A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mercredi 4 juillet 2012

Un voyageur X posé sur 2021



Ma mère avait alors une vingtaine d’années; tant par ambition que pour fuir l’ambiance délétère d’une ville de province au sortir de l’occupation, elle était « montée » à Paris pour exercer son métier : modiste.
Très vite, elle a trouvé le local idéal , au premier étage sur cour d’un immeuble hausmanien, d’une rue paisible du 9° arrondissement, juste à la lisière du 8°. Un emplacement parfait à mi-chemin de ses fournisseurs tous groupés non loin de l’Opéra, et du quartier de la Haute-Couture, (Montaigne , Champs-Elysées) où s’habillait la clientèle espérée, qu’elle a d’ailleurs obtenue.
Mais dans sa grande innocence, elle n’avait pas compris pourquoi tant de facilité. Cette rue si paisible, était,  est toujours bien connue pour des raisons qui n’ont rien avoir avec le commerce de luxe… enfin si…. Mais un autre genre de commerce.  Le bas de la rue Godot de Mauroy était une rue parisienne ordinaire, avec sa charcutière, sa droguiste, son bougnat, son cordonnier , etc…
En revanche, le haut de la rue ne s’animait qu’à la tombée du jour ;il est vrai que dans l’après-midi un autre commerce se remarquait moins. C’est ainsi que vers ma dixième année, je circulais accompagnée de mon petit frère,  entre l’école, le square et la promenade du chien sous l’œil attendri autant que vigilant de ces dames et de leurs julots. Rien, vraiment rien de fâcheux n’aurait pu nous arriver….mais il faut en venir au voyageur.
Dans la moitié convenable de la rue, il y avait une librairie. Une librairie d’art à la façade ornée de boiseries  sculptées très « Modern Style ».
Tous les commerçants de la rue déjeunaient, dînaient, chez Mr Marius le bougnat. C’était une sorte de famille et des liens solides se nouaient ; ainsi entre ma mère et madame C... la libraire.
Cette dame, amoureuse de littérature et de belle édition avait racheté un fond de commerce  précédemment consacré à un tout autre genre de lectures. Il lui en était resté quelques caisses de livres laissées par les anciens propriétaires qu’elle avait enfouies dans la cave dans l’idée de les y oublier si personne ne les réclamait.
Or, l’ancienne librairie avant une clientèle que Madame C... décourageait, mais un jour un client insista plus que les autres et pour s’en débarrasser, la libraire descendit à la cave. C’était avait dit le monsieur, genre notable de province, « un livre, vous savez, pour lire dans le train, pour le soir, à l’hôtel… ».
Madame C..., sans trop regarder, mit la main dans une caisse, en sortit un livre qu’elle couvrit soigneusement d’une couverture décente fournie par un grand éditeur, elle emballa le tout dans un papier anonyme, ficela soigneusement et le tendit au monsieur en lui recommandant de ne pas lui faire de publicité et de ne revenir que pour des livres d’art…
Le soir, chez Marius, elle raconta l’aventure à ma mère qui, curieuse, lui demanda ce qu’elle avait vendu.. « Oh ! je n’ai même pas regardé, dit vertueusement la libraire »
Et puis , et puis, la curiosité n’est-ce pas… toujours est-il que les deux dames honnêtes redescendirent à la cave pour savoir ce que le monsieur pouvait bien lire dans la train.
Dans la caisse, il n’y avait qu’un seul titre : « A Cheval ma Mie »…  et voilà les deux complices de pouffer en imaginant le voyageur congestionné à la lecture d’exploits équestres  d’un genre particulier.
Et de feuilleter l’ouvrage, pour découvrir….  un très sérieux manuel d’équitation !

jeudi 14 juin 2012

Le saviez-vous?


