A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

jeudi 8 mars 2012

A mes copines et (ins)

Rien n'aurait émergé ici de cette connerie qu'est la journée de la femme si déjà trois de mes congénères que j'estime n'en avaient écrit... des posts que je n'ai pas lus d'ailleurs.
Il me suffit de voir écrit femme et journée pour que la colère monte à m'étouffer!!!
Je suis une femme 365 jours par an et ceci depuis bientôt 68 ans ; donc on me doit 24820 hommages quotidiens, assortis de bouquets de fleurs. Et si on excepte la petite enfance et non! finalement... parce que des corvées, il y en a plusieurs par jour donc le compte est plus ou moins bon: 24820 corvées quotidiennes obligatoires et non rémunérées... dont je ne suis pas exemptée d'ailleurs en ce jour de "célébration".
Tant que la parité ne sera pas devenue un fait tellement normal qu'on n'a même pas l'idée d'en parler...
je dirai MERDE à la journée de la femme.
Souvenons-nous seulement de la phrase de Françoise Giroud: L'égalité sera obtenue quand on verra une femme incompétente occuper un poste à hautes responsabilités.... quoi que çà.... on y vient...

Claude s'étonne



Bizarre . . . vous avez dit bizarre. . . comme c'est bizarre. . .














mardi 6 mars 2012

La Vache!!!

Un ami dernièrement, m'a vertement tancée pour avoir osé affirmer ici même, préférer la Vache qui Rit à l'Emmenthal...
Certes le petit triangle est loin d'être un produit fermier au lait cru, mais il est assez ancien pour qu'on soit certain qu'il ne nuit gravement à la santé de personne. Notre gentille vache est née pendant la première guerre mondiale , des doigts de Benjamin Rabier alors soldat,qui la dessina sur les camions de ravitaillement de l'armée . Pour tourner en dérision la division allemande Walkyrie, les poilus l'ont baptisée  "Vache qui Rit".
On n'imagine même pas que cet animal débonnaire puisse figurer sur un aliment suspect; un aliment aussi facile à éplucher qu'une banane; qui se laisse tartiner sans opposer la mauvaise volonté que manifeste souvent le beurre trop froid; qui rend onctueuse la plus modeste soupe de légumes; qui enrichit la purée; qui se laisse emporter en pique-nique sans se répandre dans le matériel... bref, on n'en finirait pas d'énumérer le nombreux avantages de ce petit fromage, sans compter celui de ne pas effacer de nos mémoires son aimable créateur, du canard Gédéon et des autres animaux de la ferme. Cette vache hilare et élégante, puisque elle ne se montre jamais sans ses boucles d'oreilles est aussi celle qui la première nous donna, enfants, la notion de l'infini: car sur chaque boucle d'oreille, figure le portrait de la vache qui porte des boucles d'oreilles, sur lesquelles figure le portrait de la vache, qui porte......

lundi 5 mars 2012

Offert par Claude


Dans les permanences d'élus, la détresse sociale des "invisibles"

