dimanche 12 septembre 2010

Carnets de voyage- On the road 2010

Lundi matin…. Il fait beau, un peu frais.
Comme j’aime la traversée de ce pays de la Vouivre, aux montagnes douces, aux canaux et rivières paisibles dont les rives se frangent de joncs épais et soyeux, de roseaux, d’iris et de renoncules… La Vouivre…. J’aimerais raconter sa légende, mais passer derrière Marcel Aymé, c’est quand même gonflé ; il en a fait un roman, lui. Il n’est pas d’ici, d’un peu plus bas, dans le Doubs ,  mais la Vouivre, c’est bien ici son pays. Tiens, s’il me manque un conte sur l’almanach, je me lance…
Mais voici un nom de village qui ne m’est pas inconnu : Longeverne… Mais oui ! Marcel Aymé c’est plus bas, mais nous sommes ici au pays de Louis Pergaud ; au pays de la Guerre des Boutons.
Longeverne… le village dont les gamins armés de bâtons couraient sus à ceux du village voisin en hurlant : « A cul les Velrans ! » Lesquels ripostaient en lançant à pleins poumons leur cri de guerre : «  Tous les Longeverne sont des couilles molles ! », tandis que Tigibus désabusé maugréait :  « Si j’aurais su, j’aurais pas v’nu ! ».
Le film d’Yves Robert est certes inoubliable, mais il ne faut pas s’en contenter. Il faut lire « La Guerre des Boutons ». Il faut même lire TOUT Louis Pergaud sans omettre surtout « De Goupil à Margot »,  un livre qui vaut bien des promenades en forêt, un livre qui vous donnera envie d’y aller en forêt, d’ouvrir vos yeux, vos narines , vos oreilles, de rencontrer Margot, d’apercevoir Goupil.
On trouve aussi dans « La Guerre des Boutons » une scène de classe qui est un vrai morceau d’anthologie… J’en ai deux,de scènes de classe qui mettent en déroute mes talents de lectrice : cette dernière que je ne peux lire sans m’étouffer de rire et pour renifler sans pouvoir retenir mes larmes, il y a « La Dernière Classe » de Daudet…
Certes, une « bonne lectrice » doit maîtriser son émotion pour la faire passer à l’auditeur, mais il arrive souvent que la salle rie et pleure avec moi, alors, même si ce n’est pas très « pro », je me dis que je n’ai pas trop raté ma prestation.
Il y a une autre scène de classe hilarante, c’est chez la Comtesse de Ségur, dans « La Fortune de Gaspard » ; il ne faut pas oublier le talent comique trop souvent méconnu de notre chère Sophie…


1 commentaire:

anne des ocreries a dit…

Pomme ! ce matin justement, je me disais que j'irais bien faire un petit tour aux champignons, voir....à présent que j'en ai terminé avec les confitures....