A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: rvcontes et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

Génie

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illustration Salvador DALI

Ce sentiment, connu de chacun, qu'on éprouve [...] quand en rêve on veut courir ou frapper, et les jambes fléchissent, et l'on se démène sans force et mollement, - ce sentiment de captivité ( je ne sais pas mieux le nommer), ce sentiment ne quitte pas un moment, en état de veille non plus, les meilleurs d'entre nous.

TOLSTOÏ (1828-1910), Carnets, 28 août 1865.

mardi 3 mars 2015

Le Train Fatal - Adolphe Berard - version de 1931

Ah ! la vache!!!

Il y a quelques jours, je m'indignais ici-même à propos de l'ablation des cornes des vaches... mais je n'avais pas pensé à tout.
Certes, c'est une sottise mais pis encore, c'est indigne.
Les cornes sont le seul moyen de défense des bovins contre leurs prédateurs. 
Vous allez me dire, les chevaux n'en ont pas. Mais les chevaux ont des sabots et ils savent s'en servir; ils sont plus souples que les vaches et leurs ruades sont parfois mortelles. La vache ne rue pas ou si peu. Les chevaux cabrés, jouent du sabot et là encore peuvent se révéler dangereux; la vache ne le fait pas. Et puis, autre moyen de défense du cheval, la fuite, Son galop est rapide; celui de la vache n'a jamais fait la gloire des champs de courses. La vache non plus ne saute pas une haie comme fait le cheval... certes, elle la défonce ce qui n'empêche pas son prédateur de la suivre.
Donc, le vache écornée est sans défense et ne peut compter que sur l'humain pour la protéger.
Cet humain qui pour être seul à pouvoir la bouffer tente d'éradiquer les autres prédateurs. Et il n'y arrive pas; car les loups reviennent et les ours aussi, Ils rétablissent ainsi un équilibre nécessaire à l'environnement, puisque ours et loups , prudents ne fréquentent nos troupeaux  qu'en cas d'absolue nécessité, En éliminant les plus faibles de leurs proies habituelles ils contribuent à entretenir  la vigueur des cervidés. Cervidés qui, sans prédateurs prolifèrent au détriment des cultures et des forêts.
Les loups, ours et autres lynx sont donc utiles à l'équilibre naturel.... et ... il peut arriver qu'ils s'aventurent près des pâturages. Là, les troupeaux n'étant plus gardés par chiens et bergers mais par un fil électrique qui n'effraye qu'une fois le fauve, la vache est en danger. Danger moindre s'il lui reste des cornes pour se défendre.
Paysans éleveurs, réfléchissez bien à ce que vous faites... Vous dites aimer vos vaches? mais vous ne les respectez pas. Une vache sans cornes n'est plus un animal mais un futur bifteck, une poche à lait, beurre et fromage.
Au lieu de s'évertuer à altérer tout un cheptel, pourquoi ne pas remettre à l'honneur le si beau métier de berger? Un métier rude certes mais auquel les moyens actuels pourraient apporter pas mal de confort.

dimanche 1 mars 2015

Sémantique

Monsieur Jourdain s’extasiait sur la langue turque, qui dit tant de choses en si peu de mots. La langue scientifique n’est pas inférieure au turc sous ce rapport.
Ainsi, les physiologistes désignent par le seul mot d’otodactylomanes, les gens qui se nettoient l’oreille avec le petit doigt ; par le mot d’onyxophagomanes, ceux qui ont la mauvaise habitude de se ronger les ongles ; par le mot de kirskatoepsomanes, les jeunes gens qui tirent sans cesse leur ombre de moustache pour la faire pousser.
Après l’adoption de cet ingénieux vocabulaire et la redoutée réforme de l’orthographe , Voltaire pourrait sortir de sa tombe et chercher parmi les hommes la belle langue française ; il ne la reconnaîtrait pas.



samedi 28 février 2015

Bientôt mars....


Ils ont beau se regarder dans le miroir... c'est encore février!

Un petit tour chez AMARTIA pour voir si le printemps arrive...

vendredi 27 février 2015

La Vache rit jaune

Certains me diront qu'avec ce qui se passe en ce moment dans le monde, guerres, meurtres, violences scandales politico- financiers, procès scabreux, sans compter crises et chômage, on pourrait se préoccuper d'autre chose que des cornes des vaches!
Mais quand même: je vous entends Docte Eleveur, affirmer qu'il est indispensable d'écorner les vaches, et mieux encore pour leur épargner le stress de l'opération, de créer une race de vaches sans cornes, je me demande où la Nature avait la tête quand elle a doté les bovins de cornes.
"Pour se défendre contre les prédateurs, me répond la Nature! Sans cornes les vaches ne seraient probablement pas parvenues jusqu'à nous et jamais nous n'aurions connu le camembert; ce qui serait regrettable.
-Certes, lui répond le Docte Eleveur, mais désormais, nous veillons sur nos vaches et nous avons éliminé tout prédateur qui pourrait nous faire concurrence au sommet de la chaîne alimentaire et nous bouffons nos vaches nous-mêmes. Mieux, elles ne nous craignent plus et ne songent que rarement à nous encorner.
-Eh! dans ce cas, pourquoi leur ôter les cornes?
-Les cornes sont dangereuses; les vaches en stabulation, se blessent entre elles et mères dénaturées, parfois blessent leurs veaux. Soucieux de leur bien-être, nous les écornerons."
Rêveuse je songe qu'autrefois les vaches étaient au pré, rentrées l'hiver et pour la nuit dans des étables spacieuses et je n'ai jamais entendu le Nonon et la Tante qui avaient des vaches se plaindre de bêtes encornées.
Mais la raison, la vraie, celle que vous n'avez pas mentionnée, Docte Eleveur du Salon de l'Agriculture, Bienfaiteur du Bétail, c'est celle qui a chatouillé mes oreilles voici quelque temps: c'est  quand on enfourne les vaches, pour les conduire à l'abattoir dans des bétaillères, que trop serrées , elles se blessent. Et mieux encore, ces cornes prennent de la place. Supprimons les cornes et l'on peut optimiser le transport avec quelques vaches de plus par convoi.
Le voilà le vrai argument, et non le souci de bien-être des bovins.
Poussons encore un peu le raisonnement et produisons une race de taureaux sans cornes, la corrida sera alors sans risques pour le torero.
Que notre époque est belle et fertile en progrès!

jeudi 26 février 2015

mercredi 25 février 2015

Résultat de recherche d'images pour "ubu"LA CONSCIENCE :[...] Monsieur, il n'y a pas d'exercice plus salutaire que la gymnastique. Demandez à tous les hygiénistes [...]. (Il reste pendu par les pieds). Oh! au secours, je vais me briser les reins, venez à mon secours, monsieur Ubu.
UBU, assis: Ô non. Nous n'en ferons rien, monsieur. Nous faisons en ce moment notre digestion et la moindre dilatation de notre gidouille nous ferait périr à l'instant. Dans deux ou trois heures au plus notre digestion sera terminée et nous volerons à votre secours. Et d'ailleurs, nous n'avons point l'habitude de décrocher des guenilles.

Alfred JARRY (1873 - 1907) , Ubu cocu