A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

mercredi 27 avril 2011

Pour Anne

Qui ne l'a pas vu depuis longtemps


samedi 9 avril 2011

Cow-boy


Dans son oeil bleu-inox brûle une lueur mauvaise. Et idem dans son autre oeil.
On le sent prêt à tout. Sauf à danser Le Lac des Cygnes. Il n'est pas habillé pour.
Il dit:"Hue" sans desserrer les dents. Essayez, vous verrez c'est pas évident.
Et aussitôt le fier alezan fieralèze à travers le désert de l' Ouest hostile, et parsemé de crânes de vaches, où des rapaces hideux ricanant sur des troncs noirs guettent, les yeux mi-clos, quelque hideuse mort lente de mammifère hydrophile.

Pierre DESPROGES

jeudi 31 mars 2011

Nouveau roman

En cette veille de premier avril, chers lecteurs et trices qui êtes au fil du temps devenus des amis, je tiens à vous offrir la primeur de mon dernier roman avant que tous les éditeurs de France et de Navarre ne s'en emparent.
Ceci est le texte intégral:

-TOUTE UNE VIE-

Premier chapitre:
25 mecs en un an....

Deuxième et dernier chapitre:
1 mec en 25 ans!

Et voilà!
Je me targue d'avoir écrit là, le roman me plus court de l'histoire de la littérature française.


Bonne lecture...




mercredi 30 mars 2011

Claude veille sur nous




Objet : Bon à savoir en cas de perte ou de vol de Téléphone portable
    


    Info très utile, et on peut se demander pourquoi


    les marchands de téléphone ne la transmettent pas aux utilisateurs !



    Sur le clavier de votre téléphone portable tapez ceci   



    « étoile, dièse, zéro, six, dièse »



    Miracle : vous voyez instantanément apparaître  



    le numéro de série de votre téléphone portable.



    Ce code est unique. Inscrivez-le et conservez-le précieusement.



    Si jamais on vole votre téléphone, appelez votre opérateur et



    donnez-lui ce code. Votre téléphone pourra alors être complètement



    bloqué, même si le voleur change la carte SIM.



    Vous ne récupérerez peut-être pas votre téléphone, mais vous



    êtes néanmoins assuré que le voleur ne pourra en aucun cas s 'en



    servir... et que vous n' aurez pas de facture mirobolante à payer !



   
Faites œuvre utile, diffusez ce message.



mardi 15 mars 2011

Important!


mardi 8 mars 2011

Femmes


J'ai trop de respect pour les femmes pour être vraiment féministe. Mais je les aime, et on ne m'ôtera pas de l'idée que les us et coutumes de la restauration française restent enfermés, en 1986 - c'est à dire en pleine mouvance des droits de la femme-, dans un carcan de mysogynie surranné que ne désavouerait pas le plus frénétique des ayatollahs. J'en veux pour preuve un exemple flagrant que je soumets ici à l'approbation des uns ou des unes, et à la désapprobation des autres.
Il se trouve que j'ai la chance de partager ma vie avec une femme de goût, enfin de mon goût. Dans les deux sens du mot. d'une part, elle habille son corps, ses murs, ses enfants et ses paquets cadeaux avec une pétillance discrète qui me semble de bon aloi. D'autre part, la nature l'a dotée d'une sensibilité gustative exacerbée qui l'écarte couramment de l'endive pour la pousser vers des cochonnailles luxuriantes, et d'un nez méticuleus et sûr, apte à repérer une pincée de noix de muscade dans un baril de soupe populaire.
Au petit jeu périlleux des dégustations aveugles de vins, et quoique l'aveu public m'en coûte, elle gagne plus souvent qu'à mon tour. D'autres femmes, j'en connais, ont ce don prestigieux. Alors pourquoi faut-il, en respect imbécile des plus usées traditions phallocratiques, que les sommeliers de nos meilleurs restaurants s'obstinent à faire goûter d'emblée leurs crus aux Tarzan-poil-aux-pattes, après avoir planté l'insultante carafe d'eau sous le nez souvent génial des pauvres Jane? En pareil cas, je ne manque jamais de m'écrier, avec un ton d'indignité légèrement surfait mais toujours sincère:"Je vous demande pardon, monsieur, mais dans ma famille, ce sont les femmes qui font les gosses et qui goûtent les vins."

