lundi 12 juillet 2010

Comme un rêve....

D
errière la maison il y a un mur ; il faut longer le mur.
Le mur est long ; le long du mur est le plus long chemin pour aller plus loin.
Tout au long du chemin, on ne voit pas derrière le mur ; il y a une brèche dans le mur et par la brèche, on peut regarder derrière le mur.
Il faut franchir la brèche, passer derrière le mur .
Au bout du chemin qui est derrière le mur, il y a un réverbère ; un réverbère très long, très souple, qui se balance au gré du vent.
Allons, puisqu’on a tout le temps, jusqu’au réverbère, le réverbère qui se balance…
La petite flamme là-haut vacille, s’épuise et meurt…
Le réverbère éteint se penche et demande poliment : « Avez-vous du feu ? »
Que répondre ?…
Il n’avait qu’à faire attention ; aucun réverbère ne devrait se laisser ainsi secouer par le vent du soir…
Aucun réverbère ne devrait laisser mourir sa flamme au crépuscule…
Mais où trouver du feu ?
Derrière le mur peut-être ?
Alors il faut longer le mur longtemps..
Jusqu’à une autre brèche ; franchir la brèche, longer le mur…
Le réverbère inquiet se balance, tourne sa lanterne en tous sens…
« Penchez-vous réverbère, voici des allumettes, et cessez s’il vous plaît de vous balancer ; tenez-vous droit réverbère ! »
Et le réverbère se tient droit !
Il faut encore longer le mur, franchir la brèche, longer le mur… longer, longer le mur…
Et retrouver la maison…
La maison qui est en face du bureau de tabac… 

PP 

2 commentaires:

jean jacques a dit…

question subsidiaire: "quand est-ce que le réverbère va enfin déclarer sa flamme?

almanachronique a dit…

Quand il voudra, Jean-Jacques...
Quoi de plus séduisant qu'un réverbère enflammé???
P.