A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

dimanche 22 février 2015

Nouvel an Chinois

Le soir du réveillon rendant visite à Chi ye, nous mangeons des taros grillés, composé pour m'amuser.


avec le vent bruissant les pins dans la froideur du printemps
nous nous tenons compagnie, nos entrailles affamées grondent au milieu de la nuit
avec des bouses de vache séchées nous faisons un feu pour griller les taros
insouciants, les ermites se contentent d'une nourriture frugale.

Su Tung-po (1037-1101)

samedi 21 février 2015

La Boîte au souvenirs...


S'est ouverte sur un paysage que j'aimerais revoir...



vendredi 20 février 2015

Lustukru?

Résultat de recherche d'images pour "michel ange"
Quand Michel-Ange (1475-1564) eut terminé de peindre le plafond de la Chapelle Sixtine, il passa le reste de sa vie à essayer d'ôter la peinture qui lui avait coulé dans la manche.

CAVANNA - Almanach 1985




    • jeudi 19 février 2015

      Soyons en règle.


      Pour ceux qui font sinon métier du moins passion d’écrire le net est une assistance inépuisable…
      Ainsi on nous y informe que des chercheurs ont trouvé que tous les romans fonctionnent sur six intrigues types, toujours les mêmes. Ainsi, inutile de nous fracturer l’imagination : cherchons la liste
      ICI , choisissons l’intrigue qui nous convient et roule ma poule ! Ah si Alexandre Dumas (père) l’avait su ! Et du coup je me demande à quelle intrigue d’un roman du père correspond l’histoire de la Dame aux Camélias racontée par le fils ?  Si quelqu’un trouve….
      Postulat qui aurait pour corollaire que nous n’aurions tous autant que nous sommes que six types de comportement dans la vie ; le roman étant censé reproduire une tranche de vie plus ou moins imaginaire.
      Tandis que je médite sur ce grave problème, le net continue son job et m’envoie une autre information ICI : Jose Luis Borges a posé 19 règles pour  l’élaboration d’un roman policier. 19 règles qu’il énonce  alors que les six types d’intrigues de l’information précédente n’ont pas été formulées.
      19 règles transgressées autant par Conan Doyle, Agatha Christie, Patricia Highsmith, Edgar Poe et d’autres au nombre desquels Borges lui-même. On reconnaît bien là son humour subtil !
      Quoi qu’il en soit, à ma prochaine panne d’imagination, si je dois m’accrocher à une règle ou une autre, il va sans dire que je choisirai non les conseils d’un algorithme, mais bien ceux d’un de mes auteurs favoris.



      mercredi 18 février 2015

      Lecture papier ou lecture tablette ?


      Depuis l’âge de quatre ans je lis… je lis comme une maniaque tout ce qui me tombe sous l’œil , non seulement des livres , mais encore n’importe quel papier imprimé : les prospectus , les étiquettes, les jeux des Caram’bars et ceux de la Vache qui Rit… Les livres ont fini par envahir l’espace et jusque sous les lits. Des beaux, des moches, des vieux, des neufs, des passionnants, d’emmerdants, de navrants parfois.
      Une chienne a dévoré les dos de toute une rangée pas vraiment indispensable ; elle pensait me soulager un peu… peine perdue, je les garde, je les réparerai un jour… Néanmoins, les livres continuent à affluer comme réfugiés en temps de guerre ;  la place se fait rare, le classement difficile et il m’arrive de devoir racheter un titre que je sais posséder mais que je ne retrouve plus et dont j’ai un besoin urgent. Car de cette passion de lecture, j’ai fait une activité que l’on m’invite à partager.
      La tablette alors aurait dû être un remède à ce débordement. Ma foi non ! Pas à la maison ! Je dois avouer pourtant que, si il y a quelques années la tablette avait existé, elle m’aurait évité de trimballer deux valises de bouquins jusqu’à Malte où je devais aller expliquer les beautés de notre littérature à des étudiants d’âges variés et donc, il m’en fallait pour tous les niveaux.  Et c’était lourd à porter et à payer en excédent de bagages !
      Alors, oui… si j’avais eu une tablette ma vie aurait été plus simple. Au lieu de trimbaler une bibliothèque encombrante et forcément limitée, j’aurais eu tous les écrivains français (et les autres)
       dans ma poche !
      Pour conclure : ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et ne mettons pas le papier au feu ; d’ailleurs  le livre brûle mal :à Farenheit 451 selon Bradbury et Truffaut. Lire à la maison, au jardin (la tablette a des reflets dérangeants à cet endroit), au coin du feu, au lit, qu’il s’agisse de romans, ou de volumes plus sérieux, c’est pour le papier.
      Il ne faut pas pour autant, rejeter la tablette qui est un véritable, un incommensurable  progrès en voyage de l’avion au métro. 

