A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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mardi 24 mars 2015

Histoires d'eau...


LE SAVIEZ-VOUS ?

 La prochaine fois que vous vous laverez les mains et que vous trouverez la température de l'eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour les anciens...







Retournons au XV° siècle :



La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu'ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur "raisonnable" en juin.
 Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement et c'est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle en portant un bouquet.
C'est à cette époque qu'est née la coutume du bouquet de la mariée.  Résultat de recherche d'images pour "bouquet de mariée"

 
 Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d'eau très chaude.
 Le Maître de maison jouissait du privilège d'étrenner l'eau propre ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité puis les femmes et enfin les enfants... 
Les bébés fermaient la marche. À ce stade, l'eau était devenue si sale qu'il aurait été aisé d'y perdre quelqu'un... D'où l'expression « Jeter le bébé avec l'eau du bain » !


En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, parfois même la maison n'était qu'un toit.
 C'était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud.
 C'est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit.
Lorsqu'il pleuvait, celui-ci devenait glissant et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit.
 D'où l'expression anglaise " It's raining cats and dogs " ("Il pleut des chats et des chiens").

 Pour la même raison, aucun obstacle n'empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison.
 C'était un vrai problème dans les chambres à coucher où les bestioles et déjections de toute sorte s'entendaient à gâter la literie.
 C'est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection.
Ainsi est né l'usage du ciel de lit ; bien évidemment, les plus pauvres devaient s'en passer...







À cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu.
Chaque jour, on allumait celui-ci, et l'on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron.
 On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande.
 On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron.
 Celui-ci se refroidissait pendant la nuit et le cycle recommençait le lendemain.
 De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron...
Les plus fortunés pouvaient s'offrir des assiettes en étain.
Mais les aliments à haut taux d'acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n'était pas rare qu'on en meure.
 C'était surtout fréquent avec les tomates ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques.
Le pain était divisé selon le statut social.
 Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.







Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb.
Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours !








Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n'était pas rare qu'on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre.
 Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s'assemblait pour boire un coup en attendant que l'olibrius revienne à la conscience : d'où l'habitude de la veillée mortuaire.


La Grande-Bretagne est en fait petite et à cette époque, la population ne trouvait plus de places pour enterrer ses morts ;du coup, on déterra des cercueils et on les vida de leurs ossements qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc afin de pouvoir réutiliser les tombes.

Mais lorsqu'on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s'aperçut que 4 % d'entre eux portaient des traces de griffures dans le fond,ce qui signifiait qu'on avait enterré là quelqu'un de vivant.


 
Dès lors, on prit l'habitude d'enrouler une cordelette au poignet du défunt reliée à une clochette à la surface du cimetière ; et l'on posta quelqu'un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l'oreille et c'est ainsi que naquit là l'expression  « sauvé par la clochette ».


C'est une grenouille en marbre sculptée sur un bénitier à l'entrée de la cathédrale de Narbonne qui est à l'origine de l'expression imagée grenouille de bénitier.


jeudi 29 mai 2014

ça ne s’invente pas !

   
        bravo à la personne qui a retrouvé cette carte postale ancienne !!



Regardez bien la légende en bas de la carte postale,
 çà ne s'invente pas......Authentique!!




A envoyer à tous vos correspondants....

c'est exceptionnel !!!

Et en prime un blog à découvrir:
http://bernard-gensane.over-blog.com









dimanche 30 juin 2013

Le Tour de France

Qui veut bon navet
Le sème en juillet.



 L’Eglise Catholique, qui pour épaissir sa soupe avait besoin de légumes frais, avait prévu peu de fêtes chômées en juillet afin que ses jardiniers gardent la tête à l’ouvrage.
Mais les hommes aiment les fêtes et si le clergé ne leur en offre pas ils savent en créer. Ainsi le Tour de France qui fait sortir de leurs jardins les plus appliqués bineurs de navets. Depuis 1903, le Tour est la grand’messe des deux roues bien gonflées et des mollets lisses et musclés.
Même les moins concernés par le sport cycliste ont en tête des noms mythiques dont on ne connaît pas forcément la signification :  le Galibier, le Tourmalet, le mont Ventoux, le Maillot Jaune, celui à pois du Meilleur Grimpeur, le Contre la Montre, le Peloton, le Sprint Final, et ces classements biscornus qui font que le premier arrivé n’est jamais le gagnant.
Aussi vénéré que celui des dieux de l’Olympe, il y a le Panthéon des Vainqueurs du Tour. Même si ces dernières années on les soupçonne de forcer un peu sur le nectar et l’ambroisie, ils n’en restent pas moins des êtres de légende : LouisonBobet, Jacques Anquetil et Raymond Poulidor les joyeux duettistes, Fausto Coppi et sa Dame Blanche (qui était une femme), Eddy Merxk au nom impossible à orthographier correctement, Bernard Hinault, Lens Armstrong ; tous ont gagné et même plusieurs fois le Tour. Sauf Poulidor, mais lui a gagné le cœur de la France.
Même si on n’y comprend rien, on n’oublie jamais quand une fois on l’a vue passer, la caravane aux allures de kermesse dominée par la crinière rousse et les dents blanches de la minuscule Yvette Horner et de son accordéon, juchés sur une camionnette bariolée d’ annonces publicitaires.
Mais qui se souvient de premier vainqueur du Tour de France ? Il se nommait Maurice Garin.  Le « Petit Ramoneur », surnom que lui avait valu son métier, a bouclé la boucle en 94 heures, 32 minutes et avec 2h. 29mn d’avance sur Pothier, le second. Parti de Villeneuve Saint Georges le 1° juillet 1903 à 15h 16, il a parcouru 2248km., perdu deux kilos et demi, et gagné 6000fr. de l’époque.
Si depuis ce temps, il arrive au Tour de France de déborder quelque peu de nos frontières, il se termine toujours à Paris sur les Champs-Elysées : la plus belle avenue du monde, pour les Dieux du Guidon.



mercredi 17 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3– jour 3- C'EST BON SIGNE

Vigne taillée en février
De raisin remplit le panier


LE POISSON


Le 21 du mois, Ventôse s’engouffre dans Février. Il fait signe aux Poissons de venir le rejoindre : ces deux poissons que Jupiter mit au rang des constellations pour avoir aidé Vénus et Cupidon à échapper au monstrueux Typhon.
Bien des petits poissons nés dans cette période sont devenus grands : citons au hasard Copernic, Chopin, Michel-Ange, Einstein, Victor Hugo et Charles Quint.
Couronné de jaspe, d’aigues-marines et de tourmalines, le poisson aime à régner : sur sa famille, sur ses amis et sur la maison douze du zodiaque où résident les difficultés. Afin de les éviter, le poisson accoutumé à l’eau s’abstiendra d’alcool qui ne lui vaut rien.
Altruiste et généreux, revêtu d’écailles d’or, il n’hésitera pas à répandre ses bienfaits sur le pêcheur musicien.


Illustration offerte par Agnès; qu'elle soit remerciée.
P.