A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

lundi 15 février 2010

C'EST POUR DE RIRE...

C'est un petit canard tout triste sur un lac et en train de pleurer. Arrive un crocodile qui lui demande :
- Hé, Canard, pourquoi pleures-tu ?
- Sniff, sniff, j'sais pas qui je suis, j'sais pas qui je suis... sniff, sniff...
- Hé bien... t'es un canard, bien sur, dit le crocodile, regarde, bec jaune, plumes, pattes palmées, bref ça montre que t'es un canard quoi !
- Chic alors, j'suis un canard ! Rétorque le petit canard tout content de savoir qui il est, et demande à son tour :
- Dis, et toi, tu es quoi ?
- Devine ! dit le crocodile.
- Hum... dit le canard, il passe la tête sous l'eau et dit :
- Pas de couilles, queue agitée, petits bras, grande gueule, veste en cuir... ... ... T'es Français ??
=

samedi 13 février 2010

Comme dit Clara....






Ni putes ni soumises
veut porter plainte contre le NPA,


qui présente une femme voilée
qui ne semble ni pute ni soumise.


Je ne sais qu'en penser.


La politique, c'est de plus en plus coton










Entrez dans la ronde...question 9

Comment choisir les livres?


En général, je ne les choisis pas: ce sont eux qui me choisissent.
Une bibliothécaire de campagne reçoit pas mal de "dons". Les gens ont vis à vis de leurs livres le mental du type incapable d'assassiner quelqu'un et qui paye un tueur à gages:
-"Oh, moi Madame, je suis incapable de jeter un livre! Je préfère les donner!"
Madame respire un grand coup, tourne sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter de répondre:
-"Oh, moi Madame (ou monsieur, ou Ducon), je me demande qui serait capable de lire un livre dans l'état où je vois ceux-ci (autre version: une daube pareille)!
Seulement...seulement, il y a presque toujours bien caché dans ce fatras, un volume ou deux à sauver, un bon titre ancien plus édité, un souvenir prêté et pas rendu qui revient par ce biais, un document susceptible d'intéresser un copain ou une copine. (réflexion impromptue: avec un copain , on partage le pain, mais avec une copine.....) ou un truc marrant, inattendu...genre traité de chiromancie ou anthologie des "réussites".
Alors, pour trouver la perle, je ne refuse jamais l'huître.
J'achète aussi bien entendu... parce qu'à la suite d'un échange on me suggère un titre ou un auteur que je ne connais pas; et puis il y a les cadeaux , mais là on retourne à la question n°2
P.

vendredi 12 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 2 – jour 6- LIRE ET RELIRE

Est-ce la neige sur les champs , blancs jusqu'à l'horizon, qui me fait ce matin penser à la Sibérie???


De Sainte-Béatrice la nuée
Assure six semaines mouillées

Soljenitsyne

Alexandre Soljenitsyne, est désormais libéré de toutes les prisons. Mais avant qu'on ne parle de goulag, il y avait en Russie le bagne où l'on envoyait déjà des écrivains.
Dostoîevsky, y fut condamné en 1849; il y séjourna quatre ans, suivis de six ans de résidence forcée en Sibérie.

Lettre à son frère du 22 février 1854:

"Le 11 janvier 1850, nous arrivâmes à Tobolsk. Après nous avoir présentés aux autorités, on nous fouilla, on nous prit tout notre argent, et on nous mit, moi, Dorov, et Yastrjembsky dans un compartiment à part, tandis que Spieschner et ses amis en occupaient un autre; nous ne nous sommes ainsi presque pas vus.
Je voudrais te parler en détail des six jours que nous passâmes à Tobolsk et de l'impression que j'en ai gardée. Mais ce n'est pas le moment. Je puis seulement te dire que nous avons été entourés de tant de sympathie, de tant de compassion que nous nous sentins heureux. Les anciens déportés (ou du moins non pas eux, mais leurs femmes) s'intéressaient à nous comme à des parents. Ames merveilleuses que vingt-cinq ans de malheur ont éprouvées sans les aigrir! D'ailleurs, nous n'avons pu que les entrevoir, car on nous surveillait très sévèrement. Elles nous envoyaient des vivres et des vêtements. Elles nous consolaient, nous encourageaient. Moi qui suis parti sans rien, sans même emporter les vêtements nécessaires, j'avais eu le loisir de m'en repentir le long de la route... Aussi ai-je bien accueilli les couvertures qu'elles nous ont procurées.
Enfin, nous partîmes. Trois jours après, nous arrivions à Omsk.
Déjà à Tobolsk, j'avais appris quels devaient être nos chefs immédiats. Le commandant étaiit un homme très honnête. Mais le major de place de Krivtsov était un gredin comme il y en a peu, barbare, maniaque, querelleur, ivrogne, en un mot tout ce qu'on peut imaginer de plus vil.
Le jour même de notre arrivée, il nous traita de sots, Dourov et moi, à cause des motifs de notre condamnation, et jura qu'à la première infraction il nous ferait infliger un châtiment corporel. Il était major de place depuis deux ans et commettait au su et au vu de tous des injustices criantes. Il passa en justice deux ans plus tard. Dieu m'a préservé de cette brute! Il arrivait toujours ivre (je ne l'ai jamais vu autrement), cherchait querelle aux condamnés et les frappait sous prétexte qu'il était "saoul à tout casser". D'autres fois, pendant sa visite de nuit, parce qu'un homme dormait sur le côté droit, parc qu'un autre parlait en rêvant, enfin pour tous les prétextes qui lui passaient par la tête, nouvelle distribution de coups, et c'était avec un tel homme qu'il nous falalit vivre sans attirer sa colère! et cet homme adressait tous les mois des rapports sur nous à Saint-Pétersbourg (...)
J'ai passé ces quatre ans derrière un mur, ne sortant que pour être mené aux travaux. Le travail était dur! Il m'est arrivé de travailler, épuisé déjà, pendant le mauvais temps sous la pluie, dans la boue, ou bien pendant le frois intolérable de l'hiver. Une fois, je suis resté quatre heures à exécuter un travail supplémentaire: le mercure étai tpris; il y avait plus de quarante degrés de froid. J'ai eu un pied gelé.
Nous vivions en tas, tous ensemble, dans la même caserne. Imagine-toi un vieux bâtiment délabré, une construction en bois, hors d'usage et depuis longtemps condamnée à être abattue. L'été on y étouffait, l'hiver on y gelait. Le plancher était pourri, recouvert d'un verschok de saleté. les petites croisées étaient vertes de crasse, au point que, même dans la journée, c'est à peine si l'on pouvait lire. Pendant l'hiver, elles étaient couvertes d'un verschok de glace. le plafond suintait. Les murs étaient crevassés. nous étions serrés comme des harengs dans un tonneau. On avait beau mettre six bûches danns le poêle, aucune chaleur (la glace fondait à peine dans la chambre), mais une fumée insupportable: et voilà pour tout l'hiver. Les forçats lavaient eux-même leur linge dans les chambres, de sorte qu'il y avait des mares d'eau partout; on ne savait où marcher. De la tombée de la nuit jusqu'au jour, il était défendu de sortir sous quelque prétexte que ce fût (...)
Pour lit, deux planches de bois nu; on ne nous permettait qu'un oreiller. Pour couverture, des manteaux courts qui nous laissaient les pieds découverts; toute la nuit nous grelottions. Les punaises, les poux, les cafards, on aurait pu les mesurer au boisseau. Notre costume d'hiver consistait en deux manteaux fourrés, des plus usés, et qui ne tenaient pas chaud du tout; aux pieds, des bottes à courte tige, et allez! marchez comma ça en Sibérie! On nous donnait à manger du pain et du schtschi où le réglement prescrivait de mettre un quart de livre de viande par homme, mais cette viande était hachée, et je n'ai jamais pu la découvrir (...)
J'ai passé plus d'un jour à l'hôpital. j'ai eu des crises d'épilepsie, rares, il est vrai. J'ai encore des douleurs rhumatismales aux pieds. A part cela, ma santé est bonne. A tous ces désagréments, ajoute la presque complète privations de livres. Quand je puvais par hasard m'en procurer un, il fallait le lire furtivement, au milieu de l'incessante haine de mes camarades, de la tyrannie de nos gardiens, et au bruit des disputes, des injures, des cris, dans un perpétuel tapage. Jamais seul! Et cela quatre ans, quatre ans! Parole! Dire que nous étions mal, ce n'est pas assez dire! ajoute cette appréhension continuelle de commettre quelque infraction, qui met l'esprit dans une gêne stérilisante, et tu auras le bilan de ma vie.
Ce qu'il est advenu de mon âme et de mes croyances, de mon esprit et de mon coeur, durant ces quatre ans, je ne te le dirai pas, ce serait trop long. La constante méditation où je fuyais l'amère réalité n'aura pas été inutile. j'ai maintenant des désirs, des espérances qu'auparavant je ne prévoyais même pas. Mais ce ne sont encore que des hypothèses; donc passons. Seulement toi, ne m'oublie pas, aide-moi! il me faut des livres, de l'argent: fais-m'en parvenir, au nom du Christ!
Omsk est une petite ville, presque sans arbres; une chaleur excessive, du vent et de la poussière en été, en hiver un vent glacial. Je n'ai pas vu la campagne. La ville est salle, soldatesque et par conséquent débauchée au plus haut point (je parle du peuple). Si je n'avais pas rencontré des âmes sympathiques, je crois que j'aurais été perdu. Konstantin Ivonitch ivanor a été un frère pour moi. Il m'a rendu tous les bons offices possibles. Je lui dois de l'argent. S'il vient à Pétersbourg, remercie-le. Je lui dois vingt-cinq roubles. Mais comment payer cette cordialité, cette constante disposition à réalise chacun de mes désirs, ces attentions, ces soins?... Et il n'était pas seul! Frère, il y a beaucoup d'âmes nobles dans le monde.