      Pour ma part, je refuse de choisir : la tablette tient peu de place et les livres sont si beaux !

      lundi 16 février 2015

      Lire et relire

      Bouddhas et cavaliers

      Des fanatiques ont cru indispensable de détruire des symboles d'une philosophie qui,  plus qu'une autre enseigne la tolérance. Les deux bouddhas géants de la vallée de Bâmyan ont disparu; reste leur souvenir.
      Si vous voulez en savoir plus sur les deux géants, la découverte du site, les aventures des archéologues et la passage de la croisière jaune dans la vallée, lisez "Les Bouddhas d'Aghanistan" de Pierre Centlivres.
      Et dans la foulée, profitez de ce qui vous reste de vacances pour relire -ou découvrir- "Les Cavaliers", de Joseph Kessel.
      C'est au chapitre V qu'il raconte la vallée de Bâmyan et les deux colosses nichées dans la falaise:
      "Le soleil arrivait au milieu du ciel. Ils faisaient route depuis l'aube, aisément. La piste n'avait cessé de monter, mais d'une pente égale, à travers des boqueteaux de peupliers, des petits champs de blé et de fèves, parfois des vignes. L'eau abondait. Rus, ruisselets, ruisseaux, petites rivières tenaient le sol dans un filet brillant. Même en terrain rocheux, l'herbe perçait, drue et gaie. Les maisons se rassemblaient en hameaux et l'on croisait de plus en plus de gens. Ces passants étaient sérieux et affables. Ils saluaient les voyageurs du geste, de la parole.....
      ... Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l'aube des siècles par la rivière de Bamyan et là s'arrêtèrent: ils ne savaient plus ce qu'ils éprouvaient.
      Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenaient en enfilade l'entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, Les colonnades , frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlaient, étincelaient de vermillon, de pourpre, d'écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesques miroirs suspendus au-dessus de l'eau, au coeur des brasiers. Et les formidables ruines de l'ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussées sur un piedéstal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour tous ceux à venir....
      .... Ils longèrent, s'élevant toujours, flot torrentueux, cascades, tourbillons, rapides. La rivière étincelante les assourdissait de son chant de gloire. L'incendie sublime les suivait. Enfin, la pente se fit moins rude, la rivière plus calme. Les murs de roc enflammé s'élargirent. La vallée de Bamyan apparut d'un seul coup.
      Sur son seuil, les voyageurs s'arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n'était qu'enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de dix mille pieds, s'étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu'au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s'élever la falaise empourprée.
      Des troupeaux passaient que ramenait leurs bergers et des caravanes qui, au pas nonchalant des chameaux, s'en allaient à la rencontre de la nuit, pour camper. Des fumées commençaient à monter des maisons cachées par les arbres. Elles se firent plus serrées au-dessus d'une verdure plus dense. A ces deux signes, les voyageurs reconnurent l'emplacement du village de Bamyan. Alors, ils se sentirent tout recrus par la fatigue d'une longue route. le désir d'un gîte les saisit. Pourtant, un peu plus loin, ils firent encore halte.
      Dans la vertigineuse muraille qu'ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l'entaille n'étai tpas hasard naturel, mais oeuvre d'homme. Elle avait la forme d'un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l'ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l'une sur l'autre posées. Son corps emplissait tout l'abri. La tête occupait toute la coupole. L'ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
      Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu'existaient à Bamyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Bouddha. Mais après tant de fatigues et d'épreuves, ils furent trrrifiés par cet être géant. Un cavalier n'était qu'un insecte infime auprès de la masse encastrée dans la roche flamboyante....."
      Si vous n'êtes pas ou plus en vacances, offrez-vous ce voyage à travers l'Indou-Kouch en compagnie d'Ouroz, le "tchopendoz" fou d'orgueil, de son merveilleux cheval Jéhol et du tendre et fidèle Mokkhi, le "saïs" épris tout autant du bel étalon que de Zéré, la rusée bohémienne esclave.
      Bonne et belle chevauchée.

