A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

jeudi 8 juillet 2010

LE MATIN

L'aurore sur le front du jour
Sème l'azur, l'or et l'ivoire,
Et le soleil, lassé de boire,
Commence son oblique tour...

La lune fuit devant nos yeux;
La nuit a retiré ses voiles;
Peu à peu, le front des étoiles
S'unit à la couleur des cieux...

Une confuse violence
Trouble le calme de la nuit,
Et la lumière avec le bruit
Dissipe l'ombre et le silence...

Il est jour: levons-nous Philis;
Allons à notre jardinage
Voir s'il est, comme ton visage
Semé de roses et de lis.

VIAU


mercredi 7 juillet 2010

BONNE CUEILLETTE !!!!!!!

  et bon courage !!   GRRRR  !!!!!  



 CLICK HERE
  
C'est pas vraiment la saison, mais c'est toujours celle de jouer un peu...
P.


lundi 5 juillet 2010

Les cerises murissent....


...les pavots fleurissent...

Les

Félicie...aussi...

dimanche 4 juillet 2010

Bonus



Vous avez peut-être remarqué, dans la colonne de gauxche, un aquarium de poissons rouges...
Anaël qui sait tout, qui voit tout, m'apprend que pour nourrir les poissons, il faut cliquer sur l'aquarium, ça les attire et ils viennent former une très gracieuse étoile.
J'ai essayé... ça marche... et c'est tellement plaisant que j'y retourne...
P.

Chevalerie

Les rois, les princes et les sages,
Les Chevaliers du temps ancien,
Ils étaient tous emplis d'usage
Dont maintenant on ne fait rien.
Ils préféraient à toute rien
Honneur plutôt que convoitise.
Mais ore qui garde son bien,
Il a assez de science acquise.

Prouesse, honneur, hauts vasselages
Avait l’empereur Octavien,
Avisé fût, prudent et large
Et de ces faits se trouva bien.
Mais qui conserve en étroit lien
Son avoir, toujours on le prise ;
Quel que sois son niais maintien ,
Il a assez de science acquise.

Et pour ce font de grands outrages
Les convoiteux de mal merrien
Aux pauvres gens et maints dommages ;
Car jamais ils ne diraient « bien »,
Mais plutôt :  « Ceci sera mien. »
Qui d’attirer vers soi à guise
Par flatterie ou par moyens,
Il a assez de science acquise.

Christine de PISAN....

Au XV° siècle , Christine de Pisan regrettait la perte des valeurs de la chevalerie.
Comme ça ne s'est guère arrangé depuis, je vous engage sur la suggestion de Frédéric Mahé "Arrête de faire des histoires" à lire cet excellent hors série de Science et Vie:



Arthur, Merlin, Morgane, Viviane, Guenièvre, les Chevaliers, leur monde, leur temps, leurs vérité, leur légende, tout y est. ainsi que des notes renvoyant aux ouvrages à consulter sur les points que vous voudrez approfondir.
Frédéric, merci encore.




"Il posait son regard sur autre chose que sur lui"
Robert HOSSEIN (hier soir aux infos télé)

vendredi 2 juillet 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - JUILLET - Semaine 1 Jour 1 US et COUTUMES -récap 25

020710
Juillet sans orage,
Famine au village.

 Parce que Jules César est né le douzième jour du cinquième mois de l’année romaine, Marc-Antoine dénomma Quintilis pour en faire le mois de Jules : notre juillet qui sera consacré à Jupiter , le roi des dieux.
 Le poète Ausone  décrit juillet sous les traits d’un homme roux, nu, bronzé, couronné d’épis et portant un panier plein de mûres.

C’est un matin de juillet que choisit Don Quichotte,  pour franchir la porte arrière de son domaine et, monté sur Rossinante, partir courir le monde en quête d’aventures et de torts à redresser.

L’Eglise catholique, aux nombreux domaines agricoles ayant besoin de bras pour ses moissons, institua peu de fêtes religieuses chômées pendant ce mois d’été.
On célèbre pourtant le 3 juillet, St Thomas, mais au lit et en dormant car cette nuit est réputée   propice aux rêves prophétiques. Il faut donc auparavant,  jeûner au pain sec et à l’eau. Puis
aller se coucher sans parler à quiconque et montant dans le lit, le pied gauche en premier,  faire une prière pour les âmes du purgatoire. Si, par chance, vous vous souvenez de vos rêves le lendemain matin, ce que vous y avez vu a des chances de se produire.