La poubelle doit son nom à Eugène-René Poubelle (1831-1907), préfet de la Seine, qui conquit cet honneur à la suite d'une terrible partie de bras-de-fer où il battit à plate couture son rival direct, Félix-Archimède de Bois-Tahordure, ce dernier étant plus saoul que lui. D'autres objets familiers immortalisent les noms d'éminents bienfaiteurs de l'humanité. Par exemple, la tinette ainsi nommée d'après Alexandre-Bayard Tinette (1852-1927), président du conseil, qui consacra de la sorte sa victoire sur Jules-Jules Podechambre, président sortant.
CAVANNA

mardi 12 juin 2012

Sagesse




"Si vous n'avez pas confiance en vous, songez à cet admirable potentiel d'être humain qui est en vous et qui ne demande qu'à croître."
DALAÏ LAMA

lundi 11 juin 2012

Souvenir de voyage



Jeudi 10 mai 2007
Brouillard ce matin sur East River.
Hier, nous avons déjeuné aux « Friars », un club très privé réservé aux gens du spactacle, principalement aux tycoons ; ils étaient là, avec leurs implants dentaires et chevelus , blanchis et brushés.
Notre table était la seule entièrement féminine, desservie par un maître d’hôtel sosie d’Anthony Quinn. G..., l’amie de J... qui était notre hôtesse, nous a ensuite fait visiter son quartier : Upper East Side, toujours le long d’East River, mais au-dessus de la 83° : J... habite sur la 33°.
Dans un park, on trouve Grave Mansion la résidence dévolue au maire. L’actuel se trouve trop riche pour l’occuper ; l’exemple viendrait-il de chez nous ? C’est aussi dans ce parc qu’on peut faire courir les chiens. G... possède un caniche noir, moyen modèle. Il y a un ring réservé aux petits chiens et un autre aux gros et si les deux sont interdits aux enfants, ce qui n’est pas plus mal, en revanche, si Bounty voyait la surface attribuée à ses congénères, elle ferait une grosse déprime.
J’ai acquis toute la considération de G... en raison de ma courageuse attitude dans l’affaire du chien tombé dans une canalisation (je l’ai suivie dans le trou au lieu de l’abandonner pour aller chercher de l’aide.)
Voilà tout pour hier.
Pendant ce temps , à la maison, Le Cap'tain ne reçoit ni visites ni téléphone ; il faudrait peut-être qu’il aille au devant de ses contemporains, mais ceci est une idée personnelle, bien entendu.
PP

dimanche 10 juin 2012

dimanche 3 juin 2012

Souvenir de voyage




17 04 O8
Que dire de Malte ?
Assez comparable au Mont Saint Michel : merveille architecturale, tellement envahie de touristes que l’effet en est gâché. Si on vient hors saison, il fait froid, de ce froid implacable des pays de soleil où l’on ne sait pas chauffer les maisons.
Tout autour de la merveille, une mer de tous les bleus possibles lèche timidement les pierres blondes des remparts.
Les Maltais ? Ils ont toujours été colonisés ; par les Phéniciens, les Romains, l’Europe entière sous l’espèce des Chevaliers, par les Anglais et désormais par les touristes.
Trop longtemps sous influence étrangère, ils ont acquis leur liberté, mais comme les prisonniers libérés, cette autonomie nouvelle les désoriente un peu. Ils sont européens et se veulent tant modernes qu’ils ont peu l’idée de chercher leurs racines.
L’Eglise catholique, omniprésente est leur principale mythologie.
A Rabat, ville ancienne qui jouxte Mdina qui fut capitale avant la construction de La Vallette, J’ai assisté à la fête de Saint Joseph : les rues sont parées d’oriflammes, de luminaires, de reposoirs ; partout des étals de bois décoré proposent des nougats, croquantes, beignets et pastizzis de toutes sortes. Il faut mentionner une variété de pastizzi étonnante : une pâte feuilletée fourrée de purée de pois chiches. Malte est venteuse, il faut pouvoir résister aux bourrasques.
Quand approche l’heure à laquelle on sort le saint de l’église pour la procession, les rues commencent à fourmiller de familles sur leur 31 (jean proscrit) ; parents, enfants et grands parents se pressent au portail de l’église ou vers les reposoirs où stationnera la procession. L’intérieur de l’église est entièrement tapissé de draperies rouge et or. Tous les autels sont fleuris, les cierges, les candélabres sont allumés. Devant l’autel, l’évêque et tout le clergé siègent, revêtus de capes de brocart jaune d’or et blanc. Derrière l’autel, un chœur d’hommes entonne des hymnes religieux.
Au-dehors la rue s’agite ; une fanfare la remonte tandis que l’autre la descend ; les gens suivent en cadence. Les musiciens se postent de part et d’autre du portail ; la musique cesse, la foule frémit. Des enfants de chœur, des notables, des ecclésiastiques apparaissent sur le parvis ; la foule applaudit, chante en frappant dans les mains ; la procession s’amorce.
Une nouvelle vague d’acclamations et d’applaudissements : des franciscains, sandales et robes de bure, s’avancent et vont prendre place. Encore des ecclésiastiques, encore des acclamations, cette fois d’une ferveur redoublée : l’évêque et le clergé en capes de brocart s’avancent et bénissent la foule ; on chante, on crie, on hisse à bout de bras des petits enfants…..