      dimanche 15 février 2015

      Au fil de Sophie

      Le paralysé que tous (pré)disaient malheureux soutient le moral de qui le côtoie, cependant que l'élite intellectuelle, promise à une somptueuse carrière, sombre dans un mal être sans mesure. Pourtant "il a tout pour être heureux". L'énoncé confine à l'ineptie. Le bonheur se confectionnerait-il comme une brioche? Une pincée de santé, deux cuillerées de...
       

      Alexandre JULLIEN - Le métier d'homme - Le Seuil 2002

      samedi 14 février 2015

      La photo du samedi...

      Les nouveautés sont toujours dans les limbes... la nouvelle boîte magique est là, mais je n'ai pas encore tous les mots qui l'ouvrent...
      En attendant,
      cherchant des images pour illustrer un texte auquel vous aurez du mal à couper, j'ai retrouvé des vues d'un très bel endroit proche d'ici et que je ne vous ai jamais montré: le domaine de la Ferté-Vidame. La visite commence ici:


      vendredi 13 février 2015

      A la queue comme tout le monde...


      Auriez-vous le regret de n’avoir point de queue ?
      Certains anthropologues ont prétendu que nos ancêtres en avaient une. Au milieu XIX° siècle, un philanthrope humoriste professait que le genre humain atteindrait la perfection lorsqu’il aurait recouvré son appendice caudal, avec un œil au bout. Plus tard, au début du siècle dernier, le docteur Leczinski proposa de nous le restituer ; il aurait suffi d’une légère opération, dans la première jeunesse, pour rendre aux vertèbres coccygiennes la liberté de leur développement.

      Les anciens navigateurs contaient qu’il existait encore des tribus d’hommes à queue dans les îles de la Sonde. La mode de s’en défaire est peut-être venue, comme pour le renard de la fable, d’un guerrier qui avait perdu la sienne à la bataille. Que la mode contraire soit lancée par « une personnalité en vue », comme disent les échotiers : vous verrez que tout le monde suivra.

      Nous ferons alors un grand pas vers la solution du problème qui se retrouve au fond des controverses philosophiques : à savoir si l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux, ou un singe incomplet qui rêve de cocotiers.

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      jeudi 12 février 2015

      Un langage en voie de disparition

      Bientôt la Saint-Valentin ! Connaissez-vous le langage des timbres-poste? 
      Placé à l'angle supérieur de droite, droit et tête en haut: "Donnez-moi votre amitié."
       Mettez-le de travers, vous demandez: "M'aimez-vous?" Tête en bas (pour le percepteur , par exemple): "Ne m'écrivez-plus." Si vous envoyez un facture, penchez-le il dira:"Ecrivez immédiatement."
      Et maintenant, ça va chauffer: Collez votre timbre à l'angle inférieur droit, bien à l'équerre, vous dites: "Votre amour me ravit." A l'angle gauche supérieur, tête en haut: "Je vous aime." En travers: "Mon coeur est a un (une) autre." Tête en bas: "Bonjour mon ami." A l'angle inférieur gauche, tête en haut: "La fidélité sera récompensée." Horizontal: "Je souffre , ne m'abandonnez pas."

      Et enfin, si vous alignez le timbre avec l'adresse du destinataire, il signifie: "Je brûle de vous voir"

      vendredi 6 février 2015

      La photo du samedi...

      ... toujours tirée des archives... (le nouveau matériel est là... il faut juste que j'apprenne à m'en servir... il m'intimide!

