A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

dimanche 22 septembre 2013

On ne dira jamais assez


qu'il faut contrôler régulièrement le contenu de son frigo... Il arrive qu'on y trouve de drôles de trucs!!!



samedi 21 septembre 2013

vendredi 20 septembre 2013

Message pour les trois blogs

Mes amis que j'aime, vous m'avez demandé de supprimer le mot clé qui vous indispose. Je l'ai fait... Mais me voici de nouveau accablée de spams de toutes natures.
Alors parce qu'il est moins long de taper un mot clé que de nettoyer la boîte mail trois fois par jour et aussi par principe anti-spam, j'en suis navrée mais le mot clé sera de retour et cette fois définitivement.
Bises à tous
P

jeudi 19 septembre 2013

La dynamique du rêve


Nous avons vu que le rêve est une sorte d’opérateur médian entre différentes instances inconscientes et la conscience. On retrouve cette fonction dans le contenu même du rêve qui met en relation différents acteurs comme sur une scène fantastique. Le mouvement des objets du rêve est important, car c’est ce qui signale quelle dynamique est en cours et quelle transformation s’opère.
C’est pourquoi les rêves sans mouvement, ceux où les acteurs sont immobiles signalent une certaine immobilité de la psyché et il peut s’agir d’une sorte d’alerte.
L’être humain sait retrouver cet aspect étrange et chargé d’inquiétude : dans certains films, l’angoisse est souvent suscitée par un plan de scène où n’existe aucun mouvement. (7)
Par réflexe, nous n’aimons pas les cauchemars ni les rêves violents et cet instinct nous protège probablement d’une dérive vers les abysses de l’inconscient. Cependant il ne faut pas évaluer la violence des rêves à l’aune de notre propre sensibilité. En effet les rêves dans lesquels les acteurs se croisent avec violence, charge d’animaux, lutte entre protagonistes, agression par des tiers, etc. ne font que signaler la charge énergétique/émotionnelle incluse dans un mouvement en cours.
Dans la mesure où le contenu du rêve est soit compensatoire soit complémentaire aux mouvements de la conscience (8) cette violence est destinée à attirer l’attention sur une trop grande différence de potentiel entre la conscience et les autres instances.
*
L’importance du contexte
Nous percevons donc combien le contexte dans lequel émerge un rêve est de toute première importance. Dans la mesure où le rêve personnel puise ses images représentatives dans le quotidien du rêveur et qu’en outre il met l’accent sur des éléments de ce quotidien que la conscience a négligés, l’examen minutieux de toutes le péripéties du quotidien est incontournable. Bien souvent, d’ailleurs, on « tombe » sur un événement totalement anodin qui charrie cependant avec lui une suite de métaphores qui, par association, peuvent conduire le rêveur dans un très long dédale intérieur de sa vie présente ou passée.
En cela le rêve peut être considéré comme maître en soi, du dialogue conscient/inconscient.

7. Ce ne sont pas les seuls éléments semblables au rêve que l’on retrouve dans les rêves. Lire à ce sujet l’excellent travail d’analyse de Catherine Barbé sur Le silence des agneaux in http://www.hommes-et-faits.com/cinema/kb_anio.htm
8.Voir à ce sujet les études de C. G. Jung et de ses continuateurs les plus proches.
Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien
Toulouse, France
.

mardi 17 septembre 2013

Quelle histoire!

