qui ne reconnaît pas le droit de vote aux femmes —, est bien plus qu’un écrit vindicatif. C’est une avancée inédite proposant un programme détaillé, d’une modernité flagrante. La mise à égalité ne repose pas sur une simple constatation de la hiérarchisation catégorielle des sexes mais bel et bien sur un projet politique motivé et pleinement réfléchi : remplacement du mariage par une autre forme de contrat signé, responsabilité civile, droit au divorce et à l’héritage, etc. Une suite de projets d’un évident progressisme, et tout cela surgi de l’esprit d’une simple « ignorante »...
Le droit des femmes de participer au pouvoir et à la prise de décisions a été, de façon explicite, une des premières de leurs revendications. De Gouges reconnaissait ainsi que si « la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune ». Deux siècles plus tard, le droit des femmes à la participation aux processus et aux instances de prise de décisions sociales, politiques et économiques, à tous les niveaux et dans les différents secteurs, devient officiel dans divers instruments internationaux : la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) ; la convention sur les droits politiques de la femme (1952) ; le pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) et la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979), entre autres.

Contre l’esclavage

Militante sincère et authentique des droits civils, politiques, du respect de la dignité de la personne humaine, de Gouges combat pour le droit de chacun à ne pas voir sa liberté de mouvement et d’expression entravée et bafouée. Jamais elle n’aura été d’un seul camp, tel un idéologue zélé aveuglé par son propre militantisme. Elle ressent au contraire avec effroi et force critique les événements de la Terreur, notamment quand, en 1792, des hommes et des femmes succombent à une violence qui pervertit, selon elle, le bien-fondé de la philosophie et de l’action révolutionnaires.
On l’a dit plus haut : de Gouges milite aussi contre l’esclavage, aboli par la Ire République en 1794 avant d’être rétabli par Napoléon huit ans plus tard. Dès 1788, elle publie ses Réflexions sur les hommes nègres, puis Le Marché des Noirs en 1790 et L’Esclavage des Noirs en 1792. Engagée dans cette lutte, elle adhère à la Société des amis des Noirs, aux côtés de Brissot de Warville, Condorcet ou Lafayette. La cause des femmes, la cause des Noirs, la cause des opprimés en général, tels sont les combats admirables que mène de Gouges.
Comment ne pas constater que sa figure même reflète le sentiment de la disparition du monde ancien, celui de l’Ancien Régime, au profit d’un monde nouveau, aux contours à dessiner ? En ce sens, de Gouges fait aussi figure de passerelle et de passage.
Qui est-elle (car on ne saurait utiliser le passé avec elle) : un précurseur des féminismes des siècles ultérieurs, la pertinente et spirituelle rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, une écrivaine de talent, une partisane des idées de liberté, une penseuse politique, une idéaliste pour qui tout être humain a le droit d’être défendu ?
Comment repenser et revaloriser son héritage dans toutes ses facettes ? N’oublions pas ses paroles. Plus que cela, reconnaissons avec profit leur profondeur et leur utilité pour nos sociétés. Inutile pour ce faire de travestir sa pensée et ses propos. Son œuvre et sa vie — reflet l’une de l’autre — contiennent en germe la base sur laquelle nombre de combats se sont ensuite menés et continuent de l’être.
De Gouges invite, par-delà les siècles et les luttes menées depuis 1789, à une nécessaire permanence de l’esprit de résistance et de vigilance qui l’a tant caractérisée et pour lequel elle est morte avec dignité. De Gouges est une porte d’entrée inédite non seulement pour mieux comprendre mais aussi pour relever les défis contemporains : pauvreté, inégalités sociales, viols des droits civiques et politiques, marginalisation voire négation de la femme et de ses droits, discriminations, etc.
Ne prenons que le cas tragique et rémanent de la pauvreté. Ce gouffre est loin de s’être refermé depuis des décennies, voire des siècles. Dans l’actuelle économie mondialisée, l’abîme qui sépare ceux qui possèdent de ceux qui n’ont rien n’est pas simplement le phénomène géographique défini en termes de Nord et de Sud. Une faille croissante divise de nombreuses sociétés de ce qu’on appelle « le Sud », tandis que le chômage est revenu hanter un grand nombre de nations industrialisées.