Depuis quelques années et plus encore ces derniers mois, avec la crise qui redouble, les élus locaux sont sollicités par une population qu'ils n'avaient pas l'habitude de rencontrer dans leurs permanences. De plus en plus de jeunes, de travailleurs pauvres, de femmes seules, mais aussi de cadres, ou bien encore des retraités, viennent demander de l'aide dans les mairies et les conseils généraux.
Certes, la crise n'est pas nouvelle. "Les gens subissent la hausse du chômage depuis plusieurs années", rappelle Pierre Cohen, maire (PS) de Toulouse. Et toutes les catégories sociales ne sont pas touchées. Dans la Ville rose, "les cadres de l'aéronautique sont relativement épargnés", remarque le député de la Haute-Garonne.
Mais ceux qui, jusqu'ici, se sentaient à l'abri redoutent d'être exclus, tandis que les plus démunis ont de moins en moins l'espoir de s'en sortir. Du coup, les élus sont confrontés à la "désespérance" des uns, disent-ils, et au "pessimisme" des autres. Aujourd'hui, "en plus des populations très précaires, ceux qu'on voit dans nos permanences, ce sont les petites classes moyennes, cette France des invisibles, ces modestes "plus"", qui ne venaient guère, jusqu'ici, aux guichets des services sociaux, raconte Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente (PS) du conseil général de la Haute-Vienne.
A force, les élus voient leur rôle évoluer. Ils se définissent eux-mêmes comme des "protecteurs", comme "le dernier bouclier social", mais aussi comme des "intercesseurs", et ils se découvrent un rôle de "soutien moral".
"Quand je reçois les gens, ici, je ne sais jamais dans quel état psychologique je vais en sortir", dit Jérôme Guedj, 40 ans, qui tient pourtant des permanences depuis quatorze ans. "La dureté des situations est de plus en plus grande !" confie ce socialiste, président du conseil général de l'Essonne.
Entre la boucherie et le coiffeur, une affiche de François Hollande signale la permanence de M. Guedj au milieu du centre commercial de Massy. Ce jour-là, il bruine sur les hautes barres d'immeubles alentour. Chantal Duditlieux franchit la porte du local pour la première fois. "On n'a jamais rien demandé, aucune aide à qui que ce soit. Mais on se décourage", explique cette habitante de 63 ans. A côté d'elle, son fils Benjamin, 28 ans, cherche un emploi depuis la fin de ses études de droit. Hébergé par sa mère, il vit avec un revenu de solidarité active (RSA), depuis 2009, de quelque 400 euros mensuels. Ensemble, ils sont venus plaider auprès de M. Guedj une remise gracieuse du conseil général, qui réclame à Benjamin un trop-perçu de RSA.
Avant eux, ce jour-là, est entrée dans la permanence Marie-Hélène Sylla, 61 ans, mère de 9 enfants. "Je n'ai rien, M. Guedj, plus de revenu", a-t-elle glissé avec pudeur. D'une voix douce, cette ancienne secrétaire a raconté qu'elle emprunte à une amie "de quoi payer" son loyer, le temps de toucher sa retraite, qui ne lui est toujours pas versée.
Le logement, singulièrement en Ile-de-France, est devenu l'un des premiers motifs de démarche auprès des élus. "Il y a dix ans, dans mes permanences, sur dix habitants, j'avais huit demandes d'emploi, constate Stéphane Beaudet, maire (UMP) de Courcouronnes, dans le même département. Aujourd'hui, sur dix, huit vont me demander un logement."
"Les gens me demandent essentiellement des logements", confie Didier Paillard, maire (PCF) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "Ils sont dans des situations de plus en plus dramatiques", assure l'édile communiste, encore sous le choc, un samedi, dans sa mairie déserte. Trois jours plus tôt, une mère de 6 enfants s'est immolée dans les murs de l'hôtel de ville. En errance depuis des années, expulsée pour loyers impayés et violences, elle attendait en vain un nouveau toit.
Depuis 2007, la mairie a été le théâtre de deux autres tentatives d'immolation pour des motifs similaires. "Injuste et révoltant !" s'exclame M. Paillard. "Ce drame est injuste d'abord pour la personne. Il est injuste aussi pour Saint-Denis, la ville qui construit le plus grand nombre de logements dans la région", souligne le maire.
