A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

dimanche 15 mai 2016

L'âme des poètes

"J'ai le coeur si plein de joie 
Qu'il transmue Nature;
 Le gel me semble fleur blanche, 
Vermeille et dorée. 
Avec le vent et la pluie 
Mon bonheur s'accroît: 
C'est pourquoi mon Prix s'exalte 
Et mon chant s'épure 
J'ai tant d'amour au coeur 
De joie et de douceur
 Que frimas est une fleur 
Et neige, verdure." 

 Bernard de VENTADOUR

vendredi 13 mai 2016

Souvenir de Malte, printemps 2008


A la Grotte Bleue, l’eau est vraiment bleue même en l’absence de soleil.

jeudi 12 mai 2016

Lire et relire : La Princesse de Clèves posé sur 2021

"Je vais vous faire un aveu que l'on n'a jamais fait à un mari..." 
Ainsi débute le livre qu'un chef d'état -dont la cervelle aussi aurait eu besoin de talonnettes-, a fait l'aveu et ce devant toute la nation , de ne pas l'apprécier ..  Grand bien lui fasse! Le ridicule n'a  fait aucun dommage à l'oeuvre et nous continuerons à rêver à la si sincère et tourmentée Princesse de Clèves qui, pour ma génération aura à jamais les traits de Marina Vlady.
Publié en mars 1678, ce modèle du roman si net et si concis, en un temps qui produisit les interminables et touffus récits de Madeleine de Scudéry, raconte la torture morale que s'inflige une héroïne mariée par raison à une homme remarquable en tous points, quand inopinément, elle rencontre l'amour. Son devoir lui commande de ne pas succomber et c'est pour mieux se garder qu'elle en fait l'aveu à son époux... qui en meurt de chagrin! 
Enfin libre d'aimer le duc de Nemours, elle le repousse de crainte, la passion une fois satisfaite de perdre tout attrait aux yeux et aux sens de celui qu'elle aime et qui dit l'aimer. Il faut dire que Nemours était dans le roman un "tombeur". 
Tout ceci est bien compliqué pour nos esprits modernes.... renoncer à l'amour pour le mieux préserver... en aurions-nous l'idée?
Et l'auteur, Madame de Lafayette? On ne sait pas grand chose de sa vie; on la surnommait d'ailleurs "le brouillard". Femme de Cour, amie de La Rochefoucauld, elle préconisait comme dans son roman le retraite et la chasteté... pourquoi????

mercredi 27 avril 2016

Claude nous fait peur....

Et il a raison!

A vérifier dans vos jardins
 
Avis IMPORTANT:

Si vous voyez ce genre de chose, ceci est un nid de tiques.
 


Il y en a de plus en plus et ceci menace la vie de plusieurs animaux en forêt !
Et, si vous vous faite piquer...aller de suite chez un médecin ou aux urgences,
maladie de Lyme chez l' homme.
Vous devez détruire immédiatement les nids !
Partager cette information SVP pour le
bien de notre environnement !


