En canicule, point d’excès,
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.
A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.
Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.
Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.
Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.
samedi 24 juillet 2010
ALMANACH MERVEILLEUX -JUILLET-Semaine 4 Jour 2 CONTE
En canicule, point d’excès,
Roses d'été

jeudi 22 juillet 2010
ALMANACH MERVEILLEUX - JUILLET -Semaine 3 Jour 7 QUEL METIER ! recap 25
mercredi 21 juillet 2010
ALMANACH MERVEILLEUX - JUILLET - Semaine 3 Jour 6 AH ! LA MODE DE CHEZ NOUS
dimanche 18 juillet 2010

Maintenance
La plupart du temps, on ne nettoie que l'extérieur de son écran d'ordinateur alors qu'il existe un procédé tout simple et très efficace pour le nettoyer de l'intérieur. .... Il suffit de CLIQUER ICI <http://www.raincitystory.com/flash/screenclean.swf> et de patienter une minute

samedi 17 juillet 2010
Dix bonheurs pas cher bureau/souvenirs/vrac récap 25
vendredi 16 juillet 2010
PROCHAINE SÉRIE TÉLÉ "SURVIVOR"
Chaque enfant participe à 2 sports et à un cours de musique ou de danse.
Il n'y a pas de fast food.
Chaque homme doit
Prendre soin de ses 3 enfants;
Garder sa maison assignée propre,
faire la correction de devoirs des enfants,
et compléter les projets de sciences,
faire les repas, la lessive,
et payer la liste 'virtuelle' de facture avec pas assez d'argent.
En plus, chaque homme
devra faire un budget pour l'épicerie chaque semaine.
Chaque homme
doit se souvenir de la date d'anniversaire
de tous les amis et famille, et
leur envoyer une carte - pas un courriel.
Chaque homme doit aussi emmener chaque enfant
à un rendez-vous chez le médecin,
chez le dentiste,
et chez le coiffeur.
Il doit faire une visite imprévue aux urgences et patienter pour chaque enfant.
Il doit aussi faire des biscuits et des petits gâteaux pour une activité scolaire.
Chaque homme est responsable de décorer sa maison, de planter des fleurs à l'extérieur et de garder sa maison présentable en tout temps.
L'homme pourra avoir accès à la télévision quand les enfants seront couchés et que toutes ses corvées seront terminées.
L'homme doit aussi,
Se faire les jambes,
mettre du maquillage tous les jours,
porter des bijoux,
porter des chaussures à la mode et inconfortables,
garder ses ongles propres et avec du vernis à ongles
et avoir les sourcils bien épilés.
Durant une de ses 6 semaines,
L'homme devra endurer de douloureuses crampes abdominales, douleur aux dos,
et ressentir un immense et inexpliqué changement d'humeur mais ne jamais se plaindre ou ralentir les corvées.
Ils doivent assister aux réunions avec les professeurs de l'école et trouver 1 après midi par semaine pour faire une activité comme aller au parc.
Ils doivent lire une histoire à leurs enfants chaque soir et doivent les nourrir, les habiller, leur brosser les dents et les peigner chaque matin pour 7 h 00
Un questionnaire va être remis à la fin des 6 semaines, et chaque père devra savoir les informations suivantes :
la date de naissance de chaque enfant,
son poids, sa grandeur
sa pointure de chaussures, la taille de ses vêtements
et le nom de son médecin.
il devra aussi savoir, pour chaque enfant :
son poids et sa taille à sa naissance, l'heure de sa naissance et la durée du travail,
en plus pour chaque enfant connaître:
Sa couleur préférée,
son deuxième nom,
sa collation favorite,
sa chanson favorite,
sa boisson favorite,
son jouet favori,
ses plus grandes peurs et ce qu'il veut faire lorsqu'il sera grand.
Chaque enfant va voter pour éliminer le père de l'île en se basant sur ses performances.
