mardi 3 mars 2015

Ah ! la vache!!!

Il y a quelques jours, je m'indignais ici-même à propos de l'ablation des cornes des vaches... mais je n'avais pas pensé à tout.
Certes, c'est une sottise mais pis encore, c'est indigne.
Les cornes sont le seul moyen de défense des bovins contre leurs prédateurs. 
Vous allez me dire, les chevaux n'en ont pas. Mais les chevaux ont des sabots et ils savent s'en servir; ils sont plus souples que les vaches et leurs ruades sont parfois mortelles. La vache ne rue pas ou si peu. Les chevaux cabrés, jouent du sabot et là encore peuvent se révéler dangereux; la vache ne le fait pas. Et puis, autre moyen de défense du cheval, la fuite, Son galop est rapide; celui de la vache n'a jamais fait la gloire des champs de courses. La vache non plus ne saute pas une haie comme fait le cheval... certes, elle la défonce ce qui n'empêche pas son prédateur de la suivre.
Donc, le vache écornée est sans défense et ne peut compter que sur l'humain pour la protéger.
Cet humain qui pour être seul à pouvoir la bouffer tente d'éradiquer les autres prédateurs. Et il n'y arrive pas; car les loups reviennent et les ours aussi, Ils rétablissent ainsi un équilibre nécessaire à l'environnement, puisque ours et loups , prudents ne fréquentent nos troupeaux  qu'en cas d'absolue nécessité, En éliminant les plus faibles de leurs proies habituelles ils contribuent à entretenir  la vigueur des cervidés. Cervidés qui, sans prédateurs prolifèrent au détriment des cultures et des forêts.
Les loups, ours et autres lynx sont donc utiles à l'équilibre naturel.... et ... il peut arriver qu'ils s'aventurent près des pâturages. Là, les troupeaux n'étant plus gardés par chiens et bergers mais par un fil électrique qui n'effraye qu'une fois le fauve, la vache est en danger. Danger moindre s'il lui reste des cornes pour se défendre.
Paysans éleveurs, réfléchissez bien à ce que vous faites... Vous dites aimer vos vaches? mais vous ne les respectez pas. Une vache sans cornes n'est plus un animal mais un futur bifteck, une poche à lait, beurre et fromage.
Au lieu de s'évertuer à altérer tout un cheptel, pourquoi ne pas remettre à l'honneur le si beau métier de berger? Un métier rude certes mais auquel les moyens actuels pourraient apporter pas mal de confort.

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