lundi 11 avril 2016

Debout jour et nuit! X

Pis alors Pascal Bruckner ce matin sur inter... complètement à côté de la plaque! Tant qu'on dira au gens (jeunes ou pas) que le travail est juste un moyen de se procurer les moyens de faire enfin quelque chose de plaisant, on le réduira à son étymologie qui signifie torture. Pourquoi ne pas parler de métier, de profession? Pourquoi ne pas souligner que le travail est aussi un facteur de lien social? qu'on peut y trouver des amis, des compagnons? qu'on peut s'y réjouir, s'épanouir? Et d'ailleurs ceux qui le perdent perdent beaucoup. La preuve : tous ces "jeunes retraités" qui se précipitent vers les associations.
Et d'autre part, si on faisait rendre gorge à tous ces voleurs, ces prévaricateurs, ces fraudeurs impunis; si on limitait les rémunérations qui s'envolent vers l'indécence, ça en ferait de l'argent pour payer le travail!
Certes la richesse est normale, voire souhaitable quand les riches dépensent et font vivre les métiers; pas quand ils échappent à la juste contribution qu'ils doivent à la société dans laquelle ils vivent.
Certes il est juste aussi que les responsabilités et le talent soient rémunérés à leur juste valeur. Un sportif ou un artiste dont la carrière est limitée dans le temps ou par les aléas de l'existence doit pouvoir engranger dans sa période d'activité de quoi assurer la totalité de son existence; un chef d'entreprise qui risque ses biens propres à le droit de toucher le prix de ce risque. Ce risque, ceux qui sont à la tête de bien des sociétés ne le courent pas; pourquoi alors, ces parachutes dorés qui les protègent même quand ils ont mis l'entreprise qui leur était confiée dans la cas de licencier du personnel et de le mettre dans la précarité? Pourquoi des salaires mirobolants qui font perdre la tête et le sens même du sport à des jeunes gens mal préparés à gérer des fortunes?
Pourquoi? pourquoi? pourquoi?
Ils ont raison Place de la République... ils ont raison et sont plus raisonnables que les soixante-huitards qui gueulaient sous les pavés la plage! Eux, ils commencent à dépaver pour planter un potager... et sur ceux... je vais m'occuper du mien qui a l'avantage de n'avoir pas besoin d'être dépavé....et je vous salue bien!

vendredi 1 avril 2016

Astrologie X

Depuis 1976, les changements d’heure au printemps et à l’automne ont fini par avoir un effet certain sur l’axe de rotation de la terre.
Pour des raisons qu’il serait fastidieux d’expliquer dans ce billet, le cours des planètes en a été modifié et ainsi, nous devrions nous trouver actuellement dans le signe du Bélier alors qu’en fait nous sommes encore sous le signe du Poisson.
D
Les natifs du Bélier désorientés , ne manqueront pas ce jour de se jeter dans toute rivière , fleuve, mer étang voire flaque d’eau si rien de mieux ne se trouve à leur portée.


dimanche 6 mars 2016

Posé sur 2021

Mieux vaut tirer sa flemme en souriant 
Que faire son devoir en grognant

mardi 2 février 2016

Comment et pourquoi on est "Ours". X



Bien des mécomptes me sont advenus pour n'avoir pas assez pris en considération le fait que je suis une ourse.
Quand j'étais enfant, on m'a donné des albums racontant les aventures de "Nounouche la Petite Ourse".
Nounouche faisait le tour du monde pour vendre des bonbons; bonbons qui l'aidaient à se tirer de toutes sortes  situations plus ou moins dangereuses. C'est ainsi qu'en Polynésie, elle calmait un volcan en éruption en versant des bonbons dans le cratère.
Une autre fois, alors que pour sortir dans la tempête, sa mère lui avait donné un parapluie beaucoup trop grand, le vent s'engouffrant sous la toile la faisait monter, monter... jusque sur la lune. Une lune habitée par des géants qui prenaient soin de l'oursonne. Finalement elle est redescendue, je ne me souviens plus comment et a repris ses valises pleines de bonbons et poursuivi son tour du monde.
Puisque rien ne se produit par hasard, ce n'est probablement pas en vain que j'ai reçu jadis ces histoires d'ourse voyageuse. 
L'ourse, c'est Nounouche, mais aussi la terrible femelle grizzly. Nounouche menacée pourrait se réfugier entre les pattes du fauve. Mais qui voudrait  jouer avec Nounouche pourrait bien s'effrayer quand le grizzly se dresse.
Et le plus souvent, si elle se dresse l'ourse grizzly, c'est pour défendre ses oursons.
Car il ne faut pas croire ce que raconte "L'Ours" de J.J. Annaud: un ours adulte n'adopte pas un ourson qui a perdu sa mère. Un ours adulte s'en fout et ça vaut mieux, car s'il s'en occupe, il peut le dévorer.


