A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

lundi 19 août 2013

Lire et relire: Aldous Huxley- Le Meilleur des Mondes 1932

Cette semaine, c'est Claude qui nous offre la rubrique... et nous fait souvenir qu'il est urgent de relire le "Meilleur des Mondes". Car il est évident que plus çà va, plus la fiction devient réalité. Une prise de conscience est nécessaire et urgente si nous ne voulons pas devenir ces "Veaux" que Charles de Gaulle,, en son temps pensait que nous étions déjà.



« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente, il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau.
Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.
Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels.
On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

dimanche 18 août 2013

samedi 17 août 2013

On est encore samedi...

Bien sur il y avait les ânes.... Mais il y avait aussi ce jeune homme et ses merveilleux chevaux montés et travaillés sans selle, sans rênes, sans filet... Juste à la voix et à la chambrière qui indique le sens du mouvement. Douceur, grâce , confiance...



vendredi 16 août 2013

Avis

Votre chroniqueuse et moi-même ne pouvons promettre pour demain et après-demain le passionnantes rubriques quotidiennes que nous tenons à vous offrir.
Nous nous devons, comme chaque deux années, de nous rendre à Aube dans l'Orne (près de Laigle)
, pour notre Festiv'Âne. Nous aurons l'occasion d'y parler , en son château des Nouettes, de notre grande amie la Comtesse de Ségur, demain à 15 heures et dimanche à 14 heures.
Tous les ânes , la Chroniqueuse et votre serviteur, serons ravis de vous y saluer.

L'Âne Onîme et sa Chroniqueuse.




mardi 13 août 2013

Lire et relire : Bon appétit!

…. Je me souviens qu’à table, je le regardais manger, pour m’assurer que cette belle humeur n’était pas jouée, et je dus constater qu’il jouissait réellement de l’excellente chère que nous avait fait préparer notre hôte, des plats nationaux, mais cuisinés avec un art exquis : de la boutargue, et du caviar, pour commencer, - un coulis de poisson ensuite comme potage, - puis du khébab, - comme rôti, un coq de bruyère venu du golfe d’Arta, - des aubergines frites comme légumes, - et, pour dessert, de cet étrange gâteau, sorte de feuilleté au miel et à l’huile d’olives : le baklava, des figues sèches, garnies de pistaches ; du fromage de chèvre, des mandarines d’un arôme délicieux et des confitures de nèfles, achevaient ce menu, - le tout arrosé d’un château-yquem et d’un margaux dignes de figurer à la table d’un prince.
-« Ce sont des caisses de vin que j’avais dans ma cave depuis trente-cinq ans, «  nous disait modestement notre hôte, « on les y avait oubliées. Par hasard le domestique les a découvertes l’autre jour, derrière les piles de bois, et c’est heureux, car je n’ai de passable ici, comme vin grec, que du Mavro Daphné ; vous le goûterez tout à l’heure… »
Quand arriva cette liqueur de raisin, fièrement surnommée le vin du Laurier Noir, le geste par lequel Malglaive souleva son verre à facettes pour aspirer l’arôme de cette goutte d’ambre chaude et parfumée, me rappela tout à fait l’épicurisme gai qu’il montrait dans nos petites fêtes de jeunes hommes, à dix-huit ans….


Paul Bourget - Nouveaux pastels : Antigone

samedi 10 août 2013

mardi 6 août 2013

A bicyclette



Dans une petite ville de province, deux curés se croisent tous les dimanches, à bicyclette, quand ils vont dire la messe dans leur paroisse respective.