Sur le bagnes de Russie, vous pouvez aussi relire , d'Henri Troyat: "La Lumière des Justes", et aussi, le saviez-vous?, de la Comtesse de Ségur: "Le Général Dourakine".

 

 

Entrez dans la ronde...question (7)


Parler de ses lectures?


Eh, oui! bien entendu une grande part du plaisir de lire est le partage.
Pour ma part, j'anime deux.... comment dire en restant simple?... cercles "littéraires"???
Ne voyez-là aucune prétention intellectuelle, simplement des gens qui se réunissent autour d'un plaisir commun, la lecture et peu importe ce qu'on a lu, et même si on a lu. C'est informel, ce n'est pas associatif, et dans les deux cas, personne ne souhaite de structure avec secrétaire, trésorier, présidence. Et si je suis à la source de ces deux groupes, j'en suis l'animatrice, l'organisatrice et cela me suffit bien.
Un des groupes se réunit toutes les six semaines environ, à Chartres, dans un resto qui peut nous laisser un coin tranquille, tranquille surtout pour les autres clients, car il peut arriver que nous ayons l'enthousiasme ou le débat sonore.
L'autre est composé de gens plus âgés et fonctionne en rotation. Chaque membre reçoit les autres, autour d'un goûter, une fois par mois. L'été , c'est aussi une occasion de faire admirer nos jardins.
La prochaine réunion est le mercredi 17: si l'un(e) ou l'autre d'entre vous passez par ici, vous êtes les bienvenus....
P.






jeudi 11 février 2010

Entrez dans la ronde...question 7

Rencontrer les auteurs:


Cela m'est arrivé. Hélas, l'homme ne vole pas toujours à la hauteur de sa plume!
Pourtant, lors de la rencontre avec un pour lequel j'avais et ai toujours une admiration sans bornes, c'est moi qui n'étais pas à la hauteur.
Je régnais en ce temps-là sur une petite boutique située au pied d'un immeuble où venait presque chaque jour Joseph Kessel. C'était un immeuble ...dont je vous reparlerai à une autre occasion ; il était fort bien habité.
Donc Kessel venait là visiter un ancien directeur de Paris-Match dont il était l'ami. Et moi, derrière ma vitrine, je regardais passer cet homme âgé duquel débordait le baroudeur qu'il avait été et je me disais :"Il faudrait que je lui dise à quel point j'aime ses livres!"
"Le Lion" dont encore aujourd'hui je ne peux lire les dernières pages,  qui avait enchanté mes douze ans et, ces années-là: "Les Cavaliers" - il aurait pu figurer dans les 'livres-cultes", mais puisqu'il est ici, ce sera un autre, faut être juste!-.
Donc , Les Cavaliers que j'avais offert à ma mère, afin de la distraire dans l'hôpital où on lui raccommodait une cheville. A ma visite suivante, le livre avait volé à travers la chambre en direction de mon sourire niais. Ceux qui ont lu le roman, comprendront sa réaction et déploreront mon manque de subtilité. Pour les autres, je n'explique pas, tant mon désir est grand de vous pousser à le lire.
Donc, Kessel passait, j'avais le bouquin sur mon bureau dans l'idée de lui demander une dédicace et chaque jour, je le laissais passer et me disais: "Demain; demain sans faute, je me lance!"
Et voilà qu'un jour, j'en ai encore les jambes qui flageolent... Kessel pousse la porte, laissant entrer une dame imposante et suivi de son ami Hervé Mille.
Dressée depuis l'adolescence à n' être pas intimidée par les "personnalités" (du moins à ne pas le montrer), je fais correctement mon boulot. La dame venait essayer des chaussures. Elle se comporte comme toute femme quand il s'agit de vêtir ses pieds, avec inconséquence et absence de logique et moi, comme une "chausseuse" responsable, désireuse de satisfaire à la fois sa coquetterie et son confort... c'est un dur métier...!
Les deux messieurs parlent entre eux, donnent leur avis sans trop se soucier de réduire à néant mes efforts, mais enfin... c'est Kessel! Il a le droit de déconner en matière de chaussant et d'anatomie du pied.
Enfin la dame achète ses chaussure, que règle Hervé Mille. "Les Cavaliers" étaient hélas, rangés dans l'arrière-boutique et je n'en ai pas parlé, on n'était pas là pour ça. Demain , me dis-je; maintenant qu'il est entré ici et que je lui ai parlé, ce sera plus facile.
Mais le lendemain, je n'ai pas vu Kessel, ni les jours suivants...
Quelque semaines plus tard, j'ai appris sa mort... 
Voilà! Mais tout de même... je l'ai rencontré....
P.




