A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: rvcontes et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.



J'ai toujours fait une prière à Dieu, qui est fort courte. la voici: Mon Dieu, rendez nos ennemis bien ridicules! Dieu m'a exaucé.

VOLTAIRE (1694-1778)
Lettre à Etienne-Noël Damilaville, 16 mai 1767.

lundi 20 octobre 2014

Pau Casals - El cant dels ocells (at the White House)

Scène de printemps...

 
ARCIMBOLDO -Le Printemps

... Des fleurs s'entrelaçaient tout au long des allées
De chênes rajeunis et tout stridents d'oiseaux;
Nourrices de raisins futurs, les claires eaux
Circulaient, descendant des hauteurs, en coulées
Douces; les longs roseaux reverdissaient; ailées,
Les créatures des rivages et des bois,
Le héron, le coucou à l'insistante voix,
S'installaient; l'hirondelle assise sous la poutre
A ses petits donnait la becquée, ou, pressée
Par leurs aigres clameurs, voletait....

Traduit par Marguerite Yourcenar, voici comment ALCEE, poète grec voyait il y a bien des siècles un printemps semblable a ceux que nous connaissons encore...
Les hirondelles sont parties vers son pays... elles reviendront, certes mais chaque année moins nombreuses... Les chênes arrosés de pesticides et d'herbicides perdent prématurément leurs feuilles et les eaux ne sont plus très claires.
Prenons garde! Des siècles de printemps pourraient bien disparaître en quelques décennies...

dimanche 19 octobre 2014

Ecrit en exil...


Bois, mon Mélanippus, et oublie avec moi.
Que dis-tu? J'ai passé l'Achéron, et n'espère
Revoir ni le soleil ni mon pays prospère.
Sisyphe l'a tenté et n'a pas réussi...
N'escompte rien d'heureux. Calme-toi. Vis ici.
Jamais nos cris d'appel ne furent entendus:
Ils ne le seront pas demain. Les biens perdus,
N'y pense plus. Ce lot nous est échu. Accepte.
Quand le vent est au nord, seul un pilote inepte
Met à la voile...

ALCEE (VII°-VI° av.JC), traduction Marguerite Yourcenar.

samedi 18 octobre 2014

Soir d'hiver...


... Le ciel est bas, le vent siffle, fouet divin,
Rabattant le nuage, et l'eau des sources gèle.
Allume un bon feu vif, mets du miel dans ton vin,
Dors sur les doux coussins oubliant...


... N'attends pas que la nuit fasse allumer la lampe;
Seul un doigt de jour reste. Ô tendre et bel ami,
Prends sur le haut dressoir les coupes, et parmi
Les convives, faisons circuler....

ALCEE (VII°-VI° siècle av. JC) traduction Marguerite Yourcenar

Pour réchauffer AMARTIA et son fan club. (désolée pour le logo, il n'est pas encore revenu, mais ça ne va pas tarder.... enfin, j'espère!)

vendredi 17 octobre 2014

Le bouclier perdu

... Porte, noble hérault, au doux Mélanippus
Ces mots:"Ton cher Alcée est revenu de guerre,
Sain et sauf, et content. Quant à son bouclier,
Noble objet, en fuyant, il l'a jeté à terre.
Ceux d'Athènes l'ont suspendu à un pilier
Du temple de Pallas..."

ALCEE (VII°-VI° av JC) traduction Marguerite Yourcenar.

mardi 14 octobre 2014

L'actu de Claude a priis du retard mais elle n'est pas périmée...

Ce matin, dans le 40000ème numéro du quotidien La Croix :

Le biLLet

d'  AlAiN RémONd

Imagine


Avant-hier, je suis allé voir Joan Baez à l’Olympia.
Vous savez quel âge elle a ? 73 ans.
Eh bien, sur scène, c’est une jeune fille. Avec des cheveux blancs, certes.
Mais quand même. Elle chante ses vieux succès, repris en chœur par toute la salle,
qui a plus ou moins le même âge.
C’est toute une génération qui est réunie là, celle qui a eu 20 ans autour de 1960.
Ce pourrait être déprimant, toute une salle de cheveux blancs.
Mais Joan Baez a la pêche.
Elle est drôle, souriante, enthousiaste.
Elle est là avec toute son histoire, tous ses combats.
Mais elle n’est pas dans la nostalgie.
Elle termine son concert par Imagine , la chanson de John Lennon.
« Imagine que tout le monde vive en paix.
Tu peux dire que je suis un rêveur.
Mais je ne suis pas le seul… »
Et juste après, en rappel, elle balance a capella, en français, Le Déserteur .
Non, elle n’est pas dans le passé.
Elle est déjà dans les combats de demain.
Je pensais, ce soir-là, à la phrase du Chat de Geluck :

« Être vieux, c’est être jeune depuis plus longtemps que les autres… »

À demain.

Joan BAEZ. "Imagine". @ Le Grand Rex. Paris. 12/10/2011.

lundi 13 octobre 2014

Mots d'auteurs

"Lorsque des étrangers s'établissent dans une nation, il est préférable de les empêcher de rester étrangers; c'est à dire: marions nos jeunes ensemble et qu'il y ait des enfants. La guerre est coûteuse, l'amour bon marché."

Pearl BUCK (Pivoine)

mardi 30 septembre 2014

Remède miracle

Etonnant le bien que peut faire une chanson!
Imaginez-vous par un matin contrariant, le moral au fond du slip, juste l'envie de se recoucher et de dormir si possible... En fait, ce n'est pas le moral; c'est un coup de froid.
Par ce beau mois de septembre? Mais si! Le nez qui coule, la migraine en embuscade, la gorge rêche et douloureuse...
Seulement la vie quotidienne est là, solidement campée sur ses deux pieds et qui, le bras croisés vous toise dans une attitude qui stigmatise votre paresse. Alors, on y va... en traînant les pieds et le reste, mais on y va, France Musique en fond sonore.
Et puis... une chanson. Une de ces vieilles chansons bien idiotes qui poussent au fou-rire. Interprétée de plus pas Shirley et Dino ces deux charmants foutraques.
Impossible de ne pas reprendre le refrain:
 
"Le lendemain, elle était souriante,
A sa fenêtre on pouvait la voir.
Elle arrosait ses petites fleurs grimpantes,
Avec de l'eau de son arrosezoir.."
Et voilà la musique et les paroles qui s'incrustent ne laissant aucune place aux divers maux qui accablent.
La chanson s'est arrêtée, mais on continue dans le rythme: "Le lendemain, elle était souriante..."
Good bye coup de froid et humeur sombre... sans pilules, sans médecines..
Chanson, merci!