A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mercredi 7 janvier 2015

Aujourd'hui

A CHARLIE,

On est mort de rire!

Et franchement.... c'est pas drôle!




mardi 6 janvier 2015

Un sage


On ne saurait trop recommander de suivre le conseil du sage Merlin... et d'adopter ses lectures...

samedi 3 janvier 2015

Bonne année



Malgré Antonio Gramsci,nous nous souhaitons, 

et nous vous souhaitons une meilleure année 2015


Antoinette et Claude (et la chroniqueuse)



Je hais le nouvel an,

par Antonio Gramsci

 

Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année.
C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain
une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme,
son bilan et son budget pour l’exercice à venir.
Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit.
On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité
et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc.

C’est un travers des dates en général.
On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre.
Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales
que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire.
Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne.
Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes
à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes
que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie.

Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler
avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques,
comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante.

Voilà pourquoi je déteste le nouvel an.
Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle.
Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour.
Aucun jour prévu pour le repos.
Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense
et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle.
Pas de ronds-de-cuir spirituels.
Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues.
Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas.
Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation.

Tout cela est écœurant.

(Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole ») Traduit par Olivier Favier.

mardi 30 décembre 2014

Mots d'auteurs


Ecrire, ce n'est pas vivre. C'est peut-être se survivre. Mais rien n'est moins garanti.
Blaise CENDRARS (1897-1961) L'Homme foudroyé

dimanche 28 décembre 2014

cerf et biche en forêt de châteauneuf en thymerais

L'image du samedi triche.... d'abord on est dimanche et puis je n'ai pas pris la vidéo, on me l'a envoyée...
Toutefois, cette harde, vit tout près de chez moi et je la connais bien... on la croise surtout la nuit et là... gare quand ça traverse la route... on la voit aussi dans un grand champ en période de brame... Là elle fuyait des chasseurs.... Bonne année à tous...

lundi 22 décembre 2014

La Pensée du Jour....

"Si les curés étaient plus drôles, on irait à la messe"
MOI

samedi 20 décembre 2014

La photo du samedi....

Victime de la mauvaise volonté du matériel.... il ne me reste plus qu'à fouiller dans les souvenirs, histoire de n'être pas une lâcheuse....

Et les souvenirs sont toujours un peu mélancoliques quand on y trouve le portrait d'une pour qui j'ai changé mon mode de vie... Elle s'appelait Thisbé, elle aurait aujourd'hui.....plus de trente ans....
Comme le temps passe!

mercredi 17 décembre 2014

Ouest sauvage




« Tire d’abord, questionne ensuite ! »
Tel était le conseil donné par Wild Bill Hickock à ses adjoints du temps qu’il était marshall à Deadwood . Wild Bill  incarne à lui seul toutes les figures  du Western.
Né un 27 mai 1837 dans l’Illinois, l’un des plus célèbres « gunfighters » de l’Ouest, acquit très tôt le goût du risque et de l’aventure. Son père faisait partie d’un réseau clandestin qui aidait les esclaves noirs échappés des plantations du Sud à passer dans les états non esclavagistes.
Il était à peine sorti de l’adolescence quand il arrêta sans aide, le gang Mac Canles à Rock Creek . Cet exploit lui valut  sa réputation de tireur d’élite.
Engagé dans l’armée de l’Union pendant la Guerre Civile, James Butler Hickock gagna le surnom de Wild Bill sous lequel il est entré dans la légende,  par des actes  héroïques non dépourvus de cruauté. Une légende qui fait de lui non pas un assassin, car il se trouvait toujours du côté de la loi, mais en tout cas un personnage qu’il valait mieux ne pas contrarier. Il tirait vite et visait juste.
Démobilisé, il arrive à Fort Riley où il est nommé sherif adjoint. Puis le voilà éclaireur avant d’être shérif à part entière cette fois, à Hays City au Kansas où il conforte sa légende en abattant Tom, le frère du général Custer - qui n’était sans doute pas de son avis-, mais toutefois en état de légitime défense. Tous les cadavres qui jonchent sa route étaient des hors la loi ou des provocateurs.
Il faut dire que l’ouest en ce temps là, n’était pas peuplé de pantouflards lymphatiques.
L’air devenant malsain pour lui, il enfourche les poneys du Pony Expresse et filant comme le vent, botte à botte avec Kit Carson, achemine le courrier de l’Atlantique au Pacifique en des temps records.
On le revoit shérif à Abilène . Il y rencontre, Buffalo Bill et participe au massacre des bisons avant de se produire dans le Wild West Show, où il s’illustre en faisant du tir acrobatique au grand galop.
Séduit par Calamity Jane, il conduit avec elle des diligences jusque dans les Black Hills.
 On trouve de l’or dans le Wyoming . Wild Bill s’y arrête mais comprend vite que ce n’est pas en creusant la terre qu’on fait fortune. Il préfère gagner au poker les dollars que touchent les mineurs en échange de leurs pépites.
 Joueur habile et chanceux, il refusait de s’asseoir en tournant le dos aux portes et aux fenêtres et il aurait du se tenir à cette attitude puisqu’à Deadwood, un jour où il avait gagné contre un certain Jack Mc Call, le mauvais joueur l’abattit d’une balle dans la nuque…
Mauvais joueur ou tueur à gages stipendié par des amis des ses anciennes victimes ?? Allez savoir…


