A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: rvcontes et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.


Ma vérité mon caractère et mon nom étaient aux mains des adultes; j'avais appris à me voir par leurs yeux; j'étais un enfant, ce monstre qu'ils fabriquent avec leurs regrets.

Jean-Paul SARTRE (1905-1980), Les Mots



jeudi 24 juillet 2014

Drôle de tambouille


A quelle sauce on nous accomode?
Quelles salades nous fait-on avaler?

mercredi 23 juillet 2014

Quelle connerie la guerre!!!!

Un ancien officier israélien : « Notre but était de semer la peur »
LE MONDE | 22.07.2014 à 09h13 • Mis à jour le 22.07.2014 à 19h38 | Par

Des Israéliens lors d'un événement organisé par "Breaking the Silence", à Tel Aviv. En novembre 2012, Israël a lancé à Gaza une opération baptisée « Amud Anan », qui peut se traduire littéralement par « colonne de nuages ». Le nom sous lequel elle a été officiellement désignée à l'étranger a pourtant été « Pilier de défense ». Il y a quelques jours, nous avons déclenché une nouvelle opération nommée « Puissante falaise », officiellement connue sous le nom de « Bordure protectrice ». Les deux dénominations choisies sont ostensiblement défensives. Mais quand j'entends les noms donnés aux opérations militaires à Gaza – notamment ceux destinés à un public international –, cela me rappelle mon service militaire dans l'armée israélienne, dont le nom complet est Forces de défense israéliennes (FDI).
Je me souviens ces jours-ci du fossé que j'avais découvert à l'époque de mon service militaire entre l'éthique que représente l'appellation même des FDI et les opérations militaires concrètes que nous menions en Cisjordanie. La tâche qui nous était assignée était défensive. Nous menions des opérations « préventives » permettant d'empêcher des actes terroristes. Mais mes amis et moi avions vite compris que l'adjectif « défensif » n'était qu'un terme qui pouvait dissimuler toutes sortes d'actions dont bon nombre étaient sans conteste des opérations offensives.
Moshe Yaalon, le chef d'état-major de l'époque devenu aujourd'hui ministre de la défense, nous exhortait à « brûler la conscience palestinienne ». Pour répondre à cet appel, on nous envoyait intimider et punir une communauté tout entière. Ces opérations étaient fondées sur la conviction que ces civils s'abstiendraient de se révolter si on les brutalisait, si on les opprimait et effrayait. Autrement dit, une « conscience brûlée » était une conscience effrayée.
« NOTRE BUT ÉTAIT D'EFFRAYER ET DE DÉSORIENTER LA POPULATION CIVILE »
Dans le cadre de cette « prévention », mes amis et moi avons appris à considérer tout Palestinien comme un ennemi et, en tant que tel, comme une cible légitime à attaquer. Lorsque nous partions en opérations pour « montrer notre présence », notre but était d'effrayer et de désorienter la population civile afin de lui faire comprendre qu'elle était sous notre contrôle. Nous remplissions cet objectif en patrouillant dans les rues et en pénétrant au hasard dans les maisons, à toute heure du jour et de la nuit. Ces opérations n'étaient motivées par aucune information précise des services de renseignement.
D'autres fois, nous « prévenions » le terrorisme en imposant une punition collective à des Palestiniens innocents. C'est une opération de ce genre qui nous fut confiée à la suite du meurtre d'une fillette de la colonie Adora par un Palestinien. Quelques heures après cet acte, nous avons bouclé le village de Tufach, à proximité de la colonie d'Adora. Pendant une journée entière, nous avons fouillé une par une toutes les maisons du village. Nous arrêtions les hommes et les envoyions à l'école du village, transformée en centre d'interrogatoire. Nous n'avons rien trouvé, mais en y repensant aujourd'hui, je m'aperçois que là n'était pas l'objectif. Par ces perquisitions et ces arrestations, nous avions semé la peur.
Les tirs de roquettes depuis Gaza sur les civils israéliens sont des actes horribles qui n'ont aucune justification. Ils menacent des vies d'hommes, de femmes et d'enfants dans tout le pays et ont d'ores et déjà blessé plusieurs personnes et tué un Israélien. Mais ces tirs de roquettes ne font pas de tous les habitants de Gaza les cibles légitimes d'une destruction de masse, tout comme le meurtre d'un enfant n'aurait pas dû faire des habitants de Tufach des cibles légitimes justifiant arrestations aléatoires et fouilles de logements. Plusieurs centaines de Palestiniens, civils pour la plupart, ont été tués jusqu'ici dans les attaques israéliennes.
Depuis quelques jours, toujours au nom de la notion de défense, nous attaquons même la population civile qui se trouve sous contrôle israélien. En dépit du retrait auquel nous avons procédé en 2005, nous exerçons un contrôle quasi total sur l'espace aérien et les eaux territoriales gazaouis, sur les zones tampons à l'intérieur de la bande de Gaza, et sur les entrées et sorties – des personnes comme des marchandises – du territoire gazaoui. Les registres d'état civil de la population sont sous contrôle israélien et pour qu'un Palestinien puisse obtenir une carte d'identité lorsqu'il atteint l'âge de 16 ans, les autorités israéliennes doivent donner leur accord. Ce contrôle se manifeste sous la forme de ces opérations militaires conduites périodiquement qui causent des dégâts terribles non seulement à l'infrastructure paramilitaire, mais aussi parmi les civils qui vivent à Gaza.
« IL EST TEMPS QUE CESSE L'OCCUPATION »
Cette réalité ne nous a pas été imposée. Elle résulte des choix opérés par nos dirigeants afin de perpétuer notre contrôle sur les territoires palestiniens et sur la population qui y vit. Je connais très bien les conséquences de ce choix, puisque en tant que simple soldat, et ensuite comme officier, j'ai participé à sa mise en oeuvre. J'ai appris que le maintien d'un tel contrôle requiert l'emploi permanent de la force. J'ai appris que du point de vue éthique, il est impossible d'imposer par la force, pendant des dizaines d'années, l'autorité d'un gouvernement étranger à une population de plusieurs millions d'habitants.
Baptiser les attaques répétées contre Gaza avec des noms défensifs ne modifiera en rien la nature de ces opérations. Les changements significatifs ne se produiront que le jour où l'occupation prendra fin. En vérité, il est difficile de savoir si les menaces pesant sur les villes et villages du sud d'Israël cesseront avec la fin de l'occupation. La seule chose dont nous puissions être sûrs, c'est que l'occupation n'a pour l'instant pas pris fin et que, si rien ne change, nous serons condamnés dans un an ou deux à mener une nouvelle opération, aussi sanglante que celle d'aujourd'hui.
Toute la sémantique du monde ne pourra changer cette réalité, une réalité dans laquelle Israël ne se contente pas de se défendre, mais attaque – et pas seulement en ces jours difficiles, mais tous les jours. Au lieu de nous évertuer à l'expliquer et à le justifier, nous devons agir pour qu'il en aille autrement. Le moment est venu où nous devons dire : il est temps que cesse l'occupation.
(Traduit de l'anglais par Gilles Berton)

