A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mardi 20 avril 2010

Saviez vous que ....



....les académies  et les rectorats conservaient les photos de classes  (groupes) prises chaque année.
 Cliquez sur le lien suivant  pour retrouver vos photos (primaire et secondaire  uniquement)
 Précisez:  la  Ville, l'école concernée et  l'année
   
http://www.pedagonet.com/photos/photoscolaire2.htm
   
C'est  Génial de se revoir, même avec quelques années de  moins, on se reconnait finalement très  bien.
  

vendredi 16 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 4 – jour 4- DE TOUT UN PEU

Il n’est si gentil mois d’avril
Qui n’ait son chapeau de grésil

MANDRIN


Mandrin était-il le brigand que nous raconte la légende, ou bien un redresseur de torts ? un chevalier errant protecteur du pauvre peuple en lutte contre les oppresseurs ou le lois iniques ?
Un bandit d’honneur qui volait les riches pour mieux donner aux pauvres ?
Le fait est que Mandrin s’en prenait surtout aux fermiers généraux, collecteurs d’impôts aux méthodes souvent discutables.
Populaire dans tout le Dauphiné, après avoir donné bien du fil à retordre à la maréchaussée, il fut pris et exécuté mais restera longtemps comme un héros dans la mémoire des gens de la Province.
Certains fermiers généraux pour être placés du bon côté de la loi, n’étaient pas pour autant plus honnêtes que le célèbre bandit.




jeudi 15 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 4 – jour 3- RIMES SANS RAISON

Avril plaît aux hommes,
Mai plaît aux bêtes

Questionnement

ù s’en va la chaussette
Abandonnant sa sœur ?
Et pourquoi la tartine
Beurrée s’écrase-t-elle
Sur le mauvais côté ?
Où se cachent les clefs
Quand on a besoin d’elles ?
Objets inanimés
Votre âme est diabolique,
                                                 Vous nous faites enrager 



mercredi 14 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 4 – jour 1- US ET COUTUMES

Lune rousse
Vide bourse

Les nombres

Partout dans le monde, le quatre est chargé de symboles. 
Dans la réalité, les mythes, les légendes, les contes ou les religions beaucoup de choses vont par quatre.
Après avoir écouté l’histoire des quatre fils Aymon ou des quatre musiciens de Brême, les enfants jouaient aux quatre coins.
L’année est divisée en quatre saisons ; il y a quatre points cardinaux.
Quatre évangélistes ont composé le Nouveau Testament, dans lequel quatre cavaliers annoncent l’Apocalypse.
Les anciens faisaient couler quatre fleuves aux Enfers : l’Achéron, le Cocyte, le Phlégéton et le Styx garant des serments des dieux.
Et gardez précieusement le brin de trèfle, si par chance il possède quatre feuilles.




.

mardi 13 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 3 – jour 7- LES METIERS

Avril a trente jours
Mais s’il en avait trente et un
Nul ne serait chagrin.


Les bijoux fantaisie-


Il y avait dans un immeuble du quai Malaquais, au troisième étage au fond de la cour, un atelier extraordinaire. Là, sur de longues tables, étaient entassés en vrac, des bijoux d’or et d’argent, des perles, des pierres de toutes couleurs ; des trésors de pirates ; des coffres issus de contes orientaux. Les bienveillants dragons qui gardaient ces trésors en offraient toujours quelques parcelles à une petite fille éblouie, autorisée pour quelques instants à se parer de ces merveilles.
Le lieu était aussi magique que ce que l’on y voyait : de hauts meubles de bois sombre, des plafonds caissons décorés de fleurs et d’animaux et j’ai su depuis qu’il abrita les amours neuves de Georges Sand et de Musset.  On y fabriquait des bijoux pour le théâtre. Du « toc » estiment certains méprisants.
Evidemment, rien à voir avec les précieux bijoux exposés sagement dans les vitrine blindées des joailliers de la place Vendôme. Ces derniers ont eux, de la « valeur ».
Et les autres ?
Quelle est la vraie valeur d’un bijou ?son pouvoir embellisseur, sa valeur émotionnelle de souvenir ? ou sa contrepartie en monnaie ? à quoi servent des merveilles enfermées dans des coffres alors que leurs propriétaires, redoutant le vol, portent la plupart du temps leurs copies… en « toc », justement ?