samedi 2 juin 2012

Souvenir de voyage




16 04-O8
Un lot de Français dans le bus, ce matin.
Depuis qu’on ne fête plus Carnaval, le tourisme reste la seule occasion pour certains de s’habiller comme des guignols.
Les jeunes Maltaises en revanche, sont fort soucieuses d’élégance et très influencées par les revues de mode, moyennant quoi, leurs tenues sont peu éloignées de l’uniforme.

La traversée des rues est dangereuse en ville. Les Maltais roulent à une allure diabolique, en faisant le plus de bruit et en émettant le plus de gaz carbonique possible ; ni à droite, ni vraiment à gauche, mais plutôt à l’ombre et en contournant les nids de poule.
En fait, quand ils ne foncent pas comme des brutes, il leur arrive de s’arrêter fort aimablement pour laisser traverser le piéton. L’essentiel est de percevoir leur intention du moment.

vendredi 1 juin 2012

Juin



Juin est traditionnellement dédié à Junon l'irascible épouse de Jupiter; elle avait , il est vrai de nombreuses raisons de s'irriter contre son volage époux. Raison peut-être aussi de froncer le sourcil quand un des fondateurs de Rome , Junius Brutus, prétendit lui ravir le parrainage.
Juin est surtout le mois des roses et des longs jours, le mois des fenaisons odorantes, le mois des cerises, des groseilles et des framboises. La nature est généreuse, et nous offre ses fleurs sauvages, à rendre jaloux nos jardins qui n'ont de cesse de nous offrir pivoines, iris, pavots, tels qu'aucun peintre de génie ne pourra nous les montrer.

jeudi 31 mai 2012



Quand l’homme eut inventé la selle, il s’aperçut que le plus dur restait à faire : attraper le cheval.
François CAVANNA

mercredi 23 mai 2012

Le Petit Ver d'Arc et Senans-


 
Il faut savoir présenter des excuses même quand on ne comprend pas de quoi on s'est rendue coupable, car  au fond, ce n'est qu'une question de point de vue et surtout d'amour-propre et comme dit une BD - Martin Veyron, je crois,- "L'amour propre ne le reste jamais bien longtemps".
 On peut faire du mal sans en avoir conscience et il ne faut pas hésiter à demander pardon à la fourmi sur laquelle on marche sans l'avoir vue, à l'insecte qu'on noie par mégarde en nettoyant la salade et comme j'ai demandé pardon au Petit Ver d'Arc et Senans.
Je suis passée par là en allant de Belfort en Ardèche et plutôt que vous raconter et décrire par le menu la merveille architecturale puisqu'en allant sur le Web vous y trouverez plus et mieux que je ne saurais dire, je préfère vous parler de ce petit ver qui vivait dans un pomme.
J'aime les pommes et aussi marauder; en quittant les Salines pour reprendre ma voiture, j'avise un pommier d'une espèce inconnue (de moi); de jolies pommes vertes, pas encore à maturité, mais cependant tentantes. Certaines étaient tombées et pour y goûter, j'en ramasse une dans laquelle je croque hardiment. Elle était encore acide mais pleine de promesse et j'allais y croquer à nouveau quand sous mon oeil gourmand, sort d'un trou proche de la trace de mes dents, une minuscule bestiole effarée, un petit ver translucide qui dressait et tournait en tous sens une tête étonnée, alarmée... qui m'a fait soudain prendre conscience de la violence de mon intrusion dans sa calme vie de petit ver de pomme.
Je lui ai présenté mes excuses, j'ai reposé la pomme sur l'herbe et j'ai repris ma route....

