A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

vendredi 12 mars 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - MARS- Semaine 3 – jour 4- LUSTUKRU!







COMMENT CUISINER L’ HOMME ?


Nous discutons toujours sur les questions de victuailles, nous savons que le lapin aime à être mangé cuit, et que le canard préfère la casserole à la broche? Mais l'homme? Quid de l'homme et comment demande-t-il à être mangé? Un cannibale des îles Fidji donnait récemment - au cours d'une interview qu'il accordait à un journaliste américain- quelques aperçus très personnels sur les préférences des anthropophages. D'abord, ils préfèrent de beaucoup la chair de l'Océanien à celle du blanc. La chair du blanc est très salée; celle du Polynésien est beaucoup plus douce. Rien n'est plus mauvais, paraît-il que le vieux matelot. La saveur du vieux matelot est exécrable; et ceci vient de l'usage que fait ce dernier de l'alcool et du tabac. Joignez-y une salure excessive; bref, ce n'est pas mangeable. (Et ce disant, le vieux noir palpait le bras du journaliste, et il lui poussait le doigt entre les côtes d'une manière qui ne semblait pas être totalement platonique. Car enfin, faute de grives, on mange des merles.) "Vous me demandez quels sont les meilleurs morceaux", ajouta le vétéran. "La tête d'abord: les yeux et la cervelle pour commencer, puis les joues. Les joues des jeunes sujets font un morceau très délicat. Le haut du bras, le mollet, la cuisse passent encore, mais le reste ne vaut rien; c'est pour les chiens." Et le sauvage vint l'après-midi retrouver le journaliste, armé d'un fusil, lui offrant de le conduire à quelque distance, dans un endroit où il trouverait "beaucoup de perroquets". Bien que très salé, le journaliste préféra se passer de perroquets. Et il n'a peut-être pas eu tort.

NOS LOISIRS - 24 mars 1907






 



  

mardi 9 mars 2010

Danse rituelle du feu de Manuel de Falla



A écouter sur le site de France-inter :


L'émission du Vendredi 5  mars 2010 est disponible pendant qq. temps  sur :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/


Thérèse Clerc et ses babayagas

Rediffusion du 21/11/08, à l'occasion du 10ème anniversaire de la journée de la femme.
10 ans, ca va bientôt faire 10 ans que le projet des Babayagas est né. Celle qui l’a pensé, celle qui l’a inventé c’est Thérèse Clerc.

10 ans de réflexions, de travail, de négociations, de forcings, de coups de gueule pour que la maison des Babayagas voit le jour. Et ce n’est pas fait, il manque encore 900 000 euros pour le chantier commence.
La maison des Babayagas, c’est une utopie réaliste dit Thérèse Clerc, ce sera une anti maison de retraite, une maison pour femmes âgées, autogérée, ouverte sur le monde, intégrée dans un réseau d’échange et fondée sur la solidarité.

Les Babayagas veulent vieillir comme elles ont vécu, en femmes libres, engagées et indépendantes.

A l’image de Thérèse Clerc.
Et n’essayez pas de les persuader que la vieillesse est une pathologie. Elles vous prouveront le contraire.
Thérèse Clerc revendique même une vieillesse politique et révolutionnaire qui changerait le regard sur les vieux.
Thérèse rêve d’un mouvement du grand âge qui bousculerait la vieille Europe. Pas moins.

Elle est comme ça Thérèse, et elle a raison, elle a de grandes ambitions, et de belles fureurs encore devant elle.

Toute sa vie, Thérèse a été de tous les combats, c’est une femme du 20 ème siècle, engagée pour la paix en Indochine puis en Algérie, formée politiquement par les prêtres ouvriers.

En Mai 68, elle était dans la rue, quelques années plus tard, elle criait avortement libre et gratuit.

Thérèse est une grande dame du féminisme, aujourd’hui elle se bat toujours du côté des femmes mais dans l’art de bien vieillir.

Son dernier combat, c’est les Babayagas. Et je ne suis pas du tout sûre que ce soit le dernier.