Depuis,  une main qui comporte une paire d’as et une paire de huit noirs est nommée la main du mort ; c’est celle qu’on retrouva près de son cadavre..

vendredi 12 décembre 2014

dimanche 7 décembre 2014

Correspondance avec Claude




LE BILLET d'Alainmond

du 5 décembre 2014




Scoops à la une

Voilà que, coup sur coup,
deux révélations nous plongent littéralement
dans un abîme de sidération.
D’abord, selon le vice chancelier de l’université de Leicester,
des études approfondies de l’ADN de Richard III,
dont le squelette a été découvert récemment,
prouvent qu’il y a une « rupture »
dans la chaîne généalogique des rois d’Angleterre.
En clair, suite à une infidélité
et à la naissance d’un enfant illégitime,
un certain nombre de rois ne seraient pas de sang royal.
Et n’auraient donc pas dû être rois.
Ensuite, selon un romancier italien qui vit à Hong Kong,
Mona Lisa, dite la Joconde, serait en réalité
une esclave chinoise nommée Caterina.
Laquelle serait même, tenez-vous bien,
la propre mère de Léonard de Vinci.
On ne sait pas, à ce stade,
si Richard III a eu une liaison avec Caterina.
Ni si Élisabeth II, actuelle reine d’Angleterre,
est l’arrière-arrière-petite-cousine de la fille
de la tante de la mère de Léonard de Vinci.
Des études approfondies de l’ADN
du squelette du beau-frère
de la grand-mère
du neveu
du fils présumé de Caterina
devraient nous en dire plus.
______________________________________________
Chère Pomme

Grâce au billet d'Alain Rémond de ce matin,
nous sommes en mesure de vous révéler
qu'Antoinette est bel et bien
descendante de Charlemagne
par le lien d'Angilbert avec Berthe.
Quand à Claude il est
sans contestation possible
descendant de Louis XI
par Jeanne de Mirebeau
et Anne de Bourbon

Antoinette et Claude
Et du coup...sans doute  suis-je moi-même descendante de Jeanne d’Arc par le fils illégitime issu de sa liaison cachée avec Gilles de Rai...
La Chroniqueuse








mercredi 3 décembre 2014

Du calme Claude, du calme...


Nous sommes le trois! Et chaque 2 Décembre, nous fêterons la Saint-Nabot...

Ah !
Glorieux 2 décembre !
le sacre de Napoléon,
Austerlitz,
le coup d'État de Louis-Napoléon,
le couronnement de Napoléon III,
et
le début des consultations
pour le rassemblement
de Nicolas Sarkozy





mardi 2 décembre 2014

Amour éternel


Il était très très vieux et presque soulagé d'arriver à sa fin quand,  soudain, une odeur de pâtisserie, l'odeur de ses cookies préférés, ceux au chocolat monta jusqu'à sa chambre.
Alors il rassembla ses dernières forces et parvint à sortir de son lit. Puis, se tenant aux murs, il sortit de la pièce; aux prix d'efforts inouïs, il descendit l'escalier; il pouvait à peine respirer quand il atteint la porte de la cuisine. 
Là il crut être arrivé en Paradis: sur la table, il voyait des centaines de cookies! Un miracle? ou une dernière attention de son épouse bien-aimée, pour qu'il quitte ce monde en plein bonheur?
Encore un dernier effort, il rampait vers la table se soulevant péniblement sur ses bras sans force.. Il tendit ses mains tremblantes pour prendre un cookie... quand il fut frappé à la tête d'un coup de spatule.
"Touche pas, dit sa femme! C'est pour l'enterrement!"








lundi 1 décembre 2014

Partir sans souci...


 
Commencez par débrancher  les deux caméras de surveillance de votre maison.
Puis,  désabonnez-vous  du système d'alarme relié à la police municipale et au service des pompier.
 Une assez belle  économie ! 
Dans le même esprit, désaffiliez-vous de l'association locale des "Voisins Vigilants".
 Puis, procurez-vous un drapeau du Pakistan que vous planterez dans votre jardin.
Enfin, devant votre porte accrochez bien en évidence le drapeau du Nouvel État Islamique.
Faites vos bagages et partez le coeur léger, la DGSE surveillera votre  demeure 24 heure sur 24!

dimanche 30 novembre 2014

En fait, hier matin...


Dans La Croix de ce matin, comme souvent, le billet d'Alain Rémond fait "carton plein" !