samedi 30 janvier 2016

Les taxis sont gentils... parfois...Xposé sur 2021

La réputation de 'gros beauf's" des taxis parisiens est hélas trop souvent justifiée. Mais ce n'est pas toujours le cas et quand ils sont généreux , ils ne le sont pas qu'un peu...
J'avais, il y a de cela pas mal d'années, une petite chienne fofolle du nom de Thisbé... Référence mythologique qui s'est très vite révélée verlan..Nous habitions Boulogne.. Voilà qu'un soir, sortant du métro après une journée de dur labeur, chargée de divers paquets, je trébuche entre deux pavés et lâche la laisse... Thisbé, folle de joie part au grand galop, l'angle de la rue me la dissimule et j'entends hurler des freins... Je me ramasse au plus vite, je cours pour voir ma chienne étendue comme un gant de toilette dans le caniveau... Inanimée...
Alors que je me penche, sur elle un taxi s'arrête (la voiture coupable avait disparu, bien entendu). Le chauffeur du taxi me propose de l'aide et moi, sotte, je dis non merci ça va...
Mais non! Ca ne va pas... la chienne ne bouge plus, j'ose à peine la prendre de peur d'aggraver les choses... Et je me retourne... heureusement, le taxi était toujours là..
"Si, si merci... emmenez-moi chez le véto!"... Le chauffeur prend mon fourbi et me tend une couverture que nous glissons sous la chienne et on l'étend sur le siège arrière... J'indique l'adresse de Dewailly qui était alors notre médecin traitant, près de l'église de Boulogne... 
Arrivés là le chauffeur me dit: "J'ai fini ma journée, si vous voulez, je vous attends!" Proposition bienvenue puisque de l'église au Pont de Sèvres, il n'y avait alors, ni bus ni métro....
Bon, je passe les détails, la chienne n'avait rien de cassé, mais en état de choc elle risquait de ne pas se réveiller, si elle n'était pas stimulée régulièrement. Les King Charles sont comme ça, ils peuvent mourir d'émotion violente. Le jeune véto qui s'occupait de nous me dit qu'il l'emmène dans une clinique qu'il avait à Courbevoie mieux équipée et que je saurais le lendemain matin seulement si elle vivrait ou pas...
Je laisse à penser dans quel état j'étais... Le taxi me ramène chez moi avec des paroles réconfortantes (et la voiture aussi!) et me propose de revenir me prendre le lendemain matin pour m'emmener chercher la chienne... morte ou vive... Et il ajoute: "Ne vous en faites pas j'arrête le compteur quand j'attends , vous ne me devrez que le trajet."
Le lendemain, il était là... nous sommes allés chercher Thisbé encore dolente mais bien vivante...
Le taxi nous a conduit au boulot... a refusé de me donner son adresse car il ne voulait pas de remerciements et quelques mois plus tard... "Je passais par là  a-t-il dit;" il a poussé la porte du magasin pour prendre des nouvelles... La chienne l'a reçu avec enthousiasme et je ne lui ai pas dit  que c'était sa manière ordinaire de recevoir les visiteurs... 
Il y a vraiment dans le monde des gens super et certains sont chauffeurs de taxis..

.La fin de l'histoire, c'est qu'après l'accident, elle ne voulait plus marcher que dans l'herbe...A Paris, c'est pratique! Il fallait que je la porte et elle pesait pas loin de 9 kilos... J'étais épuisée! Jusqu'au matin où de fatigue, j'ai raté un trottoir et je me suis retrouvée à plat ventre, (le chienne toujours dans mes bras) sous le nez d'un chien de défense qui montait la garde avec un vigile devant l'hôtel Plazza... Ni le chien ni son maître n'ont remué une oreille... Mais là... j'ai posé la chienne sur ses 4 pattes et j'ai tiré sur la laisse jusqu'à ce qu'elle bouge.... La conclusion définitive c'est qu'un chien en ville, c'est pas bien! Et du coup, c'est la ville que j'ai quitté... les chiens sont plus raisonnables que nous.

dimanche 24 janvier 2016

Secourisme

"Il ne faut jamais donner d'alcool à un accidenté de la route avant d'être sûr qu'il vit encore. Autrement, c'est du gaspillage."