Le 5 juillet en Russie, on fête la lune qui cette nuit là se comporte comme une écervelée, elle saute, danse, joue à cache-cache avec les nuages, change sans arrêt de place et de couleur. La  voir prendre tour à tour les sept couleurs de l’arc en ciel, est d’un excellent augure pour les récoltes.




jeudi 1 juillet 2010

Donner au public « ce qu’il demande »

Pas récent mais toujours d'actualité P.

La machine à abrutir
Par PIERRE JOURDE
Professeur à l’université Stendhal - Grenoble - III.
Auteur, notamment, de La Littérature sans estomac, réédition Pocket, Paris, 2003.



Jusqu’à présent, la qualité des médias audiovisuels, public et privé confondus, n’était pas vraiment un sujet. Puis le président de la République découvre que la télévision est mauvaise. Il exige de la culture. En attendant que la culture advienne, l’animateur Patrick Sabatier fait son retour sur le service public. En revanche, des émissions littéraires disparaissent. C’est la culture qui va être contente.
Avec l’alibi de quelques programmes culturels ou de quelques fictions « créatrices », les défenseurs du service public le trouvaient bon. Ils ne sont pas difficiles. Comme si, à l’instar d’une vulgaire télévision commerciale, on n’y avait pas le regard rivé à l’Audimat. Comme si la démagogie y était moins abondante qu’ailleurs.
Les médias ont su donner des dimensions monstrueuses à l’universel désir de stupidité qui sommeille même au fond de l’intellectuel le plus élitiste. Ce phénomène est capable de détruire une société, de rendre dérisoire tout effort politique. A quoi bon s’échiner à réformer l’école et l’Université ? Le travail éducatif est saccagé par la bêtise médiatique, la bouffonnerie érigée en moyen d’expression, le déferlement des valeurs de l’argent, de l’apparence et de l’individualisme étroit diffusées par la publicité, ultime raison d’être des grands groupes médiatiques. Bouygues envoie Jules Ferry aux oubliettes de l’histoire.
Lorsqu’on les attaque sur l’ineptie de leurs programmes, les marchands de vulgarité répliquent en général deux choses : primo, on ne donne au public que ce qu’il demande ; secundo, ceux qui les critiquent sont des élitistes incapables d’admettre le simple besoin de divertissement. Il n’est pas nécessairement élitiste de réclamer juste un peu moins d’ineptie. Il y a de vrais spectacles populaires de bonne qualité. Le public demande ce qu’on le conditionne à demander. On a presque abandonné l’idée d’un accès progressif à la culture par le spectacle populaire. Victor Hugo, Charlie Chaplin, Molière, René Clair, Jacques Prévert, Jean Vilar, Gérard Philipe étaient de grands artistes, et ils étaient populaires. Ils parvenaient à faire réfléchir et à divertir. L’industrie médiatique ne se fatigue pas : elle va au plus bas.
Chacun a le droit de se détendre devant un spectacle facile. Mais, au point où en sont arrivées les émissions dites de « divertissement », il ne s’agit plus d’une simple distraction. Ces images, ces mots plient l’esprit à certaines formes de représentation, les légitiment, habituent à croire qu’il est normal de parler, penser, agir de cette manière. Laideur, agressivité, voyeurisme, narcissisme, vulgarité, inculture, stupidité invitent le spectateur à se complaire dans une image infantilisée et dégradée de lui-même, sans ambition de sortir de soi, de sa personne, de son milieu, de son groupe, de ses « choix ». Les producteurs de télé-réalité — « Loft story », « Koh-Lanta », « L’île de la tentation » —, les dirigeants des chaînes privées ne sont pas toujours ou pas seulement des imbéciles. Ce sont aussi des malfaiteurs. On admet qu’une nourriture ou qu’un air viciés puissent être néfastes au corps. Il y a des représentations qui polluent l’esprit.
Si les médias des régimes totalitaires parviennent, dans une certaine mesure, à enchaîner les pensées, ceux du capitalisme triomphant les battent à plate couture. Et tout cela, bien entendu, grâce à la liberté. C’est pour offrir des cerveaux humains à Coca-Cola que nous aurions conquis la liberté d’expression, que la gauche a « libéré » les médias. Nous, qui nous trouvons si intelligents, fruits de millénaires de « progrès », jugeons la plèbe romaine bien barbare de s’être complu aux jeux du cirque. Mais le contenu de nos distractions télévisées sera sans doute un objet de dégoût et de dérision pour les générations futures.
On a le choix ? Bien peu, et pour combien de temps ? La concentration capitaliste réunit entre les mêmes mains les maisons d’édition, les journaux, les télévisions, les réseaux téléphoniques et la vente d’armement. L’actuel président de la République est lié à plusieurs grands patrons de groupes audiovisuels privés, la ministre de la culture envisage de remettre en cause les lois qui limitent la concentration médiatique, la machine à abrutir reçoit la bénédiction de l’Etat . Les aimables déclarations récentes sur l’intérêt des études classiques pèsent bien peu à côté de cela.
