lundi 17 juin 2013

Musicomancie


... Vous savez, cet exercice qui consiste à augurer de la journée en fonction de la première musique entendue au réveil.

Eh bien, heureusement qu'il fait soleil aujourd'hui! ou alors l'influence d'hier qui se prolonge? Car le soleil hier, était dans la voix de l'inoubliable, inimitable, incomparable Luis Mariano; alors que ce matin on avait droit à une sinistre prise de tête infligée par un chanteur anglais mélopant des airs scandinaves... enfin, ce n'est peut-être pas ça, mais ça aurait pu!
Comment me direz-vous, peut-on préférer Luis Mariano? Certes, Francis Lopez n'est pas Verdi et la Belle de Cadix plus légère que Traviata. Mais ce qui compte, n'est-ce pas le bonheur? Le sourire épanoui des gens à l'entracte ou à la sortie du Châtelet? Le même d'ailleurs qu'on voit parfois dans  des pubs annonçant André Rieu (qui n'est pas non plus Joshua Bell). Ce qui compte, ce sont les notes qui nous font décoller du quotidien, qui nous donnent envie de danser avec le balais, de chanter en agitant le chiffon à poussière, d'aller vider la poubelle  en songeant à West Side Story.
Alors, Verdi, Mozart, Hoffenbach, Gershwin, Bernstein ou Francis Lopez deviennent égaux dans le bonheur qu'ils nous offrent; et pour les mêmes raisons, Tino Rossi ou Luis Mariano s'alignent sur Alagna (qui d'ailleurs interprète le répertoire de Mariano), ou Nathalie Dessay.
Certes, Andre Rieu ni Francis Lopez ne donnent à penser. Mais vaut-il mieux rire ou penser? Et je dois avouer que j'ai souvent préféré aller écouter Luis Mariano et ses espagnolades, que voir des acteurs sombres et profonds se rouler sur scène en proférant des phrases aussi sinistres qu'engagées et dont la signification hérmètique  (émètique?) a bien du mal à pénétrer mon cerveau populaire.

2 commentaires:

Michel dit Tonton Mitch a dit…

Ah! Quand j'étions adolescent , avec mes parents , une fois par mois , nous allions au Châtelet voir une opérette.
Quels souvenirs! J'ai pu voir, et donc entendre, Marcel Merkes et Paulette Merval, Luis Mariano et Bourvil,et combien d'autres encore.
Tiens je pense que je ferai un blog dans mon "Puzzle Autobiographique".
Merci almanachronique.
Bonne journée.

claude a dit…

Ah non Tonton !

Marcel Merkes et Paulette Merval c'était à Mogador, et pas tous les mois car la plupart de leurs opérettes tenaient le coup plus d'un an !

Moi j'y suis allé enfant en 1947 pour Rêves de Valse , en 48 violettes Impériales et 1951 La Veuve Joyeuse.
Mariano, je crois que c'était plutôt au Châtelet, mais je ne l'ai jamais vu, mais je l'ai beaucoup chanté : C'est la pluie qui tombe goutte à goutte, c'est la pluie qui tombe doucement .....