Et au fait… qui porta le premier bijou ? Le chasseur qui fit de la griffe ou la dent du fauve terrassé, un talisman, une mémorisation de son courage ? ou sa compagne qui assembla des graines ou des coquillages sans autre souci que celui de se faire plus belle ? qui en premier les échangea pour en faire un gage d’amour ?

Et puis les hommes firent les bijoux en or. C’est beau, l’or ! ça brille et aussi il se laisse travailler facilement, il ne s’altère pas et … comme  il est rare, il ajoute une valeur à la parure. On ne tarda pas à ajouter les pierres précieuses : le diamant, le rubis, l’émeraude et le saphir ; et les semi-précieuses aux couleurs innombrables. Et les perles, le corail, l’écaille, l’ivoire, les coquillages taillés en camées. Tout cela valait fort cher. Aussi très vite, les plus modestes apprirent à colorer le verre, à donner de l’éclat à des métaux plus « vils » que l’or et l’argent. Désormais, plus besoin de fortune pour se parer. On fit des lois : interdiction pour le bon peuple de rivaliser avec la noblesse et de porter riches étoffes et bijoux précieux. Ce bon peuple porta des copies et ses femmes n’en furent pas moins belles.

Toutefois la joaillerie continuait de mépriser son imitation, quand au XIX° siècle, le verrier Lalique (entre autres) inventa le bijou « artistique » dont la valeur n’avait rien à voir avec les matériaux dont il était composé. Seule sa beauté lui donnait un prix.

Enfin, dans la première moitié du XX° siècle, deux femmes de génie : Coco Chanel et Elsa Schiaparelli conseillèrent aux femmes,  enchantées de l’idée, de mélanger le « toc » et le « vrai ». Plus moyen de s’y retrouver !
Si… quand même… Si vous rencontrez une moderne Castafiore, parée comme un arbre de Noël, vous pouvez présumer que de tous ses joyaux, les vrais ne sont pas les plus gros.



lundi 12 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 3 – jour 6- AH! LA MODE DE CHEZ NOUS

Fleurs d’Avril
Ne tiennent qu’à un fil.


MADAME VIGEE-LEBRUN



… Le vêtement doit s’effacer devant la beauté, il doit la servir et non en triompher. Elle-même (Vigée-Lebrun) ne porte plus que des robes blanches de mousseline et de linon. Elle ne se pare que pour ses séances à Versailles, étiquette oblige, sinon le naturel est de loin ce qu’elle préfère. Elle arrange ses cheveux elle-même. Le plus souvent elle se « tortille » un fichu sur la tête. Ses portraits en témoignent. Elle laisse son corps libre de toute entrave, sa coiffure sans apprêt, son visage sans maquillage excessif à une époque où la mode se veut encore sophistiquée. Il y a peu, les coiffures montaient si haut qu’elles ressemblaient à des œuvres d’art ou a des échafaudages.
Dès le début du règne, Rose Bertin, marchande de mode, introduite auprès de Marie-Antoinette par la duchesse de Chartres, entraîne la reine à de folles dépenses de toilettes. Toute la Cour suit les nouvelles modes lancées par la souveraine.
Et Mercier de commenter : « Il n’y a pas longtemps que les hautes coiffures, les plumes, les panaches étaient sur toutes les têtes des femmes. Et au spectacle une rangée de femmes, placées à l’orchestre, bouchant la vue à tout un parterre… » Il se plaint : « Si les femmes pouvaient quitter ce choquant enduit de blanc et de rouge trop prononcé, elles auraient détruit le mauvais goût de leurs mères. »
Mercier a été entendu. Rose Bertin a fait la mode, Elisabeth Vigée-Le Brun va la défaire ! Prônant la simplicité, elle libère le corps des femmes et les habille de robes légères. Elle dénoue les cheveux et les laisse à leur couleur naturelle, elle débarrasse le visage et les joues de leurs fards. Les gestes,  les attitudes de ses modèles ne sont plus raides et compassés mais romantiques et déliés jusqu’à paraître lascifs. Ce naturel, signe que les temps changent, plaira aux femmes, étonnera les hommes, quitte à faire crier les laides ou les vieilles.
Cette mode partie de Paris fera le tour du monde.