Quelle liberté ? La bêtise médiatique s’universalise. L’esprit tabloïd contamine jusqu’aux quotidiens les plus sérieux. Les médias publics courent après la démagogie des médias privés. Le vide des informations complète la stupidité des divertissements. Car il paraît qu’en plus d’être divertis nous sommes informés. Informés sur quoi ? Comment vit-on en Ethiopie ? Sous quel régime ? Où en sont les Indiens du Chiapas ? Quels sont les problèmes d’un petit éleveur de montagne ? Qui nous informe et qui maîtrise l’information ? On s’en fout. Nous sommes informés sur ce qu’il y a eu à la télévision hier, sur les amours du président, la garde-robe ou le dernier disque de la présidente, les accidents de voiture de Britney Spears. La plupart des citoyens ne connaissent ni la loi, ni le fonctionnement de la justice, des institutions, de leurs universités, ni la Constitution de leur Etat, ni la géographie du monde qui les entoure, ni le passé de leur pays, en dehors de quelques images d’Epinal.
Un des plus grands chefs d’orchestre du monde dirige le Don Giovanni de Mozart. Le journaliste consacre l’interview à lui demander s’il n’a pas oublié son parapluie, en cas d’averse. Chanteurs, acteurs, sportifs bredouillent à longueur d’antenne, dans un vocabulaire approximatif, des idées reçues. Des guerres rayent de la carte des populations entières dans des pays peu connus. Mais les Français apprennent, grâce à la télévision, qu’un scout a eu une crise d’asthme.
Le plus important, ce sont les gens qui tapent dans des balles ou qui tournent sur des circuits. Après la Coupe de France de football, Roland-Garros, et puis le Tour de France, et puis le Championnat d’Europe de football, et puis... Il y a toujours une coupe de quelque chose. « On la veut tous », titrent les journaux, n’imaginant pas qu’on puisse penser autrement. L’annonce de la non-sélection de Truc ou de Machin, enjeu national, passe en boucle sur France Info. Ça, c’est de l’information. La France retient son souffle. On diffuse à longueur d’année des interviews de joueurs. On leur demande s’ils pensent gagner. Ils répondent invariablement qu’ils vont faire tout leur possible ; ils ajoutent : « C’est à nous maintenant de concrétiser. » Ça, c’est de l’information.
On va interroger les enfants des écoles pour savoir s’ils trouvent que Bidule a bien tapé dans la balle, si c’est « cool ». Afin d’animer le débat politique, les journalistes se demandent si Untel envisage d’être candidat, pense à l’envisager, ne renonce pas à y songer, a peut-être laissé entendre qu’il y pensait. On interpelle les citoyens dans les embouteillages pour deviner s’ils trouvent ça long. Pendant les canicules pour savoir s’ils trouvent ça chaud. Pendant les vacances pour savoir s’ils sont contents d’être en vacances. Ça, c’est de l’information. A la veille du bac, on questionne une pharmacienne pour savoir quelle poudre de perlimpinpin vendre aux étudiants afin qu’ils pensent plus fort. Des journalistes du service public passent une demi-heure à interroger un « blogueur », qui serait le premier à avoir annoncé que Duchose avait dit qu’il pensait sérieusement à se présenter à la présidence de quelque machin. Il s’agit de savoir comment il l’a appris avant les autres. Ça, c’est de l’information. Dès qu’il y a une manifestation, une grève, un mouvement social, quels que soient ses motifs, les problèmes réels, pêcheurs, enseignants, routiers, c’est une « grogne ». Pas une protestation, une colère, un mécontentement, non, une grogne. La France grogne. Ça, c’est de l’information.
On demande au premier venu ce qu’il pense de n’importe quoi, et cette pensée est considérée comme digne du plus grand intérêt. Après quoi, on informe les citoyens de ce qu’ils ont pensé. Ainsi, les Français se regardent. Les journalistes, convaincus d’avoir affaire à des imbéciles, leur donnent du vide. Le public avale ? Les journalistes y voient la preuve que c’est ce qu’il demande.
Cela, c’est 95 % de l’information, même sur les chaînes publiques. Les 5 % restants permettent aux employés d’une industrie médiatique qui vend des voitures et des téléphones de croire qu’ils exercent encore le métier de journalistes. Ce qui est martelé à la télévision, à la radio envahit les serveurs Internet, les journaux, les objets, les vêtements, tout ce qui nous entoure. Le cinéma devient une annexe de la pub. La littérature capitule à son tour.Le triomphe de l’autofiction n’est qu’un phénomène auxiliaire de la « peopolisation » généralisée, c’est-à-dire de l’anéantissement de la réflexion critique par l’absolutisme du : « C’est moi, c’est mon choix, donc c’est intéressant, c’est respectable. »
La bêtise médiatique n’est pas un épiphénomène. Elle conduit une guerre d’anéantissement contre la culture. Il y a beaucoup de combats à mener. Mais, si l’industrie médiatique gagne sa guerre contre l’esprit, tous seront perdus.


