A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mardi 6 septembre 2011

La Chasse bureau/souvenirs/vrac récap 25


Brouillards d’automne
Beau temps nous donnent


06 09 11
Brouillards d’automne
Beau temps nous donnent


LA CHASSE

Les cris des chiens, les voix du cor
Sonnent dans les bois de Ferrières ;
L’écho de ces rumeurs guerrières
Epouvante le frais décor.

Les habits d’écarlate et d’or
Resplendissent dans les clairières ;
Les cris des chiens, les voix du cor
Sonnent dans les bois de Ferrières.

Les meutes ont pris leur essor,
Et le cerf dans les fondrières
Fuit, sentant leurs dents meurtrières ;
Mais partout il retrouve encore
Les cris des chiens, les voix du cor.

Théodore de Banville Les exilées. Rondels



A la mi-septembre, quand la nuit tombe, on peut entendre dans les bois bramer du cerf : une sorte d’aboiement rauque, un éternuement énorme qui fait songer à des êtres fantastiques. Mais rien que de naturel, c’est juste le cerf qui appelle ses biches.
Réputé dépourvu de fiel, il n’en est pas moins un mâle jaloux qui ne tolère aucun rival : si un jeune présomptueux tente de lui disputer sa harde, il le provoque en un duel parfois mortel, car il peut arriver au cours du combat, que les bois s’entremêlent. Les deux cerfs, ainsi immobilisés sont condamnés à mourir de faim, de soif et d’épuisement.
C’est pourquoi les gardes-chasse, quand deux mâles se disputent un territoire, en choisissent un qui sera sacrifié au cours d’une chasse.
La chasse à courre n’est pas, quand les règles de vénerie sont respectées, aussi cruelle qu’on veut bien l’affirmer. On ne court qu’un seul animal, celui qui doit disparaître. Et encore a-t-il toutes ses chances car le cerf est rusé. Quand il est fatigué, il se cache et un autre cerf prend le relais qui fatigue chasseurs et chevaux : il « donne le change » et comme on ne doit courir que la bête désignée, il faut retrouver sa « voie ». Les chiens ne s’y trompent pas, leurs aboiements disent l’ampleur de leur désarroi. Aussi le cerf poursuivi n’est-il  pas toujours pris et en tout cas, jamais on ne laisse un animal épuisé mourir lentement à la merci d’éventuels prédateurs. Quand il est pris, on l’achève au poignard. Cela s’appelle le « servir ». On utilise de nos jours où l’on manie moins couramment l’arme blanche, un fusil.
La chasse à courre (que je n’aime ni ne pratique), est moins scandaleuse que la corrida puisqu’elle a au moins une utilité : éliminer un animal pour éviter la mort de deux.
Les hommes ont de tout temps chassé le cerf, animal si utile à leur survie qu’il fut divinisé.
Hésiode qui lui attribuait mille ans de longévité – mais Hésiode était un poète – a contribué à en faire un symbole de l’éternité.
Tout, dans le cerf, était utilisé : la viande, la peau, les os, les tendons et sa ramure dont se paraient chefs et chamans. Sous le nom de trophée, elle orne encore de nos jours les salles des châteaux.
Quand l’humanité s’est hiérarchisée, les seigneurs se sont réservé le droit de chasse en général et du cerf en particulier. On raconte que l’empereur byzantin Andronic faisait poser des cornes sur les demeures des femmes qui avaient eu ses faveurs, donnant ainsi à leurs époux le droit de chasser le cerf ; d’où est venue l’expression : porter des cornes.



lundi 5 septembre 2011

Un début...



Tout d'abord, un grand coup de chapeau à la municipalité de la Ferté-Vidame, qui a su faire d'un Prix Saint-Simon égrotant,  une très belle Fête du Livre.
Le cadre évidemment s'y prête, au pied des ruines du château ravagé non à la Révolution comme on serait tenté de le croire, mais par un bête incendie lors d'un bal au début du siècle dernier. Je me suis laissé dire que cet accident avait inspiré la chanson "Tout va très bien Madame la Marquise".Il reste le parc conçu par le Duc de Saint Simon quand, exclu de la Cour pour diverses insolences, il avait profité de ce temps libre pour se créer un Versailles personnel; et les restes en sont superbes.

