A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

jeudi 10 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE NY 2007



Mardi 8
Il fait toujours beau. Ce matin, Janet avait à faire, donc j’ai pu circuler toute seule entre la 33 et la 81 jusqu’au Metropolitan Museum et je ne me suis même pas perdue. Vous me direz, c’est facile : il faut juste aller tout droit et compter les rues. J’en ai profité pour attraper un gros Bretzel en route.
Remonter Madison de la 34° à la 79° à pied, ça donne une idée de l’infini. Heureusement il y a le bus. Seulement quand on pense au conducteur : remonter par une avenue, descendre par l’autre, du matin au soir et du soir au matin, sans un crochet, sans un détour, il y a de quoi se flinguer. Le poinçonneur des Lilas a purgé sa peine mais le chauffeur du bus New-Yorkais n’envisage même pas de remise. Mais il a un emploi ; que sont devenus les poinçonneurs de tickets de métro ?
J’ai retrouvé Janet et nous avons déjeuné d’un sandwich, sur un banc dans le parc, histoire de reprendre des forces avant la visite guidée. Puis, comme la guide parlait dans ses dents qu’elle avait jaunes et moches, on l’a plaquée et nous sommes allées nous dissiper un peu plus loin, à l’expo Tiffany. Un peu de shopping à la boutique du musée et nous voici rentrées juste à temps pour nous faire belles car un anniversaire nous attendait quelques étages plus bas.
C’est pas grave, je me reposerai à la maison la semaine prochaine.

lundi 7 décembre 2009

Voici l'antre....



...Où s'élaborent les différents élixirs et potions magiques que je vous soumet, ô téméraires Ouaibiens qui vous aventurez à les essayer.



Il en est pourtant que je n'ose publier, telle cette lotion "anti-chute de cheveux" au miel!




Efficace, certes, car les cheveux ne tombèrent plus avant l'épuisement total d'un flacon de shampoing, industriel celui-là...!




A deux mains....PP

La standardisation... Une belle histoire

 La distance standardentre 2 rails de chemin de fer au Canada est de 4 pieds et 8 pouces et demi (1,435m). 
C'est un chiffre particulièrement bizarre. Pourquoi les chemins de fer au Canada ont-ils été construits avec cette distance entre les rails ?

Parce que les chemins de fer canadiens ont été construits sur le même modèle que les chemins de fer des États-Unis pour faciliter le transport des marchandises d'un pays à l'autre.

Alors, une autre question surgit : pourquoi les chemins de fer des États-Unis ont-ils été construits avec un écartement de 4 pieds et 8 pouces et demi ?

Parce qu'ils ont été construits de la même façon qu'en Angleterre, par des ingénieurs anglais expatriés, qui ont pensé que c'était une bonne idée car ça permettait d'utiliser des locomotives anglaises sur les voies ferrées américaines.

Nous devons donc nous poser la question : pourquoi les anglais ont-ils construit leurs chemins de fer comme ça ?

Parce que les premières lignes de chemin de fer furent en fait construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les tramways, et que cet écartement était alors utilisé pour les tramways.

Mais alors, pourquoi ont-ils utilisé cet écartement pour les tramways ?

Parce que les premières personnes qui construisaient les tramways étaient les mêmes qui construisaient les chariots et qu'ils ont utilisé les mêmes méthodes et les mêmes outils.

Okay, mais pourquoi les chariots avaient-ils un écartement de 4 pieds et 8 pouces et demi ?

Et bien, parce que partout en Europe et en Angleterre, les routes avaient déjà des ornières (traces bien définies dans le sol) espacées de cette façon et un espacement différent aurait causé la rupture de l'essieu du chariot en circulant sur ces routes.

Donc, pourquoi ces routes présentaient-elles des ornières ainsi espacées ?

Les premières grandes routes en Europe ont en fait été construites par l'empire romain pour accélérer le déploiement des légions romaines.

Oui, mais pourquoi les romains ont-ils retenu cette espacement ?

Parce que les premiers chariots étaient des chariots de guerre romains. Ils étaient tirés par deux chevaux. Ces chevaux galopaient côte à côte et devaient être suffisamment espacés pour ne pas se gêner. Afin d'assurer une meilleure stabilité du chariot, les roues ne devaient pas se trouver dans la continuité des empreintes de sabots laissées par les chevaux, et ne pas non plus se trouver trop espacées et dépasser de chaque côté du chariot, ce qui aurait pu causer un accident lors du croisement de deux chariots.

Nous avons donc maintenant la réponse à notre question d'origine !

L'espacement des rails au Canada (4 pieds et 8 pouces 1/2) s'explique parce que 2000 ans auparavant, sur un autre continent, les chariots romains étaient construits en fonction de la dimension de l'arrière-train moyen des chevaux de guerre.