      Mademoiselle Félicie n'avait pas encore un an...


      jeudi 5 février 2015

      mercredi 4 février 2015

      Diabolique?

      Claude, notre correspondant permanent en pays Gonipontain, a introduit un ver dans un fruit déjà prédisposé à l'abriter: il a initié votre chroniqueuse au joies du puzzle en ligne. 
      Un exercice que je ne saurais trop vous recommander de pratiquer.
      Il pourrait sembler être la dilapidation d'un temps mieux utilisé à écrire des articles pertinents; bien au contraire, c'est un exercice de concentration, d'observation et qui apaise tout autant qu'une séance de méditation.
      Cependant Claude est parfois diabolique; hier mardi, il m'a dédie un "Jigsaw Spécial", dont je ne suis pas prête de venir à bout.
      Aussi, je crois utile de vous inviter à partager nos jeux tout en faisant connaissance de cet artiste chinois qui mérite le détour.
      La Chroniqueuse

      Wu_Guanzhong est un grand artiste peintre chinois contemporain
      et un théoricien qui a travaillé à la modernisation de la peinture chinoise.

      Né le 29 août 1919 à Yixing - décédé le 25 juin 2010 à Pékin

      Le puzzle du mardi, spécial Pomme s'intitule : " Le refuge des perroquets ",
      une œuvre de 1998, qui est dessinée au lavis avec de l'encre de Chine.

      Il est accessible uniquement à l'adresse suivante :

      Amitiés d'
      Antoinette et Claudefr.wikipedia.org/wiki/Wu_Guanzhong








      mardi 3 février 2015

      L'âme des poètes

      N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde:
      Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde
      Que toujours quelque vent empêche de calmer;
      Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre.
      C'est Dieu qui nous fait vivre,
      C'est Dieu qu'il faut aimer.

      MALHERBE

      Et ceci, quels que soient le nom ou l'apparence que l'on donne à Dieu (NDLC)


      lundi 2 février 2015

      TRUKZUTILS

      Madame, votre conjoint ronfle et trouble votre sommeil... Suivez la méthode du bon docteur François;

      "Voici une recette simple et infaillible pour empêcher un dormeur de ronfler. Il suffit de lui écarter largement les cuisses. Dans cette position, ses testicules, sollicitées par le poids de la pesanteur, tombent vers le bas, obstruant l'orifice de l'anus. Le tirage est coupé, il ne ronfle plus."


      François CAVANNA , Almanach 1985



      vendredi 30 janvier 2015

      Tribune Libre

      Cette fois c'est le Cap'tain qui s'explique....
      La Chroniqueuse en a un peu marre de toutes ces polémiques; mais dans la mesure où cet espace est ouvert, y'avait pas de raison valable de le fermer... On va tâcher d'être plus fun
      à l'avenir....
      Et donc...

      Messieurs,

      Abonné à votre magazine, la lecture de l’article sur la libération du camp d’Auschwitz m’a passablement choqué ! Dans  ces 20 pages  (+ couverture), à part une petite demi  ligne qui mentionne le nom de « Buchenwald », il n’est question  que du martyr du peuple juif. Certes je reconnais que ces derniers ont payé bien trop cher leur appartenance à cette religion et les crimes commis par les nazis à leur égard sont indiscutablement épouvantables !
       Pourtant ils ne sont pas les seuls à avoir éprouvé l’horreur des camps : ceux de Treblinka, Buchenwald, Matthausen, Dora et tant d’autres… et il me paraît indécent d’oublier aussi tant d’hommes et de femmes qui ont péri là-bas.
      Mon père a connu Buchenwald et Dora et n’en est jamais revenu ; Breton et catholique, c’est en tant que résistant (et pas de la dernière heure…) que la Gestapo l’a arraché à sa famille. J’aurais souhaité que le devoir de mémoire (et ces mots s’adressent aussi aux politiques de tous rangs) que ce devoir lui sont aussi  rendu … à lui et à bien d’autres qui ont subi le même sort pour les mêmes raisons.
      Vous me rétorquerez - d’autres l’ont déjà fait… qu’il s’agit aujourd’hui du seul anniversaire de la libération d’Auschwitz ! Dont acte !
      Aussi j’attends de votre part la commémoration,  dans le numéro du mois d’avril prochain, de la libération de Dora (12 avril 1945). Vous ne pouvez décemment faire moins !
      Je ne suis pas antisémite, loin s’en faut, mais un tel ostracisme récurrent m’interpelle…
      Car ces héros « morts pour la France » (comme indiqué sur la pièce jointe), héros modestes et anonymes, ont donné leur vie non parce qu’ils étaient de telle ou telle religion, mais pour que les juifs (entre autres) d’aujourd’hui puissent pleurer ceux d’hier.


