lundi 15 juillet 2013

COÛT DE TABAC

Saint Jacques serein,
Hiver chagrin.




Le 21 juillet 1862,Velpeau , (le chef de bande) présentait à l’Académie de médecine un mémoire signé du docteur Demeaux, qui préconisait le tabac comme une panacée. Le tabac, selon l’auteur, fortifiait non seulement la santé, mais encore la vertu :
« J’ai observé, disait Mr. Demeaux, que les jeunes gens des collèges sont plus sages, plus purs, plus vertueux qu’autrefois. J’attribue cet heureux changement à l’habitude qu’ont les écoliers de fumer en cachette, et je regarde le tabac comme un bienfaisant nénuphar qui calme l’effervescence de la jeunesse. »
L’Académie (encore heureux !)refusa les honneurs du procès-verbal à cette thèse subversive.  Les « potaches » eussent étés trop heureux d’y puiser des arguments. La Ligue contre l’abus du tabac leur prêche au contraire que la cigarette est la mère de tous les vices. Il appartiendrait à l’Etat, grand maître de la morale et de l’hygiène nationale, de terminer la controverse. Le tabac calme-t-il simplement les ardeurs de la jeunesse ? ou bien éteint-il du même coup les meilleures facultés du cerveau, à commencer par la mémoire ?
L’Etat ne sait qu’une chose : c’est que le monopole du tabac lui rapporte plusieurs centaines de millions. Alors….

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