François CAVANNA

jeudi 21 janvier 2016

C'est chose ardue que de donner de la nouveauté à ce qui est ancien, de l'autorité à ce qui est nouveau, de l'éclat à ce qui est flétri, de la clarté à ce qui est obscur, de l'attrait à ce qui répugne, du crédit à ce qui est douteux, de donner à toute chose sa nature et à la nature tout ce qui lui revient. C'est pourquoi, même si nous n'atteignons pas notre but, il est déjà assez beau et glorieux de l'avoir voulu.

PLINE l'ANCIEN (23-79), Histoire naturelle

mercredi 20 janvier 2016

Mots d'auteurs

Comme je regardais ce papier blanc qui tombait, tombait, tombait continuellement, mon esprit se perdait en rêveries sur les usages curieux auxquels ces milliers de feuilles finiraient par être soumis. Toutes sortes d'écrits seraient rédigés sur ces choses encore vierges - sermons, mémoires d'hommes de loi, prescriptions médicales, lettres d'amour, certificats de mariage, actes de divorce, actes de naissance, certificats de décès, et ainsi de suite à l'infini... Puis, revenant aux feuilles blanches qui gisaient là,  je ne pus m'empêcher de penser à cette célèbre comparaison de John Locke, qui, pour démontrer sa théorie selon laquelle l'homme n'a pas d'idées innées, comparait l'esprit humain à sa naissance à une feuille de papier blanc, quelque chose qui était destiné à être noirci de lettres, mais de quelle sorte, cela, nul n'eût su le dire.



MELVILLE (1819-1891), Le Paradis des célibataires et le Tartare des jeunes filles.

lundi 11 janvier 2016

L'étranger

"Pourquoi me tuez-vous? - Eh quoi, ne demeurez-vous pas de l'autre côté de l'eau? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin et ce serait injuste de vous tuer de la sorte; mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave, et cela est juste." 
PASCAL

jeudi 7 janvier 2016

Lire et relire

William FAULKNER - Lumière d'août

Vous qui venez souvent par ici , savez je crois, que je lis au hasard. L'actualité littéraire est si dense qu'une information chasse l'autre et que j'ai oublié aujourd'hui ce qui m'a tenté hier. Aussi, depuis longtemps, je laisse faire "Hasard", mon ami et mon maître, disait de lui Colette.