J'étais venu là pour y rencontrer mon éditeur et co-auteur sur le collectif "Contes et Légendes de la Région Centre. Nous ne nous étions jamais vus.
Il m'a aussi sec collé un stylo dans les mains et nous avons ensemble dédicacé. C'était ma première séance de signatures. J'en suis encore toute grisée ce matin. Ayé!!! Ch'uis une vraie écrivain, les copains!!!

dimanche 4 septembre 2011

LIRE ET RELIREbureau/souvenirs/vrac récap 25


Septembre en sa tournure,
De Mars fait la figure

04 09 11Alphonse DAUDET


Ni les  Lettres de mon Moulin  ni les Contes du Lundi  ne font partie de ce qu’il est d’usage de nommer « contes merveilleux », puisqu’on n’y rencontre ni fées, ni sorcières, ni ogres, ni lutins ni aucun des êtres qui hantent les contes de fées. Ce sont plutôt des nouvelles ou des chroniques, telle l’émouvante  Dernière Classe , qui relate un passage douloureux de notre histoire. Tel aussi le Moulin de Maître Cornille  dont les ailes tournent aux vents de Provence, et el aussi ce joli poème en prose où le berger raconte Les Etoiles à la « demoiselle » pour une nuit égarée.
Mais voici que Daudet nous parle de légende avec celle de  L’Homme à la Cervelle d’Or qui pourtant relève de la fable ; un fable triste certes .et pour nous consoler nous pourrons rire avec celle de L’Elixir du Révérend Père Gaucher, qui déjà s’approche de la légende. Cette  légende, qu’il va nous raconter dans Les Trois Messes Basses peuplée de fantômes. Et puis enfin, le conte et ses merveilles s’insinuent chez le délicieux Sous-Préfet aux Champs où parlent les fleurs et les oiseaux qui transformeront le fonctionnaire en poète.
Et enfin Blanquette la Petite Chèvre blanche qui elle aussi parle à monsieur Séguin va trottiner sur ses sabots vernis jusqu’au monde du Petit Chaperon Rouge où se tient en embuscade le Loup qui va la dévorer.
Alors, qui osera contester à Daudet sa place de « conteur » au rang de Perrault, des Grimm ou d’Andersen ?

-…Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n’avaient rien vu d’aussi joli. On la reçut comme une petite reine. Les châtaigniers se baissaient jusqu’à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d’or s’ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu’ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête…..
… Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c’était le soir….

mercredi 31 août 2011

Archéologie....


Dans le cadre de fouilles dans le sous-sol russe jusqu'à 100m de profondeur, les scientifiques russes ont trouvé des vestiges de fil de cuivre qui datait d'environ 1000 ans.
Par provocation, les Russes en ont conclu publiquement que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1000 ans d 'un réseau de téléphone en fil de cuivre.
Les Américains, pour faire bonne mesure, ont également procédé à des fouilles dans leur sous-sol jusqu'à une profondeur de 200m.
Ils y ont trouvé des restes de fibre de verre. Il s'est avéré qu'elles avaient environ 2000 ans.
Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2000 ans d'un réseau de fibre de verre numérique. Et cela, 1000 ans avant les Russes !
Une semaine plus tard, à Cherbourg , en Normandie, on a publié le communiqué suivant :
"Suite à des fouilles dans le sous-sol de la plage d'Urville-Nacqueville, jusqu'à une profondeur de 500m, les scientifiques Normands n'ont rien trouvé du tout. Ils en conclurent que les Anciens Normands disposaient déjà il y a 5000 ans d'un réseau Wifi."
Ce n'est qu'un peu plus tard que Dieu inventa le cidre et le pinard afin d'éviter que les Normands ne deviennent les maîtres du monde...


(Impossible de retrouver la source! Que l'auteur se fasse connaître, merci!)



vendredi 26 août 2011

Parfums de femmes...Posé sur 2021bureau/souvenirs/vrac récap 25

Pourquoi se parfumer? 26 08 11
Pour sentir bon me direz-vous. L'usage n'est pas nouveau et de tous temps on a fait la chasse aux odeurs corporelles. 
Mais je lis dans mes grimoires que le corps de certaines femmes, favorites de rois , étaient naturellement parfumées.
Ainsi Agnès Sorel, maîtresse de Charles VII (une vaillante, celle-là, avec la tête hépatique qu'avait son amant), la belle Agnès fleurait la violette; Diane de Poitiers  (une cougar avant l'heure qui avait le double de l'âge d'Henri II) sentait l'ambre; et enfin la pieuse et prude (qui ne le fut pas toujours, mais en vieillissant le diable se fait ermite), Mme de Maintenon exhalait une odeur de musc. Ce qui n'était pas le cas de la plupart des dames de Versailles; sans doute est-ce pour cela que le roi finit par l'épouser...