Aux dossiers de logement s'ajoute l'inflation des demandes d'emploi. "Il n'est plus rare que des gens, dans la rue, me glissent le CV de leur enfant qui cherche un boulot", raconte Jacqueline Gourault, maire (MoDem) de La Chaussée-Saint-Victor et sénatrice du Loir-et-Cher. "Je n'ai pas la prétention de faire concurrence à Pôle emploi !" plaisante Frédéric Valletoux, maire (UMP) de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Pourtant, dit-il, "il m'arrive de plus en plus souvent d'intervenir pour pousser un CV dans une entreprise".
Face aux institutions de plus en plus méfiantes, "on est là pour mettre de l'huile dans le système", commente M. Valletoux. A la demande de commerçants ou de particuliers qui peinent à obtenir un crédit, le maire de Fontainebleau décroche volontiers son téléphone pour appeler des banques.
"Pour toutes les populations, on est maire à tout faire !" finit par s'agacer M. Beaudet. "Même le petit-bourgeois vient me voir pour que j'intervienne auprès de France Télécom ou de La Poste parce qu'il a un problème !" raconte le maire de Courcouronnes, conseiller régional d'Ile-de-France.
S'ils sont de plus en plus sollicités, les élus savent aussi que certains publics rechignent à toute démarche. Parmi eux, les jeunes des cités, dont une partie s'est résignée à ne plus chercher d'emploi, ou des étrangers sans papiers, qui ont peur, ou encore, tout simplement, des familles qui ont honte de leur situation.
Pour détecter ces "oubliés", les élus vont au-devant d'eux. A Courcouronnes, un bus de la mairie stationne devant les écoles maternelles, et les parents peuvent venir y exposer leurs difficultés. Chaque premier jour du mois, Mme Pérol-Dumont tient sa permanence au marché de Bellac. "Des femmes seules sans ressources viennent me voir, raconte la présidente du conseil général de la Haute-Vienne. Des retraités me confient qu'ils n'ont plus les moyens de payer la maison de repos de leurs parents."
Autre lieu d'observation pour les élus, Les Restos du coeur. "C'est dans ce genre d'endroit qu'on voit que la société laisse de plus en plus de monde au bord de la route", observe Adeline Hazan, maire (PS) de Reims. A Noël, "j'ai même rencontré un ancien agent de la mairie, retraité, et sa femme venir chercher un colis pour offrir un dîner de réveillon à leurs enfants", se souvient-elle, émue.
A force de voir les "plus démunis s'enfoncer" et les "plus modestes décrocher", les élus ne cachent plus, parfois, leur sentiment d'impuissance. "Ça fait dix ans qu'on bosse comme des cinglés, qu'on essaye d'aider les familles avec les moyens microscopiques qui sont les nôtres. Malgré nos efforts, je regarde la population s'appauvrir", se désespère le maire de Courcouronnes. "Nous n'avons, nous, les élus, d'autre pouvoir que de mettre des serpillières sur des incendies", se désole Mme Pérol-Dumont. "On a parfois l'impression d'être devant un puits sans fond", avoue le maire de Toulouse.
Ce n'est pas faute de chercher de nouveaux filets de protection. Face à la hausse du coût du logement, la ville de Reims a modifié le mode de calcul de ses aides financières. Le montant des versements est fonction du poids des charges de logement et de chauffage dans les dépenses des habitants, et non plus seulement de leurs déclarations de revenus. Le département de la Haute-Vienne a créé un fonds pour combler les impayés de cantines. En Essonne, le conseil général finance des maisons de retraite.
Mais c'est aussi, paradoxalement, auprès de la population que les élus trouvent l'antidote à leur découragement. "Sans doute parce qu'ils se sentent eux-mêmes fragilisés, les gens stigmatisent moins les SDF", constate M. Cohen. "On observe des élans de solidarité envers les plus pauvres qu'on ne voyait pas avant", assure le maire de Toulouse. A Saint-Denis, M. Paillard voit "le retour d'un besoin de collectif, d'une envie de construire ensemble". Dans certains quartiers, raconte-t-il, les habitants se sont spontanément regroupés pour organiser la garde des enfants des parents qui partent faire des ménages à Roissy très tôt le matin. "Les gens ont la volonté de s'en sortir ! Ils ont la niaque ! C'est ce qui nous sauve un peu !" sourit soudain le maire de Saint-Denis, dans son bureau à l'ombre de la basilique.
Béatrice Jérôme