Bibliothécaire, j'étais  submergée de "dons"; vous savez: "On ne jette pas un livre..." Mais comme on n'en veut plus, on le donne... à la bibliothèque... et ça fait des caisses et des caisses à évacuer. Pourtant, je n'ai  jamais refusé; il y a toujours une perle à ramasser dans la pire des poubelles.
Là, c'était Faulkner: Lumière d'Août, en livre de poche jauni, corné et dont la pellicule s'effrite. Si la bibliothécaire consciencieuse se doit de l'écarter de ses rayons bien tenus, la lectrice amoureuse de littérature nord-américaine et qui n'avait pas lu celui-là, s'en est emparée.
Alors, Faulkner: toute la magie et le désespoir du Vieux Sud, comme dans Caldwell ou Tenessee Williams. Les plantations ruinées, les anciennes demeures à colonnades qui se désintègrent tout comme les vieilles familles autrefois aristocratiques et que la misère délite. Cette répulsion entachée d'amour déçu pour les "nègres", l'incompréhension, le déni de leur humanité; un peu comme si... imaginez un instant, qu'on ait déclaré votre chien aimé votre égal, qu'on lui donne le droit de vote et éventuellement celui d'épouser vos enfants. Et l'horreur intégrale, la détestation pour celui qu'on a cru blanc, avec qui  on a partagé un moment de vie,et dont on découvre soudain que son sang est pollué de quelques gouttes de ce sang noir abhorré.
Tout ceci, bien d'autres écrivains l'ont aussi décrit; dans Lumière d'août, ce qui étonne surtout, c'est la construction du roman. Il raconte un fait divers horrible certes, cependant pas plus que d'autres  mais  qui n'est jamais relaté. On le découvre parcimonieusement, au cours des conversations, des méditations, des soliloques de chaque personnage. On n'en sait jamais plus que lui; on n'a que la tranche du fait divers que connaît celui qui est en scène, les mêmes ignorances, les mêmes interrogations. Le pire est quand le personnage, n'en pense rien, quand il n'en a rien à faire, préoccupé qu'il est de sa propre aventure dont on ne sait rien non plus et qu'on va devoir découvrir par les mêmes moyens.
Ce sera la somme de toutes ces informations partielles qui, à la finale, nous fera découvrir tout ce qui a maintenu notre curiosité, notre attention énervée, impatiente de savoir les pourquoi, les comment. Comme un patchwork dont on pourrait croire les morceaux assemblés au hasard, la somme des révélations éparses donnera une oeuvre magistrale.
Si je vous ai donné envie de lire Lumière d'août, il n'est peut-être plus en bibliothèque - les "désherbages y font des ravages - mais il est toujours édité, ou alors.... suivez-moi... Ce livre que j'ai aimé, je ne le garderai pas; je ne le jetterai pas non plus: je vais le partager. Un coutume est en train de naître: quand on a aimé un livre, on le laisse sur un banc de square, dans un train, sur le quai du métro, sur la table d'un café, pour que celle ou celui qui passe, à son tour s'émerveille d'une belle histoire...
Si quelque part, vous trouvez Lumière d'Août en livre de poche pas trop frais, dites-vous que peut-être, je viens de passer là.

lundi 4 janvier 2016

Lire et relire

Tant pis, j’abandonne ! je m’étais pourtant juré d’aller jusqu’au bout et j’y étais presque mais vraiment, vraiment ces gens-là ne m’intéressent pas, leur « monde »  n’est pas le mien ; le narrateur m’est antipathique : égoïste, soupçonneux, jaloux, snob, geignard…. Et puis cette façon de nous barber pendant trois pages pour un ressenti qu’on a le plus souvent du mal à partager… pas si bien écrit qu’on veut nous le faire croire….
Ah ! ça me rase, ça me rase , me plaignais-je… pourtant c’est un chef d’œuvre, il faut l’avoir lu c’est certain, tout le monde l’admire…
La plupart de ceux qui l’admirent n’en ont lu que des extraits me répondit mon interlocuteur principal… Et j’allais entamer la dernière partie quand, considérant la pile de bouquins en stand bye sur leur étagère, j’ai abandonné … c’était hier au soir…
Ah et puis le narrateur est menteur aussi ; raison pour laquelle il accuse tout le monde de lui mentir…
Oui , il raconte vraiment n’importe quoi ! Essayez donc, vous autres comme je l’ai vérifié de tremper une madeleine dans une tasse de thé ! Vous obtiendrez quoi ? une sorte de bouillie que vous aurez bien du mal (dans le meilleur des cas) de porter à la bouche sans vous en répandre sur le jabot !
Est-ce bien la peine de vous dire quelle grande œuvre je viens d’abandonner avant son dernier volume ?

mardi 29 décembre 2015

Urgence.