Pierre DESPROGES

dimanche 6 mars 2011

SAGESSE


Le seul tourment qu'on ne puisse pas oublier en se livrant à la boisson est l'envie de pisser.

François CAVANNA

mardi 1 mars 2011

Animal rit...


Vous  arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un  gardon et là, ... pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant  si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous  roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête  de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié:  cette poule a du chien, une vraie panthère! C'est sûr, vous serez un  crapaud mort d'amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.  Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine   mouche arrive.
Bon,  vous vous dites que dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser  trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de  cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu'une limande,  myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une  baleine. Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un  rat.
Vous  roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais  vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers  du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson.  Vous avez le cafard, l'envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de  verser des larmes de crocodile, c'est selon). Vous finissez par prendre le  taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous  permet de filer comme un lièvre. C'est pas que vous êtes une poule  mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau  être doux comme un agneau sous vos airs d'ours mal léché, faut pas vous  prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la  bergerie.
Et  puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens  de faïence. 
Après  tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une  faim de loup,  l'envie de dormir comme un loir et surtout vous avez  d'autres chats  à fouetter...



  

mardi 15 février 2011

A chacun son bouquin...

Manouche, Manouche... j'ai longtemps hésité , puis hier en cherchant autre chose, j'ai trouvé ça:


C'est le tome II de huit; je pense que tu vas aimer et pour le cas où tu ne connaîtrais pas, cet extrait ; peut-être mon préféré, parce qu'il est encore d'actualité:


Les Mangeux d’Terre 


Je r’pass’ tous les ans quasiment
Dans les mêm’s parages,
Et tous les ans j’trouv’du chang’ment
De d’ssus mon passage ;
A tous les coups c’est pas l’mêm’ chien
Qui gueule à mes chausses ;
Et pis voyons, si je m’souviens,
Voyons dans c’coin d’Beauce,

Refrain

Y avait dans l’temps un bieau grand ch’min
- Cheminot, cheminot, chemine ! -
A c’t’heure n’est pas pus grand qu’ma main…
Par où donc que j’chemin’rai d’main ?

En Beauc’ vous les connaissez pas ?
Pour que ren n’se parde,
Mang’rint on n’sait quoué ces gâs-là,
I s’mang’rint d’la marde !
Le ch’min c’était, à leu’ jugé
D’la bonn’terre pardue :
A chaqu’labour i’s l’ont mangé
D’un sillon d’charrue.

Z’ont groussi leu’s arpents goulus
D’un peu d’glèb’ tout’ neuve ;
Mais l’pauv’ chemin en est d’venu
Minc’ comme eun’ couleuve.
Et moué qu’avait qu’li sous les cieux
Pour poser Guibolle !…
L’chemin à tout l’mond’, nom de Guieu !…
C’est mon bien qu’on m’vole !…

Z’ont semé du blé su l’terrain
Qu’is r’tir’nt à ma route ;
Mais j’leu’s en d’mande un bout d’pain,
I’s m’envoy’nt fair’ foute!
Et c’est p’têt’ ben pour ça que j’voués,
A m’sur’ que c’blé monte,
Les épis baisser l’nez d’vant moué
Comm’ s’i’s avaient honte !…

 O mon bieau p’tit ch’min gris et blanc
Su’ l’dos d’qui que j’passe !
J’veux pus qu’on t’serr ‘ comm’ça les flancs,
Car moué, j’veux d’l’espace !
Ousqu’est mes allumett’s ? … A sont
Dans l’fond d’ma pann’tière…
Et j’ f’rai ben r’culer vos mouessons,
Ah ! les mangeux d’terre !…

