jeudi 12 mai 2016

Lire et relire : La Princesse de Clèves

"Je vais vous faire un aveu que l'on n'a jamais fait à un mari..." 
Ainsi débute le livre qu'un chef d'état -dont la cervelle aussi aurait eu besoin de talonnettes-, a fait l'aveu et ce devant toute la nation , de ne pas l'apprécier ..  Grand bien lui fasse! Le ridicule n'a  fait aucun dommage à l'oeuvre et nous continuerons à rêver à la si sincère et tourmentée Princesse de Clèves qui, pour ma génération aura à jamais les traits de Marina Vlady.
Publié en mars 1678, ce modèle du roman si net et si concis, en un temps qui produisit les interminables et touffus récits de Madeleine de Scudéry, raconte la torture morale que s'inflige une héroïne mariée par raison à une homme remarquable en tous points, quand inopinément, elle rencontre l'amour. Son devoir lui commande de ne pas succomber et c'est pour mieux se garder qu'elle en fait l'aveu à son époux... qui en meurt de chagrin! 
Enfin libre d'aimer le duc de Nemours, elle le repousse de crainte, la passion une fois satisfaite de perdre tout attrait aux yeux et aux sens de celui qu'elle aime et qui dit l'aimer. Il faut dire que Nemours était dans le roman un "tombeur". 
Tout ceci est bien compliqué pour nos esprits modernes.... renoncer à l'amour pour le mieux préserver... en aurions-nous l'idée?
Et l'auteur, Madame de Lafayette? On ne sait pas grand chose de sa vie; on la surnommait d'ailleurs "le brouillard". Femme de Cour, amie de La Rochefoucauld, elle préconisait comme dans son roman le retraite et la chasteté... pourquoi????

1 commentaire:

Gine Proz a dit…

Je m'y ennuie à périr... Je n'ai pas fini sa lecture, malgré mon obstination à la reprendre à plusieurs reprises!