Les violents attentats qui ont endeuillé cette année ont entraîné l'instauration de l'état d'urgence; il s'ensuit des contraintes bien entendu mais qui me semblent minimes en regard du danger qui plane encore.
A moins d'un miracle, cet état d'urgence devra durer des mois, peut-être des années et il est vain de s'insurger contre lui quelques semaines après son établissement.
Alors oui, il y a déjà et il y aura encore des personnes mises en examen ou assignées à résidence qui ne sont nullement des terroristes. Quand de pacifiques défenseurs de l'environnement sont en cause, c'est regrettable certes, pourtant ils ne sont pas interpellés en tant qu'écologistes mais en tant qu'organisateurs de manifestations au sein desquelles pourraient s'introduire des éléments dangereux.
L'accepter avec sérénité ne pourrait que renforcer la légitimité de leur action.
On peut parfaitement accepter l'état d'urgence et refuser le projet inepte d'un aéroport inutile à Notre-Dame des Landes.

lundi 21 décembre 2015

Expédition...X

Naguère, dans un temps que les moins de vingt ans ont pu connaître... le slogan de la poste était: "Les hommes qui relient les hommes". Et c'était vrai!
Le facteur, mâle le plus souvent, passait chaque jour à heure à peu près fixe et acceptait volontiers un café (parfois arrosé mais on n'en disait rien) ; il distribuait le courrier  et prenait celui qu'on avait à envoyer en même temps que des nouvelles de chacun. Il s'inquiétait de savoir si telle ou telle personne isolée allait bien, puisqu'il n'avait rien à mettre dans sa boîte; il reprenait sa sacoche et la route en nous disant "A demain".
Un jour le facteur, on ne sait pour quelle raison , en perdant sa casquette est devenu préposé (e). Mais la fonction restait la même ainsi que le service. Les années se suivant, la tournée du préposé est devenue plus longue et le préposé de plus en plus pressé; plus de café bien entendu! Du temps à passé encore , elle (le préposé est devenu exclusivement femelle par ici) elle n'avait plus de temps pour les nouvelles, plus de temps pour prendre les expéditions; puis elle est devenue grincheuse car le hameau n'avait pas de ces horreurs de boîtes collectives qui défigurent les coins de rue; déposer le courrier à chaque maison était une perte de temps et encore plus quand le colis n'entrait pas dans la boîte. A présent, on sait qu'elle est passée parce que les chiennes aboient. Chiennes qui curieusement, ont changé leur statut  de copines qu'on caresse à  pour celui de danger potentiel ... les mêmes!
Donc désormais, si on veut poster une lettre ou un colis qui excède le prix du timbre-poste, (et si on sait conduire) il faut aller au bureau de poste. Il en existait un au village voisin à 3km; son entrée n'étant plus conforme aux règlements qui imposent des accès plus facile, on n'a songé, ni à le modifier, ni à l'installer ailleurs... pas rentable il a été fermé.
Il faut donc à présent, aller au chef-lieu de canton = 9km. La fréquentation "insuffisante" de ce bureau a mené à des suppressions de poste et, corollaire, à une réduction des horaires non mentionnée sur le site internet. Horaires à la régularité si incertaine qu'on se casse souvent le nez. On a donc fait 18km pour ne pas poster son courrier. Il faut donc aller à l'autre chef-lieu de canton qui se trouve lui, à 12km de chez nous... oui, on aurait pu y aller directement depuis le bureau fermé mais non! trop tard on aurait trouvé porte close... Désormais, à moins d'avoir besoin de la poste un mardi vers 15h...
Le matin, ça risque d'être fermé, pas forcément mais ça se peut ; le lundi c'est risqué parce que trop proche de dimanche et on ne sait pas dans quel sens ils font le WE... le mercredi, si ma postière à des enfants.... on a aussi le jeudi et le vendredi, mais il y a les grèves, les inventaires, la grippe... Vous m'aurez compris, je me rends désormais systématiquement à l'autre chef-lieu de canton où les horaires d'ouverture sont compréhensibles.
Il y a donc gros à parier que le premier bureau va bientôt être fermé puisque trop peu fréquenté. C'est que je ne suis pas la seule à qui ces aventures sont arrivées.... 
Peut-être qu'à la poste les hommes relient encore les hommes, mais le lien est de plus en plus lâche...

