A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

lundi 3 novembre 2014

Je vous salue Mariette...2021

Je vous salue "Mariette"

Les « mariettes », comme les fermes fortifiées, font partie intégrante de l’identité du Thimerais. Pourtant, aucune commune mesure entre la masse imposante de la forteresse qui souvent, possède encore ses douves, ses tourelles , ses contreforts, et la modeste niche posée sur un bloc de pierre ou de maçonnerie de guère plus d’un mètre de haut, surmontée d’un toit à deux pans et qui abrite une statue de la Vierge à laquelle elle est consacrée. De la Vierge la plupart du temps, mais parfois aussi du Christ, de l’Enfant Jésus ou d’un saint au pouvoir protecteur ou guérisseur. Ainsi dans certains de ces oratoires, sont logés Saint Jacques qui fait tomber la fièvre, Saint Pierre qui ouvre la porte du Paradis, Saint Sébastien… ou Sainte Barbe qui protège des incendies. On la découvre le plus souvent à la croisée de chemins ou près d’un point d’eau. Ces oratoires, édifiés sur le domaine public ou dans des propriétés privées faisaient l’objet de pèlerinages  individuels ou collectifs.
Les mariettes qu’on l’on peut voir actuellement n’ont guère plus de deux siècles, mais elles ont remplacé d’autres oratoires souvent beaucoup plus anciens. Le nom de mariette vient-il du culte de la Vierge Marie auquel elles sont vouées ou de leur voisinage des points d’eau ? Le débat reste ouvert. Il est cependant plus que probable que ce culte a remplacé celui d’anciennes divinités que l’Eglise Chrétienne tentait d’éradiquer. Puisqu’elle ne pouvait empêcher ses fidèles d’aller prier des entités « païennes », elle a donné à des Saints les pouvoirs attribués aux nymphes et génies qui hantaient les bois, les forêts et les lieux humides.
Car on ne trouve pas les mariettes uniquement au bord des mares ; certaines sont parfois situées dans des lieux parfaitement secs. Il s’agit bien souvent dans ce cas, d’anciens puits refermés ou de sources taries. Souvent, les mares étaient alimentées par une source. Au siècle dernier, nombre de mares jugées dangereuses ont été comblées  ou la source dévoyée ; la mariette est restée.
FB2020

dimanche 2 novembre 2014

L’indéfrisable- X




Longtemps j’ai été chauve… comme bien des bébés me direz-vous, mais ma mère n’avait pas l’habitude : elle n’en avait jamais fréquenté beaucoup avant ma venue. Quand un premier duvet s’est montré, ne sachant s’il allait devenir poil ou plume, elle se mit en devoir de fortifier cette première pousse.
A l’aide de Pétrol Hahn et de bigoudis , sorte de bretzels en caoutchouc beige et avec beaucoup de persévérence, elle avait obtenu aux environs de ma quatrième année, une chevelure pas très drue mais néanmoins brillante et de belles boucles par temps sec.
Lui vint alors l’envie ou la nécessité de « monter » à Paris. Elle confia le soin de mes boucles blondes et du reste de ma personne à ma grand-mère paternelle. Et là, eût-elle le souci  d’améliorer encore le travail de ma mère ou bien la flemme de poser chaque soir des bigoudis à une gamine récalcitrante?  On ne le saura pas. Toujours est-il que ma grand-mère confia ma chevelure à son coiffeur et l’on me fit une « indéfrisable »…
On disait aussi « permanente » et l’on peine à imaginer aujourd’hui, cet énorme appareil suspendu au plafond du salon de coiffure, d’où pendaient des câbles terminés par de grosses pinces métalliques. Le tout ,fortement chauffé, brûlait et tirait le malheureux crâne sur lequel on les posait. C’était très lourd… j’avais quatre ans et je n’ai rien oublié. Mais on m’avait dit qu’il fallait souffrir pour être belle, alors stoïquement, je souffrais.
Le résultat objectif, je ne m’en souviens plus. Probablement on m’avait dit que j’étais belle et je le croyais… mais ce qui fut inoubliable et qui déclencha  une de ces guérillas familiales que les décennies sont incapables d’apaiser, ce fut la réaction de ma mère venue tout exprès de Paris pour récupérer sa progéniture. Après la consternation provoquée par l’état de ma chevelure, puis un échange verbal musclé, elle me traîna dans la salle de bains et sans considération pour mes pleurs et mes regrets, elle s’arma de ciseaux et répandit sur le carrelage mes « belles » boucles blondes.
J’en suis sortie coiffée «  à la Jeanne d’Arc »… coiffure que je n’ai guère quitté depuis.
FB 2020

samedi 1 novembre 2014

mercredi 29 octobre 2014

N'oublions pas que...



Si la vitamine D fixe le calcium, 
C'est l'élastique qui fixe le caleçon!


dimanche 26 octobre 2014

vendredi 24 octobre 2014


... Le vin, mon cher garçon, et dans le vin,
La vérité....

ALCEE (VII°-VI° av.JC) traduction Marguerite Yourcenar

lundi 20 octobre 2014

Scène de printemps...

 
ARCIMBOLDO -Le Printemps

... Des fleurs s'entrelaçaient tout au long des allées
De chênes rajeunis et tout stridents d'oiseaux;
Nourrices de raisins futurs, les claires eaux
Circulaient, descendant des hauteurs, en coulées
Douces; les longs roseaux reverdissaient; ailées,
Les créatures des rivages et des bois,
Le héron, le coucou à l'insistante voix,
S'installaient; l'hirondelle assise sous la poutre
A ses petits donnait la becquée, ou, pressée
Par leurs aigres clameurs, voletait....

Traduit par Marguerite Yourcenar, voici comment ALCEE, poète grec voyait il y a bien des siècles un printemps semblable a ceux que nous connaissons encore...
Les hirondelles sont parties vers son pays... elles reviendront, certes mais chaque année moins nombreuses... Les chênes arrosés de pesticides et d'herbicides perdent prématurément leurs feuilles et les eaux ne sont plus très claires.
Prenons garde! Des siècles de printemps pourraient bien disparaître en quelques décennies...

dimanche 19 octobre 2014

Ecrit en exil...


Bois, mon Mélanippus, et oublie avec moi.
Que dis-tu? J'ai passé l'Achéron, et n'espère
Revoir ni le soleil ni mon pays prospère.
Sisyphe l'a tenté et n'a pas réussi...
N'escompte rien d'heureux. Calme-toi. Vis ici.
Jamais nos cris d'appel ne furent entendus:
Ils ne le seront pas demain. Les biens perdus,
N'y pense plus. Ce lot nous est échu. Accepte.
Quand le vent est au nord, seul un pilote inepte
Met à la voile...

ALCEE (VII°-VI° av.JC), traduction Marguerite Yourcenar.