A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

samedi 23 février 2013

vendredi 22 février 2013

C'est mon frangin qui l'dit...


Nous sommes en pôle-position mondiale pour le nombre d'otages détenus.
Bien entendu le gouvernement minimise leur nombre qu'il fixe à 15, alors que nous sommes près de 68 millions.

Bernard=





t'avumonsite ?


Soignez la pelouse au jardin et ramassez les pommes d'or des contes

Mireille - Papa n'a pas voulu

jeudi 21 février 2013

Mes mains...


-"Passé quarante ans, disait Lulu ma grand-mère au parler rude, on n'a que la gueule qu'on mérite!"
Gonfler les lèvres, tirer les paupières et le menton, teindre les cheveux , blanchir ou remplacer les dents ne trompent personne. Au contraire, ils soulignent l'âge auquel ces rafistolages deviennent envisageables.
Il est deux témoins qu'on ne peut mettre en doute. Le premier, le décolleté... mais là encore, il n'est pas indispensable de l'exhiber; on peut porter un col roulé, nouer un foulard.
Restent les mains; les mains sont cruelles. Crèmes et onguents n'y font rien, à l'horloge du temps, elles marquent l'heure exacte et l'on ne peut vivre avec des gants.
Quand je regarde les miennes, j'en suis parfois effrayée; j'ai du mal à les reconnaître. Elles sont brunies, veinées, tachées, fripées. Le jardin en est en grande partie la cause. Ce sont des mains qui ont plongé dans la terre, qui se sont griffées aux épines, qui ont taillé, gratté, creusé, tiré, poussé. Ces mains ont travaillé; elles sont devenues laides, mais j'en suis fière quand même. Ce ne sont pas des "mains de paresseuse" aurait dit encore la précédente grand-mère.
Elles se sont abîmées pour faire, pour donner; elles ont lavé, épluché, cueilli, se sont brûlées parfois aux fourneaux. Elles ont cousu, tricoté et j'en vois le résultat quand une de mes amies frileuse s'enroule dans un plaid que j'ai crocheté; quand elles posent des tasses sur une nappe que ces mains qui portent encore la trace des aiguilles, ont quilté, puis offerte. 
Ces mains ont trié, porté, circulé des livres; leurs ongles s'y sont cassés. Et ma foi, si ces mains devenues laides me ressemblent, il n'y a pas lieu d'en avoir honte.
P.

Soignez le balisier au Jardin et allez voir Morgane dans les contes

Gilbert BECAUD : Mes mains (« Champs-Elysées » 1988)

mercredi 20 février 2013

Guilly le Terrible I

J'en connais qui vont rigoler parce que ce premier chapitre est déjà passé et pas qu'une fois, mais ce coup-ci, je vais le terminer... cochon qui s'en dédit! ...je sais , çà aussi , je l'ai déjà dit....qui vivra verra...


Chapitre premier – Dans lequel on verra notre héros rafraîchir ses braies incandescentes au moyen d’un bain prolongé dans l’eau froide.

