A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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lundi 12 octobre 2020

Voyage immobile

 

La grande mer 

A rompu mes amarres 

Elle m'emporte 

Comme la semence dans la grande rivière 

La terre et les tempêtes 

Me transportent 

M'ont entraînée au loin 

M'animant d'une joie profonde.

 

 

Uvavnuk -

 

dimanche 9 juillet 2017

Rêve d'avenir...

Nos idées triompheront des vôtres. Nous réduiront en miettes tout le système de ce pays. Que nous ne soyons plus que 500000 Indiens n'a guère d'importance... Ce qui compte, c'est que nous avons une façon de vivre supérieure. Nous, Indiens, possédons une philosophie plus humaine que la vie. Nous, Indiens, montrerons à ce pays comment vivre en êtres humains. Bientôt ce pays repensera sa constitution, ses lois, en termes d'humanité et non plus de propriété. Si le pouvoir rouge reste un pouvoir dans ce pays, c'est parce qu'il est idéologique... Quelles sont les qualités suprêmes de la vie de l'homme? Telle est la question.
Vine Deloria junior, 1971

Sans doute a-t-il raison... un jour viendra... il faudrait qu'il ne tarde plus trop...


mardi 9 juin 2015

Paroles d'Hommes


Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré la faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient en abondance un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, de citrouilles et de courges... Ici était notre village depuis plus de cent ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée du Mississipi sans qu'elle nous fut jamais disputée... Notre village était sain et nulle part, dans le pays, on ne pouvait trouver autant d'avantages ni de chasses meilleures que chez nous. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui devait advenir, et qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru.  



Ma-ka-tai-me-she-kia-kiak
ou Black Hawk,
chef des Sauks et des Foxes.




mercredi 12 juin 2013

La Terre Sacrée


Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature. Il aimait la terre et toutes les choses de la terre, et son attachement grandissait avec l'âge. Les vieillards étaient - littéralement - épris du sol et ne s'asseyaient ni ne se reposaient à même la terre sans le sentiment de s'approcher des forces maternelles. La terre était douce sous la peau et ils aimaient à ôter leurs mocassins et à marcher pieds nus sur la terre sacrée. Leurs tipis s'élevaient sur cette terre dont leurs autels étaient faits. L'oiseau qui volait dans les airs venait s'y reposer et la terre portait, sans défaillance, tout ce qui vivait et poussait. Le sol apaisait, fortifiait, lavait et guérissait. C'est pourquoi les vieux indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement; ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et ils se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient... Ces relations qu'ile entretenaient avec tous les êtres sur la terre, dans le ciel ou au fond des rivières étaient un des traits de leur existence. Ils avaient un sentiment de fraternité envers le monde des oiseaux et des animaux qui leur gardaient leur confiance. La familiarité était si étroite entre certains Lakotas et leurs amis à plumes ou à fourrure, que, tels des frères, ils parlaient le même langage. Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur; il savait que l'oubli du respect dû à ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes gens sous la douce influence de la nature.
Chef Luther Standing Bear