Après tout Thérèse a seulement 80 ans. “ Quel bel âge ” dit-elle malicieusement.


Merci à Claude


samedi 6 mars 2010

vadrouille


La Chroniqueuse est en vadrouille du côté de chez sa cousine; à lundi...mardi peut-être....

P.

ALMANACH MERVEILLEUX - MARS - Semaine 2 – jour 4- QUELLE HISTOIRE!

A la Saint-Grégoire,
Taille la vigne pour boire



LES TEMPLIERS


Mars 1314… L’hiver n’est pas fini..
Un feu d’enfer crépite dans l’immense cheminée à hotte. Quatre corps nus s’enlacent perdus dans des fourrures ; les lits de ce temps sont vastes. Des tentures recouvrent les murs suintants d’humidité ; on étouffe dans cette chambre aménagée dans une ancienne tour de guet. Un des jeunes gens va ouvrir le verre dépoli qui obture la meurtrière.
Tout près, dans l’Ile aux Juifs, au pied de Notre-Dame, un brasier diabolique crépite ; l’odeur répugnante de la chair brûlée s’insinue par l’ouverture, domine celle des sachets de poudre parfumée et des herbes odorantes qui jonchent le sol. Le délire bruyant de la foule excitée, les hurlements déchirants des suppliciés couvrent les plaintes d’amour qui sortent de la couche.
Une voix puissante, terrifiante, une voix qu’on n’attendait plus, tonne ; la foule se tait ; les amants se dressent et s’immobilisent, toute idée de plaisir ou de volupté évanouie.
Jacques de Molay, Grand Maître des Templiers, avant d’être réduit en cendres a trouvé la force de maudire le pape, le roi Philippe, ses tortionnaires ; ils ne verront pas la fin de l’année.
Dans le tour de Nesle, les brus du roi et leurs amants l’entendent ; aucun d’entre eux ne reverra le printemps


P.



vendredi 5 mars 2010

Dieu en ligne




Se confesser ne sera plus pour vous une corvée, on vit dans une époque for-mi-da-ble !

UN NOUVEAU SERVICE téléphonique, " Le Fil du Seigneur ", est proposé par la société Aabas Interactive. 

Un service bien utile pour les catholiques qui voudraient se confesser sans se déplacer jusqu'à une église.

C'est simple, ni allô ni amen.
Il suffit de composer l'un des deux numéros (surtaxés) suivants : 0 826 96 80 16 à 0,15  par minute ou 0 892 46 DIEU à 0,34¤/mn.
Vous êtes aussitôt mis " en présence de Dieu par le recueillement et la prière afin de recevoir sa grâce ".

Les promoteurs de ce pieux service n'ont malheureusement pas été autorisés à délivrer des absolutions par téléphone. Le client se contente de " laisser sa confession " à un répondeur.
Mais, dans un but d'édification spirituelle, il peut " décider d'accorder sa réécoute aux autres usagers ", autrement dit leur faire partager ses péchés.
" Pour recevoir des conseils, taper 1, pour vous confesser tapez 2, pour écouter les confessions tapez 3. "

Des progrès restent à faire. Ne faudrait-il pas prévoir un tarif spécial pour les urgences (péchés mortels) ou adapter la surtaxe à la lourdeur des fautes avouées ?
On pourrait imaginer aussi de vous offrir des appels illimités, en période de carême par exemple.
Sauf, bien sûr, si votre crédit est épuisé avant le renouvellement de votre forfait.

Robert Solé pour Le Monde du 4 mars 2010

Merci à Claude "de la Providence de Dieu" qui insuffle à ce blog la dimension sacrée qui lui manque souvent..
P.)))




mercredi 3 mars 2010

Sagesse

L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses; c'est ainsi que l'on grimpe dans la même posture que l'on rampe.
Jonathan SWIFT




Gai, gai, marions-nous!