jeudi 25 août 2011

Mots d'auteurs


AGREABLE (SUICIDE) - Un individu qui se jette du haut de la tour Eiffel (300 mètre) se trouve pendant un bref instant en état d'apesanteur, ce qui, les spécialistes sont formels, procure une sensation de béatitude absolument extraordinaire. Un individu qui se pend connaît, au moment précis de l'étranglement, une érection soudaine et d'une ampleur magnifique, suivie d'une éjaculation formidable accompagnée d'une sensation de volupté incomparablement plus intense que par tout autre procédé. Il ressort de ces observations, que la façon la plus agréable de se suicider consiste à se jeter du haut de la tour Eiffel après avoir pris soin de passer le cou dans un noeud coulant pratiqué à l'extrémité d'une corde dont la longueur ne doit pas excéder 298 mètres.

CAVANNA - Almanach 1985



lundi 22 août 2011

On n'en finit jamais avec les ânes...



Et que m'importe donc, dit l'âne, à qui je sois? 
            Sauvez-vous, et me laissez paître. 
            Notre ennemi, c'est notre maître :
            Je vous le dis en bon françois.»

(La Fontaine)



Claude

Euh... Claude... âne pour moi est un compliment; je viens de passer deux jours au milieu d'eux   et j'y serais bien restée...

vendredi 19 août 2011

Go West....Old Man


Mort à Baltimore
 Baltimore ou comment vieillir pauvre aux Etats-Unis
Ville industrielle déchue, Baltimore vieillit. Et son centre, habité en majorité par les «minorités», vieillit pauvrement. Dans certains quartiers, l'espérance de vie n'atteint même pas 65 ans. A l'heure où la crise de la dette menace les programmes sociaux, la ville se démène pour assurer le minimum aux plus démunis.
Dans le centre pour seniors de Baker street. Dans le centre pour seniors de Baker street.© 

Offert par Claude et Médiapart

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mardi 16 août 2011

toujours bon à savoir

Savez vous que tous les 30 jours il est nécessaire de nettoyer l'interieur de l'écran de l'ordinateur
Beaucoup de personnes ignorent ce fait et ne savent pas non plus comment le faire.
Les  fabricants profitent de cette ignorance pour augmenter les ventes. 

Pour nettoyer l'écran en dedans, il suffit de cliquer ici :
http://www.horness.com/tools/screenclean.swf 

jeudi 11 août 2011

Jour de promo...

Le tome 2 des "Contes et Légendes d'Eure et Loir" est paru!


J'y émarge à la page 275; à part ce conte que ceux qui me lisent depuis un moment connaissent, vous y découvrirez nombre d'histoires magiques qui éclairent bien des mystères locaux.

samedi 6 août 2011

Us et coutumes récap 25



06 08 11Au mois d’Août,
Le vent est fou.



On dit que les époux mariés au mois d’août sont jaloux et que leurs enfants, s’ils naissent ce même mois seront aimables, sensibles mais nerveux.
Si comme beaucoup , vous craignez le dentiste, jeûnez le 9 Aout et saint Laurent qu’on fête le lendemain vous protégera des maux de dents. Si vous habitez dans les Vosges, le rite est un peu plus compliqué : vous devrez par une nuit brumeuse, au premier quartier de la lune, attendre que le brouillard se lève et, entre 9h et  10h du soir , aller vous baigner à la rivière.

C’est un 10 août que Saint Laurent mourut comme une simple côte d’agneau, sur un gril. Les enfants nés ce jour-là, comme tous ceux nés au mois d’août seront  aimables, sensibles et nerveux ;  ils auront de plus le pouvoir de guérir les brûlures. Les Vosgiens, que le martyre du saint émeut encore, ne font pas cuire de pain ce jour-là. Les Franc-Comtois , pour leur part apprécient une bonne averse : cette pluie anniversaire est pour eux la meilleure de l’année. Les Bretons pour leur part,  en recueillent soigneusement les premières gouttes comme remède aux brûlures… tout le monde n’a pas chez soi un enfant dont c’est l’anniversaire ces jours-ci.