Inès de Kertanguy – Madame Vigée Le Brun




vendredi 9 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 3- jour 3- C'EST BON SIGNE

Le jour de la Sainte-Prudence
S’il vente fort, le mouton danse

LE TAUREAU

Devinette :
Trouver le point commun entre Karl Marx, Sigmund Freud, Jean Gabin, Balzac et El Cordobès.
Allez, je vous aide : El Cordobès…. La corrida… les taureaux…
Les cinq sont nés sous le signe du Taureau. (avec, pour Freud un ascendant Scorpion).
Ce qui signifie, si on se fie à l’astrologie, que nous avons affaire à cinq personnages ambitieux… pourquoi pas ?
A cinq hommes pleins d’audace… Cordobès, sans aucun doute.
Cinq individus coléreux… Gabin , sur l’écran, a piqué de mémorables rognes !
Que les cinq ont été de joyeux fêtards…. Marx et Freud, on imagine mal… ;
Et que dit encore le grimoire des natifs du Taureau ?
Qu’ils sont gourmands, qu’ils aiment les cadeaux, qu’ils seraient volontiers méprisants ; qu’ils font des pèlerinages et n’hésitent pas à changer de famille, qu’ils épousent des femmes riches, sont ingrats et oublient de remercier qui les oblige.
Le grimoire dit encore qu’ils sont vindicatifs, ont des peines de cœur et se font mordre par les chiens. Ils doivent vers l’âge de 23 ans se méfier des vipères et autres animaux venimeux.
Ils auront ensuite une dizaine d’années de vie tranquille, puis risqueront la noyade ou la maladie. S’ils en réchappent, leur espérance de vie est de 75 ans « et trois mois ».
Voilà pour les garçons !
Quand aux filles….
Elles sont affectueuses, travailleuses mais prétentieuses et souvent en butte aux calomnies.
Après avoir hérité de leurs parents, elles réussiront leur vie tout en ayant plusieurs maris et de nombreux enfants.
Leur santé fragile leur permettra toutefois d’atteindre l’âge de 76 ans.
Il leur est conseillé de se couvrir de bijoux.
Ah, que l’astrologie est une belle science, et divertissante ! Et que le Taureau est un excellent signe !
Puisqu’à la moitié de son parcours, Avril prend le nom très justifié de Floréal, comme le fit la jeune Europe , éleveurs, matadors, conjoints, conjointes , ornez de fleurs votre taureau préféré.







mercredi 7 avril 2010

Une vie de chien


Préparation d'un chiot à sa future et rude vie de gardien de troupeau




Il a de beaux yeux, vous savez!


La 6° photo

http://lulusorciere.blogspot.com/Odile et Enitram veulent savoir quelle était la 6° photo de mon blog. Merci à elles de m'avoir cité. Ce n'était pas une photo mais une image. Et l'article rappelle que 2008 était une année de 13 lunes, du coup, on peut vérifier si les prédictions étaient  exactes.
A cause des treize lunes que compte cette année, les fruits seront rares; pas de prunes ni de poires et peu de pommes. Celle-ci est pleine, ronde et rouge et il fait froid pour la saison.

pour vous réchauffer, faites un feu et brûlez les fanes de pommes de terre et autres déchets végétaux pour éviter que d'éventuelles maladies et parasites ne se propagent.