"Qui de nos jours veut encore se marier?.... sauf quelques prêtres..." disait la charmante Louise de Vilmorin.
Le mariage peut engendrer des situations familiales assez compliquées.
Ainsi au début du siècle dernier, un étazunien -dont je change le nom au cas improbable où certains de ses descendants liraient ce billet- cet homme donc, appelons-le Mr Benett, veuf, se remarie avec une demoiselle, disons...Smith, dont la mère est veuve. Jusque là, ça va??
Mais Mr Benett a un fils... qui s'éprend de la mère de la mariée. Nous sommes au début du siècle dernier, aussi doit-il pour concrétiser sa passion, l'épouser. Vous suivez toujours??
Voilà donc ce jeune homme devenu le beau-père de son père et de fait, son propre grand-père; mais maintenant accrochez-vous et suivez bien: ce jeune homme a des frères et soeurs dont il devient évidemment le grand-père et, s'il a des enfants (et il en aura) ces petits deviendront les beaux-frères et belles-soeurs de leurs grands-parents... Si, si!!!
De son côté, la mère de la nouvelle Mme Benett (ex Mme Smith) est devenue la belle-fille de sa fille et.....arrêtons-là, j'ai la migraine....
Mais rien ne vous empêche de continuer si ça vous amuse...
P.



Utopie/Réalité

Marinaleda est une petite ville andalouse près de Séville. 


Les gens sont surpris lorsqu'ils voient qu'ici, il n'y a presque pas de chômeurs et que tout le monde a sa propre maison. Mais c'est pourtant ça qui est normal. Ce qui n'a pas de sens c'est ce qui se fait ailleurs explique le maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, réélu depuis trente ans sans discontinuer.

L'aventure a commencé quand les habitants ont décidé d'appliquer à la lettre le slogan : "la terre appartient à ceux qui l'exploitent" et de confisquer 1200 hectares en friche appartenant au duc de l'Infandato, un coup de force qui a valu aux habitants de Marinaleda plusieurs années de lutte, de manifestations et de batailles judiciaires.

Le taux de chômage était très élevé, le peuple avait besoin de ces terres, explique le maire. Nous les avons utilisées pour construire l'usine de conserve de légumes qui fonctionne toujours et qui a presque permis d'éliminer le chômage. Cela a changé la vie de tout le monde ici." le système est simple: les habitants ont créé une coopérative qui ne redistribue pas les bénéfices.

"On a tout réinvesti pour créer encore plus d'emplois. Chacun a fait ce qu'il faut pour vivre, c'est tout".

Le salaire des travailleurs, de tous les travailleurs, quel que soit le poste qu'ils occupent" est de 47 euros par jour, six jours par semaine, - c'est à dire 1128 euros par mois.

Mais lesdits travailleurs n'ont pas beaucoup de dépenses, car ceux qui sont inscrits au plan de logement de la mairie paient 15 euros par mois pour leur maison.

"Les maisons sont construites sur des terrains municipaux. Celui qui fait la demande s'engage à construire sa propre maison, mais il est aidé par un chef de chantier et un architecte rémunérés par la mairie. Nous avons un accord avec le gouvernement régional d'Andalousie qui fournit les matériaux.
En deux ou trois ans, les travaux sont terminés, la maison appartient à celui qui l'a bâtie et il n'a plus qu'a payer 15 euros par mois". Un prix dérisoire pour une maison de 90m2 qui peut être agrandie au fur et à mesure que la famille s'agrandit.

Le plein emploi et les logements à prix imbattables sont probablement les aspects les plus visibles de la politique municipale, mais Marinaleda réserve d'autres surprises.

Par exemple, il n'y a pas de policier. Nous en avions un, mais nous avons décidé d'économiser ce salaire quand il a pris sa retraite 
N'y a-t-il pas de délinquants à Marinaleda ? " Il n'y a pas de vandalisme, parce que tout a été construit par les gens du village. Si un jeune ou son père ou un ami a installé un banc il n'y a pas de raison de le dégrader ou d'y faire des graffitis, non ? Le fait que les budgets soient approuvés par tous contribue également à l'absence de délinquance". 