dimanche 4 mars 2012

Hallal??? Hi!!!!

Hallal, pas hallal,,, quelque part , je m'en fous; déjà, je ne mange presque pas viande. Il est certain qu'un étiquetage ne serait pas superflu, le consommateur a le droit de savoir ce qui'il achète. Bien que se préoccuper des conditions d'abattage me semblerait plus opportun.
Quant aux cantines scolaires... certes la laïcité doit être la règle, mais je me demandais ce matin si un enfant qui est né et a grandi dans l'idée que le porc, c'est caca et que la viande non hallal c'est dégueu, ne serait pas tout simplement écoeuré,  en dehors de toute considération religieuse; un peu comme si nous devions, nous manger du chien. J'ai de la famille en Finlande et quand j'ai reçu ma toute neuve cousine avec un civet de lapin, je lui ai causé une peine profonde: le lapin là-haut est un animal familier.
Je suis résolument contre tous les intégrismes; je suis persuadée que l'assimilation des cultures est indispensable, mais tout de même on peut respecter l'attachement légitime à ses origines. Non, à la burkah qui fait des femmes des Belphégors ambulants et qui de plus peut dissimuler n'importe qui, mais pourquoi pas le foulard qui est souvent fort gracieux. Et nous-même, souvenons-nous, dans les années 50, ces foulards noués sous le menton??? Ce n'est pas si vieux!
Et je reviens aux cantines scolaires; il ne serait vraiment pas compliqué d'offrir des pâtes ou du riz ou du poisson à l'enfant qui refuse la tranche de jambon. Ce ne serait ni se soumettre à un dictât religieux ni céder à un caprice, mais le respect d'une personnalité formée par une culture.  J'ai pour ma part, encore aujourd'hui, quelques réticences alimentaires, parce qu'on m'a obligée et assez rudement à manger par exemple, du gruyère... 
La Vache qui Rit, oui! L'Emmenthal, non!

mercredi 29 février 2012

jeudi 23 février 2012

dimanche 19 février 2012

Tout le monde tag...



Ca circule , ca circule, alors je ne sais plus qui taguer qui ne serait pas déjà dans la ronde... alors je modifie un peu la règle, si vous voulez bien.
1/ Je réponds encore à un questionnaire,
2/ je pose 11 questions
3/ Vous qui venez lire ici et qui avez envie de répondre, considérez vous comme tagués... Et c'est mon dernier mot les potes!!
La ville où je suis bien: Celle où il y a des bistrots avec terrasses pour voir passer du monde au soleil.
Un paysage inoubliable: J'ai oublié...
Un évènement marquant: remplir d'encre mon stylo, remettre une chaîne de vélo ou éplucher des betteraves; croyez-moi, ça marque!
Une cicatrice: à la cheville droite, à la clavicule, sur la tempe gauche et à la main gauche aussi... des gadins!
Pourquoi on pourrait tuer??? Sans le faire exprès , parce que sans ça....
Le fait qui a décidé de ma vie?Selon ma mère, c'était en gare de Belfort parce que mon père l'avait emmenée en voyage de noces à l'enterrement de son cousin...
Aimeriez vous être un homme? Seulement les jours de neige
Pourquoi? pour faire pipi debout en écrivant mes initiales.
La parole qui fait chavirer? Tout le monde à babord!
Un prof qui donne confiance en soi? C'était pas un prof, c'était y'a pas longtemps et pis maintenant on est fâchés...
Ce tag m'a-t-il ennuyée??? Meuuh NOOON!!!

Maintenant, mes questions...