Monsieur de Saint Lambert

Du temps que j'étais écolière à Nancy, on remontait du "Point Central" à Laxou par le 3, tramway de son état, qui s'arrêtait à mi-parcours à la station Saint Lambert. Arrêt fixe et non facultatif comme d'autres. Facultatif... mot magique qui longtemps garda pour moi son mystère jusqu'à ce qu'un jour, je finisse par en découvrir le sens. Comme quoi, on peut enrichir son vocabulaire rien qu'en prenant le tramway...
 Le Saint Lambert en question, n'était pas cet évêque de Maestricht, protecteur de la ville de Liège et qui vécut aux environs des années 650 à 705, mais un monsieur de Saint Lambert qui causa un grand chagrin à Voltaire. C'était au temps du bon roi Stanislas.
Jean François de Saint Lambert, poète lorrain né à Nancy, bien que taciturne et un rien misanthrope, était adoré des femmes. Alors qu'il était grand-maître de la garde-robe du roi Stanislas, il fut aimé de la marquise de Boufflers, dont l'avenue si difficile à monter en vélo débouche précisément au carrefour Saint Lambert. La marquise qui était la maîtresse en titre du souverain, était frivole. Alors que le beau Jean-François était à la guerre, elle lui trouva un suppléant.
Afin de lui rendre la monnaie au plus juste, Saint Lambert entreprit avec succès de séduire Emilie du Châtelet qui venait d'arriver à la cour de Lunéville en compagnie de Voltaire dont elle partageait la vie. L'espiègle Madame de Boufflers qui n'aimait rien tant que le bonheur de ses semblables, favorisa ce qui n'était alors qu'une amourette vouée à exciter sa jalousie mais qui avec le temps devint une véritable passion.
Arrivés là, j'espère lecteurs,que vous suivez le fil de ces chassés-croisés qui sont assez embrouillés. Reprenons!
La belle Emilie, excessive autant qu'une adolescente qu'elle n'était plus, se laissait aller à des extravagances telles que glisser des billets doux entre les cordes de la harpe de madame de Boufflers afin que Saint Lambert les y découvrit. Voltaire en vrai philosophe, fermait les yeux sur ces gamineries et ne tenait en rien rigueur à Saint Lambert d'offrir à madamr du Châtelet des distractions qui n'étaient plus guère les siennes. Hélas, ce qui devait arriver ne manqua pas de se produire: Saint Lambert engrossa Emilie. Elle avqait près de quarante ans et rendit l'âme après avoir mis au monde une petite fille qui ne tarda pas à la suivre.
"Eh! qu'aviez-vous besoin, lui reprocha Voltaire au désespoir, qu'aviez-vous besoin de lui faire un enfant?"
Pourtant, il estimait Saint Lambert en tant que poète et sa rancune ne dura pas. Il soutint son rival lorsqu'il se présenta à l'Académie Française.
Après la mort d'Emilie, Saint Lambert s'engagea dans l'armée Française, fit la campagne de Hanovre en 1757 et obtint le grade de colonel. En 1758, handicapé, il se consacra à la poésie, prit le titre de marquis et fréquenta les encyclopédistes. Il eut avec Sophie d'Houdetot, une liaison qui dura près de 50 ans. Pendant la Révolution, il se retira à Eaubonne en sa compagnie. Il mourut là, en 1803, mélancolique, gourmand, un peu gâteux et âgé de 87 ans.

samedi 14 septembre 2013

Un projectile non identifié

On a fini par identifier ce chien volant: c'est elle Bounty, dans ses exercices préférés/



Joaquín Rodrigo - Canario (Andrés Segovia)

lundi 9 septembre 2013

Septembre 1812...



Napoléon franchit le Niémen et entame la campagne de Russie.  Un automne que Sophie Rostopchine, future comtesse de Ségur, n’oubliera jamais.
Cette année-là, son père, Fédor Rostopchine est nommé gouverneur de Moscou ; il y achète le palais de la Loubianka, pour loger sa famille qu’il fait venir de Saint Petersbourg. C’est une vaste demeure que Sophaletta, (c’est ainsi que son père nomme la jeune Sophie), non plus que ses frères et sœurs, n’aime pas : elle est sombre et humide.
L’armée de Napoléon approche ; Smolensk brûle, sacrifiée par ses habitants. Le 30 août, Rostopchine fait placarder dans tout Moscou des affiches exhortant les citoyens à la résistance.
Resister ! Sophie aurait aimé lutter au côté de  son père, mais… elle n’est qu’une fille !
Le 1°  Septembre, Fédor évacue sa femme et ses enfants vers une campagne située à une soixantaine de kilomètres de Moscou. Les adieux sont déchirants, Sophie pleure et se bourre de ses biscuits préférés, des gimblettes qu’elle cache derrière son dos. La bouche et les mains pleines, elle ne peut embrasser son père.