Le 11 Août, on fête Sainte Suzanne et on ne prend aucun remède ; on évite également de se faire saigner.
Le 13, jour de Saint-Hippolyte non plus…
Ainsi va la vie…


jeudi 4 août 2011

Le forban domestique


mercredi 3 août 2011

Tiens-toi bien à table!!! Récap 25

03 08 11
Bien se tenir à table est tout relatif... aussi sommes-nous souvent déconcertés (à tout le moins) devant les comportements de jeunes anarchistes...Et pourtant...
Fourchettes, cuillers, couteaux, verres, assiettes même, qu'il faut laver, essuyer ranger après usage, sans espérer d'aide de qui estime ces accessoires superflus... le lave-vaisselle??? il faut le charger, et qui lui apprendra à aller de lui-même remettre son contenu en place?.. et je disais quoi? Ah oui, que tous ces objets sont d'un usage relativement récent.



Embarquons dans la machine à remonter le temps et mettons l'aiguille sur... restons vagues, les modes étaient moins lestes que de nos jours... pointons sur "Moyen-Age"... dans une demeure aisée quand même... en ces époques, certains n'avaient pas plus de coutelas que de nourriture.

Donc nous arrivons dans une saison faste et une demeure prospère. Après les salutations d'usage, vous prenez place à table, au centre de laquelle vous verrez poser un chaudron: c'est la soupe. Elle est faite de bouillon, de vin ou de lait. Chacun se taille un morceau de pain et le trempe dans le pot.
Ensuite, on sert la viande, généralement un rôti: sortez votre couteau et saisissant le rôt de la main gauche, vous taillez le morceau de votre choix que vous posez sur une large tranche de pain , assiette incassable et facile à laver, et vous mangez avec vos doigts, que vous essuyez ensuite, à la nappe,, à votre culotte ou a vos cheveux si vous en avez.
C'est ainsi qu'après avoir débuté par l'ancêtre de la fondue bourguignonne, vous continuez par ce qui deviendra le sandwich.
Naturellement, vous aurez soif; vous ferez signe à un valet- oui, oui, finalement, nous sommes bien à la table d'un seigneur- donc, le valet vous apporte une coupe pleine de vin ou plus vraisemblablement du vin coupé d'eau; coupe qu'il remettra sur un buffet quand vous aurez bu. En principe cet échanson devait ranger les coupes de manière à les offrir toujours au même convive... en principe!!
Vous mangiez avec vos doigts, certes, mais pas n'importe comment: seuls le pouce l'index et le majeur étaient autorisés à aborder le plat. Il va sans dire qu'il était parfaitement déplacé d'utiliser les deux mains, et plus encore de les y laisser barboter trop longtemps. On connaissait, outre le couteau, la cuiller; quant aux fourchettes , inventées en Italie vers le XII° siècle et furent importées chez nous avec les culottes pour dames par Catherine de Médicis, qui n'avait pas que de mauvais côtés.
C'est seulement sous Louis XV et dans l'aristocratie fortunée que le "couvert" se mit à ressembler à peu près à ce que nous connaissons aujourd'hui.


mardi 2 août 2011

US ET COUTUMES récap 25

US ET COUTUMES 02 08 11

Quiconque en août dormira
Sur le midi s’en repentira.