1080 et quelque…. Dans une région marécageuse et plate, seul émerge des brumes le donjon du manoir du sire de Gramouillay…., dans le village près de la mer, avait grandi le cadet d’une famille de trois enfants.
D’un père mort avant qu’il eut atteint sa cinquième année, il ne gardait que de vagues souvenirs. La légende familiale disait que le pauvre homme avait péri en tentant de porter secours à son aîné que des pirates enlevaient. La région abondait alors en ravageurs et malfaisants de toutes espèces qui semaient la panique jusque dans l’intérieur des terres. Ce sacrifice d’un manant plus brave que sa condition ne l’exigeait fut inutile ; le jeune Clodion fut embarqué. L’expédition et son otage firent voile en direction du septentrion emportant le garçon vers un destin que bien des années plus tard, à la veillée, on évoquait encore avec crainte.
La mère demeura seule pour élever les deux enfants qui lui restaient. L’oncle des deux petits, chapelain du seigneur du lieu, la fit engager comme lingère au manoir de Gramouillay dont dépendait le village. La famille, à l’abri des murs épais de la forteresse, vécut dans une relative sécurité qui permit au chapelain d’apprendre à ses neveux quelques notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul, faisant ainsi des deux enfants des personnes exceptionnellement instruites pour leur époque et leur rang.
Berthe, la fille était pieuse et réservée, mais Guilly mérita bien vite son surnom de « terrible ». Ses espiègleries ne se comptaient pas et son assiduité à l’étude se remarquait moins que son goût prononcé pour les vagabondages en tous genres. Il lui arrivait néanmoins de se tenir tranquille pendant de longs moments. Par quel miracle ? L’amour de la musique !
Qui s’était éveillé à la chapelle et c’était, on peut bien le dire, l’unique raison pour laquelle il assistait régulièrement aux offices.
Un jour qu’il polissonnait sur la grève, assez loin du manoir, là où depuis la fin tragique de son père, il lui était en principe interdit de se rendre, il trouva une sorte de tronc d’arbre creux, fermé à son extrémité et fendu au milieu ; une pièce de bois polie et repolie par le sable et les marées. Guilly rapporta sa trouvaille au château, la nettoya, la cira, puis lui adjoignant quelques crins de cheval judicieusement répartis, en fit un instrument de musique qu’il baptisa « guimolle » et qui devint le plus précieux de ses maigres biens. Pourquoi « guimolle » ? Il aurait fallu le lui demander ! Or, Guilly s’il était passablement dissipé, était en revanche fort peu loquace. Lui posait-on une question, il répondait par oui ou par non, sans autre commentaire, ou bien il marmonnait dans ce qui serait plus tard sa barbe et qui n’était encore qu’un frais menton d’adolescent, quelques sons inintelligibles. Que bien entendu il se refusait énergiquement à répéter à qui n’avait pas compris et c’était évidemment le cas de la plupart de ses interlocuteurs.

(à suivre)

Célébrez les Lupercales dans les contes et semez des fèves au jardin.

Doris Day - Que Sera Sera

lundi 18 février 2013

A L'at...TAG!!!

C'est le printemps, les tags fleurissent!
Hier c'était simple mais aujourd'hui, c'est plus dur... je m'explique...
Solveig m'a taguée: elle nous fait 11 confidences et me pose 11 questions.
Je vais devoir y répondre (ce sera mes 11 confidences) et à mon tour je vais poser 11 questions et taguer 11 copains qui devront en faire autant.
Les questions de Solveig et mes réponses:
1/ Le matin dans la glace, je vois qui? : Une grosse bonne femme de mauvais poil.
2/Le dimanche devrait-il être réservé à ceux qui aiment çà?: C'est quoi, dimanche?
3/As-tu déjà une invitation à un mariage pour tous en vue?: heureusement non! Les mariages c'est bien qu'en été, sinon on se gèle!
4/Devenir végétarienne te tente, parfois? Je le serais déjà si je n'aimais pas tant le saucisson.
5/ Si Christian Jacob n'existait pas, faudrait-il l'inventer? : C'est qui????
6/Mets-tu un chapeau de paille en été? Oui, toujours à portée de la main, jamais sur la tête.
7/La récente pluie de météorites, un avertissement du ciel à ton avis? Non, vraisemblablement les Dieux balayaient leur balcon.
8/Trouves-tu qu'il vaut mieux être vétérinaire que prof en ce moment: Pour ma part j'ai plus souvent besoin d'un véto que d'un prof.
9/ Avec des "si", on pourrait mettre Paris en bouteille; pourquoi ne le fait-on pas? Oui! Pourquoi???
10/My taylor is rich et ce n'est pas grâce à moi; enrichis-tu le tien? Oui, j'ai récemment enrichi le revers de ma veste de tailleur d'une belle tache de sauce.
11/T'avais autre chose  faire qu'à me répondre: avoue!: Meuuuhhh non! Tout le monde sait bien que j'ai rien à foutre dans la vie.