Mais un jour le Père Joseph croise son confrère à pied.
Surpris il lui demande :
Où est votre bicyclette, Père Jean?
- On me l'a volée, répond le curé, juste devant l'église...
- C'est insensé, dit le curé encore cycliste, mais j'ai une idée pour confondre le voleur...
À l'heure du sermon, vous citez les 10 commandements.
Quand vous arrivez au passage de " tu ne voleras point", vous faites une pause
et vous dévisagez les fidèles d'un regard accusateur.
C'est sûr que le coupable va se dénoncer...
Le dimanche suivant, les deux curés se croisent à nouveau tous deux à bicyclette.
Je vois que mon idée a porté ses fruits, dit le Père Joseph.
- Plus ou moins, dit le Père Jean, c'est bien grâce aux dix commandements,
mais c'est quand je suis arrivé à " tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain"
que subitement, je me suis souvenu de l'endroit où j'avais laissé mon vélo...

dimanche 4 août 2013

Lire et relire




Un don de Toni Morrisson 

Un roman lyrique, foisonnant, cahotique, anarchique, comme le pays où il se déroule, dans une période de son histoire assez mal connue : l’Amérique du Nord au XVII° siècle.
Le déversoir de tous ceux que la vieille Europe refuse ; le creuset où tous ces colons, catholiques et protestants se mêlent à ceux que l’Afrique leur vend.
On entr’aperçoit les indigènes que les nouveaux arrivants commencent à spolier. On y croise des esclaves blancs et des noirs libres et on suit le destin sans joies de femmes de toutes couleurs pour qui la liberté est un état qu’elles ne peuvent concevoir.
La langue est vigoureuse et riche ; les images sont fortes et si vous vous perdez dans l’intrigue comme on peut se perdre dans ces territoires aux routes incertaines, n’hésitez pas à revenir sur vos pas… ou mieux : faites confiance à Toni Morrisson qui au fil des pages vous guide où elle désire vous mener.



samedi 3 août 2013

Edith Piaf - Le prisonnier de la tour

La récolte du jour


En offrande à AMARTIA et tous les autres récolteurs d'images


vendredi 2 août 2013

Médecine

Après plusieurs années de recherches, les laboratoires Pfizer annoncent l'arrivée en pharmacie d'un nouveau traitement qui atténue les conflits de couple,
tout en occasionnant très peu d'effets secondaires.
 Il s'agit en fait d'une quadri-thérapie, à prendre tous les jours au moment des repas




samedi 27 juillet 2013

En hommage à Bernadette, de la part de Claude

Bernadette Lafont dans «Jusqu’à plus soif» (1962), de Maurice Labro.  RUE DES ARCHIVES/COLLECTION CSFF


   Deux corps de femme auront incarné l'apparition d'une nouvelle sensualité, d'un scandaleux et incendiaire " sex appeal ", sur les écrans de cinéma français des années 1960. La blonde Brigitte Bardot et la brune Bernadette Lafont. Moins " iconique ", moins idéalisée, moins belle peut-être, mais plus intense, plus spontanée, plus entreprenante, plus facétieuse, plus bizarre, plus inquiétante, la brune s'est éteinte jeudi 25 juillet au matin, à l'âge de 74 ans, au CHU de Nîmes, où elle avait été hospitalisée à la suite d'un malaise.

   Très triste matinée pour le cinéma français. C'est qu'elle était diablement attachante, Bernadette Lafont, qui incarnait une liberté, une insolence, un goût du risque et un mépris de la bienséance dont on sent bien à quel point ils manquent aujourd'hui, dans une époque à la fois vendue et pudibonde.

   Lafont, avec son prénom de sainte, entre par effraction dans un milieu qu'elle électrise d'emblée d'une aura diaboliquement sexuée. Née le 28 octobre 1938 à Nîmes, elle est la fille de pharmaciens bourgeois, protestants et cévenols, et rêve de glamour hollywoodien. Autant dire qu'elle ne ressemble pas à ce qu'elle sera sur l'écran. Magie du cinéma. Car la jeune et sensuelle autodidacte tombe sur une bande de jeunes malotrus qui veulent se faire une place au soleil, et sortir le cinéma français de la naphtaline littéraire en mettant sur l'écran des corps jamais vus, accordés à la pulsation de la vie, dédaigneux des traditions, vibrants de tout l'éclat d'une jeunesse décidée à s'approprier le monde. Elle entre, en un mot, dans le cénacle de la Nouvelle Vague. C'est Gérard Blain, épousé à 18 ans, acteur à fleur de peau, puis remarquable cinéaste, qui l'y introduit. Un an plus tard, elle lui donne déjà la réplique dans Les Mistons (1957), de François Truffaut, court-métrage lyrique et cruel, très renoirien.