Les Alsaciens en sont certains, Lucifer chuta le premier jour du mois d’août. Pour cette raison on ne doit jamais saigner un malade le premier août. Et plus sérieux  encore, que les femmes enceintes se gardent d’accoucher ce même jour car leurs enfants auraient  toutes les chances d’être malpolis !
 Les habitants de l’ancienne Egypte qui savaient tout, craignaient à cette date des infortunes diverses et s’abstenaient de partir en voyage ; ce qui leur était bien facile puisque août ne commença d’exister qu’à partir du moment où l’empereur Auguste lui donna son nom. Tout s’explique !
Cet inquiétant premier août correspond aussi  au temps des célébrations de Lougos, dieu celtique de son état. Les Bretons qui sont gens pieux et bons chrétiens organisent à cette occasion de nombreux pardons et redoutent sur les processions une pluie qui les priverait de châtaignes à l’automne.
Vosgiens, l’œil rivé sur votre ligne bleue, observez les brouillards du 5 août : d’eux dépend la régulation de la neige. S’ils se montrent le matin, elle tombera en début d’hiver ; si on les voit à midi, les premiers flocons tomberont à la mi-janvier ; et les brouillards du soir donneront une neige tardive. Mais si du lever au coucher du soleil,  vous marchez sans vue dans la brume, la neige tombera sans relâche de décembre à mars.
Un 6 août, le Christ fut transfiguré, aussi depuis vers minuit , arbres et plantes s’inclinent jusqu’à terre, le ciel s’entr’ouvre et tous les vœux sont exaucés. Pour avoir la chance d’admirer ce spectacle impressionnant, il faut n’avoir jamais péché.
Enfin, c’est la force du vent du six août qui en Touraine et en Anjou décide des prix des récoltes ; si le vent est fort , les prix montent, si le vent est faible, ils baissent. Belle leçon d’économie !

samedi 30 juillet 2011

Mots d'auteurs



Le premier et principal exercice, celui qui mène d'emblée aux portes du bien, c'est lorsqu'une chose nous attache, de considérer qu'elle n'est pas de celles qu'on ne peut nous enlever, qu'elle est du même genre qu'une marmite ou une coupe de cristal, dont on ne se trouble pas lorsqu'elle se brise, parce qu'on se rappelle ce qu'elle est. Il en est de même ici: si tu embrasses ton enfant, ton frère ou ton ami, ne t'abandonne pas sans réserve à ton imagination. Rappelle-toi que tu aimes un mortel, un être qui n'est aucunement toi-même. Il t'a été accordé pour le moment, mais pas pour toujours, ni sans qu'il puisse t'être enlevé...
EPICTETE



jeudi 28 juillet 2011

Mots d'auteurs

Ah, n'importe comment et n'importe où, partir!
Larguer les amarres hors d'ici, cap sur les vagues, le péril et la mer,
S'en aller au Large, au Dehors, à l'Abstraite Distance,
Indéfiniment, dans les nuits mystérieuses et profondes,
Emporté, comme la poussière, par les vents, par les ouragans!
S'en aller, s'en aller, s'en aller une bonne fois!

Fernando PESSOA (1888 - 1935), Ode maritime d'Alavaro de Campos/

mercredi 27 juillet 2011

En attendant la rentrée... bureau/souvenirs/vrac récap 25

En attendant la rentrée 27 07 11
Reprenons du début...
Il manque une télé dans un minuscule studio de bord de mer.
Pourquoi la télé au bord de la mer? Parce qu'en Normandie, des fois, il faut bien voir un peu de soleil quelque part!
Mais la télé doit être petite. En prenant le café de 10h, je vois sur un des ces prospectus qui arrivent plus vite qu'on n'a le temps d'en brûler, un écran de 48cm.
-Ca fait quoi 48cm? interroge-je le Cap'tain.
-Réponse: c'est pas le côté, c'est la diagonale!
-Ah! et alors, ça fait combien de côté?
-Ben calcule! la diagonale , c'est le carré de l'hypothénuse!
-:o((((????
- Ben, oui, quoi ? la diagonale d'une triangle rectangle!
- D'accord, ça je sais, mais comment on le calcule?
- N2 = X2 + Y2! me renseigne Cap'tain scientifique!
Et là, je vous la fait courte parce que j'ai quand même du mal à intégrer qu'on peut prendre n'importe quel chiffre pour X et arriver à un résultat précis...
S'ensuit, deux pages de ratures sur calepin au cours desquels il s'avère que je ne sais pas non plus faire une multiplication à trois chiffres...
Le Cap'tain prend choses et crayon en main , me montre, démontre et explique... je comprend que pouic... et finis par piquer un fou-rire...
C'est marrant comme tout, les maths!
Et là, j'ai compris pourquoi je n'ai pas aimé l'école: on n'y a pas le droit de rigoler en cours d'arithmétique  quand on n'a rien pigé!
Hypothénuse! C'est un joli nom... je la vois bien avec une coupe au carré cette fille!

Voilà, quand je travaillais pour les studios, je ne savais pas que j'avais dessiné le carré d'Hypothénuse...

Et entre parenthèses, ça n'a pas beaucoup changé depuis les sixties!!