1/ Comment ou pourquoi avoir ouvert un blog?
2/ Estimez-vous perdu ou utile le temps que vous y passez?
3/ Ce blog, que vous a-t-il apporté?
4/ Quel livre indispensable sur une île déserte?
5/ La plus belle chanson du monde?
6/ Le Plus beau tableau du monde?
7/ La plus belle musique du monde?
8/On vous offre une place pour l'opéra de votre choix; lequel?
9/ Comme dans "Farenheit" vous devez être un "homme-livre" ; lequel allez-vous apprendre par coeur?
10/ Vous rencontrez une fée ou Jupiter en vadrouille déguisé en mendiant; ils vous accordent trois voeux... lesquels?
11/ Votre maxime??


Kiss, kiss à tous...

Guten Tag!!! seconde liste


Un souvenir heureux: Un mois d'août à Paris, qui ressemblait à la chanson d'Aznavour.
LE héros de la littérature: Ouroz, le "cavalier" de Kessel.
Le passe-temps favori: Le temps n'a nul besoin qu'on l'aide à passer; il se débrouille très bien tout seul!
La gourmandise préférée: S'il n'y en avait qu'une!
Un personne qui inspire: Jacqueline de Romilly.
Un cadeau à offrir: La paix du coeur.
L'animal préféré: Pour l'instant elles sont trois.
Un chanteur du moment: Alagna, peut-être...
Un pays à visiter: La Grèce et un endroit des USA dénommé Four Corners
Un film: La Belle et le Clochard
L'objet fétiche: Mon stylo Mont-Blanc...

samedi 18 février 2012

Guten Tag!!!

Ca y est!  Solveig m'a taguée et je vais vous taguer aussi... faites gaffe!!!
Mais comme toujours dans ce cas, on va y aller par étapes...
Pour commencer, il faut vous révéler 11 trucs perso et pour ceux et celles qui lisent ce blog, ça va pas être un scoop.
1/ Comme Solveig, je suis née en Lorraine
2/Auto-Portrait

 Je suis futile
C’est très utile ;
Ca met d’l’animation
Dans la conversation.
Ah, quelle ambiance,
Quand on y pense !
L’esprit agile
Des gens futiles
Aime la dérision,
Discute avec passion
Et sans modération
Des nouvelles modes
Qu’on accommode….
3/Maintenant, vous aurez compris qu'il m'arrive de commettre le genre de trucs ci-dessus
4/La chatte piétine l'ordinateur et j'ai pas le courage de la virer...
5/ Je suis un monstre puisque je répond à un tag, au lieu de "jouer à la plume" (de hibou, qui est dans le pot à crayons , et qui amuse la chatte...
6/On en est à la moitié... je vis en rase campagne et je soupire après Paris...
7/ Mais quand un pote annonce qu'il sera à Paris en mars, je soupire parce qu'il faudra y aller...
8/J'ai 12 ans d'âge mental... et un pas mal plus sur mes papiers.
9/ J'ai déjà perdu au moins 500 kilos et personne n'a rien vu...
10/ Je ne sais pas choisir entre diététique et gourmandise... et non! ce n'est pas compatible puisque aucun régime ne recommande le lard et la saucisse!
11/ C'est la dernière... il ne faut pas dire n'importe quoi...... Ah!!! oui!!! je suis une collectionneuse... de quoi? de collections...
La suite demain

vendredi 17 février 2012

Ordre alphabétique





Fin de rangement-(d'une bibliothèque)

Gougaud n’est plus séparé de Giono que par quelques G disparates ; ils pourront sans peine se communiquer leurs impressions.
Dumas qui trop souvent à son goût doit voisiner avec Duras, est allé cette fois se ranger dans la pièce voisine aux côtés de Théophile Gautier ; ces deux vont bien s’entendre il me semble. (Parce que dans cette bibliothèque, j'avais classé les auteurs non seulement par ordre alphabétique , mais aussi par siècle; raison pour laquelle Alexandre père a du quitter Marguerite.)
Et Duras, du coup se retrouve à côté de Druon. Si je ne doute pas qu’elle prenne du plaisir à lire ou relire les Rois Maudits, j’imagine mal ce que leur auteur pense des œuvres de sa nouvelle voisine
Colette est restée près de son ami Cocteau. Quand à Hugo, surdimensionné, il est seul avec lui-même, occupant deux étagères....