La confiance de ses administrés, Gordillo la doit aussi à la gestion de sa mairie. " Avant d'accepter le mandat, nous devons nous engager par contrat à toujours être les derniers à percevoir un quelconque bénéfice. C'est à dire que si nous décidons, lors d'une assemblée, d'attribuer de nouvelles maisons et qu'un élu en a besoin, il sera toujours le dernier sur la liste. Pour ce qui est de la rémunération, nous ne touchons rien. Je n'ai jamais rien touché pour faire de la politique. Je suis enseignant, c'est de ce travail que je vis".

Marinaleda
2600 habitants
0 banquier
0 promoteur
0 trader
0 flic
0 ou presque chômeur

(1) Source : El Mundo, quotidien espagnol

Le New York Times qui cherchait à démontrer comment certaines recettes marxistes peuvent fonctionner a consacré un reportage à Marinaleda


Merci à Claude, pour ses nombreuses contributions au maintien d'un peu de sérieux et d'élévation intellectuelle dans ce blog. 
P.






mardi 2 mars 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - MARS - Semaine 1 – jour 1- US ET COUTUMES Posé sur 2021

Mars entre-t-il en mouton,
Il sortira comme un lion ;
S’il vient comme un lion,
Il sortira comme un mouton.

La Vieille est partout : les trois derniers jours de février lui étaient dévolus ; il lui a fallu en plus les premiers, deux et trois mars, appelés également  « Jours de la Vieille ». Cette méchante fée qui circule entre Vosges et Jura, provoquant refroidissements brusques et gelées,  est-elle un avatar de la romaine Anna Perenna ?  Ces jours en tout cas, sont néfastes.
Ce qui n’empêchera pas les jeunes personnes en mal d’amoureux de pratiquer le « Bonjour de Mars », souvenir des Matronalias, culte lunaire lié à Junon. Le rite est assez simple :
Si la nouvelle lune tombe le premier de mars, il faut la saluer avec ces mots :

« Je te salue beau croissant, fais moi voir en dormant
Qui m’aimera en mon vivant. »

On peut aussi,  passé le dernier coup de minuit de la dernière nuit de Février, sortir et embrasser trois fois la terre en récitant :

« Bonjour mars, sois bon et accommodant
Et fais moi voir en dormant
Qui m’aimera en mon vivant »

 Ramasser ensuite une poignée de terre et la placer sous l’oreiller, pour être assurée de voir en rêve le futur amoureux. Ceci est la méthode bretonne.
Celles qui vivent en ville où il est difficile de ramasser une poignée de terre au pied des immeubles,  préféreront la méthode tourangelle :
Il suffit de se mettre à la fenêtre et de psalmodier :

« Je te salue mars
Dis moi en mon dormant
L’homme que j’aurai dans mon vivant. »

A Metz où les nuits sont froides, on n’ouvre pas la fenêtre ; on place son pied droit sur le lit et les paroles sont :

« Le I° jour de mars, avec mon pied droit, dans mon lit je marche,
Que Dieu me fasse la grâce de me dire en songeant
L’amant que j’aurai de mon vivant. »

 A Amiens, le rite est plus complexe, mais il est à pratiquer si on veut des enfants :
il faut, à 4 heures du matin, faire trois fois le tour d’une mare. Si on veut de surcroît, éviter d’avoir les mains gercées, on fera la même chose en serrant un pan de sa chemise entre les dents.
Ne jamais oublier que cette nuit là tout particulièrement, est une de celles où les sorciers rôdent… !
 Si rien de fâcheux n’est venu troubler ces rituels, le lendemain matin, premier jour de mars, afin d’éloigner puces et poux pour l’année entière, on fera brûler dans la maison une poignée de paille provenant du  matelas; si ça ne suffit pas,  brûler la paillasse entière,  cette fois de préférence à l’extérieur. En Limousin, on tire en plus des coups de fusil.
Les anglais, pour leur part,  se lèvent tôt et  balayent soigneusement le linteau de leur porte ainsi que les gonds et les interstices.
Aux Etats-Unis, si l’on soupçonne des punaises, il faut nettoyer la maison de fond en comble ; ailleurs aussi, on s’en doute !