Il est temps de récolter les noix puisque:


A la Madeleine,

La noix est pleine

La règle du jeu est de demander à 10 amis d'entrer dans la ronde. Je pose le mouchoir aux pieds de:
Lulu Sorcière,
De tout et de rien,
Frankie Pain
Ma vie bariolée
Couleurs d'aencre
Ca me triture alors j'en cause
Sélunair
Planète bleue
Les mollomollets,


qui sont les dix premiers à être venus me lire.


P.

samedi 3 avril 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - AVRIL Semaine 1 – jour 6- LA MUSE S'AMUSE

Avril pluvieux, Mai venteux
Rendent le paysan heureux


AMOUR LOINTAIN


Quand le ruisseau de la fontaine
S'éclaircit et la marjolaine
Au joyeux soleil du printemps
Et que du rossignol le chant
S'élève et module et s'affine
Sur la branche de l'aubépine,
Il faut que j'entonne le mien.

Amour de la terre lointaine
Pour vous tout mon corps est dolent,
Car ne fut plus gente chrétienne.
Heureux pour qui elle est parlant.

De désir mon coeur est tiré
Vers cette dame qu'entre tous j'aime.
Pour elle ai toujours soupiré,
Mais ne veux pas que l'on me plaigne,
Car de la douleur naît la joie.

Lorsque les jours sont longs en mai,
Le doux chant des oiseaux me plaît
Et quand peu à peu il s'éteint
D'un amour lointain me souvient.

Je marche alors tête baissée
Et non plus que saison glacée
Me plaît alors le chant d'oiseau
Ou le gazouillis du ruisseau.
Je le tiendrai pour vrai Seigneur
Par qui verrai l'amour lointain,
Mais malgré l'espoir de tel heur
J'ai mal, car il est trop lointain.

Ah! que ne suis-je pèlerin
Là-bas pour porter le bourdon
Et recevoir le meilleur don
D'être contemplé par ses yeux.
Jamais d'amour ne jouirai
Sinon de cet amour lointain,

Car femme ne connais meilleure
Ni plus gracieuse en cette heure
De nulle part, ni près ni loin.
Pour elle et pour lui rendre soin
Je consens à être captif
Là-bas au pays sarrasin.

Il dit vrai celui qui m'appelle
Le désireux d'amour lointain,
Car nulle autre joie ne révèle
Que jouir de l'amour lointain,
Mais tous mes voeux sont inutiles
Et je suis voué à ce sort
D'aimer toujours sans être aimé.

Jaufré RUDEL







mercredi 31 mars 2010

A l'attention d'Anne, d'Odile

et de tous ceux qui se sont intéressé à la réintroduction du DODO dans le monde animal:

pour mémoire l'article ci-dessous:


Nous apprenons chaque jour, avec désolation, qu’une nouvelle espèce animale est en voie d’extinction. Heureusement, les progrès de la science et de la génétique en particulier, pourront peut-être venir à bout de cette catastrophe écologique.
Les orques, les ours blancs, les tigres du Bengale risquent de finir comme le Dodo, ce gros oiseau emblématique de l’Ile Maurice, si balourd et familier que les Européens débarquant dans l’île en firent un carnage . Sa chair étant peu estimée, l’espèce eût été préservée, si les animaux importés par les colonisateurs, chats, chiens et rats surtout, n’étaient venus à bout des survivants. Le dernier Dodo s’est éteint vers 1680. On peut le voir, empaillé et perdant un peu ses plumes, au musée de Port-Louis.
Des fragments, d’os, de becs, de pattes, sont disséminés dans différents musées européens tels que Londres, Prague, Copenhague.
Des chercheurs, pour identifier l’étrange oiseau ont prélevé de L’ADN sur ces débris ; l’idée leur est venue d’inséminer des oiseaux femelles pour tenter de faire renaître quelques spécimens. L’ADN a révélé que le Dodo est cousin du pigeon, mais avec ses 12 Kg et son 0,70 m de haut, le dodo est bien trop gros pour une mère pigeonne. Seule la taille du cygne avoisine celle du dodo. Ce sont donc des femelles cygnes qui couvent actuellement de gros œufs sur le point d’éclore.
Verrons-nous dans les prochains jours des poussins-dodos ?
PP


POISSON D' AVRIL!!!!!