Et maintenant, la cerise sur le gâteau.

Il y a une suite intéressante à cette histoire concernant l'espacement des rails et l'arrière-train des chevaux.

Quand nous regardons la navette spatiale américaine sur sa plate-forme de lancement, nous pouvons remarquer les deux réservoirs additionnels attachés au réservoir principal. La société THIOKOL fabrique ces réservoirs dans son usine de l'UTAH. Les ingénieurs qui les ont conçus auraient aimé les faire un peu plus larges, mais ces réservoirs devaient être expédiés par train jusqu'au site de lancement. La ligne de chemin de fer entre l'usine et Cap Canaveral emprunte un tunnel sous les montagnes rocheuses. Les réservoirs additionnels devaient pouvoir passer dans ce tunnel. Le tunnel est légèrement plus large que la voie de chemin de fer, et la voie de chemin de fer est à peu près aussi large que deux arrière-trains de chevaux.

Conclusion : Lors de la construction de la navette spatiale américaine, que l'on peut considérer comme le moyen de transport le plus sophistiqué de notre planète, les ingénieurs devaient respecter une contrainte de conception vieille de 2000 ans, qui était la largeur du cul de deux chevaux côte à côte.

Comme la bureaucratie, les spécifications possèdent la vie éternelle. Aussi, la prochaine fois que vous avez des spécifications entre les mains et que vous vous demandez quel trou de c.. les a inventées, vous vous serez peut-être posé la bonne question.


CQFD.

Ca , c'est de l'info!
Merci Claude





samedi 5 décembre 2009

Le Saviez-vous?





PREUVE-Le lundi 1° décembre1898, le curé d'une paroisse de la banlieue parisienne particulièrement touché par l'athéisme grimpa sur la pointe du clocher de son église et qnnonça à l'assistance qu'il allait se jeter dans le vide et qu'il toucherait terre sain et sauf, ce qui prouverait l'existence de Dieu. Il sauta et se tua, ce qui prouve que Dieu fait relâche le lundi.

CAVANNA

vendredi 4 décembre 2009

J'entre dans la ronde

Pas de table de chevet mais...

La bibliothèque comme chambre à coucher
Et sous la table , le tapis nettoyé à l'épluchure...
PP

Le Petit Ange

Précieuse



Le dernier des emblèmes était un de ces tableaux qui représentent des parties informes et séparées, lesquelles étant rassemblées par le verre optique forment un tout accompli de plusieurs parties imparfaites. Le sens général de cet emblème était qu'il n'y a rien de si imperceptible à nos sens que la science ou l'art ne puisse rendre sensible. Mais le sens mystique était que les soins, les regards et les discours qui sont considérés par les gens indifférents comme des parties de l'amour inutiles et sans liaison tracent le portrait d'un feu très ardent quand ils sont regardés par les yeux d'une maîtresse.

Madame de VILLEDIEU

Traduction approximative en langage moderne : C'est quand qu'on baise?
PP

mercredi 2 décembre 2009

mardi 1 décembre 2009

LE SAVIEZ-VOUS?




BICYCLETTE- La bicyclette ne requiert l'application d'aucun principe scientifique moderne. C'est donc par pure paresse qu'elle ne fut pas inventée dès la plus haute antiquité et que les Pharaons, Jésus-Christ et Charlemagne furent privés de l'agrément de se déplacer à vélo. Les hommes ne se décidèrent à l'inventer que dans les premières années du dix-neuvième siècle, alors que l'automobile la rendait déjà inutile et ridicule. Si c'est pas des malheurs!


CAVANNA (Almanach 1985)

lundi 30 novembre 2009



Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l'homme, la longue série des maux véritables, la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l'amour non partagé, l'amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d'une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes: tous les malheurs causés par la divine nature des choses.

Marguerite YOURCENAR
Aligné à droite



dimanche 29 novembre 2009

La minute du Dr Fufuks






 
Un type a l'habitude d'acheter des marrons grillés tous les jours
à un algérien au coin de la rue. Ils finissent par avoir une relation
cordiale, si bien qu'un jour, s'apercevant qu'il n'a pas d'argent sur lui,
il se croit autorisé à dire :" Je vous payerai demain."
"Pas question, mon z'ami, rétorque l'algérien.
J'ai passé un accord avec le baron de Rothschild :
je ne prête pas d'argent et il ne vend pas de marrons."















samedi 28 novembre 2009

mardi 24 novembre 2009

Poète invoquant sa muse



Ce que je dis

Ne fait que rendre plus présent
Le reste

Ce qui est là
Et pas là
Ce que tu et je savent
et ne savent pas

Ce trou
Au milieu de l'oeil
Lancé
Sur le lit du loin
Un cri d'oiseau
Roule

La terre aussi est ronde

Une brassée de paupières
Et si peu de jour
Qu'on y perd son nom
L'oeil se vide
Mais le ciel n'est pas
Plus profond