EFFETS DE "MANCHES"

Ce qui suit provient d'un livre intitulé Désordre dans les Cours de
justice et sont des choses qui ont vraiment été dites en Cour, mot
pour mot :

AVOCAT :   Quelle est la première chose que votre mari vous a dite ce
matin-là?
TÉMOIN :   Il a dit, "Où est-ce que je suis, Cathy?'
AVOCAT :   Et pourquoi est-ce que ça vous a déplu?
TÉMOIN :   Je m'appelle Susan!
____________________________________________

AVOCAT:    Êtes-vous active sexuellement?
TÉMOIN:    Non, je me laisse faire.
____________________________________________

AVOCAT:   Cette myasthénie gravis,  affecte-t-elle votre mémoire d'aucune
façon?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et, de quelle façon affecte-t-elle votre mémoire?
TÉMOIN:    J'oublie.
AVOCAT:   Vous oubliez?   Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que
vous avez oublié?
___________________________________________

AVOCAT:   Docteur, n'est-il pas vrai que lorsqu'une personne décède en
dormant, elle ne le sait pas avant le lendemain matin?
TÉMOIN:    Avez-vous vraiment passé vos examens à la barre?
____________________________________

AVOCAT:   Le plus jeune garçon, celui de 20 ans, quel âge a-t-il?
TÉMOIN:    Vingt, comme votre quotient intellectuel.
____________________________ ______ _________

AVOCAT:   Étiez-vous présent lorsque votre photo a été prise?
TÉMOIN:    Voulez-vous rire de moi?
_________________________________________

AVOCAT:   Donc, la date de conception (du bébé) est le 8 août?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Et que faisiez-vous à ce moment-là?
TÉMOIN:    Je baisais.
____________________________________________

AVOCAT:   Elle avait trois enfants, c'est exact?
TÉMOIN:    Oui.
AVOCAT:   Combien étaient des garçons?
TÉMOIN:    Aucun.
AVOCAT:   Y avait-il des filles?
TÉMOIN:    Monsieur le Juge, je pense que j'ai besoin d'un autre
avocat.  Est-ce que je peux avoir un autre avocat?
___________________________________ ______ ___

AVOCAT:   Comment votre premier mariage s'est-il terminé?
TÉMOIN:    Par le décès.
AVOCAT:   Et, par le décès de qui s'est-il terminé?
TÉMOIN:    Devinez.
____________________________________________

AVOCAT :   Pouvez-vous décrire l'individu?
TÉMOIN:    De grandeur moyenne, avec une barbe.
AVOCAT:   Était-ce un homme ou une femme?
TÉMOIN:    À moins que le cirque fût en ville, je vais dire un homme.
_____ ________________________________

AVOCAT:   Docteur, combien de vos autopsies avez-vous faites sur des
personnes mortes?
TÉMOIN:    Toutes.  Les vivants se débattent trop.
_________________________________________

AVOCAT:   TOUTES vos réponses DOIVENT être orales, OK?  À quelle école
êtes-vous allé?
TÉMOIN:   Oral.
_________________________________________

