samedi 7 mars 2009

Carnets de voyage - Malte, avril 2008 copié



Jour 1-
La bibliothèque de l’Alliance Française est un lieu charmant, organisé d’une manière originale. Originalité qui est une image de marque maltaise.
J’ai pris les livres à bras le corps en éliminant, éliminant, éliminant ; car il s’agit d’évacuer une double étagère qui obstrue complètement une fenêtre…grande fenêtre avec balcon et vue sur le port (un des ports, il n’en manque pas dans l’île.)
Il est vrai que le clair-obscur et la faible température conviennent aux livres, mais il me semble que les lecteurs apprécieront un peu de soleil et de lumière. Des persiennes fermées quand l’été est trop violent laisseront passer plus de clarté qu’une étagère bourrée de livres du sol au plafond.
Donc il faut prendre les bouquins un par un et statuer sur leur sort. Certains cumulent les handicaps : hors de propos (Walter Scott traduit en français), édition obsolète, papier jauni, couverture déchirée, pages cornées… ;
D’autres on tous ces défauts mais se nomment Balzac, Flaubert ou Maupassant.
J’ai trouvé trois Henri Gougaud en excellent état : là où ils étaient rangés, pas de danger qu’on les abîme ! Les voici désormais avec les autres G et à portée d’yeux et de mains. J’aurais bien voulu les mettre à côté de Giono, lui aussi en bon état et pour les mêmes raison, mais entre le I et le O se glissent d’autres auteurs ; Henri et Jean se parleront par-dessus leurs pages.
Je pense souvent au pauvre Dumas qui presque toujours et en dépit de mes bonnes intentions doit voisiner avec Duras. Quelles conversations ces deux-là peuvent-ils avoir la nuit sur leurs étagères.
Plus heureux en revanche, Colette et Cocteau, amis dans la vie, poursuivront leur relation sur papier….

A demain PP

1 commentaire:

anne des ocreries a dit…

quoi ! vous vous y êtes rendue, Pomme ?