lundi 11 avril 2016

Debout jour et nuit!

Pis alors Pascal Bruckner ce matin sur inter... complètement à côté de la plaque! Tant qu'on dira au gens (jeunes ou pas) que le travail est juste un moyen de se procurer les moyens de faire enfin quelque chose de plaisant, on le réduira à son étymologie qui signifie torture. Pourquoi ne pas parler de métier, de profession? Pourquoi ne pas souligner que le travail est aussi un facteur de lien social? qu'on peut y trouver des amis, des compagnons? qu'on peut s'y réjouir, s'épanouir? Et d'ailleurs ceux qui le perdent perdent beaucoup. La preuve : tous ces "jeunes retraités" qui se précipitent vers les associations.
Et d'autre part, si on faisait rendre gorge à tous ces voleurs, ces prévaricateurs, ces fraudeurs impunis; si on limitait les rémunérations qui s'envolent vers l'indécence, ça en ferait de l'argent pour payer le travail!
Certes la richesse est normale, voire souhaitable quand les riches dépensent et font vivre les métiers; pas quand ils échappent à la juste contribution qu'ils doivent à la société dans laquelle ils vivent.
Certes il est juste aussi que les responsabilités et le talent soient rémunérés à leur juste valeur. Un sportif ou un artiste dont la carrière est limitée dans le temps ou par les aléas de l'existence doit pouvoir engranger dans sa période d'activité de quoi assurer la totalité de son existence; un chef d'entreprise qui risque ses biens propres à le droit de toucher le prix de ce risque. Ce risque, ceux qui sont à la tête de bien des sociétés ne le courent pas; pourquoi alors, ces parachutes dorés qui les protègent même quand ils ont mis l'entreprise qui leur était confiée dans la cas de licencier du personnel et de le mettre dans la précarité? Pourquoi des salaires mirobolants qui font perdre la tête et le sens même du sport à des jeunes gens mal préparés à gérer des fortunes?
Pourquoi? pourquoi? pourquoi?
Ils ont raison Place de la République... ils ont raison et sont plus raisonnables que les soixante-huitards qui gueulaient sous les pavés la plage! Eux, ils commencent à dépaver pour planter un potager... et sur ceux... je vais m'occuper du mien qui a l'avantage de n'avoir pas besoin d'être dépavé....et je vous salue bien!

2 commentaires:

Marité a dit…

J'approuve ton coup de gueule et tes interrogations !!!
GROS BECS

Claude a dit…

Bravo et merci pour cette bienfaisante colère à laquelle j'adhère totalement.
Il me semble qu'après un long sommeil, cette frange de la population, apte à réagir aux injustices et aux hypocrisies politiques et médiatiques, semble s'ébrouer ....
La confirmation viendra peut-être de "ce beau moi de mai".
Le soixante-huitard non repenti que je suis resté ( en cherchant la plage sous les pavés) a tout de même permis d'obtenir :

- la généralisation de la 4ème semaine de congés payés,

- la reconnaissance des mêmes droits aux ouvriers du monde agricole qui avaient des clopinettes ....

- l'abaissement incroyable de la durée du travail pour aboutir à 40h par semaine

- Les conventions collectives du travail par grandes branches professionnelles tellement importantes quand on entend, tous les jours, sur tous les médias pourris, l'immonde représentant du CNPF Pierre Gattaz préparer le démantèlement des dites conventions !

- et la liste est encore longue de toutes les avancées obtenues par ces pourris de soixante-huitards .....