Une marraine symbolique

De Gouges est une référence au sens où elle réussit à mêler, et à traduire dans la pratique, des formes d’engagement très variées. Elle rassemble les valeurs contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Quelle marraine plus symbolique et puissante que de Gouges ? Humaniste, universaliste, patriote, solidaire, elle a usé jusqu’au bout de sa pensée critique, avec honnêteté et principes, contre toute forme d’autoritarisme et d’inégalités. Sa vie et son œuvre sont tout à la fois traversées et nourries par ses idéaux — ceux de démocratie, d’état de droit, de solidarité, de non-violence ou d’égalité, qui ne sont rien moins que les terreaux fondamentaux de nos sociétés  contemporaines.

Pierre Sané.

mardi 10 novembre 2009

Le Petit Ange

FB2020

ATLANTA




Tu me demandes, mon Morty,
Ce que je sens, ce que je pense
D'Atlanta.

Mon verdict sera net,
Ma réponse franche et libre.

Mon chéri, Atlanta est un silex aux arêtes vives
Catapulté dans une chair douce.
C'est une bombe au napalm qu colle
A ma poitrine et la brûle
C'est un silice, un lit de clous,
L'essence concentrée du "mur des lamentations",
L'honneur du pont des soupirs,
Et tout cela te menace, toi, ma vie,
Et tout cela te guette, toi, mon amour.

Ma psyché ne peut le supporter,
J'en exorcise mon esprit,
Je le cache dans des lieux écartés.
Je le nie.
Si cela devait advenir
Dès que l'ombre en obscurcirait nos vies,
Je ne la laisserais toucher ni moi ni le mien.

Cela je le sais pour toujours
Ayant sondé mon coeur au plus sensible endroit.
Choisis notre destin, si tu décides Atlanta,
Je trouverai en moi des océans de courage
Et de nouveaux champs de vaillance et de force.

Mais pour moi les miettes de l'ici et du maintenant
Pèsent mille fois plus que le pain de l'avenir
Lundi après lundi font un rosaire
Et nous allons de perle en perle,
Disant nos visites pour notre vie,
Nos absences pour notre mourir.

La passion de ton amour intact
Fond la vitre qui sépare nos mains,
J'ai besoin de tes paroles, de ton sourire.
Pendant que les mondes courent à leur perte,
Laisse-moi t'aimer encore ici un moment.

Hélène SOBELL (envoyé à son mari avant son transfert de la prison de New-York au pénitencier d'Atlanta)


lundi 9 novembre 2009

Y' A UN TRUC!



S’il est un moment sympathique le matin à la campagne, c’est bien celui du « p’tit café » qu’on offre au visiteur inattendu… sur la belle table qui embaume la cire dont vous venez de la nourrir et sur laquelle, oh,  désastre ! le « p’tit café » va laisser quelques souvenirs.

Pas de panique : passez sur les taches de l’eau oxygénée à 12 volumes coupée d’eau du robinet ; puis frottez au papier de verre 00 dans le sens du bois. Laissez sécher et rincez…
Pensez à offrir le prochain « p’tit café », sur un plateau facile à laver…

PP

jeudi 5 novembre 2009

Tristesse-





J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.


MUSSET




C'est même pas vrai... je suis pas triste! C'est juste que j'aime bien Musset...
Quand au génie... pour le perdre, encore faudrait-il en avoir...

mercredi 4 novembre 2009

Minute politique


Vous l'ignorez peut-être, mais c'est grâce aux ventouses qu'il se faisait poser tous les soirs par sa femme, que l'ancien président de la dernière vraie République française affichait à tout moment une forme éblouissante, qui lui permettait de réussir toutes les conneries qu'il entreprenait. Un soir de mai 74, où j'avais été invité à l'Elysée avec Lecanuet et Rocard pour fêter la défaite de Mitterrand, j'ai assisté à la pose des ventouses présidentielles. le rituel était toujours le même. les invités faisaient cercle autour du lit royal sur lequel la présidente posait les ventouses chauffées à la bougie sur l'auguste dos. A chaque ventouse, le président, qui est un homme extrêmement courtois, se retournait vers sa femme et disait: "C'est une excellente ventouse. Je vous remercie de me l'avoir posée."