Nul besoin de se demander d’où le troisième mois de l’année tire son nom : de Mars, dieu de la guerre qui est aussi celui du renouveau et de la jeunesse ; également de la planète qui le gouverne et dont on a longtemps pensé qu’elle était habitée.
Par des géants aux yeux glauques, évoluant gracieusement dans un monde sans pesanteur ; mais il était plus généralement admis que la planète rouge était le domaine des « petits hommes verts ». Pendant longtemps, tous les extra-terrestres ont été des Martiens….




samedi 27 février 2010

Entrez dans la ronde X. X..dernière question

Le premier livre aimé d'amour.
Au risque de vous paraître inconstante, il me paraît impossible en ce domaine de n'avoir eu qu'un seul amour. La vie est longue et les livres comme les émois nous entourent; la tentation est faite pour qu'on y succombe. Le bon Jean que je cite en dernier post ne m'aurait pas contredite.
Le premier tout premier et que j'aime encore au point d'avoir chez moi son héroïne est "La Fidèle Lassie.". Plus fidèle que moi? Allons, les nouvelles amours ne font pas oublier les anciennes! 
J'ai pleuré aux aventures de Lassie, à chaque page, à chaque chapitre. Car lisant et relisant, je ne pleurais pas à chaque fois au même endroit.
Jusqu'à cet après-midi de pluie et de vacances où fuyant les jeux bruyants et brutaux de mes cousins et frères, ma douce arrière grand-mère Clémentine m'a ouvert le second grenier. Le premier où l'on étendait le linge était autorisé, mais le second dont seule Clémentine avait la régence était préservé des enfants. J'y suis entrée ce jour-là et, à la lueur trouble de l'imposte, (on a de bons yeux à douze ans), j'ai pu puiser dans les caisses de livres du grand-père inconnu, puisque mort à la trentaine des suites de la guerre de 14-18.   Il était instituteur. j'ai découvert là, le Tour de France de deux enfants (livre du maître), les Mystères de Paris, moins le premier tome, (l'histoire du premier tome des Mystères de Paris vaut un post à elle seule; ce sera pour une autre fois.), le magazine Nos Loisirs et le Vautour de la Sierra, (Ca aussi ce sera pour une autre fois), et surtout, surtout, le plus aimé de tous: une édition de théâtre complet de Racine, en 4 volumes, reliés de rouge. Edition commentée, annotée, expliquant le pourquoi et le comment de chaque pièce, comment en même temps Corneille et Rotrou traitaient le même sujet, les beautés de la langue et la musique des vers et.... j'ai aimé Racine, je l'aime encore, j'ai toujours le volumes que je recolle et rafistole car à force d'être lus, ils souffrent. Oui, je les lis toujours, même si les minuscules caractères des notes demandent un bon éclairage et des lunettes (mes douze ans sont loin!)...
Et comment quitter cette ronde sans parler de Colette. Colette, les Claudine, ses chats....oui les chats de Colette la féline, Colette qui avant nous a tout osé de ce qui semble aujourdhui encore sulfureux.
Colette libre dans sa vie et ses amours et qui fut la première de ces "cougars" dont parlent nos magazines:

Colette qui quitta un des ses maris pour vivre une romance avec le fils de ce dernier et qui fut tendrement veillée jusqu'à sa dernière heure par Maurice Goudeket de beaucoup son cadet.
Il faut relire à ce propos , Chéri et le Blé en Herbe.
Dernier tour de valse avant de penser à tous ceux et celles que j'ai omis et merci à qui a initié cette ronde qui m'a permis de passer en revue et fait partager ce "vice impuni, la lecture".
C'est de qui ça, au fait?
P.

vendredi 26 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 4 – jour 5- C'EST POUR RIRE

L’année bissextile , soyez fin,
Semez du chanvre au lieu de lin.