Serge Lama - Je suis malade

lundi 29 mars 2010

aujourd'hui, c'est Claude qui bosse...P.





Un texte magnifique, c'est beau quand c'est vrai . . . . .

Témoignage d'un professeur des écoles
      
       Monsieur Le Président,

Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur... pour l'Education Nationale
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire.. .
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie....
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...

Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...

Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.

Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,

 ...Sans elle, jamais...
 Ce ne serait si bien géré.
  
Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..

Sa voix se fêle... "J'ai…un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !

J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants, Qui a tant encore à leur
apprendre.

Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!...comme ils disent
D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer...

Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer.

C.Picavet

Professeur des écoles à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)


 En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina,  Laurence, Elodie,
à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé
mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
qui est encore bien malade...
Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des  mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterait son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerait sa récolte mûre, après
avoir semé, soigné ?

Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !

En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs…
INONDONS LE NET
les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
les directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés,

et à tous ceux qui sont... parents... d'un enfant...
enfin à chaque être humain de ce pays
qui j'espère un jour dans sa vie,
a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité, dans le giron de la Grande Dame.
P.S : Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique »
Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai
formée !
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur
Humaine Ajoutée ?
  


dimanche 28 mars 2010

Chers amis mécréants...

En réponse à vos commentaires, je persiste et signe.
Je n'accorde pas assez de valeur à un "sacrement" qu'on m'a administré peut-être uniquement parce que la cérémonie générait une fête de famille, pour me donner la peine de m'en défaire.

Mais ce baptême m'a valu ensuite une instruction religieuse au cours de laquelle on m'a appris que "Dieu est Amour". Or, dans ce cas, Dieu est Eros. Eros la force vitale, le dieu qui fait mouvoir les hommes.
 Eros n'est pas Cupidon, l'enfant d'Arès et d'Aphrodite; il est issu du chaos primitif en même temps que Gaïa, la Terre. D'autres croyances le font naître de l'oeuf primordial engendré par Nyx, la Nuit. Il existe encore bien d'autres légendes sur la naissance de l'Amour. Pas l'amour éphémère et fragile d'un homme pour une femme, mais la force vitale qui engendre la création.
Sans amour, pas de vie, pas de beauté, pas de joie. Qu'on le nomme Eros ou Jehovah, il est le dieu auquel je crois et qui n'a besoin ni de prêtres ni d'Eglise. On le célèbre en regardant se lever le soleil ou par un beau clair de lune, en guettant les étoiles filantes, en cherchant dans le ciel la Voie Lactée ou la Grande Ourse; en attendant l'éclosion d'une rose; en racontant l'histoire qui fait sourire un enfant; en respirant l'odeur du foin coupé, en voyant le chat s'étirer et le jeune chien qui joue avec n'importe quoi, en trouvant un ami qu'on n'attendait pas... on peut le célébrer à chaque minute de la vie.
Nombre de papes, hideux ou pas, ont frotté leurs soutanes au dalles du Vatican ou d'Avignon, ont fait scandale ou inventé le calendrier; ils sont passés, ils étaient mortels. Eros-Dieu est toujours là.
P.)

samedi 27 mars 2010

Le Monde de Claude



Ci-dessous l'éditorial qui parait en première page du Monde daté du 26 mars.

Comme vous le constaterez, cet éditorial est très dur pour le Chef de l'Etat.

Cela fait, eh oui, plus de 50 ans que je lis ce journal, mais je n'ai pas le souvenir d'un édito aussi critique pour n'importe lequel de tous les Chefs d'État qui se sont succédés.
Et, pourtant, nous avons été secoué pendant toutes ces années par des évènements nationaux ou internationaux autrement plus graves.

