mardi 2 février 2016

Comment et pourquoi on est "Ours".



Bien des mécomptes me sont advenus pour n'avoir pas assez pris en considération le fait que je suis une ourse.
Quand j'étais enfant, on m'a donné des albums racontant les aventures de "Nounouche la Petite Ourse".
Nounouche faisait le tour du monde pour vendre des bonbons; bonbons qui l'aidaient à se tirer de toutes sortes  situations plus ou moins dangereuses. C'est ainsi qu'en Polynésie, elle calmait un volcan en éruption en versant des bonbons dans le cratère.
Une autre fois, alors que pour sortir dans la tempête, sa mère lui avait donné un parapluie beaucoup trop grand, le vent s'engouffrant sous la toile la faisait monter, monter... jusque sur la lune. Une lune habitée par des géants qui prenaient soin de l'oursonne. Finalement elle est redescendue, je ne me souviens plus comment et a repris ses valises pleines de bonbons et poursuivi son tour du monde.
Puisque rien ne se produit par hasard, ce n'est probablement pas en vain que j'ai reçu jadis ces histoires d'ourse voyageuse. 
L'ourse, c'est Nounouche, mais aussi la terrible femelle grizzly. Nounouche menacée pourrait se réfugier entre les pattes du fauve. Mais qui voudrait  jouer avec Nounouche pourrait bien s'effrayer quand le grizzly se dresse.
Et le plus souvent, si elle se dresse l'ourse grizzly, c'est pour défendre ses oursons.
Car il ne faut pas croire ce que raconte "L'Ours" de J.J. Annaud: un ours adulte n'adopte pas un ourson qui a perdu sa mère. Un ours adulte s'en fout et ça vaut mieux, car s'il s'en occupe, il peut le dévorer.


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