samedi 25 août 2012

C'est la faute aux embouteillages....

"Les grandes villes deviennent impraticables; à Paris la municipalité, la police, l'administration préfectorale ne savent comment résoudre le problème. On adopte de petits expédients qui semblent atténuer le mal et qui, tout à coup provoquent de pires inconvénients. A la fin, le préfet de police déclare qu'il donne sa langue au chat: il n'y a pas de remèdes.
A moins de reculer les maisons d'une dizaine de mètres de chaque côté des rues - et ce moyen a du être proposé naguère par Alphonse Allais- on ne fera pas que cent voitures soient à l'aise dans un espace réservé pour dix. Outre que l'intensité de la circulation active l'usure des voies, de sorte qu'elles sont presque toujours en réparation, c'est à dire barrées. Plus il y a des passants, moins ils peuvent passer: le cercle est terriblement vicieux. Et les autorités renoncent à trouver une solution.
La seule solution, c'est que les hommes cessent de s'entasser follement sur des espaces restreints, au lieu de se disperser sur les espaces vacants. La plupart des maladies corporelles, mentales et psychiques de notre époque ont leur source dans cette manie de l'agglomération: la tuberculose, la neurasthénie, la démence et vingt autres fléaux terribles seraient inconnus si l'être humain vivait selon les lois naturelles: il s'obstine à les enfreindre, et toute infraction se paie cher. "


NOS LOISIRS - 27 août 1911

2 commentaires:

solveig a dit…

z'avaient pas peur d'enfoncer des portes ouvertes ...

Marité a dit…

Rien n'a changé !!!
GROS BECS Pomme.