   Tourné à Nîmes, le film met en scène un jeune couple amoureux en butte aux tracasseries d'une bande de galopins, fascinés jusqu'à l'obscénité par la beauté inatteignable de " Bernadette ". Qui ne se souvient de l'ouverture de ce film, succession de travellings arrière sur mademoiselle Lafont dans la fleur de sa beauté, pédalant pieds nus sur son vélo, cheveux bruns coupés court, boléro blanc remontant sur son ventre, cuisse nue sous sa jupe flottant au vent ?

   Trois Chabrol enfoncent le clou. Elle est Marie, maîtresse d'un salaud malheureux dans Le Beau Serge (1958), Jane, petite vendeuse cynique et délurée dans Les Bonnes Femmes (1960), Ambroisine, instrument fatal de séduction d'une vengeance virile dans Les Godelureaux (1961). Le succès de la Nouvelle Vague va néanmoins rapidement refluer, et elle suit en quelque sorte le mouvement. Une succession de films de seconde zone ainsi qu'un second mariage, avec le sculpteur hongrois Diourka Medveczky, y suffisent. A 24 ans, voilà Bernadette mère de trois enfants. Parmi eux, Pauline, future actrice, qui mourra tragiquement en 1988 d'un banal accident dans les Cévennes.

   L'actrice revient sur le devant de la scène avec La Fiancée du pirate (1969), de Nelly Kaplan, une farce féministe et surréaliste post-soixante-huitarde où la belle Bernadette, incarnant une pauvre fille qui se venge des humiliations, passe les notables à la moulinette de ses irrésistibles atours. Le film scelle son retour sur une sorte de malentendu, car Bernadette Laffont prend plus essentiellement part à cette époque à des œuvres autrement radicales, signées Philippe Garrel (Le Révélateur, 1968), Marc'O (Les Idoles, 1968) ou Jacques Rivette (Out One, 1971-1972). Le sommet de sa carrière est ainsi atteint avec La Maman et la Putain (1973) de Jean Eustache, chef-d'œuvre en même temps que trou noir du cinéma français, où elle interprète aux côtés de Jean-Pierre Léaud et de Françoise Lebrun un impossible et bouleversant ménage à trois.

   De ce film intime et politique qui sonne le glas des utopies, elle disait dans Le Monde en 1985 : " Ça a été une expérience très douloureuse en même temps qu'un film magnifique. J'ai voulu, à un moment, arrêter le tournage tellement cette histoire était éprouvante. Je jouais quand même le rôle de la copine du moment de Jean, et je sentais qu'il y avait une telle souffrance là-dessous. Mais Jean ne voulait rien entendre, il menaçait d'arrêter le film si je partais. (...) Au bout du compte, La Maman et la Putain a bien été un film mortel, car la petite amie de Jean s'est suicidée après la première projection. Le film illustre comme aucun autre cette période des utopies qui se sont révélées mortelles. J'ai vu beaucoup trop d'amis rester sur le carreau à cette époque. Et, en même temps, comment renier l'histoire qui est celle de ma génération ? "

   Voilà, tout est dit. Sans doute la vie continuera, ainsi qu'une carrière chiffrée à cent vingt films, autant de téléfilms et presque autant de rôles au théâtre. On la verra un peu partout, toujours curieuse, toujours vivante, chez Claude Miller dans L'Effrontée (1985), chez Jean-Pierre Mocky, chez Raoul Ruiz, chez Pascal Bonitzer et jusque dans Paulette (2012), de Jérôme Enrico, comédie à succès où elle interprétait récemment une vieille dealeuse indigne. Mais toujours, partout, l'aura du mythe cinématographique se surimposait : une fille en noir dont la sensualité rayonnante s'enlève sur un éternel fond de mélancolie.

