mardi 10 janvier 2017

Rimes sans raison copié +fb



Ah, vivre sans désirs, serait-ce la sagesse ?
Mais vivre sans aimer, n’est-ce pas la tristesse ?
Amours évanouies, tendresses envolées,
Qu’êtes vous devenues ?
Il faut continuer et porter chaque jour
Cet étrange fardeau : un cœur qui ne bat plus.
Etre comme l’enfant devant le pâtissier
Et qui n’a pas les sous pour avoir un gâteau ;
Mais les chemins sont pleins de mûres et de noisettes.
Il suffit de vouloir et de tendre la main.

dimanche 8 janvier 2017

Plaine ma plaine...

L'avantage de vivre en plaine est que la vue n'y est pas bornée... l'horizon est loin.

lundi 2 janvier 2017

Supplique à Mesdames et Messieurs les Ecrivains:

Au lieu de nous raconter votre vie (et éventuellement votre psychanalyse) dont nous n'avons que foutre, parce que de toutes façons, on a la nôtre qui nous passionne encore plus, racontez nous des histoires. 
Des histoires avec des personnages, et une intrigue... de toute façon, ce sera votre vie qui sera dans le roman, mais s'il vous plaît, un peu d'imagination! Faites nous rêver, inventez... inventez des Scarlett, inventez des Heathcliff, décrivez-nous des Manderley, faites galoper des Cavaliers, s'aimer des amoureux... Emmenez-nous au soleil, dans des îles, dans la machine à remonter le temps; propulsez-nous dans le futur. Ne jargonnez pas, ayez des mots simples et beaux.
Laissez-nous retrouver le plaisir d'ouvrir un livre sans la crainte désormais tenace d'avoir l'envie de l'abandonner avant le troisième chapitre. Rendez-nous le plaisir enfantin d'attendre avec Robinson le bateau du retour, de pleurer sur les déboires de la Fidèle Lassie ou de Rémy le Sans Famille... le plaisir du nouveau livre et le bonheur de celui qu'on retrouve, qu'on a lu cent fois , qui fait rire ou pleurer mais pas au même endroit.
C'est vraiment chagrin, quand on aime lire d'avoir à se défier de ces faux amis qui encombrent les rayons des libraires et de nos bibliothèques et dont on dont le destin est l'inévitable pilon.
Nous voulons des livres à adopter, à garder , à aimer... pour toujours...

PP


mercredi 28 décembre 2016

Dans vos petits souliers mesdemoiselles....

Quand ma mère était enfant, on offrait aux petites filles la poupée "Bleuette". Poupée si emblématique que des dames mûres la collectionnent, elle et ses toilettes et certaines on beaucoup de valeur. Bleuette était une filette à laquelle il fallait confectionner une garde-robe dont le magazine "La Semaine de Suzette" donnait les patrons; car les petites filles devaient apprendre à coudre pour plus tard savoir faire leurs robes et les vêtements de leurs enfants. Bleuette avait un petit frère dont j'ai oublié le nom, qui permettait d'apprendre à tricoter la layette. Bonne préparation à ce que les allemands appelaient les trois K: Kinder, Küche, Kirche.
Nous autres, repeuplement de la France oblige, on nous donnait des "baigneurs" . J'ai eu moi aussi ma poupée Raynal, dont je m'occupais peu; j'en avais d'autres, beaucoup d'autres. Parce que seule fille de la famille, tantes et grand-mères me gâtaient et aussi parce qu'à un moment de sa vie, mon père a représenté une marque de jouets et que les échantillons périmés tombaient entre mes mains. Bref, j'en avais assez pour les mettre en rang et leur faire la classe... de les soigner, nourrir et habiller, l'idée ne me venait pas...
Que viennent faire ces poupées en plein H22? J'y arrive...
J'arrive à Barbie...les petites filles n'ont plus à prendre soin d'une poupée bébé ou encore fillette comme elles; elles habillent, coiffent, jouent avec une jeune femme, leur future image...
Et quelle image! un jeune personne raide et sophistiquée, à l'élégance discutable... Le petites filles désormais jouent avec leur apparence et c'est un jeu qui peut être dangereux. De combien d'anorexies la silhouette de Barbie est-elle responsable? Et à quoi joue-t-on avec Barbie: à choisir des coiffures et des tenues.
Barbie , désormais a des professions, mais est-il raisonnable de commencer une vocation parce que le vêtement en est seyant, pour la forme avant le fond?
Evidemment, nos mères qui ont joué avec Bleuette ne sont pas toutes restées femmes au foyer et celles qui ont bercé leurs baigneurs, ont aussi voulu la contraception.
Mais j'ai assez de recul à présent pour savoir que Barbie a une influence plus grande que celle des poupées précédentes. J'ai vu d'adorables gamines se transformer en bombes sexuelles dès treize ans et d'autres tout aussi adorables se trouver en surpoids bien avant, pour n'avoir pas génétiquement la morphologie qui fait ressembler à Barbie.