Sous le crâne
On rêve que le bleu va verser

L'amour a les mêmes lèvres
Que l'infini

On ouvre les unes
On tombe entre les autres

Encore
Dit le couteau du ventre
Encore une ciel

Bernard NOEL

lundi 23 novembre 2009

J'avais huit ans quand cette passion commença, et à douze ans je tournais en plaisanterie mon goût, non que je ne trouvasse M. de Gesvres aimable, mais je trouvais moins plaisants tous les empressements que j'avais eus d'aller jouer dans les jardins avec lui et ses frères: il a deux ou trois ans plus que moi, et nous étions, à ce qui nous paraissait, beaucoup plus vieux que les autres. Cela faisait que nous causions lorsque les autres jouaient à la cligne-musette. Nous faisions les personnes raisonnables, nous nous voyions régulièrement tous les jours: nous n'avons jamais parlé d'amour; car, en vérité, nous ne savions ce que c'était ni l'un ni l'autre. La fenêtre du petit appartement donnait sur un balcon où il venait souvent; nous nous faisions des mines; il nous menait à tous les feux de la Saint-Jean, et souvent, à Saint-Ouen. Comme on nous voyait toujours ensemble, les gouverneurs et les gouvernantes en firent des plaisanteries entre eux, et cela vint aux oreilles de mon Aga*, qui, comme vous le jugez, fit un beau roman de tout cela. Je le sus:cela m'affligea; je crus, comme une personne raisonnable, qu'il fallait m'observer, et cette observation me fit croire que je pourrais bien aimer M. de Gesvres. J'étais dévote, et j'allai à confesse; je dis d'abord tous mes petits péchés, enfin il fallut dire le gros péché; j'eus de la peine à m'y résoudre; mais en fille bien éduquée, je ne voulus rien cacher. Je dis que j'aimais un jeune homme. Mon directeur parut étonné; il me demanda quel âge il avait. Je lui dis qu'il avait onze ans: il me demanda s'il m'aimait, et s'il me l'avait dit: je dis que non; il continua ses questions."Comment l'aimez-vous? me dit-il.- Comme moi-même,lui répondis-je.- Mais, me répliqua-t-il, l'aimez-vous autant que Dieu?" Je me fâchai, et je trouvais fort mauvais qu'il m'en soupçonnât. Il se mit à rire, et me dit qu'il n'y avait point de pénitence pour un pareil péché; que je n'avais qu'à continuer d'être toujours bien sage, et n'être jamais seule avec un homme; que c'était tout ce qu'il avait à me dire pour l'heure. Je conviendrai encore qu'un jour, (j'avais alors douze ans, lui de quatorze à quinze) il parlait avec transport qu'il ferait la campagne prochaine. Je me sentis choquée qu'il n'eût pas de regrets de me quitter, et je lui dis avec aigreur:"Ce discours est bien désobligeant pour nous." Il m'en fit des excuses, et nous disputâmes longtemps là-dessus. Voilà ce qu'il y a jamais eu de plus fort entre nous. je crois qu'il avait autant de goût pour moi que j'en avais pour lui. Nous étions tous deux très innocents, moi dévote, lui autre chose. Voilà la fin du roman.




AÏSSE (1695? - 1733)



*M. de Ferriol, ambassadeur de France à Constantinople, l'avait achetée lorsqu'elle avait quatre ans. Bien que vivant dans le monde le plus choisi à Versailles et bien que traitée comme une fille de haut rang, dont elle avant reçu l'édication, Aïssé n'était ni plus ni moins qu'une esclave, appartenant à son "aga" qui se la réservait.

dimanche 22 novembre 2009

lundi 16 novembre 2009

Mots d'auteur

"Vieille France accablée d' Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle par le génie du renouveau!
Vieil homme, recru d'épreuves, détaché des entreprises, sentant venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance!"




de GAULLE

Ca peut toujours servir....