PP

mercredi 15 février 2012

Manuel de savoir vivre avec une (et même deux)border collie


Voici deux ans, il est arrivé ceci : 


Voilà ce que ça donne aujourd’hui :








En premier lieu, chacun sait que le Border est le plus intelligent des chiens, aussi n’oubliez jamais qu’en cas de mésentente ou d’incompréhension, ils ne viennent pas de la chienne mais de vous-même qui ne savez pas vous expliquer.
Le Border possède  des qualités innombrables sur lesquelles il n’est pas utile de revenir tant sont légions ses admirateurs.
Reste à passer sur quelques défauts minimes dont on a vite raison avec un peu de sens des négociations. La coercition est contre-productive et sérieusement déconseillée ; en effet, en cas d’engueulade, le Border s’affole, prend un air de chien maltraité propre à culpabiliser le redresseur de torts pour la journée entière et même au-delà ; le malheureux animal se réfugie alors sous un meuble et son désespoir peut le pousser à en ronger frénétiquement les pieds.
Voici démasqué un des défauts : ronger, dévorer. Bounty ne s’y est pas livrée, mais en revanche Félicie, pourtant convenablement nourrie et jamais punie en raison de maladies infantiles lui accordant toutes indulgences, Félicie à la forte dentition, s’y est livrée avec ardeur. Un nombre important de godasses y ont laissé la vie ; des pieds de chaises sont désormais customisés avec assez d’originalité ; des oreillers ont paru être passés dans les griffes de Jack l’Eventreur et un édredon y a laissé toutes ses plumes ; il m’a manqué ce jour-là un tonneau de goudron pour rendre justice à la façon du juge Lynch.
Puis le temps a passé et au moyen de quelques nonosses de substitution, la manie a disparu comme elle était venue. Le nonosse, il le faut costaud, sous peine de devoir être remplacé toutes les dix minutes. Le plus simple est de cuisiner régulièrement un pot-au-feu, l’os à moëlle étant celui qui s’avère le plus résistant.
Passons maintenant au péché de jeunesse par excellence, le pissou ; ici, dans la cuisine. Explication du spécialiste : si elle fait là et pas ailleurs, c’est qu’elle est propre et d’ailleurs, le border est un chien d’extérieur, pourquoi dort-il dans la maison ? Oui, pourquoi ??? L’idée étant quand même de ne pas manier le torchon avant le p’tit déj’, il a fallu agir.
Résolution du problème : blâme sévère et privation de gâteries matinales.  On désigne le méfait d’un doigt vengeur et l’on éructe : « Cochon ! Qu’estafé là ??? Va te cacher !!! ». On a fini par en venir à bout et il faut voir Bounty (c’était elle) courir le matin toute frétillante dans la cuisine pour me montrer que tout va bien et qu’elle mérite une récompense.
Tirer comme un bœuf sur la laisse ? Normal ! Le Border n’a nul besoin d’une laisse qui entraverait son action au cas où vous seriez en danger. Sa mission est de vous garder et de vous protéger ; ne gênez pas ses mouvements… enfin !!!  tout de même !!!
