mercredi 8 septembre 2010

Carnets de voyage - Belfort 2010

Comment me direz-vous peut- on se perdre dans le pays où l'on a passé toutes ses vacances scolaires jusqu'à l'âge de quatorze ans? Comment peut-on errer pendant plus d'une heure entre des villages aux noms familiers si proches les uns des autres qu'autrefois on s'y rendait à pied?
Il faut déjà un sens de l'orientation bien personnel, un certain génie dans la manière d'envisager les raccourcis, et puis il y a surtout les modifications du paysage. Depuis qu'on y passe moins en charrette à foins, les routes ont été élargies, chaque carrefour est doté d'un rond-point et de part et d'autre du paysage, on peut admirer des hangars préfabriqués ornés d'enseignes de grande distribution qui sont bien assez connues sans qu'il soit encore besoin de les citer.
Et voilà comment, du nord au sud et de l'est à l'ouest, tous les abords de communes se ressemblent. On quitte la Beauce du mois d'août au pelage rasé, on roule une journée entière pour arriver en Franche- Comté, certes plus verdoyante, mais l'approche du village de l'enfance ressemble curieusement à l'approche de dans lequel on vit.
Aucune image, aucun souvenir ne peut plus aider la pèlerine égarée, jusqu'au moment où le délicieux hasard posera devant elle la façade inchangée du "bistrot du Jules", miraculeusement épargnée par l'enthousiasme rénovateur des élus de ces communes si proches de la Suisse et qui envient à leurs voisins un air pimpant dont l'autre voisinage, celui de la Lorraine, ne les avait pas dotées....

PP

5 commentaires:

Enitram a dit…

Quelle joie tu as dû éprouver en revoyant l'ami Jules, oups!, le café de ...!
Une véritable émotion de revoir ce lieu après tant d'années!
C'est ce j'ai envie de faire cet automne, revoir mon lieu de vacances, ce n'est pas la Franche-Conté mais l'Eure en Normandie...
De revoir la grande maison où j'ai passé mes cinq premières années a été pour moi aussi une grande émotion...
Merci pour ce billet
A bientôt

almanachronique a dit…

D'autant plus heureuse que ça faisait une heure que je cherchais mon chemin!
Maintenant je suis voisine de l'Eure.
P

Odile a dit…

"Il faut déjà un sens de l'orientation bien personnel, un certain génie dans la manière d'envisager les raccourcis" :-)) Tiens tiens, ça me rappelle quelqu'un ! Heureusement qu'il y avait ce cher Jules pour te rendre tes repères. Joli récit de retrouvailles. Merci Pomme.

almanachronique a dit…

Ah, mais c'est vrai, Odile! Tu l'as expérimenté, mon sens de l'orientation, toi! Et je ne suis pas rendue...j'ai ensuite raté la sortie d'autoroute pour Aubenas...vendredi, je continue ...
Tu reviendras encore avec moi???
P.

Odile a dit…

Mais oui Pomme, sans aucun problème ! C'est plutôt rigolo... d'autant que je ne suis pas trop mauvaise copilote :-)))
Bises