PS... que les "maîcresses" qui me lisent me pardonnent...
PPS... Elle est pas achetée, la télé!

dimanche 24 juillet 2011

Le jeu de Frankie



Aujourd'hui , c'est : Une page tournait dans mon dos...


Un phrase qui m'évoque irrésistiblement le métro aux heures de pointe, quand un indiscret lis par -dessus mon épaule... oui, ces gens-là, tournent les pages dans le dos!

samedi 23 juillet 2011

Le jeu de Frankie




UN JARDIN DANS UN CLOÎTRE





















Là, c'est amusant parce que dernièrement, j'ai vu une émission sur le potager d'un monastère et je me suis pensé, comme ça, que ça me plairait bien, une cour pavée de larges dalles et les plantes, médicinales et autres cultivées dans de vastes poteries... Il y a juste le cloître, un peu difficile à établir dans mon petit jardin... et puis la vie monastique aussi.... je n'y suis pas encore prête.










jeudi 21 juillet 2011

Faites vos jeux...



C'es: t Frankie qui nous propose de dire ce que nous évoque ces six phrases:

1/ La vie c'est la vulnérabilité-
2/ Mon premier chagrin d'amour-
3/ Jardin dans un cloître -
4/ Une page tournait dans mon dos-
5/ Les lieux de l'enfance-
6/ Sous une tente avec des voiles -

Alors comme de coutume, je vais répondre à une par jour, aussi pour aujourd'hui
N°1 - La vie , c'est la vulnérabilité: Ce que pense la mouche en voyant la tapette

Et je passe le relais, sans ordre de préférence à: Odile, Anne, Marité, Lulu, Seb, Laurent et Manouche...
Rien ne va plus... suivez l'oie...



mercredi 20 juillet 2011

Bark, bark, bark bureau/souvenirs/vrac Recap 25

Bark bark bark 20 07 11
On va encore tuer un chien! Il est coupable, mais ce n'est PAS SA FAUTE! Ce n'est JAMAIS de la faute du chien!
Reprenons les faits, du moins ce que j'en sais:
Un chien, un bull terrier, à la tronche inquiétante mais qui ne fait pas partie des chiens dangereux; il a bouffé le cadavre de son maître, mort depuis quinze jours sans que PERSONNE ne se préoccupe du sort de l'un ou de l'autre. Est-il coupable, est-ce sa faute?
Recueilli à la SPA, il est confié a une famille dont on ignore ce qu'elle sait des chiens et de leur comportement. Un chien au passif aussi lourd n'aurait du être adopté que par des "spécialistes". La SPA n'y a pas veillé. Le chien est-il coupable? Est-ce sa faute?
La nouvelle famille du chien, laisse une enfant de trois ans jouer avec lui!!! Le chien la mord au visage; est-il coupables? est-ce sa faute?
Il a pu mordre pour un nombre infini de raisons. La première étant qu'il ignore la force de sa mâchoire et et la fragilité d'un jeune enfant;il a pu se comporter avec cette petite comme il l'aurait fait avec un autre chien.
Et l'autre, la plus vraisemblable: il a voulu se défendre, défendre un territoire, une sérénité retrouvée et qu'il sait fragile.
Car les chiens sont capables de sentiments, d'émotions et de raisonnement. D'une manière certes plus rudimentaire que nous, mais il ne faut ni l'ignorer , ni le négliger. J'ai eu naguère trois chiennes de même race (d'inoffensifs Cavaliers King Charles) ; l'une achetée à deux mois et qui n'a connu d'autre stress que ce premier trajet en voiture . Elle a depuis toujours craint la voiture mais à part ça, c'était une chienne joyeuse, douce et parfaitement sociable. Mais les deux autres... adoptée à trois ans,  abandonnée en raison d'un changement de situation de sa maîtresse, a toujours redouté un nouvel abandon et quand nous recevions des visiteurs inconnus venait se réfugier sur mes genoux ou dans mes bras qu'elle refusait de quitter. Ensuite, connaissance faite et sachant qu'elle restait à la maison, son comportement redevenait normal.
Quant à la troisième, trois ans aussi,  qui avait servi de jouet a des enfants et qui en était restée plus ou moins estropiée, elle les redoutait. Dès que des petits entraient à la maison, elle se cachait sous la table, une chaise ou un fauteuil. Et les gamins n'avaient de cesse de la déloger ... TOUS! Ils ignoraient la douce et joyeuse India qui, voulant s'amuser leur apportait un à un se jouets. Ils ignoraient mes avertissements répétés jusqu'à ce que je me fâche et oblige leurs parents souvent indifférents à les faire obéir... Car la chienne , forcée dans son refuge , grognait et aurait bien pu utiliser le peu de dents qui lui restaient.
Celui qui possède un chien, doit bien le connaître, bien connaître ses éventuelles réactions et le pourquoi de celles-ci. Celui qui possède des enfants doit leur apprendre la prudence . Et là je reviens sur un de mes dadas: pourquoi, n'existe-t-il pas dans les écoles, des heures d'apprentissage du comportement animal? Je connais pour ma part des éducateurs canins prêts à donner ces cours.
Et puis un chien doit connaître sa place et savoir y rester. Là, bien des gens qui me connaissent commencent à se marrer... car oui, mes chiennes dorment avec moi, l'une à mes côtés, l'autre au pied du lit.. mais elles ne prennent la place de personne (j'oubliais la chatte qui souvent se prend pour mon bonnet de nuit). Oui, les chiennes montent sur les canapés, mais pas quand elles reviennent du jardin avec les pattes sales et pas quand il y a du monde. Elles ont leur place à elles et savent y aller quand je le leur dit. Elles savent qu'au lit et sur le canapé, elles sont juste invitées.
Il faut pour que le chien ne devienne jamais un drame, que chacun sache quel est son rôle car le chien est un animal hiérarchique et un animal de devoir; s'il n'a pas de guide, s'il se croit le chef, il s'attribue ce rôle et ceci dans les meilleures intention, car le chien, sauf exception, n'est ni méchant ni féroce. Son échelle des valeurs n'est pas la nôtre.
CE N'EST PAS SA FAUTE! IL N'EST PAS COUPABLE!
On va encore exécuter un innocent....à moins qu'un bienfaiteur intervienne , j'en connais.. ça c'est déjà produit...
Et au fait, n'imaginez pas que je n'ai aucune compassion pour la petite fille: c'est en pensant à elle et à bien d'autres que j'écris ce post ; et j'aurais encore bien d'autres choses à dire...
Juste, aimez vos enfants, aimez vos chiens et surtout, surtout, pour qu'ils vivent heureux ensemble, éduquez-les...