samedi 14 novembre 2009

Rose d'automne



Il y a quelques semaines, j’avais mis sur ce blog, l’image de la « dernière rose de l’année » et, devançant les gelées prévisibles à cette époque,  rentré en toute hâte géraniums et plantes d’intérieur qui avaient passé leurs vacances au jardin.
Les gelées se font encore attendre, et voici  que vient d’éclore une nouvelle rose, cadeau inespéré d’un automne trop doux, qui vient après un été trop sec, laissant présager un hiver pas assez froid, suivi de gelées tardives , etc…, etc…
Ces surprises sont dues de toute évidence au dérèglement climatique tant redouté sans que nous fassions réellement les efforts nécessaires pour, sinon l’enrayer, tout au moins le ralentir.
Cette rose d’automne dont le poète a dit qu’elle était « plus qu’une autre exquise » -ce qui tendrait à prouver que de telles surprises se sont déjà produites au temps d’Agrippa d’Aubigné (1552- 1630), et que pour autant toute vie n’a pas cessé sur notre planète.- cette rose tardive donc, est le symbole de la crainte de ce qui vient et dont on ignore la forme.
Le défunt Jean-Paul II répétait : « N’ayez pas peur. » Pourtant les images du malheureux ours blanc dont les poils collés laissent deviner des os qui flottent dans un corps dont toute graisse a disparu sont bien propres à flaquer la frousse. Un frousse pourtant pas assez forte pour décider chacun à trier ses déchets ou fermer les robinets, car on sait bien que quelque part des ours blancs en nombre suffisant pour perpétuer l’espèce sont en sécurité, bien nourris dans un environnement qui leur convient.
Nos savants comme Noë, embarquent dans leurs Arches un animal de chaque espèces afin de repeupler la planète au cas où…et d’ailleurs…. Comment se fait-il que toutes les religions, toutes les civilisations font mention dans leurs légendes d’un déluge ???
Désormais, quand une catégorie de vivant est en péril, le monde entier est averti et le nécessaire est fait pour la sauver. Naguère, on ne voyait plus de bleuets dans les champs ; un « observatoire des bleuets » a été fondé et on les voit désormais refleurir chaque été. Il en sera de même pour les ours blancs, les hirondelles ou encore les abeilles. Nous ne sommes plus au temps où les conquérants de la planète bouffaient jusqu’au dernier les malheureux dodos trop patauds pour leur échapper ; il n’en reste plus qu’une carcasse qui se déplume lentement au musée de Port-Louis, à l’île Maurice. Et même lui… qui sait si un jour avec un peu d’ADN ?...
Car les scientifiques travaillent ; ils auront des solutions n’en doutons pas. Eloignons de nous avec la crainte, le Doute à la face blême, aux yeux chassieux, aux bajoues tremblotantes, à la lippe molle et baveuse. Le monde changera,  mais la vie continuera. Et pourquoi craindre le changement ? Serait-ce si terrible de voir des oliviers pousser au nord de la Loire ?
Il y aura, c’est certain, des populations qui devront surmonter de terribles cataclysmes et nous devrons, nous autres privilégiés apprendre à surmonter nos égoïsmes. A partager, à cohabiter, à aimer ceux qui sont autres.
Je citais tout à l’heure ces vidéos montrant l’ours blanc ; il en circule d’autres montrant des animaux pleins de tendresse envers des espèces différentes. Ils en sont capables me direz-vous, car ils vivent dans des parcs animaliers où ils sont bien nourris et en sécurité. Leurs besoins vitaux satisfaits. Certes !
Ces images pleines d’amour et de bons sentiments vont-elles changer les mentalités ou ne convaincront-elles que ceux qui sont déjà convaincus ? L’Homme dont tous les besoins élémentaires seraient satisfaits, l’Homme en sécurité deviendrait-il comme ces animaux capable d’empathie ? Seulement, voilà : à partir de quand l’Homme estime-t-il ses besoins élémentaires satisfaits ? Quand l’Homme se sent-il en sécurité ? Quel est le niveau de quiétude à partir duquel l’Homme se sent capable d’empathie ? (Féministes mes sœurs, entendez quand je dis homme, la race humaine mâles et femelles confondus ; chercher un autre terme ne changerait en rien notre sort. Il a été choisi en un temps où les hommes en majorité détenaient le savoir ce qui… mais ceci est un autre débat qui n’a rien à faire ici..)
Dans nos pays occidentaux où les plus pauvres sont riches en regard de la misère qui règne en d’autres points du globe, le partage sera-t-il spontané ou faudra-t-il légiférer ? ou pire : contraindre ?
Cet avenir dont nous ignorons encore la forme, c’est à nous de la façonner, nous en ferons selon nos comportements,  l’enfer ou le paradis ou tout simplement une terre habitable pour tous. Comme… vous savez…, cette usine désaffectée, qui abandonnée peut devenir le repaire de bandes dangereuses, alors que confiée aux soins d’un bon architecte, elle sera  une cité radieuse.
J’ai sous les yeux une sorte de boite en bois qui vient des Philippines ; elle a la forme d’une courge et sert depuis des années à stocker des clés. Des clefs de toutes tailles, de toutes formes et de toutes époques. Certaines n’ouvriront plus jamais rien ; les portes, malles ou tiroirs qu’elles commandaient ont depuis longtemps disparu. Il y a aussi d’autres portes dont la clef est là perdue au milieu des autres.
Il ne faut pas jeter ces clefs ; qui sait quel trésor elles peuvent aider à découvrir.

vendredi 13 novembre 2009

Salut



"L'Eglise est sur terre pour protéger l'homme de la parole divine."

Marcel AYME