mercredi 30 juin 2010

mardi 29 juin 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - JUIN- Semaine 4 Jour 7 LE PARTRIOLE

Le sixièm’ mois de l’année
Que donnerai-je à ma mie ?
Six lièvr’ aux champs,
Cinq lapins grattant la terre,
Quatre canards volant en l’air,
Trois rats des bois,
Deux tourterelles,
Un partriole,
Qui va, qui vient, qui vole,
Un partriole,
Qui vole dans ce bois !



Un peu de culture ..... pour jouer

Combien de personnages reconnaitrez-vous avant de rechercher la réponse en passant sur son visage avec le curseur ?
Et vous aurez du mérite parce qu'ils ne sont pas tous ressemblants...
Merci tout de même , Claude...
 Non seulement en positionnant le curseur sur le personnage vous allez voir apparaître son nom, mais, en double cliquant dessus, vous allez directement sur Wikipédia pour y lire la biographie du personnage dans la version anglophone.
Dans Wikipédia, on peut cliquer ensuite à gauche sur "langage" puis choisir sa langue.
    

NOS LOISIRS 5 août 1906

LES EXECUTIONS CAPITALES EN CHINE-

On a souvent parlé de la cruauté des supplices chinois. C'est vrai pour les tortures infligées au cours des instructions criminelles.. Mais la mise à mort d'un assassin en Chine est très simple. Elle se fait comme jadis chez nous par un bourreau qui emploie une épée au lieu d'une hache. Le coupable est amené au jour sur le lieu de l'exécution. Pendant toute la nuit précédente, le peuple a défilé dans sa prison et souvent même le coupable a été soigneusement "passé à tabac".
Sur le lieu du supplice, il est mis à genoux, les bras liés derrière le dos, les mains attachées à un piquet fiché en terre. Le bourreau s'approche, cause avec sa victime, pendant qu'un mandarin vient lire la sentence. Puis le condamné tend le cou, le bourreau saisit d'une main la tresse, pendant que le glaive siffle dans l'air. Un choc, un jet formidable de sang, et le corps s'affaisse en avant. Alors, avec un poignard, le bourreau achève de détacher la tête, qui est placée au bout d'une pique. On plante la pique devant la maison de la victime et le peuple qui passe apprend ainsi et le crime et le châtiment.
NOS LOISIRS 5 août 1906

lundi 28 juin 2010

L'étoffe des héros...


Pour rester un héros exempt de tout reproche, choisissez comme le maréchal Leclerc de Hauteclocque, de mourir jeune.
Comment se serait-il comporté en Indochine? Quel parti aurait-il pris en Algérie???
P.

C’est pourtant simple




Tout rapprochement avec des situations vécues ici, là, ou …. ailleurs ne peut être que le fruit d’un pur hasard ………
Écrivant dans une revue consacrée au rôle des médias dans nos sociétés modernes, j'ai entrepris de répondre à la question fondamentale de ce début du XXIéme siècle, qui résume et transcende toutes les autres : à quoi servent exactement les moyens de communication hautement sophistiqués qui sont les nôtres ?