AVOCAT:   Vous souvenez-vous de l'heure où vous avez examiné le corps?
TÉMOIN:    L'autopsie a débuté vers 20 h 30.
AVOCAT:   Et M. Denton était mort à cette heure?
TÉMOIN:    En tout cas, il l'était quand j'ai fini.
____________________________________________

AVOCAT:   Êtes-vous qualifié pour un prélèvement d'urine?
TÉMOIN:    Êtes-vous qualifié pour poser cette question?
______________________________________

Et le meilleur pour la fin:

AVOCAT:   Docteur, avant de procéder à l'autopsie, avez-vous vérifié le
pouls?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la pression sanguine?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Avez-vous vérifié la respiration?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Alors, il est possible que le patient fût vivant lorsque
vous avez commencé l'autopsie?
TÉMOIN:    Non.
AVOCAT:   Comment pouvez-vous en être si sûr, Docteur?
TÉMOIN:    Parce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.
AVOCAT:    Je vois.  Mais, est-ce que le patient ne pouvait pas être
quand même encore en vie?
TÉMOIN:    Oui, c'est possible qu'il soit en vie et fasse le métier
d'avocat.



Un loup est passé... merci Anne C...

mercredi 10 février 2010

Entrez dans la ronde...question (6)

Aimez - vous "relire"?


Oh, que oui!
C'est comme retrouver un vieil ami!
Il y a d'ailleurs sur ce blog une rubrique "Lire et relire".

mardi 9 février 2010

Entrez dans la ronde...question 5

Les sagas interminables , les romans en plus de 5 volumes....
oh, oui! oh oui,!oh, oui!
De ces héroïnes (ou héros) aux aventures et aux amours innombrables, ma préférée est celle-ci... et attention... pas la daube de film qu'on en a tiré, mais le roman en douze volumes!
La photo est floue, mais pas ma mémoire: depuis l'adolescence, j'ai suivi Angélique à la quête de son hideux et séduisant époux, brûlé comme sorcier en place de Grève, depuis son Poitou natal jusqu'au Nouveau Monde où trente ans et douze volumes après , elle retrouve son amour perdu et incombustible , seul capable de parlementer avec les farouches guerriers Iroquois...
Si c'est pas beau, un amour comme ça???
Si beau que les étés sont rares, où je ne replonge pas dans la saga, avec l'idée de reprendre juste quelques chapitres d'un volume et puis....je repars du premier sous l'oeil critique de mon entourage qui ne comprend rien à l'AMUUUUR!
P.

C'EST POUR DE RIRE...

Un des problèmes les plus insolubles parmi ceux qui tinrent en échec la sagacité des sociologues occidentaux jusque vers la fin du deuxième tiers du vingtième siècle est celui de la présence de boules de gomme sur le comptoir des pharmaciens. Cet angoissant mystère n’en est plus un. Les immortels travaux du professeur Pourlèche ont mis en évidence l’implacable enchaînement de phénomènes sociopsychiques que nous allons dénoncer :
1° Un client entre dans la pharmacie avec l’intention de s’acheter des préservatifs (vulg. : « capotes anglaises ». Il a préalablement guetté, depuis le trottoir, l’instant où la jeune vendeuse aux yeux innocents serrait occupée et où il pourrait discrètement s’adresser au pharmacien en personne ;
2° Par suite d’une circonstance imprévisible, c’est la pure jeune fille qui lui demande ce qu’il désire.
3° Le client rougit, se trouble, aperçoit les boules de gomme sur le comptoir et dit très vite : « Heu… des boules de gomme. » Naturellement, à peine est-il parti que le pharmacien et la petite salope éclatent de rire. La monde est vraiment méchant.
François CAVANNA

lundi 8 février 2010

C'EST POUR DE RIRE...

Un type meurt sur la frontière franco-allemande.

Quand il arrive au ciel pour le jugement dernier, Saint Pierre lui dit:
- Bon votre vie sur terre, pas terrible, quelques adultères, pas souvent à la messe, des blasphèmes, etc etc.....

Je ne peux pas vous faire entrer au paradis, mais comme vous n'avez rien commis de grave,
 et que vous êtes mort sur la frontière, je vous laisse le choix entre l'enfer allemand et l'enfer français.

