vendredi 21 septembre 2012

Réponse...

....à deux commentaires tout à fait respectables:

Sans doute m'avez-vous mal compris, messieurs; peut-être me suis-je mal exprimée.
Je suis fondamentalement, définitivement contre toute forme d'intégrisme, de fanatisme ou de croyance exacerbée. Je suis de la même manière et dans les mêmes proportions pour la liberté de la presse, son indépendance, son insolence, voir sa méchanceté.
Mais il y a temps pour tout et dans un contexte aussi explosif que celui que nous vivons actuellement, il n'était pas utile d'ajouter du pétrole au brasier. Le torchon sale qui y a mis le feu ne méritait que le dédain et je reproche à Charlie de n'avoir pas su attendre un moment qui l'aurait mis hors de toute polémique et aurait de ce fait donné plus de force à son propos. Cette impatience l'a mis au niveau de ceux qui ont propagé ce détestable film.
Je reproche à Charlie d'avoir ainsi contribué à mettre en danger la vie d'otages et vous monsieur Julliard qui êtes de Reporters sans Frontières (et c'est tout à votre honneur) devriez le ressentir plus que tout autre.
Je reproche à Charlie par cette attitude intempestive de s'être ravalé au niveau de publications qu'on ne peut que se salir les yeux à lire.
Je reproche à Charlie de dériver toujours plus loin des intentions de ses créateurs, ce que certaines de ses positions peuvent laisser supposer.
Je soupçonne Charlie d'avoir eu en remuant cette vase des intentions mercantiles.
Ah! si Charlie avait offert de reverser à des associations telles que... tiens... Reporters sans Frontières par exemple, s'il avait offert donc, le plus perçu de ce tirage par rapport à la moyenne de ses ventes,  s'il l'avait offert, alors là oui, sans me poser de questions, j'aurais dit: Bravo Charlie!

7 commentaires:

Michel dit Tonton Mitch a dit…

Charlie et ses dessinateurs me font penser à ce magnifique film avec Jodie Foster :
Les Accusés (The Accused)qui est un film américain réalisé par Jonathan Kaplan, sorti en 1988.
Ce film démontre la responsabilité , dans un viol , des personnes qui ont incité les criminels par leurs vivats, et de leurs condamnations .
Bon dimanche.
Bise

solveig a dit…

La ligne de défense de Charlie, basée sur la liberté d'expression non négociable, s'apparente pour moi à de la mauvaise foi.
Ne pas vouloir admettre que ce petit jeu-là est dangereux, ça s'appelle comment ?

☆•.¸.Mildred.¸.•☆ a dit…

Au risque de perdre des amis, je dirais que ce qui est dangereux est de laisser croire aux intégristes qu'ils peuvent nous museler!

☆•.¸.Mildred.¸.•☆ a dit…

J'ai vécu au temps de Salazar au Portugal et j'ai été élevée par de bons Portugais très croyants!
De là certainement le fait que j'apprécie autant la laïcité et la liberté d'expression et que ça m'horripile de les voir si malmenées ces derniers temps!

almanachronique a dit…

Mildred, je repecte les opinions de chacun et on ne perd pas mon estime pour n'être pas d'accord avec mes propos.
Les intégristes nous muselleront d'autant moins qu'on choisira le bon moment pour leur rabattre le caquet.
Je n'ai rien contre les caricatures et l'irrespect envers les religions... Je maintiens seulement que cette riposte aurait pu attendre...

claude a dit…

C'est vrai qu'il faut combattre les intégristes religieux de tous poils, catholiques, juifs, et musulmans en particulier.

Ca n'est pas Charlie Hebdo qui est le mieux placé et le plus pertinent pour ce combat sans fin.

C'est à chacun de nous de saisir les opportunités pour lutter contre les absurdités véhiculées par les religions. Commencer par les extrémistes intégristes qui se transforment de nouveau en ce début de siècle en redoutables outils politiques.
C'est un acharnement de tous les instants auquel il faut se livrer, pour annihiler leur progression dans l'esprit des hommes.
Il faut avoir foi dans l'Homme et la Nature et ne pas chercher des voies détournées qui n'aboutissent qu'au néant.

FRANKIE PAIN a dit…

beau billet, commentaire en son écho de qualité . Il était important de s'exprimer , moi c'était la première fois sur mon blog que je donnais ma voix sur un sujet important de société comme celui là.