mercredi 19 mars 2014

Héloïse et Abélard-


A partir du X° siècle, on voit  près des cathédrales et des monastères, s’ouvrir des écoles qui, au XI° et XII° deviennent des centres de haut enseignement. Des maîtres réputés y dispensent le savoir. A Paris, au Quartier Latin, Pierre Abélard est l’un des plus connus. Un des rares auteurs du Moyen-Age sur lequel on dispose de sources précises. Sa notoriété n’allait pas sans lui valoir rivalités et jalousies. Celle de Guillaume de Champeaux le chasse de Notre-Dame. Il s’installe à Melun, puis sur la Montagne Sainte-Geneviève.
Pierre Abélard,  homme d’un grand charisme est un philosophe important. Au Moyen-Âge, les femmes n’étaient pas exclues des Universités. L’une d’entre elles va s’éprendre de son maître. Elle se nomme Héloïse. Abélard répond à son amour mais un évènement tragique va transformer l’idylle en un mythe amoureux.
Héloïse attend un enfant. Pour ne pas briser la carrière de son amant qui est clerc, elle accepte un mariage clandestin. Mais son oncle, le chanoine Fulbert découvre l’affaire et divulgue le secret. Héloïse est battue et son amant l’enlève pour la mettre à l’abri au monastère d’Argenteuil. Fulbert poursuit Abélard, l’attire dans un guet- apens et le fait châtrer.
Humilié, ridiculisé, le malheureux se fait moine à Saint-Denis. Héloïse prend le voile à l’abbaye du Paraclet. La renommée d’Abélard est telle qu’il reprend bientôt son enseignement, mais il est rebelle ; il conteste l’Eglise, ce qui lui vaut bon nombre de mésaventures.
Les amants en tout cas, ne se reverront jamais, ce qui nous vaut les plus belles lettres de l’histoire amoureuse. Car ils continueront à correspondre jusqu’à la mort d’Abélard en 1142 au couvent de Saint-Marcel.

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