- Mais Saint Pierre, je ne connais ni l'un ni l'autre, pourriez vous m'en dire un peu plus SVP ?
 - Et bien, dans l'enfer allemand, on vous met dans une grande marmite pleine de purin,
 des petits gnomes très très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite,
 un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil !
- Et l'enfer français ?
 Eh bien, dans l'enfer français, on vous met dans une grande marmite pleine de purin,
des petits gnomes très très vilains qui sentent mauvais mettent des bûches sous la marmite,
 un dragon vient allumer les bûches et vous cuisez toute la journée. Et c'est tous les jours pareil !

 Mais, si vous voulez un bon conseil, je serais vous, je choisirais l'enfer français

 Mais, Saint Pierre c'est exactement la même chose !!!!!!!
- Non non, pas du tout ! Car dans l'enfer français,
 un jour les gnomes sont en grève,
un jour on n'a pas livré les bûches,
 un jour le dragon est en RTT,
; un jour il est en congé maladie
un jour il ne trouve plus la marmite,
un jour on n'a pas commandé le purin .



Entrez dans la ronde...question 4

Penser à écrire un livre....

Je ne pense qu'à ça!
J'en ai même commencé deux... que vous pouvez trouver au début (où à la fin, ça dépend comment vous voyez les choses) de ce blog, sous les titres respectifs de Guilly le Terrible et Opéra-Fantôme.
Je les achèverai un jour, c'est certain... et d'ailleurs, voici l'arme du crime.
P.

C'EST POUR DE RIRE...



 

 


Un maire décide de faire repeindre la façade de la mairie. Il lance un  appel d'offres.


>  
>   On lui présente 3 devis : un polonais, un allemand et un français.
>  
>   Le devis du polonais s'élève à 3 millions d'euros, celui de l'Allemand à 6 millions et celui du Français à 9 millions.
>   Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs  séparément, pour qu'ils détaillent leurs estimations !
>  
>   - Le Polonais dit qu'il utilise de la peinture acrylique pour  extérieurs en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses, équipements divers et assurances : 1 million et le million restant c'est la main d'œuvre.
>  
>   - L'Allemand qui vient avec 2 adjoints dit qu'il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le coût s'élève à 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coûtent  2 millions et le million restant c'est la main d'œuvre.
>  
>   C'est le Français qui remporte finalement l'appel d'offres.
>   Le Maire estime qu'il présente le devis le mieux justifié.
>  
>   Le Français le lui a présenté comme suit :
>   - Monsieur le Maire : 3 millions pour vous, 3 autres pour moi et les 3 restants, 
 
          nous les donnons aux Polonais pour qu'ils nous peignent la façade.
  
   TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA VIE POLITIQUE (ou de l'entreprise) DE VOTRE 
   COMMUNE N'EST QUE PURE COÏNCIDENCE !*
 




dimanche 7 février 2010

Bon Dimanche...

Il me semblerait trop cruel de partir affronter le vaste monde et ses aléas, sans publier pour certain(e)s qui l'attendent langue pendante, la fin de cette sombre histoire.
Et sur ce, la chroniqueuse prend son parapluie, son panier et ses sabots et part à la Ville...
A+
PP

J.D Salinger - L' Homme Hilare (FIN)