mardi 22 mai 2012

dimanche 20 mai 2012

Le "canard"

Il suffisait de l'enchaîner pour lui rendre toute sa valeur, à notre bon vieux Canard!
Hé oui, pourquoi dit-on d'un périodique qu'il est un "canard?
C'est que jusqu'aux environs du XII° siècle, canard ne désignait pas celui que se dandine dans les basse-cours, mais un incorrigible bavard, celui qui colportait les nouvelles vraies ou fausses. 
En 1631, Théophraste Renaudot, publiait sa "Gazette", créant ainsi la presse et c'est près d'un siècle plus tard, qu'on prit l'habitude d'appeler "canard", une fausse information. 
Un siècle encore s'écoula et c'est la magazines peu fiables qui prirent le nom du volatile.
Défaut qu'on ne peut attribuer au "Canard" qui chaque mercredi en secouant ses chaînes contribue à faire tomber les nôtres...
La Chroniqueuse

jeudi 17 mai 2012

Une ferme fortifiée


A 30 km environ au nord de Chartres, on rencontre le Thimerais. Ce qui ne laisse pas de surprendre puisqu’on ignore généralement l’existence de ce bailliage établi par Henri IV en 1589 et dont le siège se trouve à Châteauneuf .
Le Thimerais n’est plus l’Ile de France et pas encore la Normandie ; il est moins plat que la Beauce et pas tout à fait aussi vallonné que le Perche.
Il comprend, outre Châteauneuf et Thimert, Maillebois, Brezolles, Senonches, Belhomert, la Loupe, La Ferté-Vidame et entre Senonches et Maillebois , Louvilliers les Perche
Sa limite avec le Perche se situe à la lisière sud des bois de la Ferté et de Senonches.
Le Thimerais comme le Perche relevait de l’intendance d’Alençon.
On rencontre dans cette région un grand nombre de fermes fortifiées telles le Plessis à Pontgouin la Grand’Maison au Favril ou le Romphay à Digny pour n’en citer que quelques une. Cette architecture particulière s’est développée au cours de la guerre de cent ans, les bâtiments ayant une vocation défensive, protectrice et nourricière des populations.
Schéma rapide : les Anglais tenaient Verneuil et la Normandie ; le roi de France , Charles VII était réfugié à Chinon ; la Beauce, sans obstacle naturel fleuve ou montagne était donc un couloir aisé pour amener les Anglais de Normandie jusqu’aux bords de Loire, d’où l’utilité de ces forteresses du Thimerais. Et parmi elles, le Rouvray.
Situé au bord de la route de Verneuil, sur le Plateau, la ferme du Rouvray réunit autour d'une vaste cour, un ensemble de bâtiments de diverses époques, isolés par de larges douves, maintenues en eau par l’inclination naturelle du terrain qui permet aux eaux de pluie de ruisseler dans le bon sens.
Le nom de Rouvray, vient du chêne rouvre, commun au temps des Gaulois, devenu très rare et qui portait le gui sacré des druides. Ce gui n’a rien à voir avec celui qui parasite nos pommiers et auquel on ne peut guère trouver d’autre utilité que celle du bouquet de fin d’année sous lequel embrasser nos amoureux.
Le Rouvray, habité depuis fort longtemps, de par son nom revendique une origine celtique et probablement fut un lieu sacré. Les traces de cette civilisation sont nombreuses dans le périmètre : Mainterne, village voisin dont le nom a pour origine maën-tal (extrémité de la roche) et la ferme proche de la Lucazière , lieu vraisemblablement dédié au culte de Lug , dieu de la lumière.