Je parle, bien entendu, des sortilèges de l'informatique, de l'Internet, de la 3G, de la Wifi, de la livebox, de la convergence ordinateur-téléphone télévision, bref, de toutes ces merveilles qui sont désormais notre lot quotidien.

À la suite d'une enquête aussi méthodique qu'approfondie, menée avec le sérieux et l'absence de préjugés qui caractérise toute recherche scrupuleuse, je suis en mesure, aujourd'hui, de vous donner la réponse.

Comme terrain d'investigation, j'ai choisi une Fnac. Supposons que vous ayez l'intention, par exemple, d'acheter un ordinateur. Forcément plus moderne, plus puissant que celui que vous avez déjà…. Ou bien une imprimante…. Ou bien un disque dur externe…. Ou bien n'importe quoi…, du moment que ça se branche et que ça se connecte.

Vous abordez le premier vendeur disponible (ce qui ne prend qu'une petite demi-heure). Vous lui soumettez votre requête, en essayant d'avoir l'air le plus professionnel possible. Il vous écoute. Il vous regarde. En réalité, il évalue votre niveau de compétence. Puis il se lance.

Au bout d'une minute, vous ne comprenez plus un traître mot de ce qu'il est censé vous expliquer.

Au bout de deux minutes, vous ne savez même plus ce que vous lui avez demandé.

Au bout de trois minutes, juste avant de basculer dans la quatrième dimension, vous lui dites : « Merci, je crois que je vais réfléchir. »

Sonné, hagard, vous errez dans la Fnac, à la recherche d'un autre vendeur. Vous finissez par en trouver un.

Vous lui reposez la même question (entre-temps, vous avez retrouvé ce que vous vouliez lui demander). Il vous jauge à son tour. Puis il se lance.

Vous ne comprenez toujours rien, sauf une chose: il vous explique exactement le contraire de ce que le premier vendeur vous a exposé. Si vous hasardez un timide « mais je croyais que... on m'avait dit que... », il vous toise de toute la hauteur de son abyssal mépris : « Évidemment, si vous croyez tout ce qu'on vous raconte... »

Vous finissez alors par réaliser que ni ce vendeur ni le précédent ne comprennent eux-mêmes un traître mot de ce qu'ils racontent. Ils bluffent comme des pros. Mais ils sont aussi paumés que vous.

Vous dites: « Merci, je crois que je vais réfléchir », et vous vous promenez au hasard dans le rayon informatique, juste pour saisir au vol ce qui se dit autour de vous.

Vous êtes alors submergé par un hallucinant délire collectif, où plus personne ne comprend quoi que ce soit à quoi que ce soit tout en faisant mine de comprendre, en psalmodiant des chiffres, des mots, des formules, comme autant de mantras censés apaiser l'obscure divinité régnant sur ce monde virtuel et fantasmatique.


Rentré chez vous avec un gros colis (car vous avez fini par acheter n'importe quoi) et des kilomètres de notices totalement incompréhensibles, vous branchez, vous connectez, vous installez, vous paramétrez comme une bête.

Évidemment, rien ne marche.

Vous appelez la hotline. Au bout du fil (et au bout d'une heure), une voix excédée vous explique que c'est pourtant simple, qu'il suffit de faire ceci et cela. Vous faites ceci et cela.

Bien entendu, ça ne marche toujours pas. C'est à ce moment-là que vous vous demandez si vous n'êtes pas en train de devenir fou. Trop tard : vous l'êtes déjà.

Telle est donc la réponse à la question posée.

À quoi servent les moyens modernes de communication ? À nous rendre complètement fous.

Je dois reconnaître qu'ils s'acquittent de cette mission avec un indéniable succès, preuve de leur remarquable efficacité.

Comme quoi il ne faut pas médire de la technologie moderne.

Alain Remond

vendredi 25 juin 2010

Ca , c'est d'la musique!!!

LES GAITES DU PROCES-VERBAL


Cette petite pièce, dont nous garantissons l'authenticité, a été versée au dossier d'un banal procès entre propriétaire et locataire qui s'est plaidé dernièrement.

