A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

samedi 20 octobre 2012

Samuel Ramey - Les contes d'Hoffmann - Scintille, diamant

Spécialiste


 Un homme va chez son médecin : son testicule gauche est enflammé. Le toubib l'examine et lui dit doucement :- "C'est une inflammation du testicule gauche. Ce n'est pas grave, je vous donne le téléphone d'un ami urologue..." Mais le doc se trompe et lui donne le numéro de son avocat. Le bonhomme prend un rendez vous et part voir le soi-disant spécialiste.L’avocat lui demande :- "En quoi puis-je vous servir, Monsieur ?” Illico le malade baisse son pantalon et lui montre son testicule.“Comme vous voyez docteur j’ai le testicule gauche enflammé.”L’avocat le regarde hébété. Après un silence il lui dit :- “Cher ami, excusez-moi mais ma spécialité, c’est le droit ! Alors le malade s’énerve :- “Putain, c'est vraiment la merde ce pays : maintenant il y a un spécialiste pour chaque couille !”

vendredi 19 octobre 2012

Ballade De Johnny Jane

La pipelette...




Une espèce en voie de disparition : la concierge. La pipelette ainsi nommée non en raison de son intérêt pour les célébrités qui logent dans les étages qu’elle gouverne, mais parce qu’Eugène Sue, dans les « Mystères de Paris », que je ne saurais trop vous conseiller de relire, inventa les époux Pipelet, gardiens de l’immeuble, où vivait, entre autres personnages, la charmante Rigolette.
Muriel Barbery s’en souvenait-elle en écrivant « L Elégance du Hérisson » ?
Voilà un bouquin qui a fait un succès énorme ces derniers temps et je me demande bien pourquoi. Il est pas mal, d'accord et c'est vrai qu'il est bien écrit, mais enfin.... ce n'est pas « Les Mystères de Paris ».
Donc, l'histoire du "hérisson": dans un immeuble d'un quartier chic de Paris, la concierge est très laide et très intellectuelle. Sa laideur, elle ne peut la cacher, son intelligence, si; car elle s'imagine que la copropriété pourrait prendre ombrage de son aspiration au savoir.
C'est une gamine surdouée, la fille mal comprise d'une famille de bobos gauche caviar, qui va la première s'apercevoir de la réalité de la gardienne avec qui elle va sympathiser.
Un nouveau locataire emménage. C'est un japonais richissime et amateur d'art. Il va s'éprendre de la gardienne, qui, comme dans un conte de fées,sera transformée par l'amour.
Et puis je ne vous en dis pas plus; il vous faut encore des choses à découvrir le jour où vousaurez le livre entre les mains.
La différence première entre Eugène Sue et Muriel Barbery ? les époux Pipelets ont acquis l’immortalité et … impossible de me souvenir du nom de cette concierge.
En prime, le début des Mystères :
Le Tapis-franc
Le 13 décembre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d’une taille athlétique, vêtu d’une mauvaise blouse, traversa le Pont au Change et s’enfonça dans la Cité, dédale de rues obscures, étroites, tortueuses, qui s’étend depuis le Palais-de-Justice jusqu’à Notre-Dame.
Le quartier du Palais-de-Justice, très-circonscrit, très-surveillé, sert pourtant d’asile ou de rendez-vous aux malfaiteurs de Paris. N’est-il pas étrange, ou plutôt fatal, qu’une irrésistible attraction fasse toujours graviter ces criminels autour du formidable tribunal qui les condamne à la prison, au bagne, à l’échafaud !
Cette nuit-là, donc, le vent s’engouffrait violemment dans les espèces de ruelles de ce lugubre quartier ; la lueur blafarde, vacillante, des réverbères agités par la bise, se reflétait dans le ruisseau d’eau noirâtre qui coulait au milieu des pavés fangeux.
Les maisons, couleur de boue, étaient percées de quelques rares fenêtres aux châssis vermoulus et presque sans carreaux. De noirs, d’infectes allées conduisaient à des escaliers plus noirs, plus infects encore, et si perpendiculaires, que l’on pouvait à peine les gravir à l’aide d’une corde à puits fixée aux murailles humides par des crampons de fer.
Le rez-de-chaussée de quelques-unes de ces maisons était occupé par des étalages de charbonniers, de tripiers, ou de revendeurs de mauvaises viandes.
Malgré le peu de valeur de ces denrées, la devanture de toutes ces misérables boutiques était grillagée de fer, tant les marchands redoutaient les audacieux voleurs de ce quartier.
L’homme dont nous parlons, en entrant dans la rue aux Fèves, située au centre de la Cité, ralentit beaucoup sa marche ; il se sentait sur son terrain.
Il vous reste à suivre Rodolphe dans l’île de la Cité …. Elle a bien changé !





jeudi 18 octobre 2012

Joshua Bell - Faure - Apres un reve (After a dream)

DUONG THU HUONG - Terre des Oublis .