On peut supposer qu’au temps des Gaulois une forteresse était établie sur l’emplacement du Rouvray.. Mais des constructions en bois des Gaulois, il ne reste plus rien, sauf le nom d’un hameau voisin : La Plesse. Une Plesse était une fortification avancée, défendue par un maillage de branches, de ronces et d’aubépine. Le mot de plesse désigne toujours dans le Perche une clôture végétale de préférence épineuse. Il en est resté le plessis qui désigne la défense avancée d’une forteresse.
En suivant l’ordre logique des choses, le Rouvray, situé à deux kilomètres de la voie romaine qui passe à Blévy, fut probablement une villa Gallo-Romaine.
Vers 960, le Rouvray est une véritable forteresse enceinte de murailles en silex renforcés de puissants contreforts et entourée de fossés alimentés par les eaux de pluie et maintenus en eau par la pente naturelle du sol. Ces douves sont toujours en état. En été , en période de sécheresse, on peut en se promenant le long des douves, voir des traces de ces constructions, en particulier sur la face nord.
Une seule tour subsiste -peut-être du XII° -et on distingue encore les fondements des autres.
Place forte pendant la guerre de cent ans, les bâtiments actuels supportés par une charpente du XVI°, datent dans leur ensemble du XVII° siècle, sauf bien entendu, les bergeries dont on peut situer la construction vers le début du XIX°.
Toujours est-il que de ce passé, nous n’avons aucune preuve formelle.
En 1460, un an avant la mort de Charles VII, le Rouvray dont la suzeraineté dépassait largement les limites de Maillebois, devint un simple manoir. François de Courseulles bailli et capitaine de Dreux, épouse Jacqueline Le Barrier, fille d’un écuyer, seigneur du Rouvray qui lui apporte en dot, outre d’autres seigneuries : le Rouvray.
Les terres, alors d’une étendue considérable, jouissaient de droits seigneuriaux dont Maillebois dépendait. Plus tard, vers la fin du règne de Louis XV, les seigneurs du Rouvray en difficulté, furent expropriés et les seigneurs de Maillebois réunirent les terres à leur domaine ce qui leur donna les droits de haute, moyenne et basse justice.
En 1552, Pierre de Courseulles achète le domaine de Dampierre.
En 1587, Jean de Courseulles est valet de chambre ordinaire du roi Henri III et possède un important patrimoine.
Son fils François devient conseiller du roi Louis XIII, achète les domaines de Fortisle et de Tréon. Il meurt en 1649( la Fronde). Il est inhumé à Dampierre qui est resté le lieu de sépulture de la famille de Courseulles.
Sous le règne de Louis XIV, commence une période de difficultés. Les forges de Dampierre sont vendues au duc d’Enghien.
Son acquisition par le marquis de Maillebois , vers 1740.
S’ensuit une longue période de fermage jusqu’au rachat en 1860 par Mr Paris maire de Saint-Maixme.
Le destin du Rouvray fut dernièrement  lié à celui du domaine voisin de Maillebois. C’est à cette époque qu’ eut lieu le tournage en 1966 tant à Maillebois qu’au Rouvray, des « Illusions perdues » d’après Balzac ; téléfilm en quatre épisodes , réalisé par Maurice Cazeneuve, avec Anne Vernon, la duchesse de Langeais ; Bernard Noël, Vidocq ; Elisabeth Wiener, Coralie ; Yves Rénier, Lucien de Rubempré ; François Chaumette, Mr du Châtelet.
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