A la requête d'un propriétaire, un huissier constata en ces termes impérissables que le sieur X... ne jouissait pas paisiblement des lieux qu'il occupait:


Je soussigné ai constaté:

Qu'à neuf heures vingt minutes des cris et chants à tue-tête se font entendre dans l'appartement sis au 1° étage à droite, fermé par une porte à deux battants vitrée; ces chants et ces cris sont accompagnés de coups violents et réguliers donnés sur le parquet; ils sont entendus même de la porte d'entrée de la maison au rez-de-chaussée.

A neuf heures vingt-huit le bruit cesse.

A neuf heures quarante la porte de cet appartement s'ouvre et un homme âgé d'environ cinquante à cinquante-cinq ans, traverse le palier, ouvre la porte d'en face et pénètre dans l'appartement de gauche; il est chaussé de chaussures à semelles en bois qu'il frappe fortement sur le parquet; aussitôt la porte fermée, il se met à chanter à tue-tête dans le haut de la voix en marchant dans tout l'appartement et en s'accompagnant à coups redoublés sur le parquet (ces coups sonnent environ soixante à la minute), il parcourt à plusieurs reprises l'appartement, s'arrête dans la cuisine où il frappe sur le fourneau à plusieurs reprises, puis sur le pavage de la cuisine.

Puis, sans interruption de plus d'une demi-minute, il chante successivement: Joséphine, voilà le train qui déraille, puis les Montagnards, la Paimpolaise et autres; il frappe toujours avec un bâton près de la porte d'entrée: le bruit résonne dans tout l'escalier.

A dix heures sept, il cesse de frapper, tout en continuant de crier et de chanter.

A dix heures quatorze, il reprend sa marche en frappant et criant, et revient près de la porte et crie:"Maudit soit ce local, maudite la maison toute entière et ceux qui l'habitent! moi je m'en fous..."; il reprend la chanson Joséphine, puis la Paimpolaise.

A dix heures et demie, il tappe les pieds et frotte violemment l'extrémité de son bâton sur le plancher en courant.

A dix heures trente-trois, il revient près de la porte et crie à nouveau:"Maudits soient cette maison et ceux qui l'habitent!"

A dix heures trente-cinq,il chante Connais-tu le pays?

A dix heures trente-huit, il donne de violents coups de bâton.

A dix heures trente-neuf, il crie encore :"Maudit soit ce local!"

A dix heures quarante, il ouvre la porte, mais, dès qu'il m'aperçut, il rentra dans l'appartement où il continua à frapper et à crier.

A dix heures quarante-cinq, il sort de l'appartement, le bâton à la main, traverse le palier et rentre dans l'appartement d'en face.

De tout ce que dessus j'ai dressé le présent procès-verbal. Coût: 26fr.20.......


Nos Loisirs- 8 juillet 1906

mardi 22 juin 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - JUIN- Semaine 4 Jour 1 US ET COUTUMES récap 25

-
220610Qui pêche en juin
Pêche fretin.


LES NOMBRES : le 6


Est- ce parce que les Anciens avaient consacré à Vénus-Aphrodite, déesse de l’amour physique, le nombre six, qu’il est devenu dans l’Apocalypse le chiffre du péché ?
Pourtant le six, nombre parfait puisqu’il est égal à la somme de ses parties, est celui du jour où Dieu décida de créer l’Homme. Sans doute est-ce la raison pour laquelle il n’a pas su garder sa place au Paradis Terrestre…
L’influence néfaste du six se retrouve tout au long de l’Histoire :
Tarquin, sixième roi de Rome fut une brute, et ne parlons pas de Néron, sixième empereur, meurtrier, incendiaire, persécuteur des chrétiens qu’il faisait accuser de ses crimes. Décrété ennemi public, il dût prendre la fuite.
Le grand Schisme d’Occident eût pour origine la violence du pape Urbain VI dont les cardinaux annulèrent l’élection pour le remplacer par Clément VII. Un siècle plus tard, la conduite d’un autre pape, Alexandre VI fut cause de scandale ; quant à Pie VI qui occupa le Saint-Siège entre 1775 et 1799, il perdit le pouvoir temporel.
Alexandre, premier duc de Florence, mourut en 1536, le 6° jour du mois, à la 6° heure de la nuit, pendant la 6° année de son règne.
Les six frères cygnes ont coûté bien des larmes à leur petite sœur.
Ce six est décidément peu sympathique, il est temps de passer au sept.