mercredi 9 décembre 2015

Le co-voiturage, c’est pas si simple ! X



Mon souci du respect de l’environnement ne date pas d’hier…  J’avais à peine 6 ans quand j’ai passé tout un après-midi en forêt avec un trognon de pomme dans la main. On m’avait dit qu’il ne fallait rien jeter dans la nature, alors j’ai attendu d’être rentrée à la maison pour le mettre fièrement à la poubelle. C’est dur pour un enfant qui attend des félicitations de se faire traiter d’andouille… mais bon… c’est la dure école de la vie et mes convictions n’ont pas été ébranlées pour autant.
A la maison, on pratique le tri, on a remplacé la baignoire par une douche, les ampoules sont laides (je sais pas la vraie orthographe), le potager est en permaculture, on broie et récupère les tontes de gazon et la taille des arbustes, les croûtes de pain vont aux ânes, chevaux et poules quand je n’en fais pas du pudding et j’en passe…
Bémol, nos voitures roulent au diésel… parce qu’elles ne sont pas neuves et que les carcasses de voitures, ça pollue aussi. Mais elles sont bien entretenues, bien réglées et en ville nous les laissons au parking. Jamais la mienne n’entre dans Paris ; elle m’attend sagement à une porte. Pourtant, ces derniers jours, j’ai trouvé cette mesure encore insuffisante et j’ai proposé à mon frère, qui se rend à Paris plusieurs fois par semaine de nous co-voiturer et nous avons commencé hier…
Tout a bien débuté : il avait à faire à Orly et moi sur la Rive Gauche. Comme nous venons de l’ouest, il me dépose à Versailles où il y a des trains pour Montparnasse quasiment toutes les dix minutes. En moins d’une demi-heure je suis à Montparnasse et là, ça se gâte un peu : il pleut des cordes. Pas de parapluie, pas de couvercle… sur les trottoirs, on prend non seulement la pluie mais encore ce qui dégoûte des stores et autres balcons… Ca mouille, c’est froid, mais la providence est avec moi, j’arrive à trouver ce que je cherche là où je le cherche et mes courses sont assez vite bouclées dans un périmètre restreint. Néanmoins, je suis trempée et je vais me réconforter dans un bistrot germanopratin bien connu où le chocolat est une merveille.
J’avertis mon frère que je suis posée ; il me dit que dans une heure à peu près, il se garera devant l’église d’où il me sonnera. L’heure s’écoule, j’observe la faune qui désormais m’est inconnue, je griffonne sur un carnet… Mon stylo tombe en panne mais dans ce lieu hospitalier on peut demander un dépannage aux garçons.
C’est là que tout commence à se gâter… mon téléphone vibre… mon frère est en panne porte de Gentilly ; la batterie probablement ou pire, on ne sait pas ;  il attend la dépanneuse. Du coup, je décide de remonter à Montparnasse et de prendre le train. Il faut prévenir le Cap’tain de ce navire de venir me récupérer à la gare. Ce n’est pas le plus simple : répondre au téléphone est une tâche qui m’incombe usuellement et là… je n’y suis pas… D’autant plus que dans le vacarme des annonces de la gare, la messagerie m’informe qu’elle n’a pas compris mon message et me raccroche au nez… Je vous passe mes différentes altercations avec les machines distributrices de billets qui ne reconnaissent pas mon titre de paiement ; puisque je vous écris, c’est que j’ai trouvé un être humain derrière un guichet, que j’ai pu avoir un billet, que j’ai trouvé la cachette de la machine à composter et que j’ai pu m’asseoir dans un train, appeler à la maison et me faire récupérer à la gare de Dreux..
C’est fini ! mais non ! le train n’était pas encore arrivé à Versailles que le téléphone a vibré : la panne était plus grave que prévu ; la voiture en rade aux portes de Paris, mon frère était en route pour Montparnasse… où il a pris un train qui me laissait juste le temps de rentrer à la maison et de retourner à Dreux pour le rapatrier.
Heureusement ! dans le champ de ruine que sont actuellement les abords de la gare, brillait une lumière : celle du « Cambodge » le restaurant asiatique qui survit là depuis des décennies, on se demande comment vu son taux de fréquentation. Nos tribulations ont été une aubaine pour lui !
Nous avons tous dormi dans nos lits, mais ce n’est pas fini ! la voiture malade est toujours aux portes de Paris où il va bien falloir aller la récupérer dès qu’elle sera convalescente….