MON DIEU !!!

Un jeune novice arrive au monastère. La tâche qui lui est assignée est d'aider les autres moines copistes à recopier les anciens canons et règles de l'église. Il  remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux. Il va voir le Père abbé, lui faisant remarquer que si quelqu'un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures.
Le Père abbé lui répond :
- Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est très pertinente, mon fils. Aussi j'irai vérifier moi-même les originaux dès demain.

Le lendemain matin, le Père abbé descend dans les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins originaux. Cela fait des siècles que personne n'y a mis les pieds et que les scellés des coffres sont intacts.

Il y passe la journée toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de vie.

Les heures passent et l'inquiétude grandit. À tel point que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe. Il descend et trouve le Père abbé complètement hagard, les vêtements déchirés, le front ensanglanté, se cognant sans relâche la tête contre le mur de pierres vénérables.

Le jeune moine se précipite et demande : Père abbé, que se passe-t-il donc ?
- AAAAAAAAAAHHHHH!!!! Quels CONS !!!! Mais quels CONS !!!!...C'était vœux de 'charité'... pas de 'chasteté' !!!




Les doigts de fée.....

C'est chez Marité que se promènent de charmantes choses au point de croix.
Moi, je suis nantie de deux mains gauches (et oh, combien!) mais ma mère il n'y a pas si longtemps faisait avec des perles et des boutons, des bijoux fabuleux.
Ici , un bracelet:

Entrez dans la ronde...question (22)

Achetés ou empruntés???


Du libraire ou de la bibliothèque, trouvés, acceptés, suggérés, conseillés, les livres arrivent ici , un par un ou par paquets. Ils s'installent, squattent les étagères, les tables, les bureaux. Attendent à la cuisine, désireux de se rendre utiles; dans la véranda, embusqués derrière les plantes verte; où vous savez aussi , pour faire passer le temps; dans les chambres, pour nous endormir; dans la pièce "à tout le monde", ils paradent et font les beaux; on en a vu se glisser sous les lits.
Ca déborde, je les envoie se faire lire ailleurs mais ils reviennent.
Ca pourrait mal finir, comme dans cette histoire trouvée en manière d'avertissement dont il faudra bien un jour tenir compte:




Presses de la Cité? Marcia Davenport? Graphisme de la jaquette... et je vous passe le pitch en quatrième de couverture... ça fait plutôt roman à l'eau de rose.... et c'en est un en quelque sorte mais il y a en fil conducteur, le destin tragique d'un des frères Holt, coupable d'un amour démesuré du papier imprimé et de la brocante.
Ca vaut vraiment le coup d'aller jusqu'à la FIN.

P.





jeudi 25 février 2010

Entrez dans la ronde...question (21)

Jeux vidéo, télé ou livres?


Livres, livres, bien entendu, répond vertueusement l'hypocrite qui devrait quand même se souvenir d'une Game Boy qui n'est sortie du circuit qu'une fois cassée.... qui connaît par coeur tous les épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, qui ne raterait pour rien au monde l'inspecteur Barnaby et qui a fait de la télé sa cinémathèque... avec circonstances atténuantes puisque il faut faire au minimum 20km pour aller au ciné et en hiver, ma foi... surtout celui-ci.... heureusement qu'on avait des livres!



C'EST POUR DE RIRE...

Une maman vient d'avoir un deuxième bébé.

 La nuit il se met à pleurer.
 La maman se lève alors et dit :
 - Il va falloir que j'aille le changer !
 Le petit frère, entendant cela, s'adresse
 alors à la maman :


 - Oh oui, change-le et prends-en un autre qui
 pleure moins !!!


mercredi 24 février 2010

Entrez dans la ronde...question (20)

Lire par-dessus l'épaule...



 Intolérable! Pourtant dans le métro... y'en a des assis, qui lisent des gros titres passionnants et pour les autres, les debout, les secoués... c'est tentant...
Et la tentation n'est-elle pas faite pour qu'on y succombe?
P.)