... Quatre des balles des Dufarge atteignirent l'Homme Hilare en plein coeur. Quand Dufarge, qui se voilait toujours les yeux pour ne pas voir l'Homme Hilare, entendit s'élever un sinistre râle d'agonie à l'endroit où il avait tiré, il se sentit transporté de bonheur. Son coeur vil battant sauvagement, il se précipita vers sa fille évanouie et la ranima. Avec une joie mauvaise et le courage des lâches, ils osèrent alors regarder l'Homme Hilare. Sa tête pendait comme celle d'un mort, le menton touchant la poitrine sanglante. Lentement, avidement, le père et la fille s'approchèrent pour contempler leur forfait.Une énorme surprise les attendait. L'Homme Hilare, loin d'être mort, se concentrait pour contracter les muscles de son estomac selon une méthode secrète.. Comme les Dufarge arrivaient devant lui, il releva brusquement la tête, fit entendre un rire terrible et, sans un effort, d'un air détaché même, il vomit une à une les quatre balles qu'il avait reçues. Les Dufarge eurent un tel choc que leur coeur éclata littéralement. Ils tombèrent raide morts aux pieds de l'Homme Hilare. (Puisque, de toute manière, le chapitre devait être court, il aurait pu tout aussi bien se terminer là. Les Comanches se seraient arrangés pour trouver une explication rationnelle à la mort subite des Dufarge. Mais il ne se termina pas là).
Pendant des jours et des jours, l'Homme Hilare resta ligoté à l'arbre avec du fil de fer barbelé, les Dufarge se décomposant sous ses yeux. Saignant à flots, coupé de ses provisions de sang d'aigle, il n'avait jamais été aussi près de périr. Un jour, pourtant, d'une voix mourante, mais éloquente, il appela à l'aide les animaux de la forêt. Il les somma d'aller chercher Omba, l'adorable nain. Et ils le firent. Mais ça faisait un long chemin pour atteindre la frontière pariso-chinoise et revenir, et le temps qu'Omba arrive sur les lieux avec sa trousse médicale et sa provision de sang d'aigle, L'Homme Hilare était dans le coma. Le premier geste de pitié d'Omba fut de ramasser le masque de son maître, qui avait été traîné par le vent contre la poitrine rongée par les vers de Mlle Dufarge. Il le replaça respectueusement sur les traits hideux, puis pansa les blessures.
Quand les petits yeux de l'Homme Hilare s'ouvrirent enfin, Omba éleva vivement la fiole de sang d'aigle à la hauteur du masque. Mais l'Homme Hilare n'en but pas. Au lieu de cela, il prononça faiblement le nom de son bien-aimé Aile Noire. Omba, inclinant sa tête légèrement difforme, apprit à son maître que les Dufarge avaient tué Aile Noire. 
pour l'Homme Hilare, ce fut le chagrin final. Il poussa un soupir à rendre l'âme. Tristement, il prit la fiole de sang d'aigle et l'écrasa dans sa main. Le peu de sang qui restait coula, en mince filet le long de son poignet. IL ordonna à Omba de détourner les yeux, et, en sanglotant, Omba obéit. Le dernier geste que fit l'Homme Hilare, avant de tourner son visage vers le sol gorgé de sang, fut de retirer son masque. 
L'histoire se terminait là, bien sûr (elle ne fut jamais reprise). Le Chef mit le bus en marche. Dans la rangée où j'étais, Billy Walsh, le plus jeune des Comanches, éclata en sanglots. Aucun de nous ne lui dit de se taire. Quant à moi, je me rappelle que mes genoux tremblaient.
Quelques instants plus tard, quand je desendis du bus du Chef, la première chose qui me tomba sous les yeux fut un morceau de papier de soie rouge, que le vent rabattait contre le pied d'un réverbère. On aurait cru le masque en pétales de coquelicots de quelqu'un. J'arrivai à la maison claquant des dents, sans pouvoir me retenir, et on m'envoya directement au lit.

samedi 6 février 2010

Entrez dans la ronde...question 3

Lire dans son bain....

C'est un plaisir sans mélange... lire dans son bain en laissant couler un filet d'eau chaude réglé à la mesure d'un discret écoulement pour que la marinade ne refroidisse pas. Il peut arriver que bercés par l'histoire et le parfum des sels de bain, on s'assoupisse quelque peu...
La sollicitude portée à la planète, me prive désormais de ces jouissances... La nouvelle douche avec son hammam et ses buses masseuses m'en procurera d'autres et nous n'aurons plus désormais à contempler ce désolant spectacle:

vendredi 5 février 2010

Entrez dans la ronde...question 2

Aimez-vous recevoir des livres?

Tous ceux qui me connaissent un peu savent, qu'un truc à faire pousser ou un bouquin sont mes plus chers souhaits. Il y a cependant des livres qui "ne sont pas des cadeaux"!
Dans mon enfance, en raison de mon patronyme, à chaque anniversaire, à Noël, à l'occasion de visites, on m'offrait "Pauvre Blaise"! Le plus sulpicien, le plus larmoyant, le plus geignard, le plus catho, des 22 romans de cette pourtant chère Sophie de Ségur (née Rostopchine!). De ces assez nombreux volumes, il ne me reste aucun, alors que surnagent toujours dans ma bibliothèque... mais ceci fait partie des réponses à d'autres questions....PP


jeudi 4 février 2010

Entrez dans la ronde...

C'est Lulu qui la propose, sur le thème de "Comment lisez-vous?"
Pour faire durer le plaisir, je ne répondrai qu'à une question à la fois.
La première est : corne ou marque-page?
Ni l'un ni l'autre, moi, bibliothécaire indigne, "c'est livre à plat-ventre"; (les miens, pas ceux qu'on me prête.)

mercredi 3 février 2010

J'ai fait un rêve :






D'un Maghreb où s'érigeraient des  églises catholiques,  des temples luthériens, des  synagogues.