Tout ceci pour conclure que le covoiturage… non, ce n’est pas simple !

mercredi 2 décembre 2015

Bien loin de Daktari X

Il arrive que les programmes de la télé, certains soirs d’indigence, conduisent dans d’étranges chemins. La première chaîne est loin d’être ma préférée ; cependant quand on doit choisir entre le procès de Pétain, les exploits de Staline, une ènième controverse sur l’opportunité de l’état d’urgence, le relooking étrange et pour le moins douteux de quelques femmes en mal d’identité, les malheurs conjugaux d’une autre, les déboires de jeunes gens désoeuvrés enfermés dans une villa avec piscine, des conseils de décoration allumés, un concours de cuisine dont les recettes coupent toute envie d’inviter les copains tant il faut d’ustensiles sophistiqués pour faire cuire la moindre nouille…. Et j’en passe… il y aurait bien le jardinage, mais c’est bien tard… Ah et puis les séries qui ont atteint la majorité quand ce n’est pas l’âge de la ménopause… Il arrive un moment où l’on a vu et connaît par cœur tous les épisodes de La Petite Maison dans la Prairie…
Ces soirs-là, quand on a tout exploré et que, quitte à perdre son temps on va aller le chercher chez Marcel Proust, on voit passer sur l’écran ces trois lettres : ZOO et des lions… Alors comme l’enfance ne nous quitte pas si vite, on se souvient du Daktari et du bon Clarence le lion qui louche…
Oui ! ben c’est pas ça du tout ! Certes les premières images vous conduisent dans une réserve africaine, certes on a compris tout de suite que le ranger sera le héros parce qu’il est beau et sympa ; parce que son meilleur ami est africain ; parce qu’il empêche un chasseur japonais – qui a payé cher son coup de fusil – d’abattre un rhinocéros noir et que pour ce haut fait il est conduit en prison où il ne va pas rester longtemps parce que le policier (africain) est aussi son pote.
Et puis, le série vous emporte dans d’autres lieux, avec d’autres héros et on sait déjà qui va mourir, qui va aimer qui, mais c’est pas ça le sujet et je ne vous en dit pas plus pour le cas où vous voudriez y aller voir… Là je me suis avalé les trois premiers épisodes, comme un verre de bière bien fraîche… Pour une qui ne regarde pas le jardinage, parce que c’est trop tard… vous me direz… Bref revenons à nos moutons… enragés !
Parce que le pitch, en gros, c’est que les animaux soumis à des radiations ou ayant été nourris avec des aliments ayant été exposés à une radiation, ont subi une modification génétique. Ce qui fait que lions, ours, chiens, même nos gentils minets (une admirable image de centaines de chats de toutes races perchés dans un grand arbre) et jusqu’à des chauve-souris… TOUS les animaux sont doués de raison, de pouvoirs télépathiques et du coup, ils ne nous craignent plus… Leur intelligence extraordinaire les a amenés à comprendre que les humains sont en train de détruire la planète et leur instinct de survie les pousse à nous détruire pour se protéger… Là quelques scènes un peu gore mais pas trop quand même ; on montre mais on ne s’attarde pas… Ca passe lemardi soir et les enfants regardent (déconseillé aux moins de dix ans quand même…
Pour vous éviter la totale déprime, sachez qu’un groupe d’humains, composé de chercheurs et de mentalistes se groupe pour éviter le pire… mais ils doivent lutter contre l’agro-alimentaire responsable de la catastrophe et que dans les premier épisodes personne ne les écoute… pas même l’un d’entre eux…
On annonce 16 épisodes… mais on est bien loin de Clarence !