Deuxième refrain


Y avait dans l’temps un bieau grand ch’min,
- Cheminot, cheminot, chemine ! -
A c’t’heure n’est pas pus grand qu’ma main…
J’ pourrais bien l’élargir demain !
Gaston COUTE  


lundi 14 février 2011

LES BONNES MANIERES A LA GUERRE






Quand un Inférieur croise un Supérieur, l’Inférieur doit saluer le Supérieur.
Cette charmante coutume s’appelle le salut. Pour saluer, l’Inférieur porte sa main droite là, en mettant ses doigts comme ça. Quand un Supérieur entre dans la chambre d’un Inférieur, ce dernier doit saluer en bombant le torse. S’il n’a plus de torse, comme cela arrive à la guerre, il doit bomber les genoux, ou n’importe quoi de bombable. C’est la position du garde-à-vous. Dans le garde-à-vous, on doit mettre le petit doigt sur la couture du pantalon, et les pieds comme ça.
Attention : avant de saluer un Supérieur, il faut être sûr que c’est un supérieur. Un supérieur est un Gradé. Un Gradé se reconnaît au nombre de ses *burettes. Plus le gradé a de barrettes, plus le salut doit être servile.
Le salut est très joli. L’Inférieur doit y mettre beaucoup de respect pour le Supérieur, sauf en cas d’attaque thermonucléaire, où le salut pourra être effectué un peu plus vite.
Après le salut, il arrive que le Supérieur s’adresse à l’Inférieur. Celui-ci doit alors répondre
en tournant humblement son béret entre ses doigts gourds.

A un général, on dit « mon général »
A un colonel, on dit « mon colonel »
A un adjudant, on dit « mon adjudant »
A un deuxième classe, on dit « ta gueule », à condition d’être adjudant.


Pierre DESPROGES

*Attention, typo : je dis « barrettes ».

dimanche 13 février 2011

A chacun son bouquin...

Pour Agnès....
Ces paroles pleines de lyrisme et de poésie , d'un peuple à qui on a tout pris: son pays, ses traditions, sa religion et qui a su sauver son âme...
Agnès, je pense à toi.
P.

jeudi 10 février 2011

A chacun son bouquin...

C'est au tour de Seb. Il se peut que tu connaisse déjà ce livre; pour un amoureux des loups ce ne serait pas étonnant... Mais tant pis... si tu l'as déjà, passes- le à Anne et je t'en donnerai un autre.
P.




mercredi 9 février 2011

A chacun son bouquin...



Anne est en train de nettoyer son jardin, d'arracher les orties à pleines mains... Vas-y Anne, tu n'auras pas  de rhumatismes et pour t'encourager, suis les conseils de Gilles Clément qui n'est pas un forcené de la chasse aux "mauvaises herbes" bien au contraire!
Je partage son amour inconditionnel pour l'incomprise Berce géante du Caucase et dont on a tendance à dire (bien à tort) comme certain ministre de certains citoyens: Quand y'en a une ça va etc...

Et c'est pas vrai! c'est comme pour les gens, plus il y en a  plus c'est beau






lundi 7 février 2011

A chacun son bouquin...

Marité, c'est à toi!
J'avais pensé à Manhattan Transfer , mais j'ai cru comprendre que la "Grosse Pomme" (l'autre, pas moi) ne t'avait pas laissé que de bons souvenirs. Cette ambiance là te conviendra mieux me semble-t-il:
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Et je ne résiste pas à t'offrir un de mes passages préférés et là, le choix est difficile.... j'en aime tant!
Alors...tiens... celui-là:

A ce moment le père Simon  apparut dans l'encadrement de la porte pour frapper dans ses mains et donner ainsi le signal de l'entrée en classe. Tous, dès qu'ils le virent, se précipitèrent avec impétuosité vers les cabinets, car on remettait toujours à la dernière minute le soin de vaquer aux besoins hygiéniques réglementaires et naturels.
Et les conspirateurs se mirent en rang silencieusement, l'air indifférent, comme si rien ne s'était passé et qu'ils n'eussent pris, l'instant d'avant une grande et terrible décision.
Cela ne marcha pas très bien en classe, ce matin_là et le maître dut crier fort pour contraindre ses élèves à l'attention. non qu'ils fissent du potin, mais ils semblaient tous perdus dans un nuage et restaient absolument réfractaires à saisir l'intérêt que peut avoir pour de jeunes Français républicains l'historique du système métrique.
La définition du mètre, en particulier, leur paraissait horriblement compliquée: "Dix millionième partie du quart, de la moitié... du... ah! merde!" pensait le grand Lebrac. 
Et se penchant vers son voisin et ami Tintin, il lui glissa confidentiellement:
-Eurêquart!
Le grand Lebrac voulait sans doute dire: Eurêka! Il avait vaguement entendu parler d'Archimède, qui s'était battu au temps jadis avec des lentilles.
La Crique lui avait laborieusement expliqué qu'il ne s'agissait pas de légumes, car Lebrac à la rigueur comprenait bien qu'on put se battre avec des pois qu'on lance dans un fer de porte-plume creux, mais pas avec des lentilles.
-Et puis, disait-il, ça ne vaut pas les trognons de pommes ni les croûtes de pain.
La Crique lui avait dit que c'était un savant célèbre qui faisait des problèmes sur des capotes de cabriolet, et ce dernier trait l'avait pénétré d'admiration pour un bougre pareil, lui qui était aussi réfractaire aux beautés de la mathématique qu'aux règles de l'orthographe...."
P:))



dimanche 6 février 2011

A chacun son bouquin...

Souvent je me reproche de ne pas laisser de commentaires, mais quand le post est pertinent, que rajouter?
"Ca cause tout seul!" comme disait madame Odette, une des modistes de l'atelier de ma mère...
Aujourdh'ui, c'est à Jean-Jacques que j'offre une nouvelle d'André Pieyres de Mandiargues:

Le Passage Pommeraye
tirée du recueil," Le Musée Noir":



P.

samedi 5 février 2011

Choisir?? ou ne pas choisir... telle est la question...

Et on va me dire encore une fois que je ne peux rien faire comme tout le monde! Ben, non! je peux pas et voici la chose: Lulu m'offre un livre et je dois à mon tour offrir un livre à cinq lecteurs... lectrices même, mais je ne suis pas sexiste et j'ai plus de cinq amis qui viennent me dire bonjour régulièrement. Comment choisir? Les plus fidèles? tout vous êtes fidèles... Les plus anciens??? oui, bien sûr mais que fait-on de la parabole du Bon Pasteur? il faut bien montrer aux nouveaux qu'ils font partie de la famille.... Alors, j'ai choisi de ne pas choisir et je vais offrir un livre chaque jour, sans ordre de préséance mais quand je trouverai le bon livre pour la bonne personne, et tout d'abord, à tout seigneur tout honneur, celui-ci pour Lulu:


Tu y trouveras, Lulu, de précieuses informations sur la vie de tes aïeules.

kiss kiss 
P:))

lundi 31 janvier 2011

Mots d'auteurs


Que nul n'entre chez moi, dit l'auteur du Trouvère. Et, pour faire observer sa consigne sévère, Il avertit sa bonne, un monstre aux traits hideux. 
MORALITE
La bonne à Verdi en vaut deux.

WILLY

dimanche 30 janvier 2011

Lustukru


Trouvé dans Nos Loisirs décembre 1907 :
  (Décidément, ce magazine est une mine!)

« La reine Maud de Norvège (Aïeule du roi actuel)est très habile à sculpter le bois, et fait des pipes aux amis de son mari. »


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Illustration choisie afin qu'il ne subsiste aucun malentendu...


samedi 29 janvier 2011

Mots d'auteurs

Maintenant la Vérité est muette, parce qu'il lui en coûta un jour de ne pas l'avoir été. Qui la dit la paie.


Mateo ALEMAN (1547-v.1620) - Le Gueux ou la Vie de Guzman d'Alfarache



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vendredi 28 janvier 2011

Mots d'auteurs

J'ai toujours aimé la vérité avec tant de passion, que souvent j'ai commencé par mentir pour la faire entrer dans des têtes qui n'en connaissaient pas les charmes.


CASANOVA (1725-1798), Histoire de ma vie, préface.


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