Yehuda Shaul,
ancien fantassin puis officier de l’armée israélienne, est l’un des fondateurs de Breaking the Silence, une association d’anciens soldats critiques des autorités militaires de leur pays.

mardi 22 juillet 2014

La parole est à Claude.

Nous passons toute notre vie à parler une langue dont nous ne savons que bien peu...

"Tu sais sûrement depuis longtemps que le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache...
L'hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage ...
Les moineaux piaillent, le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse.
La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse  ...
Et le chat miaule, l'éléphant barrit, l'âne braie, mais le cerf rait ...
Le mouton bêle  et bourdonne l'abeille, la biche brame quand le loup hurle.
Tu connaissais  tous ces cris-là mais sais-tu que:
Que le canard nasille  (et que les canards nasillardent !)
Que le bouc ou la chèvre chevrote
Que le hibou hulule mais que la chouette chuinte
Que le paon braille, que l'aigle trompète ...
Sais-tu aussi que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule, que la bécasse croule pendant que la perdrix cacabe, que la cigogne craquète et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et  le lapin glapit quand le lièvre vagit.
Tu savais déjà tout cela ? Bien. Mais sais-tu que:
Que l'alouette grisole, le pivert picasse , le sanglier grommelle, que le chameau blatère (Et que c'est à cause du chameau que l'on déblatère !)
Tu ne sais peut-être pas que la huppe pupule (on appelle aussi la huppe, la pépue parce qu'elle pupule et qu'elle fait son nid avec des choses qui puent)
Tu sais sûrement que la petite souris grise chicote? Avoue qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote.
Et plus dommage encore de ne pas savoir que le geai cajole !"

Quelqu'un, quelque part, semble prendre plaisir à compliquer notre langue française... Peut-être est-ce l'éditeur du Petit Robert qui tient à le voir grossir?

lundi 21 juillet 2014

Un outil de saison...