jeudi 14 juillet 2011

Mots d'auteurs

"Il faut accorder notre volonté avec les évènements de telle manière que nul évènement n'arrive contre notre gré et qu'il n'y ait non plus nul évènement qui n'arrive lorsque nous le voulons. L'avantage, pour ceux qui sont ainsi pourvus, c'est de ne pas échouer dans leurs désirs, de ne pas tomber sur ce qu'ils détestent, de vivre intérieurement une vie sans peine, sans crainte et sans trouble."

EPICTETE


Odilon REDON - Cellule (vers 1879-1883) , The Art Institute of Chicago.

jeudi 7 juillet 2011

Cher souvenir


Ce matin, on va mettre entre parenthèses les histoires cruelles dont nous gratifie Claude -pour notre plus grand bonheur- et parler, il en est grand temps, de la soirée musicale et magique offerte par Anne (des Ocreries) et Monsieur L'Homme au mois de juin. 
Magique à cause du temps qui n'a fait aucun caprice; magique puisqu'en fermant les yeux, Vincent le chanteur nous faisait croire au retour de Jean Ferrat. Et quand Vincent chantait ses propres chansons, les ombres de Ferré , de Brassens, d'Aragon , de Gaston Couté ou tant d'autres encore, venaient s'asseoir parmi nous; magiques le roé et les clafoutis - les cerises donnaient à plein cette semaine-là- et magiques aussi les copains retrouvés dont certains venaient des contreforts de l'Est. Oui, oui... nous avons eu l'Alsace et la Lorraine!
Mais beaucoup moins magique en revanche, le lendemain, la remise en selle de votre chroniqueuse, sous l'objectif indulgent de Thierry, l'Oiseau Alasacien (l'autre Thierry, c'est Monsieur L'Homme), qui nous a épargné le pire: la pénible escalade du bon Max, modèle de patience et d'équanimité. Une grosse pierre approchée n'a pas suffi; il a fallu.... hélas, je dois l'avouer... il a fallu une chaise! 
Ensuite... ensuite.. étriers trop courts, selle mal sanglée et escortée par Anne qui héroïque et attentive n'a pas lâché d'une semelle ni son cheval ni sa copine!


mardi 5 juillet 2011

Dernière minute...

