lundi 14 février 2011

LES BONNES MANIERES A LA GUERRE


L’année bissextile , soyez fin,
Semez du chanvre au lieu de lin.




Quand un Inférieur croise un Supérieur, l’Inférieur doit saluer le Supérieur.
Cette charmante coutume s’appelle le salut. Pour saluer, l’Inférieur porte sa main droite là, en mettant ses doigts comme ça. Quand un Supérieur entre dans la chambre d’un Inférieur, ce dernier doit saluer en bombant le torse. S’il n’a plus de torse, comme cela arrive à la guerre, il doit bomber les genoux, ou n’importe quoi de bombable. C’est la position du garde-à-vous. Dans le garde-à-vous, on doit mettre le petit doigt sur la couture du pantalon, et les pieds comme ça.
Attention : avant de saluer un Supérieur, il faut être sûr que c’est un supérieur. Un supérieur est un Gradé. Un Gradé se reconnaît au nombre de ses *burettes. Plus le gradé a de barrettes, plus le salut doit être servile.
Le salut est très joli. L’Inférieur doit y mettre beaucoup de respect pour le Supérieur, sauf en cas d’attaque thermonucléaire, où le salut pourra être effectué un peu plus vite.
Après le salut, il arrive que le Supérieur s’adresse à l’Inférieur. Celui-ci doit alors répondre
en tournant humblement son béret entre ses doigts gourds.

A un général, on dit « mon général »
A un colonel, on dit « mon colonel »
A un adjudant, on dit « mon adjudant »
A un deuxième classe, on dit « ta gueule », à condition d’être adjudant.


Pierre DESPROGES

*Attention, typo : je dis « barrettes ».

2 commentaires:

Michel dit Tonton Mitch' a dit…

Té.."Le Sapeur Camembert" a enchanté mon enfance .
Bonne semaine .Bise.

Marité a dit…

Desproges et l'armée... Il a effectué 28 mois en Algérie... dur, dur !!!
BISOUS.