Jacques Mandelbaum pour Le Monde du 27 juillet 2013
  • Parcours
28 octobre 1938 Naissance à Nîmes
1957 Mariage avec Gérard Blain ;
Les Mistons, de François Truffaut
1958 Le Beau Serge, de Claude Chabrol
1960 Les Bonnes Femmes, de Claude Chabrol
1969 La Fiancée du pirate, de Nelly Kaplan
1973 La Maman et la Putain, de Jean Eustache
1985 L'Effrontée, de Claude Miller
25 juillet 2013 Mort à Nîmes

vendredi 26 juillet 2013

Tremblez, terrestres créatures....

 Le Monstre vous a à l'oeil!!!





mardi 23 juillet 2013

Tsunami dans une valise



Ce tube au bouchon entrouvert en un sourire narquois, indique qu'il n'a aucune intention de se laisser reboucher.
La voyageuse l'emmaillote dans un sac en plastique et le fourre dans le "sac à accessoires" en compagnie de ses plus beaux foulards. 
Souvent, parce que c'est commode, la voyageuse porte du noir et pour qu'on ne la prenne ni pour une veuve corse, ni pour une employée des pompes funèbres ou même pour le catafalque, elle a besoin de foulards.
En route depuis deux jours, la voyageuse envisage un shampoing brushing. De coiffeur , pas question; elle n'y va jamais. Pour avoir fait jadis partie de la corporation, elle sait de quoi ils sont capables.
Et c'est en déballant le shampoing qu'elle constate l'étendue de la catastrophe; le sac en plastique était autant percé que le bouchon fermait mal et le contenu s'était répandu dans les foulards qui avaient déteint les uns sur les autres.
Après avoir poussé hurlements et gémissements d'usage, il ne te restait plus, voyageuse, qu'à réparer les dégâts. Le désastre étant récent, tu as pu sauver la plupart des victimes, sauf un qui, en dépit de l'eau écarlate, du vinaigre, de la poudre texienne, de la terre de Sommières, du savon sec, avait gardé des traces: un carré Hermès, offert par une amie chère en des temps où ces morceaux de soie étaient certes coûteux, mais comme les "marques  travaillaient encore pour des gens qui n'étaient pas nés dans les émirats, on pouvait en avoir, si on aimait ça, un par famille. L'amie tenait celui-là de sa belle mère, raison pour laquelle elle le fit adopter par la voyageuse. Voyageuse qui, justement rendait visite à cette amie et voulait pour lui faire plaisir, porter ce foulard.

Bien du tintouin pour pas grand chose, l'amie ne se souvient ni du foulard, ni de le lui avoir offert...
Pour finir, je me souviens voyageuse, que tu as transvasé le coupable dans un flacon de verre qui se brisa dans la douche à l'étape suivante.

Voilà où mène la mauvaise gestion du vanity...
Solution à la prochaine étape....

dimanche 21 juillet 2013

Ah! La Mode de chez nous...

"Toujours trop habillée: jamais assez élégante..."


Gabrielle CHANEL

samedi 20 juillet 2013

La photo du samedi...


C'était dans la nuit brune,
La lune,
Comme un point sur un I

Pour Amartia et les autres chasseurs d'images du samedi...

vendredi 19 juillet 2013

L'horoscope de Claude


Madame Soleil,  astrologue,
Aurait 100 ans.
Georges Pompidou
‘’ a un thème astral très favorable ’’,
avait-elle assuré le 1er avril 1974.*
Il était mort le lendemain.
" La reprise est là ",
dirait-elle aujourd'hui.

*Oui, mais un premier avril, c'était pour faire une farce (ndlr)