Et pourtant Le Monde est devenu un journal beaucoup plus "conformiste" de part sa rédaction et de part son lectorat.

Et pourtant la corde casse  . . . .

Posez-vous la question du pourquoi ? Pour moi la réponse est élémentaire

Cet édito va faire couler beaucoup d'encre et jaillir beaucoup de commentaires, mais il restera un moment fort de ce journal.
 

 daté du 26 mars 2010
  EDITORIAL

    Blocage

Où est la ligne ? Où est le cap ? L'intervention télévisée du chef de l'Etat mercredi en fin de matinée - un horaire improbable où les Français sont censés être au travail - n'a pu qu'ajouter au trouble d'un pays qui ne sait plus vraiment quelle inspiration le mène.

Au président volontaire s'est substitué un succédané velléitaire et bien peu présidentiel dans sa manière convenue de vouloir reprendre la main sur les sujets supposés rassurer son électorat infidèle.

Aux convictions ont succédé les incantations. Le verbe tourne à vide.

Il est facile de flatter le monde paysan, hier tant méprisé par M. Sarkozy qui lui a même servi deux fois un discours identique.
Mais se dire prêt à créer la crise en Europe sur les questions agricoles et affirmer dans le même souffle qu'une taxe carbone ne peut voir le jour faute d'une entente européenne, voilà une contradiction qui en dit long sur le flottement du pouvoir.

Comment s'étonner que la moitié des Français se réfugient dans l'abstention devant une parole aussi peu crédible, tellement inefficace ?
Le recul sur la fiscalité verte révèle un grave malaise. Il est des renoncements de sagesse. Celui-ci trahit une faiblesse.

Sacrifier l'avenir silencieux au présent qui gronde (Medef et grandes industries en tête de meute), voilà une décision qui pèsera lourd au moment d'évaluer les " ruptures " voulues par un chef d'Etat dont l'ambition première était de réformer la France, de l'ériger en phare exemplaire.

Le Grenelle de l'environnement témoignait d'un certain courage politique fait d'audace et d'esprit visionnaire. Il transcendait le champ partisan pour rechercher l'intérêt commun d'une humanité soucieuse de son devenir, de son mode et de ses modèles de développement.

La taxe carbone, jurait le chef de l'Etat, serait son abolition de la peine de mort. Pas moins. Renoncement ou reniement ?

Reste le sentiment d'avoir été abusé par un illusionniste qui a cru pouvoir payer les Français avec des mots.

L'an passé, tirant la leçon du scrutin européen qui consacrait l'écologie politique, M. Sarkozy s'y était converti en hâte. La parenthèse est refermée. Le masque tombe. L'acteur, visiblement, ne croyait pas à son texte. Comme il l'a confié il y a peu aux agriculteurs, " ces questions d'environnement, ça commence à bien faire ". Et voilà comment un président, en quelques mots, peut mal faire le bien ou bien faire le mal.

Le sarkozysme apparaît sous son plus mauvais jour : un précipité d'opportunisme et de court-termisme, là où l'action politique se mesure dans la durée, la capacité à écouter les aspirations profondes de la société.

 L'écologie, comme versant d'une nouvelle économie, est un de ces espoirs encore ravivés par le dernier scrutin régional. Le président l'a fauché sans sourciller au nom d'une logique électorale à la petite semaine.

On dira que les jours passent vite sous un quinquennat. Mais, aux Etats-Unis, Barack Obama a su prendre le temps et faire preuve de détermination autant que de calme pour remporter la réforme du système américain de santé.

Ici, l'addition est lourde, ou plutôt la soustraction. Ce qui avait été promis n'a pas été tenu. Pas d'augmentation du pouvoir d'achat - mais aggravation du chômage. Pas de perspectives nouvelles pour les jeunes. Pas de vision, surtout, d'un monde meilleur à construire ensemble.

Et la liste des priorités égrenée hier par le chef de l'Etat - qui dessinait en creux ses échecs - n'était pas seulement un retour à droite, entre la protection de nos campagnes, le couplet sécuritaire sur la violence et le lourd dossier des retraites.