Le dernier homme qui reste va gagner seulement si...
il lui reste assez d'énergie pour avoir des moments d'intimité
avec sa femme non planifiés.
>
Si le dernier homme réussi et gagne,
il pourra continuer de jouer encore et encore pour les prochains 18-25 ans
et éventuellement avoir le droit de se faire appeler Maman!
mercredi 14 juillet 2010
ALMANACH MERVEILLEUX - JUILLET - Semaine 2 jour 6 LIRE ET RELIRE récap 25
L’Abbé se leva presque d’un bond, le visage crispé.
« Vous pourrez circuler dans toute l’abbaye, j’ai dit. Certes pas dans le dernier étage de l’Edifice, dans la bibliothèque.
-Pourquoi ?
-J’aurais dû vous l’expliquer avant, et je croyais que vous le saviez. Vous savez que notre bibliothèque n’est pas comme les autres…
-Je sais qu’elle renferme plus de livres que toute autre bibliothèque chrétienne. Je sais qu’à côté de vos armaria ceux de Bobbio ou de Pomposa, de Cluny ou de Fleury ont l’air de la chambre d’un enfant à peine initié à l’abécédaire. Je sais que les six mille manuscrits, dont se targuait il y a plus de cent ans Novalesa, sont peu de chose à côté des vôtres, et que peut-être un grand nombre de ceux-là sont ici maintenant. Je sais que votre abbaye est l’unique lumière que la chrétienté puisse opposer aux trente-six bibliothèques de Bagdad, aux dix mille manuscrits du vizir Ibn al-Alkhami, que le nombre de vos bibles égale les deux mille quatre cents corans dont s’enorgueillit le Caire, et que la réalité de vos armaria est lumineuse évidence contre la fière légende des infidèles qui, voilà des années, voulaient (intimes comme ils sont du prince du mensonge) faire accroire que la bibliothèque de Tripoli était riche de six millions de volumes et habitée par quatre-vingt mille commentateurs et deux cents scribes.
-C’est ainsi, que le Ciel soit loué.
…. Il y a donc aussi dans la bibliothèque des livres qui contiennent des mensonges…
-Les monstres existent parce qu’ils font partie du dessein divin et jusque dans les traits horribles des monstres se révèle la puissance du Créateur. Ainsi par dessein divin existent aussi les livres des mages, les cabales des juifs, les fables des poètes païens, les mensonges des infidèles. Ce fut là ferme et sainte conviction de ceux qui ont voulu et soutenu cette abbaye au cours des siècles, que, même dans les livres mensongers, puisse transparaître, aux yeux du lecteur sagace, une pâle lumière de la sagesse divine. C’est pourquoi fût-ce à ces livres la bibliothèque fait écrin. Mais précisément de ce fait, vous comprenez, n’importe quin ne peut y pénétrer. Et en outre, ajouta l’Abbé comme pour s’excuser de la pauvreté de ce dernier argument, le livre est créature fragile, il souffre de l’usure du temps, craint les rongeurs, les intempéries, les mains inhabiles. Si pendant cent et cent ans tout un chacun avait pu toucher nos manuscrits, la plus grand partie d’entre eux n’existerait plus. Le bibliothécaire les défend donc non seulement des hommes mais aussi de la nature, et consacre sa vie à cette guerre contre les forces de l’oubli, ennemi de la vérité.
-Ainsi nul n’entre au dernier étage de l’édifice, sauf deux personnes… »
L’Abbé sourit : « Nul ne doit. Nul ne peut. Personne, même en le voulant, n ‘y réussirait. La bibliothèque se défend toute seule, insondable comme la vérité qu’elle héberge, trompeuse comme le mensonge qu’elle enserre. Labyrinthe spirituel, c’est aussi un labyrinthe terrestre. Vous pourriez entrer et vous ne pourriez plus sortir….