      Guy PAPION

      dimanche 25 janvier 2015

      Pour prendre patience aux heures de pointe

      Le jeu de l'île déserte...

      Nombre de joueurs : 2, de sexe autant que possible opposé.
      Accessoires: un wagon de métro de 2° classe**** aux heures de pointe..

      Les joueurs entrent séparément dans le wagon de métro, chacun par une des portes située aux extrémités du wagon. Ils se trouvent donc séparés par toute la longueur du wagon. L'un des joueurs est le naufragé sur l' île déserte. L'autre est la belle jeune fille qui se noie dans la mer cruelle. Les voyageurs en masse compacte sont les requins sanguinaires.
      Le jeu commence quand la belle jeune fille crie:" Au secours! je me noie!" Le naufragé plonge dans les flots pour la sauver. Il doit nager jusqu'à elle en écartant les requins sanguinaires. Pour cela, il dit:" Vous descendez à la prochaine?" 
      Si le requin s'écarte, le naufragé avance. S'il ne s'écarte pas, le naufragé force le passage d'un bon coup de talon sur le mufle hideux de la bête.Si, après cela, le requin se le tient pour dit, le naufragé avance. Si le requin se rebiffe, le naufragé improvise. Il faut tenir compte aussi des mouvements de flux et de reflux qui se produisent à chaque station.
      Parvenu à la belle jeune fille, le naufragé la sauve, la prend sur son dos et la ramène sur son île déserte par le même chemin.
      S'il réussit à faire tout ça avant le terminus, il a gagné. Il fait alors à la belle jeune fille ce que les naufragés font dans ces cas-là. S'il ne réussit pas avant le terminus, il a perdu. Ce sont les requins qui ont gagné. Ils ont le droit d'aller s'acheter une boîte de cachou au machin du quai s'ils ont vingt centimes à foutre en l'air.
      François CAVANNA

      *** Pour les plus jeunes: si, si il y avait bien des premières classes dans le métro . Qui a dit que le démocratie ne faisait pas de progrès: voici au moins un endroit où la lutte des classes a cessé- Note de la chroniqueuse.

      vendredi 23 janvier 2015

      Cul

      T'es quand même pas assez conne pour avoir pris pour argent comptant mes beuglements comme quoi tu n'es pour moi que cul, cul et cul, non? Tu sais bien tout ce que je mets là-dedans, comprends la pudeur du mâle, merde! Cul, ça veut dire mon amour mon amour mon amour, ça veut dire yeux, âme, lumière, ciel, flamme, tout le bazar, bon dieu! Tu connais un mot plus beau pour dire tout ça, toi?

      François CAVANNA

      samedi 17 janvier 2015

      Sur un air connu.... posé sur 2021

      Si tous les cons du monde
      Voulaient bien nous fout'la paix,
      Et mettre au clou leurs bombes,
      On pourrait respirer.

      Si tous les cons du monde,
      Etaient neutralisés
      On verrait des colombes 
      Au Mont des Oliviers.

      Et si pour leur apprendre,
      On mettait dans la barbe
      De tous les cons du monde
      Un peu d'poil à gratter,
      Tous les crétins du monde
      Nous f'raient bien rigoler

      Paroles de la Chroniqueuse; illustration Gotlib.

      jeudi 8 janvier 2015

      Vive Charlie!






      Non non, non non!
      Non Charlie n'est pas mort!
      Car il bande encore,
      Oui il bande encore!!!

      Charlie, premier parti de France!!
      L'humour et la liberté au pouvoir!!!