Antoinette et Claude



LE BILLET d'ALAIN RÉMOND


Un café serré


Comme beaucoup de journaux,
l’hebdomadaire britannique The Economist
est à son tour touché par la crise.
Certes, ses bénéfices restent confortables.
Mais enfin ils sont en baisse, ainsi que la diffusion.
En guise de contre-attaque, l’hebdomadaire vient de lancer
une application pour mobile nommée Espresso.
Pourquoi Espresso ?
Parce que c’est de l’info express :
en cinq minutes chrono,
chaque matin, on sait tout ce qu’il faut savoir.
Interviewé dans Le Monde,
le rédacteur en chef de The Economist précise :
« Nous espérons que cette application
nous mettra en contact
avec les jeunes gens intelligents
du monde entier. »
Les jeunes gens intelligents du monde entier,
en effet, n’ont pas de temps à perdre à lire
des journaux trop denses et des articles trop longs.
Les jeunes gens intelligents du monde entier
ont une capacité d’attention maximum de cinq minutes
pour savoir ce qui se passe dans le monde.
Les jeunes gens intelligents du monde entier
ne consomment l’information qu’en espresso,
vite fait bien fait.
Un café et l’addition !
L’addition ?
Un jour viendra où il faudra la régler.

samedi 29 novembre 2014

dimanche 23 novembre 2014

Belle au bois dormant Once upon a dream(french) J'en ai rêvé



Pour réaliser une chose vraiment exraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager.

Walt DISNEY

samedi 22 novembre 2014

La photo du samedi...

Chères amies et amis d'AMARTIA, sans doute serez vous contents d'apprendre, comme je viens de le faire, que celui que j'ai toujours appelé le "buisson rouge", a pour patronyme officiel: Euonymus Alatus Compactus.
Et encore, la photo ne rend pas bien le rouge furieux dont il gratifie chaque automne ma porte d'entrée...

vendredi 21 novembre 2014

Quand on commence on est fichu...


  

 C'est Claude qui le dit....

et c'est vrai hélas.... J'ai commencé!

 

Papillon Delias eucharis : un puzzle signé Claude, mis en ligne il y a 3 jours et joué déjà par plus de 1300 personnes !

Ce puzzle :

Et la page d'accueil de tous les puzzles que j'ai créé (clara28) :

Claude

mardi 18 novembre 2014

Son papa

Papa aime mieux la chique. Il s'enfonce cinq centimètres de gros boudin noir dans la bouche - de la carotte, ça s'appelle, je lui achète chaque jour de l'an pour ses étrennes dix ronds de carotte au bureau de tabac, j'ai honte de demander ça, le bureau de tabac se fend la gueule-, il coupe d'un bon coup de dents tout ce qui ne veut pas rentrer, il le range soigneusement dans sa poche de veste où il y a déjà les os de son dernier dîner mis de côté pour le chien perdu qu'il ne va pas manquer de rencontrer ce soir ou demain, les clés des cadenas de ses boîtes à fourbi, des vis, des boulons, des rondelles, des ressorts de mètres, des clous encore tout bons y'a juste qu'à les redresser, des carrés de journal bien découpés bien carrés pour aller aux cabinets, des bouts de ficelle, des élastiques, des tas de trucs formidables. Les poches de sa veste pendent de chaque côté comme des musettes, en plus il enfonce ses poings dedans quand il marche, bras tendus, il faut le voir marcher, ça tire sur la veste, faut que ça se prête ou que ça craque. Les poches du pantalon sont bourrées aussi, mais ça se voit moins parce que c'est un pantalon large, genre zouave, bleu l'été, velours côtelé marron l'hiver, serré aux chevilles sur les grosses godasses croûteuses racornies par le ciment.
Il est petit, papa, tout petit, mais qu'est-ce qu'il est costaud! Il est trapu et gras du bide, ça lui va très bien. Vous verriez ses yeux! bleus comme ces fleurs bleues, vous savez, quand elles se mettent à être vraiment bleues. Ses cheveux sont blancs et fins comme les fils de ces plantes qui poussent dans les haies, je sais pas comment ça s'appelle. Ils ont toujours été blancs. Quand il était gosse, au pays, les autres l'appelaient "Il Bianco". Maintenant, ils l'appellent "Vidgeon Grosso" ou "Gros Louis" (prononcer "Louvi"), ils ne savent plus très bien s'ils parlent dialetto ou français, ils sont à cheval sur les deux. Il rit tout le temps, papa. Il s'arrête pile en pleine rue pour rire aux conneries qu'il raconte, il se plante sur ses deux cuisses, les poings enfoncés à bout de bras dans ses poches de veste, il renverse la tête en arrière et il lance à pleines mâchoires son rire au ciel. Les gens s'arrêtent et rient aussi, pas moyen de s'empêcher, c'est quelque chose, tiens. Il en pleure. Il tire son mouchoir de dessous les os, les clefs, les boulons, les ficelles, un mouchoir violet, à carreaux, grand comme un drap, il le roule en gros tampon, il se frotte les yeux à s'arracher les paupières, puis il se l'étale à plat sur la figure, il s'empoigne le nez à travers le mouchoir, il se mouche, pouët, les oiseaux se sauvent, c'est la panique, il se frotte le nez avec le mouchoir en boule, ça va mieux, le voilà reparti. Vingt mètres plus loin, ça recommence....

CAVANNA - Les Ritals