… Je fus surpris, quand nous émergeâmes dans le lieu où nous n’aurions pas dû entrer, de me trouver dans une salle à sept côtés, pas très vaste, dénuée de fenêtres, où régnait, comme du reste dans tout l’étage, une forte odeur de renfermé et de moisissure…
… La salle, dis-je avait sept parois, mais sur quatre d’entre elles seulement s’ouvrait, entre deux colonnettes encastrées dans le mur, un passage assez large surmonté d’un arc plein cintre. Le long des parois aveugles s’adossaient d’énormes armoires, chargées de livres disposés avec régularité. Les armoires portaient une étiquette numérotée, ainsi que chacune de leurs étagères : d’évidence, les mêmes numéros que nous avions vu dans le catalogue. Au milieu de la pièce, une table, elle aussi remplie de livres. Sur tous les volumes un voile assez léger de poussière, signe que les livres étaient nettoyés avec une certaine fréquence. Par terre non plus ne traînait aucune saleté….
… La visite de la bibliothèque nous prit de longues heures de travail…
… C’est pourquoi nous n’accomplîmes pas notre tâche d’affilée. Nous nous arrêtions pour fouiller dans les armaria, et maintenant que Guillaume – avec ses nouveaux verres sur le nez- pouvait s’attarder à lire les livres, à chaque titre qu’il découvrait il se répandait en exclamations d’allégresse, soit parce qu’il connaissait l’ouvrage, soit parce qu’il le cherchait depuis longtemps, soit enfin parce qu’il ne l’avait jamais entendu mentionner et qu’il était extrêmement excité et intrigué. En somme, chaque livre s’avérait être pour lui comme un animal fabuleux qu’il rencontrait sur une terre inconnue. Et tout en feuilletant un manuscrit, il m’enjoignait d’en chercher d’autres….
… La lampe alla tomber en plein sur le tas de livres dégringolés de la table, entassés les uns sur les autres avec leurs pages ouvertes. L’huile se renversa, le feu prit aussitôt à un parchemin très fragile qui flamba comme une brassée de brindilles sèches. Tout advint en un éclair, une grande flamme s’éleva des volumes, comme si ces pages millénaires aspiraient depuis des siècles à l’embrasement, et jouissaient de la satisfaction soudaine d’une soif immémoriale d’ecpyrose. Guillaume se rendit compte de ce qui arrivait et il lâcha prise- le vieux, se sentant libre, recula de quelques pas- hésita sensiblement, trop sans doute, incertain s’il fallait reprendre Jorge ou se précipiter pour éteindre le petit bûcher. Un livre plus vieux que les autres brûla presque d’un coup, jetant bien haut une langue de feu…..
… Entre temps, des étincelles avaient volé vers les murs et déjà les volumes d’une autre armoire se recroquevillaient sous la fureur du feu. Dès lors non plus un, mais deux brasiers incendiaient la pièce.
Guillaume comprit que nous ne pourrions les éteindre de nos mains, et il décida de sauver les livres avec les livres. Il se saisit d’un volume qui lui sembla mieux relié que les autres, et plus compact, et il tenta de s’en servir comme d’une arme pour étouffer l’élément ennemi. Mais en frappant de la reliure ornée de ferrures et de cabochons sur le bûcher des livres ardents, il ne faisait rien d’autre que provoquer de nouvelles étincelles. Il chercha à les éparpiller à coups de pied, mais il obtint l’effet contraire, car il s’en éleva des lambeaux de parchemin prsque réduit en cendres, qui voletaient comme des chauves-souris tandis que l’air, allié à son aérien compagnon, les envoyait incendier la matière terrestre d’autres feuillets…
… En un rien de temps, ce lieu fut un grand brasier, un buisson ardent. Les armoires participaient aussi à ce sacrifice et commençaient à crépiter. Je me rendis compte que le labyrinthe tout entier n’était rien d’autre qu’un bûcher artificiel, préparé pour l’heure de la première étincelle….
Umberto Eco Le nom de la rose

lundi 12 juillet 2010
Comme un rêve.... bureau/souvenirs/vrac Récap 25
12 07 10D |