Toutes les femmes sont entassées dans des voitures . Sophie regarde par les vitres de la berline le désordre de l’exode ; elle se sent mal. Elle est en proie à la première de ses nombreuses et violentes migraines. Elle vomit ; elle a mangé trop de gimblettes, sa gourmandise est punie. Sa mère la tance : elle doit se tenir, ne pas s’écouter. Pourtant chaque cahot la porte au bord de l’évanouissement ; le mal voyage du côté droit de son crâne au bas de la nuque où il se loge. Elle claque des dents, la nausée persiste, elle n’a plus rien à vomir.
Le voyage durera 36 heures, 36 heures de souffrances. A l’arrivée, personne ne les attend, rien n’est prêt. Sophie trouve enfin un lit, s’y écroule. Le regard sévère de sa mère  ajoute encore à sa douleur et pour finir, elle voit ses jupons tachés de sang ? Affolée, elle éclate en sanglots, elle va mourir, le ciel la punit de tous ses pêchés et puis elle se souvient de ce que sa sœur Nathalie lui a confié il y a peu…
Elle se sent misérable, sa condition de femme soumise à ces désagréments qui l’écartent des choses passionnantes de la vie la révolte…
Son frère Serge est lui resté à Moscou avec son père.
5 et 7 Septembre : bataille de la Moscova ; 14000 blessés, 60000 cadavres dont 50000 russes.
Le soir même, le gouverneur Rostopchine fait chanter un Te Deum ; le 8 Septembre, il ordonne de placarder dans toute la ville cette proclamation :
« Au nom de la Sainte Vierge, je vous convie à la défense des temples du Seigneur, de Moscou, de la Russie… Gloire dans le ciel à ceux qui iront… Paix éternelle à ceux qui mourront ; punition au jugement éternel à ceux qui reculeront… Prenez du pain seulement pour trois jours ; allez avec la croix, précédés par les bannières que vous prendrez dans les églises… »
Puis il fait enlever toutes les pompes à incendie de la ville avant d’y laisser mettre le feu, le 14 Septembre. A son grand désespoir, l’incendie épargne la Loubianka Sur 9000 maisons moscovites, 700 resteront intactes, dont par un malencontreux miracle les deux demeures des Rostopchine : Sokolniki et la Loubianka. Fédor en est au désespoir
Afin de n’être pas épargné par l’holocauste dont il était l’auteur et qu’il reniera plus tard, Il apprend, le 2 Octobre, que l’armée se dirige vers Voronovo, l’immense propriété où Sophie à a passé son enfance et qui deviendra sous sa plume le Gromiline de Général Dourakine.  C’est un domaine immense, (20000ha de bois, 10000 de terres, 20000 de prairies), peuplé de milliers de moujiks qui saluent leur maître en lui baisant les mains.  Rostopchine dans un grand élan de solidarité envers ses compatriotes qui ne lui en sauront aucun gré, se précipite à Voronovo qu’il va sacrifier. Il ouvre les écuries, lâche les centaines de chevaux de son haras, ouvre les volières où vivaient les perroquets et les oiseaux rares de son épouse Catherine, libère les serfs qui hésitent à s’éloigner et met le feu partout.
Le 23 Octobre, en représailles, Napoléon ordonnera de faire sauter le Kremlin et la maison de Rostopchine ; les deux bâtiments résisteront.
Sophaletta depuis son refuge a vu le ciel embrasé comme par une aurore boréale. Mais ce qui va surtout la frapper, c’est sur le chemin du retour, les cadavres, les décombres, les animaux perdus, les blessés et l’abominable odeur de suie et de charogne qui empeste l’air. Devenue comtesse de Ségur et écrivain, ses romans ne manqueront pas d’incendies. De plus elle a bien retenu la leçon ; elle se souviendra plus tard et notamment dans « Un Bon Petit Diable » que pour amener l’ennemi à composition, rien ne vaut les allumettes.
Novembre 1812- Sophie rentre dans Moscou saccagée : les rues, encombrées de 12000 cadavres, grouillent de rats et de souris au poil devenu blanc. Elle a, pour sa part, du mal à reconnaître son père dans l’homme hagard et hirsute qui n’a d’yeux que pour son épouse, Catherine.





samedi 7 septembre 2013

La photo du samedi...

Ben voilà... j'ai un poil raté mes photos...


Ceux qui savent, reconnaîtront la Pépinière à Nancy avec son hêtre pleureur et ses héroïques gaulois qui veillent aux frontières et au bout de la route un village du Toulois...
Consolez-vous en allant chez AMARTIA où on trouve de bons et vrais chasseurs d'images..

mardi 3 septembre 2013

Choix Cornélien...

Ce Nancy-ci...


Ou ce Nancy-là?



Aide à la décision:


A...hic...vendredi ou...hic...samedi....