Wouââlahh... Maintenant mes questions pour vos réponses:

1/ Pourquoi dit-on "mille-pattes" alors qu'ils en ont beaucoup moins ? (Comptez, vous verrez!)
2/ Qui a inventé les nouilles? Les Italiens ou les Chinois?
3/ Existe-t-il des moumoutes pour  chauve-souris?
4/ Ma mère m'a dit que celle de Bambi n'était pas morte mais partie faire les courses; Quand est-ce qu'elle rentre?
5/Qui peut citer tous les noms des sept nains?
6/ Où est passée la deuxième chaussette?
7/ Pourquoi la tartine retombe toujours du côté beurre?
8/ Qu'est-ce qu'il y a à la télé ce soir?
9/Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire à bouffer?
10/ Où j'ai mis mes clés?
11/ Où est-ce que je vais chercher des questions aussi connes?

Maintenant les heureux élus sont (s'ils veulent bien...)
Martine, Nina-Lou, Pinky, Françoise, Michel, Agnès, Lulu, Cathy, Laurent, Mireille, François.

Macha galope dans les contes et on élève la sensitive au jardin

Billie Holiday - On the sunny side of the street

dimanche 17 février 2013

Pinky me l'a décerné....


Qu'elle en soit remerciée!
Il me faut maintenant vous faire sept confidences et repasser le flambeau à trois amis....
Ca paraît simple, mais ça ne l'est pas tant et pour deux raisons: la première est que je n'aime pas trop parler de moi et la seconde... eh bien la seconde... ce sera pour après les confidences...

La première... ma foi... qui suis-je?
Je ne sais pas trop... une femme en principe. tout le laisse supposer.
Ensuite et deuxièmement: ce que j'aime.
Les animaux, plutôt ceux qui ont des poils; les fleurs, les arbres, la nature en général; les livres, surtout les vieux.
Troisèmement, un souhait que je partage avec Pinky: tenir un peu moins de place dans mes falzars; mais faudrait que ce soit par miracle parce que je sui trop gourmande pour me priver.
Ensuite, en quatre, un rêve fou: qu'un "Grand Editeur" découvre mes blogs, me publie, et que le Monde Littéraire, s'étonne et se demande comment je fais pour rester aussi simple avec tant de talent.
Cinquièmement ,pouvoir chanter haut et juste et pas comme Florence Foster-Jenkins.
Sixièmement, encore un souhait et là, c'est assez con pour une conteuse qui devrait savoir qu'on n'a droit qu'à trois et qu'il faut premièrement demander la sagesse pour bien formuler les deux autres.; donc la sagesse et au fond, il se peut que j'en aie déjà un petit morceau, puisque je ne vois rien de plus à souhaiter.
Ah, mais si! Septièmement, j'aimerais pouvoir un jour vous réunir tous, mes amis au sourire quotidien. Faire une belle fête pour avoir près de moi "en vrai", ceux que je connais déjà et ceux que je ne connais pas encore. Ca oui, j'aimerais vraiment!
Et maintenant la seconde raison: passer le relais à trois amis, et çà vraiment ce n'est pas simple... comment choisir, pourquoi choisir trois d'entre vous alors que je vous aime tous également?
Alors, vous savez quoi?
J'écris vos noms sur des petits papiers que je plie en quatre; je les mets dans un chapeau et je vais vous tirer au sort, (J'ai oublié de vous dire que je suis plus superstitieuse qu'une veuve Corse)...
Attendez un peu... il n'y a pas ici de main plus innocente que la mienne... le chiennes font semblant de ne pas comprendre pourquoi je leur montre un chapeau et le jeune Merlin prend les papiers pour des jouets!
Ah, mais!... voilà: le premier qu'il attrappe... j'ouvre... C'est Manouche!
Au suivant.... and the winner is: Eric, le papa de Modestine!
Ah... mais voilà qu'il a tout sorti du chapeau... il joue, il joue... ah, il en mord un: c'est Véronica!
Et voilà, les trois heureux gagnants, devront donc raconter sept choses les concernant et passer le relais à trois copains.... et moi, la curieuse.... je guette les confidences.