C’est d’ailleurs pour cette même raison qu’il poursuit avec ardeur tout véhicule proche ou lointain (et quand le véhicule a des phares allumés… ouch !!). Mais c’est également la raison pour laquelle vous le tenez en laisse puisque vous aussi, à tort ou a raison pensez que vous devez protéger votre chien. Il faut donc un peu de temps (et de patience) pour décoder la situation.
Premièrement, expliquer que les véhicules à roues, avec ou sans moteur, ne sont pas des prédateurs naturels de l’homme qui lui a été confié ; qu’au surplus, l’homme n’est pas un mouton ou quelque autre cheptel.
Dans un deuxième temps, lui confier autre chose à garder, du genre baballe ou petit bâton ; après un temps d’incertitude, confronté au dilemme chasser la voiture ou garder le bâton, le border se souviendra qu’il est avant tout un gardien et renoncera à la chasse.
Alors vous en viendrez enfin au problème de tirer sur la laisse, épisode qu’enseignent tous les manuels d’éducation canine.  Je pense qu’il serait judicieux de le faire lire aux chiennes également.
Reste les objets variés rapportés et déposés un peu partout. Le Border ne tente pas d’améliorer votre la décoration de votre intérieur, pas du tout ! Il vous offre des cadeaux, des jouets, il aime jouer et il vous aime ; il veut vous faire partager ses joies. Il vous rapporte des petits bâtons, des lapins ou des oiseaux morts pour que vous vous amusiez à les lancer au loin sans vous inquiéter ; il ne se lassera jamais de vous les rapporter. Si vous trouvez ces jouets un peu salissants, dites-lui que vous préférez les ballons par exemple, il ne se vexera pas… il aime tant à vous faire plaisir !
Mais on ne peut pas jouer toute la journée, le border le comprend parfaitement et n’hésitera pas à vous seconder dans vos tâches ; aussi n’hésitez pas à lui confier vos outils ! A ce stade, il est admis de tricher un peu : vous utilisez un stylo, confiez-lui un os en caoutchouc ; il s’endormira le nez dessus tandis que vous écrirez et sa conscience sera tranquille.
Ce chien si attentif a aussi besoin de détente : offrez-lui un frisbee, il fera des cabrioles étonnantes. Apprenez-lui quelques tours simples : faire le beau, saluer, donner la patte (Bonjour madame, chez nous), rouler, faire des huit entre les jambes, marcher en slalom et en mesure et plus si affinités…
Et n’oubliez pas les longues marches en forêt, où il tentera bien de rassembler quelques biches ou chevreuils pour vous les offrir ; rassurez dans ce cas le garde-chasse : le border rassemble mais ne dévore pas (les chaises, oui ! les biches non !). D’ailleur c’est un chien mieux toléré par les gardes forestiers que l’épagneul ou le labrador…
Comment en finir avec cet hymne à la gloire du Border ?... de manière abrupte puisque voici Bounty (c’est la noire) qui arrive frétillante et armée d’un morceau de bois… assez écrit pour aujourd’hui, il est temps de m’occuper d’elles…