 D'un Afghanistan où de  jeunes catholiques pourraient préparer  un pèlerinage à Lourdes.


 D'un  Iran ou d'un Irak où des  Loubavitchs pourraient se promener  en papillotes.

 D'un Pakistan où  seraient organisées les  prochaines JMJ.
D'un Islam sans  charria, sans burqa, où  mes sœurs musulmanes  ne seraient ni  lapidées parce qu'elles sourient sans leur voile,  ni traitées en pestiférées sociales.

  D'un monde sans Al Quaïda, où les traders  salueraient encore les femmes de  ménage mexicaines  avant de prendre l'ascenseur, où l'on  pourrait  encore prendre une bouteille d'eau  dans un avion.
  Je mélange tout ?  Je mélange tout, sans doute, en ces temps où  l'identité nationale a  des relents de gruyère et de lingots,   en ces jours Zurich vaut bien un  appel du Muezzin...
  Mais quelque part, sans me compromettre  ni vouloir risquer  une lapidation, je comprends... 
 Je  comprends qu'il convient parfois d'oser le  courage, et de cesser les œcuménismes  à sens unique... Je  comprends la  "Heidi touch", même si,  populiste et rétrograde, elle nous renvoie à nos  croisades et à notre peur du  Sarrazin.

Car je suis  fatiguée. Fatiguée de baisser les yeux   quand je marche,  légèrement terrorisée, dans un "quartier  arabe", oh, pas à Jérusalem,  non, juste chez moi, dans ma ville rose. Car  j'en ai soupé de manger Hallal à la  cantine de mon collège. Car j'en ai assez de  croiser des étudiantes en burqa au  département  d'arabe jouxtant mon département  d'allemand dans une  université soit disant  soumise à la loi sur  la laïcité... 

 Car je   suis une fille de Charlemagne et de  Roland, de Saint-Louis et du chêne,  car je suis La  Pucelle et pas Fatima, car mes ancêtres, oui, sont  Gaulois,  celtes,  vikings.

 Ma vie n'est  certes plus rythmée par l'angélus de l'aube  et  l'angélus du soir, mais en moi coule le  sang des bâtisseurs de cathédrales. Et la  colline de Vézelay, oui, m'est  plus familière  que la Pierre  Noire de La  Mecque.

 Alors quand  les petits Suisses disent tout haut  ce que plein de monde  pense tout bas, et  au risque de froisser mes nombreux amis  musulmans, mes amis poètes, artistes,  enseignants, mon épicier, mes  anciens  voisins, j'ose l'écrire : restaurons  nos églises, admirons nos vitraux,  chantons quelques beaux cantiques, expliquons à  nos écoliers ce  qu'est Noël, au lieu de  nous demander s'il est de bon ton de  construire une mosquée dans chaque  village !

 J'écoute   du Raï, je suis la reine du couscous, je ne  vote pas Le Pen.


  Mais:
  
 Le jour où mes amies  musulmanes ne seront plus lapidées au moindre  pantalon dépassant d'une burqa, le jour où  je pourrai bronzer en monokini sur les  plages d'Agadir, le  jour où une église se construira à  Kaboul, alors là oui, j'oserai critiquer cette  décision suisse de ne plus construire de  minarets.

 
  Sabine  Aussenac.
 Professeur  d'allemand

Merci, Sabine et dans la foulée, cette réflexion:
  
Puisque la Force qui nous régit a dans sa grande sagesse induit les trois Religions Monothéistes à ne pas choisir le même jour pour célébrer leur culte, puisque nos églises catholiques sont, pour la plupart désertées, mal entretenues faute de prêtres et de moyens, pourquoi ne pas les ouvrir aux trois cultes? 
Musulman le vendredi, juif le samedi, et chrétien le dimanche??
Il y aurait certainement des aménagements à faire: le Coran verrait mal les statues de nos saints par exemple; cependant avec quelques rideaux et pas mal de bonne volonté on pourrait trouver des solutions.
Et nos clochers sont-ils moins hauts que des minarets??
Curieusement, le curé qui dessert nos paroisses, et qui n'est pas spécialement libéral, a trouvé , quand je lui en ai parlé, l'idée intéressante...


PP




lundi 1 février 2010

FEVRIER

Février le treshardy je suis,
Auquel moys la vierge royale
Alla au temple des Juifzs
Faire offrande tresspecial
La Jesuscrist, lumière tresloyale,
Et presenta es bras de Simeon.
Prions sa majesté royale
Qu’elle’garde de France le nom.