Samedi, il était de service et donc... Lundi mon canard salue AMARTIA et les autres...

mardi 15 juillet 2014

Nova Scotia, Gaspésie- 1676

Vous reprochez fort mal à propos à notre pays d'être un petit enfer sur terre en contraste avec la France que vous comparez à un paradis terrestre, parce qu'il vous donne, dites-vous, toutes sortes de provisions en abondance. Vous dites de nous que nous sommes les plus misérables et les plus malheureux de tous les hommes, vivant sans religion, sans éducation, sans honneur,  sans ordre social et en un mot sans aucune loi, comme les bêtes de nos bois et forêts, manquant de pain,  de vin et de milliers d'autres avantages dont vous regorgez en Europe. Ecoutez, frères, si vous ne connaissez déjà les véritables sentiments que nos Indiens ont pour votre pays et pour toute votre nation, il est bon que je vous en informe sans tarder.
 Croyez bien qu'aussi misérables que nous paraissions à vos yeux nous nous regardons néanmoins comme plus heureux que vous, en ceci que nous nous contentons du peu que nous avons... Vous serez profondément déçus si vous pensez nous persuader que votre pays est meilleur que le nôtre. Pourtant si la France est, comme vous le dites, un petit paradis terrestre, est-il sensé de le quitter? Et pourquoi abandonner femmes, enfants, parents et amis? Pourquoi risquer vos vies et vos biens chaque année? Et pourquoi vous aventurer en prendre de tels risques quelle que soit la saison, affronter les orages et les tempêtes de la mer pour venir dans un pays étranger et barbare que vous considérez comme le plus pauvre et le plus malheureux de la terre? D'autant que nous sommes convaincus du contraire et ne prenons pas la peine d'aller en France, parce que nous craignons à juste titre de ne trouver là-bas que peu de satisfactions puisque nous voyons ceux qui y sont nés la quitter chaque année pour venir s'enrichir sur nos rivages.  Nous vous croyons, en outre,  incomparablement plus pauvres que nous et malgré vos apparences de maîtres et de Grands Capitaines vous n'êtes que de simples journaliers, valets,  servants et esclaves de nos vieux chiffons et misérables vêtements de peaux qui ne nous servent plus, et vous venez chercher ici, en pêchant la morue, de quoi vous consoler de la misère et de la pauvreté qui vous accablent. Alors que nous,  nous trouvons toutes nos richesses et toutes nos commodités chez nous, sans peine, sans exposer nos vies aux dangers que vous affrontez constamment au cours de vos longs voyages.  Et c'est avec un sentiment de compassion pour vous que,  dans la douceur de notre repos,  nous admirons la peine que vous vous donnez, nuit et jour, à remplir vos navires. Nous voyons aussi que tout votre peuple ne vit que sur la morue que vous pêchez chez nous. Toujours et rien que de la morue, morue au matin,  morue à midi et morue le soir, encore de la morue, jusqu'à ce que les choses en viennent à une extrémité telle que, lorsque vous voulez vous offrir un bon morceau, c'est à nos dépens; et que vous êtes contraints d'avoir recours aux Indiens que vous méprisez tant, et vous leur mendiez le produit d'une chasse pour vous régaler. Maintenant dites-moi un peu, si vous avez unn peu de bon sens, lequel des deux est le plus sage et le plus heureux: celui qui travaille sans cesse et n'obtient qu'à grand peine juste assez pour vivre, ou celui qui se repose confortablement et trouve tout ce dot il a besoin dans les plaisirs de la chasse et de la pêche?
  Il est vrai que nous n'avons pas toujours eu le pain et le vin que votre France produit, mais, en fait, avant l'arrivée des Français dans ces parages, les Gaspésiens ne vivaient-ils pas plus vieux que maintenant? Et si nous n'avons plus parmi nous de ces vieillards comptant cent trente ou cent quarante années c'est seulement parce que peu à peu nous adoptons votre manière de vivre; parce que, comme l'expérience le montre, ceux des nôtres qui vivent le plus longtemps sont ceux qui méprisent votre pain, votre vin, votre eau-de-vie, se contentant de la chair du castor, de l'élan,  de l'oiseau et du poisson, et vivent en harmonie avec la coutume de nos ancêtres et de toute la nation gaspésienne. Apprenez maintenant, mes frères, une fois pour toute, parce que je vous dois la vérité: il n'y a pas d'Indien qui ne se regarde comme infiniment plus heureux et plus puissant que le Français.

Chef Indien Gaspésien dans Pieds Nus sur la Terre Sacrée de Terry Mac Luhan

lundi 14 juillet 2014

Claude nous informe:




Antoinette et Claude

dimanche 13 juillet 2014