Il est rare que j'estime un roman assez pour prendre le peine d'en parler. Cette fois, les vent marins ont poussé vers moi "Topolina" , d'Astrid WALISZEK chez Grasset, et c'étaient de bons vents.
D'une plume minutieuse, enfant naturelle de Duras et Modiano, Astrid nous emmène sur le chemin de Topolina qui serpente lentement d'abord et pas plus vite ensuite. Cependant, une intrigue devinée nous accroche au pas de cette femme silencieuse, de cette carmélite laïque. Qui est réellement Topolina, que cherche-t-elle? Quel secret sous-tend cette vie qu'elle a choisi et dont on comprend très vite qu'elle n'est pas la sienne?.

lundi 6 juin 2011

Elégie...



Il est des jours où l'on regrette que la vaisselle soit finie... Quand est rangé le dernier bol et les couverts bien alignés dans leur tiroir...
Seule est restée la nappe à fleurs.... les Amis ont repris la route... laissant derrière eux la découverte d'une:



Invocation à Merlin l'Enchanteur.

Les coudes appuyés sur une plaine immense, loes yeux vers l'horizon, je t'appelle, ô Merlin... Enchanteur enchanté, seul patron de la France, viens plonger dans mes yeux tes yeux couleur de lin.

De l'horizon volage ou des brumes lactées que perdent nos étangs à l'orée des grands bois, ou du vague sillon caressé de mes doigts, naîtras-tu? viendras-tu? -comment te susciter?

Par la vive magie des regards et du chant qu'un poète rendrait, comme étend sa lumière la rosée au grains bleus où tremble le couchant, semblable aux clartés que rend un fruit ouvert?

Hymne et regards! levez Merlinh!Qu'il vienne ici- plongeant ses yeux couleur de lin dans mes yeux sombres... Je l'interrogerai sur toutes Poésies, la grande Ombre azurée couvrant ma petite ombre.

Puissent donc mes regards se fondre avec la plaine, en ce brouillard léger s'anneler mon haleine, et ma bouche exhaler, au soleil qui se meurt, un chant voilé plus doux que les gazons rêveurs.

Plus doux alors mon chant vers ce grand soir d'opale et plus doux se fait-il, sous la première étoile, doux encore et plus doux quand se fond et se perd toute la rêverie en moi de l'univers.

Je sens qu'il n'est plus rien au monde- hors le rêve.Merlin vienne et s'égaie!Je prépare le monde à sa venue. Un grand trouble émeut et soulève le bleu verger céleste où des fruits d'or abondent.

La faucille à son bras de la lune sereine, l'ombre du jardinier marche dans les vapeurs. Le ciel flotte, il s'incline et vole sur la plaine; il s'y pose et longtemps s'ouvre et s'offre à mon coeur.

A qui donc ce verger?... Le ciel est sur la terre. Habitant de la terre et du ciel rapproché, Merlin - ou le Seigneur?- glissant dans le verger, d'une main fait trembler cent grappes de lumières.

Chaque trembleuse étoile dans mon coeur a son double, et je ne sais plus bien s'il naît de moi le trouble en ces fruits éthérés dont nos arbres sont pleins, et si, grave Enchanteur aux yeux couleur de lin,

toujours je suis moi-même ou déjà ce Merlin.

Paul FORT







jeudi 2 juin 2011

Le voyage économique bureau/souvenirs/vrac recap 25

Le voyage économique 02 06 11
Vous voulez des vacances "vertes"? Totalement "vertes"?
Renoncez alors à l'avion, au train, à la voiture, à la moto, dévoreurs d'énergie. Le vélo aussi va consommer de l'énergie... la vôtre... que faire???
Songez au chameau!
Le chameau en effet peut porter une charge de deux cent kilos; inutile alors de douloureusement renoncer à une partie de votre garde-robe. Pas d'excédent de bagage avec le chameau.
Il peut de plus vivre de douze à quatorze jours sans manger ni boire... alors qu'une voiture... même économique.
Seul bémol, il ne parcourt que soixante kilomètres par jour... le temps toutefois de bien apprécier le paysage.