jeudi 8 juillet 2010

LE MATIN

L'aurore sur le front du jour
Sème l'azur, l'or et l'ivoire,
Et le soleil, lassé de boire,
Commence son oblique tour...

La lune fuit devant nos yeux;
La nuit a retiré ses voiles;
Peu à peu, le front des étoiles
S'unit à la couleur des cieux...

Une confuse violence
Trouble le calme de la nuit,
Et la lumière avec le bruit
Dissipe l'ombre et le silence...

Il est jour: levons-nous Philis;
Allons à notre jardinage
Voir s'il est, comme ton visage
Semé de roses et de lis.

VIAU


3 commentaires:

FRANKIE PAIN a dit…

l'accueil de ce sous bois tant la lumière est fort qu'il n'y a pas d'ombre simplement un pastel de vert et du rose rouge des fleurs les lianes de monsieur tilleul comme des tresses de femmes de cheveux fins qui nous caressent que il y a du vent
merce de tes images et poésie pomme

Viviane a dit…

J'aime ce poème et j'en prends connaissance sur la musique de Bach du précédent message, j'adore ce blog!

almanachronique a dit…

Merci, Viviane
P.