C'est un roman d'amour et de guerre!
C'est "Autant en emporte le vent"?
Non!
C'est l'histoire d'une femme et de deux hommes, dans un pays qui se reconstruit!
Alors, c'est "Autant en emporte le vent"!
Non! La guerre, c'est celle du Vietnam; on devrait dire les guerres: celle qui libéra le pays des colons français, suivie de celle contre l'envahisseur américain.
Elles n'apparaissent qu'en filigrane dans ce roman; juste pour montrer ses répercussions sur le destin de Miên, jeune veuve de guerre heureusement remariée à Hoan.
Hoan fait fortune dans les plantations de poivriers et caféiers, puis dans le commerce. Ils sont heureux, ils ont un petit garçon, quand reparaît Bôn le premier mari officiellement mort à la guerre.
Trois destins bouleversés , une peinture du Vietnam actuel, avec ses paysages, la vie des gens simples dans un hameau de montagne.
Un beau roman, une belle histoire et tout au long des pages, la saveur et les parfums de cette cuisine asiatique qui réconforte et nourrit.

mercredi 17 octobre 2012

Le Père UBU : Dick Annegarn

Solidarité



LA CONSCIENCE :[...] Monsieur, il n'y a pas d'exercice plus salutaire que la gymnastique. Demandez à tous les hygiénistes [...]. (Il reste pendu par les pieds). Oh! au secours, je vais me briser les reins, venez à mon secours, monsieur Ubu.
UBU, assis: Ô non. Nous n'en ferons rien, monsieur. Nous faisons en ce moment notre digestion et la moindre dilatation de notre gidouille nous ferait périr à l'instant. Dans deux ou trois heures au plus notre digestion sera terminée et nous volerons à votre secours. Et d'ailleurs, nous n'avons point l'habitude de décrocher des guenilles.

Alfred JARRY (1873 - 1907) , Ubu cocu

lundi 15 octobre 2012

Pierre Dudan - On prend l' café au lait au lit

P'tit déj...



Un Français prend son petit déjeuner
(café, croissants, pain beurre, confiture),
quand un Américain, ruminant son chewing-gum, vient s'asseoir
près de lui.
Le Français l'ignore, mais l'autre entame la conversation.
L'Américain: " Vous les Français, vous mangez tout le pain ? "
Le Français (de mauvaise humeur) : " Bien sur."
L'Américain : (après avoir fait une grosse bulle)
"Pas nous. Chez nous, on ne mange que l'intérieur.
On récupère les croûtes, on les recycle, on les
transforme en croissants et on les envoie en France."
Et il a un sourire plein de suffisance.
Le Français écoute en silence.
L'Américain insiste : " Vous mangez de la confiture avec le pain ?
Le Français : " Bien sur. "
L'Américain : (claquant sa gomme entre ses dents)
" Pas nous. Nous mangeons des fruits frais,
nous récupérons les épluchures, les pépins,
on les recycle en confitures qu'on envoie en France.
Le Français demande alors :
" Et qu'est-ce que vous faites avec les préservatifs usages ? "
L'Américain : " On les jette, bien sur. "
Le Français (avec un sourire suave) :
" Pas nous. En France, on les met dans un récipient, on les recycle, on les fait fondre,
on en fait du chewing-gum qu'on envoie aux Américains ".
Faut pas emmerder un Français qui prend son p'tit dej..




dimanche 14 octobre 2012

samedi 13 octobre 2012

Serge Gainsbourg la chanson de Prévert

automne

Voici moins de plaisirs, mais voici moins de peines. Le rossignol se tait; se taisent les sirènes.

Agrippa d'Aubigné

vendredi 12 octobre 2012