Pierre DESPROGES

mardi 3 novembre 2009



Il y a quelques jours, dans une ville en France, une affiche, avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d'un gymnase, disait: « CET ÉTÉ VEUX-TU ÊTRE SIRÈNE OU BALEINE? ».
  Il paraîtrait qu'une femme d’âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes :

Chers Messieurs,

Les baleines sont toujours entourées d'amis (dauphins, lions marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins qu’elles allaitent tendrement. Elles s’amusent comme des folles avec les dauphins et s’empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de Corail de Polynésie.
Les baleines chantent très bien et enregistrent même des cd. Elles sont impressionnantes et n’ont d’autres prédateurs que l’homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

 Les sirènes n'existent pas! ET si elles existaient elles feraient la file dans les consultations des psychanalystes argentins parce qu'elles auraient un grave problème de personnalité « femme ou poisson? ». Elles n'ont pas de vie sexuelle parce qu'elles tuent les hommes qui s'approchent d’elles, Ils feraient comment d’ailleurs?! Donc elles n'ont pas non plus d’enfants. Elles sont jolies, c'est vrai, mais isolées et tristes. En outre qui voudrait s'approcher d’une fille qui sent le poisson? Moi c’est clair, je veux être une baleine!

PS: À cette époque où les médias nous mettent dans la tête l'idée que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d’une glace avec mes enfants, d’un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d'un café avec des gâteaux avec mes amis. Avec le temps nous gagnons du poids parce qu’en accumulant tant d'information dans la tête, quand il n'y a plus d'autre emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées. A partir d’aujourd'hui quand je verrai mes fesses dans un miroir je penserai, mon Dieu, que je suis intelligente… 

 





Rappelle-toi Barbara


Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sois un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l' Arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrais dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant

Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien

Jacques PREVERT


dimanche 1 novembre 2009

samedi 31 octobre 2009

Chat leurre

Vengeance...








Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels dans des boîtes, des malles et des valises...

    Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter...

    Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur salle à manger, et à la lueur des chandeliers, bercée par une douce musique de fond, elle s'est fait un festin de crevettes, de caviar et de champagne.

    Lorsqu'elle a terminé son repas, elle est allée dans chacune des pièces de la maison et a déposé, dans le creux des tringles à rideaux, quelques crevettes qu'elle n'avait pas mangées.

    Elle a ensuite bien nettoyé la cuisine, et quitté la maison.

    Lorsque son mari et sa nouvelle petite amie sont revenus s'installer à la maison, ils ont filé le parfait amour durant les premiers jours.

    Puis, lentement, la maison a commencé à sentir mauvais. Ils ont tout essayé : nettoyer,
récurer, frotter, cirer, aérer... En vain.

    Ils ont alors fait vérifier les conduits d'aération, afin de s'assurer qu'il ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en
putréfaction.

    Tous les tapis, moquettes et tissus muraux ont été nettoyés à la vapeur, et des purificateurs d'air installés aux quatre coins de la maison.

    Comme l'odeur persistait, le mari et sa petite amie sont partis quelques jours à l'hôtel, le temps qu'une entreprise d'extermination vaporise des produits anti-bestioles dans toute la maison.

    Lorsqu'ils sont revenus l'odeur était toujours là.

    Ils ont alors décidé de faire remplacer les tapis et moquettes, pour une somme faramineuse.

    Et l'odeur a persisté.

    Leurs amis ont cessé de venir leur rendre visite, le facteur faisait un détour et oubliait de leur distribuer le courrier, la femme de ménage a donné sa démission...

    Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de déménager dès que la maison serait vendue.