Mon principal reproche envers Barbie, est de donner aux filles le culte de l'apparence, d'une apparence uniformisée qui leur fait oublier leur personnalité. Le culte de la forme et l'oubli du fond.

jeudi 13 octobre 2016

Scènes de la vie ordinaire

C’est un gros bourg du Thimerais, à environ un tour d’horloge à l’ouest de Paris. Quelque 2600 âmes y passent leur existence. Il est environ 15h30….
Un homme au guichet de l’agence bancaire s’informe et gère ses comptes ; il a choisi cette heure calme pour ne pas prendre le temps d’autres clients. Arrive un autre client… il attend…. Puis un autre client… il attend.
Une dame entre, elle a aussi choisi cette heure creuse car elle a juste besoin d’un renseignement… alors entrent deux autres dames très corpulentes et visiblement handicapées… pour elles aucun siège…
Derrière le comptoir un homme… seul… et un téléphone… qui sonne ; il décroche abrège au mieux la communication et reprend son client. Mais le téléphone sonne à nouveau et l’homme seul doit répondre alors qu’il s’occupe d’un client et que cinq autres attendent….
Pourquoi six personnes doivent-elles perdre leur temps tandis qu’un homme seul se surmène en voulant satisfaire tout le monde alors que tant de personnes cherchent un emploi ?

Le Crédit Agricole pourtant facture ses services. Ces six personnes sont des clients et non des quémandeurs… Que fait le Crédit Agricole de l’argent que nous lui confions et de celui qu’il nous facture, si ses bénéfices ne sont pas capables de générer de l’emploi ?

jeudi 6 octobre 2016

Une histoire de culte

Une famille anglaise passe ses vacances en Allemagne ; au cours d’une promenade, ils voient une jolie maison qui ne semble pas habitée et ils aimeraient bien y passer leurs prochaines vacances.
Ils se renseignent et apprennent que la maison appartient à un pasteur ; ils le contactent et signent un contrat de location pour l’été suivant.
De retour en Angleterre, la mère de famille s’inquiète… Au cours de la visite, elle n’a pas vu les WC ; en tout cas, elle ne s’en souvient plus , alors elle écrit au pasteur pour lui demander des précisions :
« Monsieur le Pasteur,
Nous avons loué votre maison de campagne pour l’été prochain, mais je ne me souviens pas avoir vu de WC ; pouvez-vous nous préciser où ils se trouvent ?
Très cordialement etc… »
Le pasteur lit la lettre et se demande à quoi correspond l’abréviation « WC ». Il réfléchit et se souvient d’une petite église anglicane nommée Wales Chapel…C’est donc ça ! se dit le pieux révérend… Il prend sa plus belle plume et répond :
« Madame,
Je comprends et apprécie votre demande : le lieu qui vous intéresse se situe à 12 km de la maison, ce qui peut être un inconvénient si vous désirez vous y aller souvent ; toutefois, on peut y apporter son déjeuner.
Si le chemin à pied vous semble long, vous pouvez vous y rendre en voiture ou à bicyclette ca il est préférable d’arriver de bonne heure afin d’avoir des places assises sans déranger les autres personnes.
L’air conditionné dont il est pourvu rend le local agréable. Les enfants peuvent s’asseoir à côté de leurs parents pour chanter en chœur. Un papier vous sera fourni à l’entrée et vous pourrez en cas de retard, utiliser celui de votre voisin. Ces feuilles doivent être rendues à l’issue de la cérémonie de manière à pouvoir être utilisées plusieurs fois. Tout ce qui sera recueilli sera distribué aux pauvres de la paroisse.
Le local est également pourvu d’amplificateurs de son afin que les personnes extérieures puissent en profiter et les vitres sont équipées de manière à pouvoir contempler les fidèles en diverses positions.

J’espère chère Madame avoir répondu à toutes vos interrogations et vous prie d’agréer l’expression de ma respectueuse sympathie….