Bises à tous et merci à Pinky.

Allez rêver dans les contes et ramasser du serpolet au jardin

samedi 16 février 2013

Une île dans les nuages...


Poursuivez le voyage en faisant escale chez AMARTIA

dimanche 10 février 2013

A PROPOS DE LA BÊTE




Charles Perrault a écrit « Le Petit Chaperon Rouge en 1697 ; moins d’un siècle plus tard, La réalité surpasse en horreur la fiction.
La « Bête » qui sévit en Gévaudan ne se contente pas de dévorer une petite fille et sa grand-mère ; les morts se comptent par centaines et ne parlons pas des blessés ! Ses ravages se poursuivront pendant trois ans. Contre le monstre, Le roi Louis XV enverra ses dragons et son Grand Lieutenant des Chasses qui tuera un grand loup ; ce qui n’empêchera pas la bête de continuer à sévir, jusqu’à ce qu’un paysan l’abatte un jour d’une seule balle.

La Bête du Gévaudan était-elle un loup ? Certainement pas !
Aucun des témoignages recueillis sur place ne parle de loup. Les paysans et bergers du Massif Central savaient pour le fréquenter quotidiennement que le loup est craintif et n’attaque pas l’homme. S’il a devant lui un troupeau de moutons, ce n’est pas le berger ou la bergère si tendre fut-elle que le loup choisira. Encore moins une vieille bergère coriace mais pourvue d’yeux qui savent voir et d’une langue qui peut raconter .
Mais alors, qu’était la Bête du Gévaudan ?
Nous ne disposons que d ‘hypothèses ; l’une des plus vraisemblables est celle que propose Michel Louis dans son livre - La Bête du Gévaudan ou l’innocence des loups- : un ou plusieurs grands chiens, des molosses dressés à tuer et protégés d’une cuirasse en peau de sanglier, ce qui explique leur résistance aux balles. Ces chiens ou bâtards de chien et de louve sont menés par le garde-chasse d’un aristocrate dévoyé. Ce garde-chasse étant lui-même fils d’un homme réputé sorcier et meneur de loups. Celui même qui, en 1767, après trois années de traque infructueuse menée par les meilleurs chasseurs du royaume, tua le fauve d’un unique coup de fusil.

Marc-Antoine Charpentier: Magnificat à trois voix H.73

samedi 9 février 2013

Pour AMARTIA


Soleil couchant sur village de plaine

Beaucoup de belles choses à voir ICI

Manuel de Falla - Noches en los Jardines de España (Silvia Navarrete, pi...

vendredi 8 février 2013

Pour ceux qui ne le connaissent pas



Pour les autres pages, colonne de droite: drôles d'images, rubrique "petit ange.

Pablo Casals - Kol nidrei Op 47 - Max Bruch

jeudi 7 février 2013

Poetry




Au bord du fleuve Han en Corée, une vieille dame n'est que poésie... Mais sa vie n'est guère un poème. Elle élève seule son petit fils, désagréable ado vautré devant sa télé; un examen médical de routine lui apprend qu'Alzheimer la guette; puis elle découvre que le gamin a participé à un viol collectif, que la victime s'est suicidée et qu'il faut pour éviter la police donner à la mère une somme qu'elle ne pourra jamais réunir.
Et la vieille dame, tout au long de ce parcours ne cesse jamais de noter des phrases dans un petit carnet, ne cesse jamais de porter de vaporeuses robes fleuries et d'élégantes cloches en dentelle de paille. La vieille dame, au sein de tant de laideur, ne cesse de noter la beauté de la vie et de songer au poème qu'elle rêve d'écrire.
C'est Poetry de Chang-dong Lee