dimanche 1 août 2010

Indignation après le discours de M. Sarkozy sur la sécurité 31.07.10 | 13h46 • Mis à jour le 31.07.10 | 13h46 C'est la consternation et l'indignation qui régnaient dans le camp de l'opposition après le discours sur la sécurité, tenu par Nicolas Sarkozy, à Grenoble, le 30 juillet. Premier à réagir au nom du PS, Benoît Hamon qualifie ce discours d'"usé" et juge "particulièrement graves" les annonces du chef de l'Etat sur la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère. M. Hamon évoque "l'échec d'une politique manichéenne et simpliste qui consiste à chercher des boucs émissaires à ses propres échecs" en la matière. Le porte-parole du PS estime également que le président de la République est "engagé dans un bras de fer avec Marine Le Pen dans la perspective du premier tour" de 2012. "M. Le Pen et sa fille n'ont plus besoin de parler, la copie parle à leur place ", déclare pour sa part le député (Verts) Noël Mamère. Pour Ségolène Royal, l'ancienne candidate du PS à la présidentielle, "l'intervention du président Sarkozy marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe. Cette fuite en avant sécuritaire symbolise l'échec de celui qui (...) n'a cessé de stigmatiser des territoires et des populations, sans jamais apporter de réponses concrètes à leur sécurité". Le député Jean-Pierre Brard (app . PCF) assure que "ce président démagogue a définitivement franchi le seuil de l'acceptable". François Bayrou, le président du MoDem, estime que "les déclarations à grand spectacle mises en scène et toujours répétées ne font avancer en rien la cause de la sécurité", ajoutant, "en focalisant sur la seule immigration le discours sur l'insécurité, on cherche à introduire un signe égal entre l'une et l'autre" et "on court ainsi le risque de bien des dérives". A l'UMP, le député Jacques Myard, juge de "bon sens" la possibilité de déchoir les criminels de leur nationalité. Un sentiment partagé par le FN. Son vice-président, Bruno Gollnisch estime qu'il faut aller plus loin : "Ce n'est pas seulement la déchéance de la nationalité française qu'il faut, c'est évidemment, une fois que les gens sont réduits à leur nationalité étrangère, les expulser." La Ligue des droits de l'homme accuse M. Sarkozy d'agiter "les refrains des années 1930" sur les étrangers. "Faire un discours sur la délinquance uniquement centré sur une question de retrait de nationalité, sur l'immigration, après avoir tenu une réunion sur les gens du voyage et sur les Roms, c'est l'assimilation des étrangers et des personnes d'origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français", a déploré Michel Tubiana, son président. Commentaire d'un lecteur sur le site du Monde. « Quand notre Constitution permet d’élire un président qui déshonore la République Française à ce point, je crois qu’il est temps de changer de président, mais aussi de Constitution. » Tonio

Indignation après le discours de M. Sarkozy sur la sécurité

C'est la consternation et l'indignation qui régnaient dans le camp de l'opposition après le discours sur la sécurité, tenu par Nicolas Sarkozy, à Grenoble, le 30 juillet. Premier à réagir au nom du PS, Benoît Hamon qualifie ce discours d'"usé" et juge "particulièrement graves" les annonces du chef de l'Etat sur la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère. M. Hamon évoque "l'échec d'une politique manichéenne et simpliste qui consiste à chercher des boucs émissaires à ses propres échecs" en la matière.

Le porte-parole du PS estime également que le président de la République est "engagé dans un bras de fer avec Marine Le Pen dans la perspective du premier tour" de 2012. "M. Le Pen et sa fille n'ont plus besoin de parler, la copie parle à leur place ", déclare pour sa part le député (Verts) Noël Mamère.

Pour Ségolène Royal, l'ancienne candidate du PS à la présidentielle, "l'intervention du président Sarkozy marque une nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe. Cette fuite en avant sécuritaire symbolise l'échec de celui qui (...) n'a cessé de stigmatiser des territoires et des populations, sans jamais apporter de réponses concrètes à leur sécurité". Le député Jean-Pierre Brard (app . PCF) assure que "ce président démagogue a définitivement franchi le seuil de l'acceptable".

François Bayrou, le président du MoDem, estime que "les déclarations à grand spectacle mises en scène et toujours répétées ne font avancer en rien la cause de la sécurité", ajoutant, "en focalisant sur la seule immigration le discours sur l'insécurité, on cherche à introduire un signe égal entre l'une et l'autre" et "on court ainsi le risque de bien des dérives".

A l'UMP, le député Jacques Myard, juge de "bon sens" la possibilité de déchoir les criminels de leur nationalité. Un sentiment partagé par le FN. Son vice-président, Bruno Gollnisch estime qu'il faut aller plus loin : "Ce n'est pas seulement la déchéance de la nationalité française qu'il faut, c'est évidemment, une fois que les gens sont réduits à leur nationalité étrangère, les expulser."

La Ligue des droits de l'homme accuse M. Sarkozy d'agiter "les refrains des années 1930" sur les étrangers. "Faire un discours sur la délinquance uniquement centré sur une question de retrait de nationalité, sur l'immigration, après avoir tenu une réunion sur les gens du voyage et sur les Roms, c'est l'assimilation des étrangers et des personnes d'origine étrangère à la délinquance, à ceux qui mangent le pain des Français", a déploré Michel Tubiana, son président.


 Commentaire d'un lecteur sur le site du Monde.
« Quand notre Constitution permet d’élire un président qui déshonore la République Française à ce point, je crois qu’il est temps de changer de président, mais aussi de Constitution. »  Tonio



3 commentaires:

anne des ocreries a dit…

Il me file envie de vomir, le petit parvenu d'importation !

almanachronique a dit…

Anne, ton sens de la formule m'éblouit!!
P.

Marité a dit…

Va t'on le supporter encore longtemps ??? Je le crains !!!
Bonne soirée.