Ce discours à la fois fébrile et atone témoignait d'une vive impuissance doublée d'un certain désarroi perceptible dans la manière heurtée dont le président s'exprimait.

Et tout à coup la méthode Sarkozy, cette agitation permanente, crée un blocage aussi fort que l'immobilisme reproché par lui, et avec quelle dureté parfois, à son prédécesseur.


Eric Fottotino
                                                     

SAINT MATHIEU 02

Se faire débaptiser???

C'est sur un blog ami qu'est mentionnée cette question. Si je savais faire les liens, je vous y enverrais; comme je sais qu'il me lit, qu'il fasse ce lien s'il en a envie.
Je suis baptisée, ni contre mon gré, ni sans. Je n'avais alors pas l'âge d'exprimer mon opinion. Cependant la chronique familiale mentionne que je savais déjà parler et que le curé, confronté à mes commentaires a sobrement reproché à mes parents:
"C'est bien tard pour faire baptiser un enfant!"
Donc c'est fait et, si j'ai bien lu, les démarches à entreprendre pour essuyer de mon front l'eau lustrale, sont longues et fastidieuses; je ne les entreprendrai pas.
Si j'estime que la religion du Christ en vaut largement une autre, il y a longtemps que j'ai pris mes distances avec ses rites, institués au fil des siècles, sans toujours un grand respect des paroles de son fondateur.
En ce moment, j'en conviens, les pasteurs qui la conduisent ont tendance à ne pas vraiment distinguer les loups des agneaux (encore que là , je fais injure aux loups qui ... mais ceci est un autre débat). Le Vatican, couvre des prêtres pédophiles... c'est pas bien, c'est même très mal! Mais enfin, n'est -il pas d'usage que des institutions respectables telles que police, armée, justice, enseignement, santé... et autres, couvrent les exactions de leurs membres? Alors pourquoi pas l'Eglise, en notre monde hypocrite?
Qu'on laisse donc les prêtres se marier ou simplement forniquer, s'ils en ont besoin. Ils n'ont après tout fait voeu que de célibat et non de chasteté. Et comme disait l'abbé Pierre consulté sur cette question: qu'ils péchent puisque l'Eglise pardonne!
Comment par ailleurs une religion dont le dogme est amour peut-elle empêcher ses pasteurs d'aimer?
Toutes ces controverses, ce discrédit jeté sur une religion somme toute - si on excepte des crimes dont elle a fait repentance - assez tolérante, ce discrédit fait écran à la montée d'intégrismes autrement redoutables.
Là aussi, vraisemblablement, les paroles fondatrices sont dévoyées,  je pense à l'Islam religion plus jeune et partant plus vigoureuse. Si les femmes sont les premières à redouter ses effets, il n'est pas moins certain que là où les femmes sont opprimées, les hommes ne sont pas forcément plus libres ni plus heureux.
Alors réfléchissons un peu avant de nous indigner à tort et à travers, avant de renverser digues et barricades sans avoir prévu et mis en place les moyens de contenir les vagues.
Je suis baptisée, chrétienne et je le resterai, consciente des faiblesse de la communauté dont je suis membre.
C'est curieux... du temps où j'allais au catéchisme, on me parlait de "profession de foi" et je n'avais pas la moindre idée de ce que cela signifiait. Eh bien, voilà! cette profession de foi formulée à douze ans, mécaniquement, je la fais aujourd'hui en toute conscience.
Comment renier une religion qui a inspiré tant d'oeuvres d'art, tant de musique, tant de beauté!
Qu'elle ne soit pas irréprochable, qu'elle ait des failles aux dimensions d'un précipice me la rend plus proche; elle est comme nous, avec ses tares et ses forces... elle est humaine!

Et sur le sujet qui a motivé ce billet, vous pouvez lire ou relire, de Montherlant: La Ville dont le Prince est un Enfant.

P.