A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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dimanche 18 octobre 2009

LE BILLET D’ALAIN REMOND 1



 

  La confiture au beurre
Chacun a ses rites de petit déjeuner.
En ce qui me concerne, c'est, d'une part, thé noir avec un soupçon de lait et, d'autre part, tartine beurrée avec confiture.
À la framboise, ces jours-ci, la confiture, achetée (et fabriquée) chez Monoprix.
Tiens, au fait, si je lisais de près l'étiquette, pour savoir exactement ce que je suis en train de manger ?
Voici la liste des ingrédients : « Framboises sans pépin 65 g. Sucre de canne 47 g. Gélifiant : pectine. Présence possible de beurre. »
Quoi ? Du beurre dans ma confiture ? Alors que, justement, j'étale ma confiture sur le beurre étalé sur ma tartine !
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? J'aimerais qu'on m'explique comment diable du beurre peut se retrouver dans une confiture de framboises.
Ils cueillent le beurre avec les framboises, chez Monoprix ?
Ils traient les framboises et barattent le lait de framboises ?
Ils font leur confiture dans une laiterie ?
En tout cas, je doute que ce soit par pure philanthropie.
Mettre du beurre dans la confiture, ça ne m'étonnerait pas que ce soit pour mettre du beurre dans leurs épinards...




 




Le sujet qui fâche.

Attention, ce qui suit est un scoop.
Quel est, d'après vous, le sujet qui suscite le plus de réactions des lecteurs ?
Ne cherchez ni du côté de la politique, ni du côté de la religion, ni du côté des mœurs.
Ce sujet, le voici : la confiture.
Pour m'être étonné ici même, voilà peu, de la « présence possible de beurre » dans une confiture de la marque Monoprix, je me suis attiré un déluge de protestations.
En un mot comme en cent : je suis nul en confitures.
Alors que vous, grâce à ce que vous ont appris (c'est vous qui le dites) votre grand-mère, votre mère ou votre belle-mère, vous savez qu'il faut mettre, à la fin du temps de cuisson(1), deux cuillerées de beurre dans le chaudron.
Et pourquoi ?
Pour éviter la mousse, autrement dit l'écume.
Car le beurre précipite l'émulsion en la caramélisant.
Voilà, c'est dit.
Au fait, tant qu'on y est, j'aimerais bien savoir s'il existe une recette pour éviter la mousse, l'écume, le bla-bla-bla superficiel et envahissant, qui pollue si souvent le débat public.
Elles ne vous ont rien dit là-dessus, votre grand-mère, votre mère ou votre belle-mère ?

 (1) Remarque de Claude, Confiturier Émérite :
Non Alain, tu n’y connais vraiment rien en confiture. Ce n’est évidemment pas à la fin du temps de cuisson qu’il faut ajouter une cuillerée de beurre, mais juste au moment du premier frémissement.
Cet ajout permet, en principe, de réduire de beaucoup l’écumage pendant la cuisson. Excuses-moi Alain, mais cela devait être dit.

Cela a donc été dit, le Confiturier  Émérite considère que trouver un truc pour ne pas écumer est un propos de fainéant.
En effet l'écumage retire des résidus que les mordus de confiture claire, limpide et goûteuse jugent indispensable d'écarter.
Et pan sur le bec !



 




Grandeur du journalisme

Dans ses accès de mélancolie, le journaliste se demande parfois à quoi il sert.
Rituellement, sondage après sondage, on lui fait comprendre que personne ne lui fait confiance, qu’il ment, qu’il truque, qu’il est acoquiné avec les politiques, vendu à la publicité.
Alors il se dit: à quoi bon ? Pourquoi continuer ?
Eh bien, en ce qui me concerne, je sais enfin à quoi je sers.
La lettre d’une lectrice (qui habite, ça ne s’invente pas, « impasse du Bureau », à Paris), ensoleille ma journée, donne un sens à ma vie.
Je veux parler d’une question fondamentale, abordée ici même : l’adjonction de beurre dans la confiture pour éviter la mousse.
« Merci pour ce tuyau, m’écrit-elle, enthousiaste. C’est SUPER !!! Je l’ai expérimenté dès la réception du journal, pour faire ma confiture de mirabelles. Quel résultat merveilleux ! C’est parfait, plus aucune mousse. »
Et elle conclut : « Vous voyez que l’on trouve de très bons articles dans La Croix. La preuve en a été faite le jour même. Continuez ! »
Merci à vous, chère lectrice, du fond du cœur.
Je postule immédiatement pour le prix Albert-Londres.