mardi 14 février 2012

Le Taj-Mahal... une histoire d'amou


-LE TAJ-MAHAL-

C’est un palais de marbre blanc. Si léger qu’il semble flotter au-dessus du sol, comme aspiré dans le bleu du ciel. Un palais que nul roncier ne protège, où repose une princesse endormie à jamais. Le prince ne viendra pas la réveiller d’un baiser ; le prince, son amour repose à ses côtés.
Ce palais de rêve, cette demeure de conte de fées est un tombeau. Celui que Shah Jahan fit élever à la mémoire de son épouse tant aimée, Arjumand, Mumtaz-I-Mahal, « L’Elue du Harem ».
Il était à Agra une coutume : chaque année, lors du « Royal Meena Bazaar », les dames du Zenana avaient le droit, exceptionnellement dévoilées, de vendre leurs bijoux et bibelots précieux aux hommes de la cour du Grand Moghol. Là naissaient bien souvent des romances, là se décidaient des unions. Une année, Jahangir étant empereur, la jeune Arjumand à peine âgée de quatorze ans, avait été autorisée à paraître au Royal Bazaar pour y proposer ses menus trésors de jeune fille ; des parures d’argent bien modestes comparées aux trésors d’orfèvrerie, de joaillerie, d’or, de perles et de pierres précieuses que montraient les autres dames. Discrètement installée près de sa tante, sous un frangipanier, Arjumand regardait s’avancer dans les allées bordées de roses et de jasmins, le Padishah et sa suite. Dans ses pas, l’œil plus brillant que les diamants qui retenaient l’aigrette de son turban, s’avançait d’un pas nonchalant Shah Jahan, son fils ainé ; il admirait les éventaires et plus encore les marchandes d’un jour dont pour la plupart, il voyait pour la première fois le visage.
Arjumand éblouie, ne pouvait détourner les yeux de ce prince issu d’un conte ; et lui, croisant le regard de cette jeune beauté, oubliant le cortège, s’avança vers elle. C’était lui, c’était elle ! Il avait suffi d’un instant pour que naisse un amour éternel. Sans songer même à marchander comme le voulait l’usage, il acheta toute la bimbeloterie pour la somme astronomique de cent mille roupies. Somme dont la jeune fille avait besoin pour nourrir des miséreux. Ni l’un ni l’autre ne savaient que des années allaient s’écouler avant leur prochaine rencontre.
Shah Jahan, le soir même annonça à son père son intention d’épouser Aramnjud. Mais il était l’héritier d’un empire et son destin n’était pas de se marier à la fille d’un ministre, si influent et dévoué fût-il. La vie du prince héritier d’un empire est dévolue à ses états et son rôle est de former des alliances utiles. La nièce de l’empereur de Perse lui était promise ; rompre cet engagement aurait compromis la paix entre les deux peuples. Jahangir décida : qu’il épouse la princesse et plus tard il ferait d’Armanjud sa concubine. Indigné, Shah Jahan refusa : la place de son aimée était la première dans son cœur comme à la cour. Hélas, il dut céder et la mort dans l’âme épouser la Persane.
Armanjud, fidèle, pendant trois années refusa les meilleurs partis, au grand désespoir de sa mère qui la voyait vieillir sans époux. Pensez ! seize ans ! qui voudrait d’elle désormais ?
Pendant ces trois années, les amoureux ne se rencontrèrent qu’une seule fois et de nuit, dans les jardins du palais impérial. Ils se jurèrent à nouveau un amour éternel.
 L’empereur Jahangir pour sa part, attendait  le premier enfant mâle qui tardait à se montrer. L’épouse persane de Shah Jahan en dépit de ses prières demeurait stérile… et pour cause : Shah Jahan ne l’avait jamais touchée !
Quoi qu’il en soit, une épouse qui ne donne pas d’enfant ne peut être gardée ; en dépit de ses protestations, la nièce du Shah de Perse fut renvoyée à son oncle, assortie d’un somptueux dédommagement en argent, bijoux, chevaux et éléphants.
Alors les noces d’Armandjud et de Shah Jahan purent enfin être célébrées et la nouvelle épousée prit le nom de Mumtaz-i-Mahal. Le mariage n’altéra en rien leur amour. Un amour si fort que jamais Shah Jahan, à la réprobation générale, n’envisagea de prendre d’autres épouses, ni même d’avoir des concubines… ne serait-ce que pour épargner à sa bien-aimée de perpétuelles  grossesses. Entre naissances d’enfants vivants ou morts et  fausses couches à répétitions, Arjumand quatorze fois fut enceinte. Les époux ayant juré de ne jamais se séparer, elle le suivait partout, tant  au hasard des combats qu’il menait pour son père, que plus tard dans la fuite et l’exil qui précédèrent son accession au trône.
Ces périples, dans des carrioles pourtant confortables mais soumises aux cahots de routes mal aplanies, ruinèrent peu à peu la santé de l’impératrice. La quatorzième grossesse lui fut fatale.
Désespéré, Shah Jahan  lui offrit ce rêve de marbre blanc au sein duquel ils reposent, unis pour l’éternité.

lundi 13 février 2012

Une ponctuation d'actualité...

C'est Raymond Queneau qui l'a inventé:
Le Point d'Indignation, soit un double point d'exclamation renversé...
Savait-il à quel point on allait en avoir besoin????