A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: rvcontes et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

Je n'aime vivre qu'à la condition de brûler (il me faudrait sinon vouloir durer).

Georges BATAILLE (1897-1962), L'impossible

jeudi 24 avril 2014

Le fil de Sophie

Ceux que torturent les chaleurs de l'été, languissent après le clair de lune automnal, sans même être effrayés à l'idée qu'alors cent jours de leur vie seront à jamais passés.

Bouddah Shakyamuni


Edith Piaf : Le Roi A Fait Battre Tambour (1946)

mercredi 23 avril 2014

Ballade du coeur qui a tant battu

Coeur qui a tant rêvé
    Ô coeur charnel
Ô coeur inachevé
    Coeur éternel
Coeur qui a tant battu
     Ô coeur profond
Ô coeur trouveras-tu
Jamais le fond

Coeur qui a tant battu
D'amour, d'espoir
Ô coeur trouveras-tu
La paix du soir

Coeur tant de fois pétri
Ô pain du jour
Coeur tant de fois meurtri
Levain d'amour

Coeur qui a tant battu
D'amour, de haine
Coeur tu ne battras plus
De tant de peine.

PEGUY

Handel, Rinaldo HWV 7a lascia ch'io pianga

mardi 22 avril 2014

Jacques Offenbach "La vie Parisienne" Overture

Mots d'auteurs

" Ce que j'aimerais, c'est un homme avec qui travailler, entreprendre une chose difficile, qui exige de la volonté, de la patience, et même de renoncer à tout ce qui ne serait pas cette chose là... "

Marcel AYME

lundi 21 avril 2014

Plus jamais


Plus jamais de chambre pour nous
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
Ni de saison, d'une heure à peine,
Où reposer à tes genoux.


Pourquoi le temps des souvenirs,
Doit-il me causer tant de peine
Et pourquoi le temps des plaisirs
M'apporte-t-il si lourdes chaînes
Que je ne puis les soutenir?

Rivage, oh, rivage où j'aimais
Aborder le bleu de ton ombre,
Rives de novembre et de mai
Où l'amour faisait sa pénombre
Je ne vous verrai plus jamais.

Plus jamais. C'est dit. C'est fini.
Plus jamais de pas unis, plus de nombre,
Plus de toit secret, plus de nid,
Plus de lèvre où fleurit et sombre
L'instant que l'amour a béni.

Louise de VILMORIN



Paco de Lucía Concierto Aranjuez - Adagio

dimanche 20 avril 2014

Philosophie de saison

Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir?

PASCAL (1623 - 1662), Pensées

Roxy Music - More Than This

samedi 19 avril 2014

vendredi 18 avril 2014

Fragments du Narcisse


Heureux vos corps fondus. Eaux planes et profondes!
Je suis seul!... Si les dieux, les échos et les ondes
Et si tant de soupirs permettent qu'on le soit!
Seul!... mais encore celui qui s'approche de soi
Quand il s'approche aux bords que bénit ce feuillage...

Des cimes, l'air déjà cesse le pur pillage;
La voix des sources change et me parle du soir;
Un grand calme m'écoute où j'écoute l'espoir.
J'entends l'herbe des nuits croître dans l'ombre sainte
Et la lune perfide élève son miroir
Jusque dans les secrets de la fontaine éteinte...
Jusque dans les secrets que je crains de savoir
Jusque dans les replis de l'amour de soi-même,
Rien ne peut échapper au silence du soir...
La nuit vient sur ma chair lui souffler que je l'aime.
Sa voix fraîche à mes voeux tremble de consentir;
A peine, dans la brise, elle semble mentir, 
Tnt le frémissement de son temple tacite
Conspire au spacieux silence d'un tel site.

Ô douceur de survivre à la force du jour,
Quand elle se retire enfin rose d'amour,
Encore un peu brûlante, et lasse, mais comblée,
Et de tant de trésors tendrement accablée
Par de tels souvenirs qu'ils empourprent sa mort
Et qu'ils la font heureuse agenouiller dans l'or,
Puis s'éteindre, se fondre, et perdre sa vendange,
Et s'éteindre en un songe en qui le soir se change.
Quelle perte en soi-même offre un si calme lieu!
L'âme, jusqu'à périr, s'y penche pour un Dieu
Qu'elle demande à l'onde, onde déserte , et digne
Sur son lustre, du lisse effacement d'un cygne.

VALERY

Nana Mouskouri - Un beau matin à la fraîche