    Un mois plus tard, et bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de moitié, ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante. Le mot était passé, et même les agents immobiliers ne répondaient plus à leurs appels.

    En dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent pour pouvoir acheter une autre maison.

    L'ex-épouse de l'homme lui a téléphoné, histoire de prendre de ses nouvelles. Il lui a raconté la saga de la maison puante. Elle l'a
écouté poliment, puis lui a dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison, et qu'elle serait prête à accepter de réduire ses
demandes dans leurs négociations de divorce si elle pouvait récupérer la maison...

    Sachant que son ex-épouse ne pouvait s'imaginer à quel point les odeurs de la maison étaient pestilentielles et insupportables, le
mari voulut bien lui céder la maison pour le dixième de sa valeur réelle, à la condition qu'elle signe les papiers le jour même. Elle
accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui envoyèrent les papiers.

    Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle petite amie affichaient un sourire narquois en regardant les déménageurs emballer toutes leurs affaires et les déménager dans leur nouvelle maison. Tout, absolument tout.


Y compris les tringles à rideaux...
 

vendredi 30 octobre 2009

De notre (desperate) envoyée spéciale à Stockholm



Mes chères copines, (et copains ndlr)

Voilà ce que nous pouvons envisager hélas.
J'espère tout de même que vous allez bien et je pense à vous
Gros bisous/Lili


 C'est quoi la vie ???
   Le succès à 2 ans :  C'est de ne pas faire dans sa culotte.
 Le succès à 3 ans :  C'est d'avoir des dents.
 Le succès à 12 ans : C'est d'avoir des amis.
 Le succès à 18 ans : C'est d'avoir le permis de conduire.
Le succès à 20 ans : C'est de bien faire l'amour.
 Le succès à 35 ans : C'est d'avoir de l'argent.
 Et puis ça repart dans l'autre sens !!!
Le succès à 50 ans : C'est d'avoir de l'argent.
Le succès à 60 ans : C'est de bien faire l'amour.
 Le succès à 70 ans : C'est d'avoir le permis de conduire.
 Le succès à 75 ans : C'est d'avoir des amis.
 Le succès à 80 ans : C'est d'avoir des dents.
Le succès à 85 ans : C'est de ne pas faire dans sa culotte.
 Et c'est tellement vrai !!!
 Ne rigolez pas votre tour arrive ! ! ! ....

jeudi 29 octobre 2009

BULLETIN METEOROLOGIQUE

Le temps qu'il aurait du faire la semaine dernière.

Dans les régions Nord, parisienne, Nord-Ouest, Bretagne et Ouest: quelques belles averses coupées de pluvieuses éclaircies.
Région Sud, Sud-Est, Aquitaine, Franche-Comté, Saint-Pierre-et-Miquelon: température voisine et adjacente de l'état du ciel. Fortes chaleurs alternant avec le verglas caniculaire.
Centre, Massif Central, Société Générale et Banque des Pays-Bas: brouillards matinaux, mer d'huile avec filet de vinaigre sur les hauts plateaux.
Température moyenne générale: maximum: 38°5; minimum: 39°8.
Si vous n'avez pas eu ce temps-là dans la région que vous habitez, adressez-nous vos réclamations; nous nous ferons un devoir de nous les transmettre à toutes fins utiles.

Pierre DAC - L'Os à Moëlle
Octobre au coin du feu
Fait venir le leu

mercredi 28 octobre 2009

Rimes sans raison

.



La Mare aux Biches



Au Bois des Biches dans le brouillard
J’ai vu courir des écureuils
Au Bois des Biches près de la mare
Sont venus danser les chevreuils

Au Bois des Biches un soir d’automne
Le soleil joue dans l’eau dormante
Au Bois des Biches l’herbe frissonne
Le cerf appelle son amante.

Au Bois des Biches sous la neige
Les branches plient jusqu’à terre
Au Bois des Biches, comme au manège
Valsent les flocons de l’hiver.

Au Bois des Biches sous la lune,
La mare gelée, comme un miroir
Eclaire un moment la nuit brune.

Chat va pas mieux!!!