Petite Annonce

"Amputé jambe gauche voudrait connaître amputé jambe droite même goûts pour acheter chaussures à frais communs."

CAVANNA - Almanach 1985

dimanche 20 juin 2010

Ca fout les boules!

FP - 20/06/2010 à 09h45
L'Iran a pendu le chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah


bdolmalek Righi, le chef du mouvement rebelle sunnite iranien Joundallah, accusé d'avoir mené de nombreuses actions armées dans la province iranienne du Sistan-Balouchistan (sud-est), a été pendu dimanche matin, a rapporté l'agence officielle Irna à Téhéran.
"L'Iran a pendu!"... C'est qui l'Iran??? Il a un nom, celui qui a donné l'ordre de pendre! Et des mains des pieds, une tête... une barbe aussi probablement... et un coeur? et une âme? C'est pas certain..!!
Mais ceux qui commentent, en donnant le nom d'une entité au lieu d'afficher clairement le nom de l'être humain(?) qui pris la responsabilité de l'acte, se font ses complices en édulcorant ainsi l'atrocité du fait...
Un être humain a ordonné de pendre un autre humain...c'est ça la réalité. Le pays n'a rien ordonné du tout, car le pays est composé de millions d'individus qui ne sont pas forcément d'accord avec le bourreau... de millions de personnes au coeur bon, à l'âme droite pour qui donner la mort est un acte insupportable... 
L'Iran n'a pas pendu! L'Iran n'est pas criminel....
N'hésitez pas , mesdames et messieurs de l'info à donner en toutes lettres le nom des meurtriers... que vos lecteurs soient conscients de ce que signifie donner l'ordre de pendre....
Alma...
 AFP/IRIB TV/Archives :: Image fournie par la télévision locale iranienne IRIB montrant le chef du Joundallah, Abdolmalek Righi, lors de son arrivée à Téhéran, après son arrestation, le 23 février 2010
AFP/IRIB TV/Archives
"Après la décision du tribunal révolutionnaire de Téhéran, Abdolmalek Righi a été pendu dimanche matin", a rapporté l'agence iranienne.
Le procès s'est déroulé à huis-clos et aucune information n'avait été donnée sur son déroulement. Les autorités avaient également décidé de juger Abdolmalek Righi à Téhéran et non dans la province de Sistan-Balouchistan.
"Le chef du groupe armé contre-révolutionnaire de l'est du pays (...) était responsable de vol armé, d'attentat, d'attaques armées contre les forces armées et de l'ordre ainsi que des gens ordinaires, de meurtre", selon le communiqué du Parquet général et révolutionnaire de Téhéran.
"Il a été condamné à mort par un tribunal révolutionnaire de Téhéran dirigé par le juge Tohidi, après avoir été reconnu comme étant +mohareb+ (ennemi de Dieu) et +corrupteur sur Terre+ pour avoir été responsable de 79 actions criminelles", ajoute le Parquet.
Selon le communiqué du Parquet, "le groupe terroriste Joundallah, dirigé depuis 2003 par Abdolmalek Righi, est responsable de 35 enlèvements d'Iraniens et étrangers (...) et d'avoir assassiné 154 membres des forces de l'ordre ou gens ordinaires innocents et d'avoir blessé 320 personnes".
Le texte affirme également que Abdolmalek Righi était "lié aux membres des services de renseignements étrangers, notamment les agents des services de renseignements américains et du régime sioniste, ainsi qu'avec des agents de services de renseignements de certains pays arabes".
"Le condamné a accepté le verdict et a demandé la grâce (...) ce qui a été refusé par le chef de l'autorité judiciaire", ajoute le communiqué.
Abdolmalek Righi a été capturé en février lors d'une spectaculaire opération de détournement vers un aéroport iranien d'un vol international à bord duquel il se rendait des Emirats arabes unis au Kirghizstan.
Le Joundallah (armée de Dieu) a été rendu responsable par les autorités iraniennes de nombreux attentats meurtriers au cours des dernières années dans le sud-est de l'Iran, frontalier du Pakistan, où vit une très importante population sunnite alors que la République islamique est à majorité chiite.
Abdolhamid Righi, le frère du chef du Joundallah, livré par les autorités pakistanaises à l'Iran en juin 2008, a été pendu le 24 mai dernier.
Il avait été condamné à mort pour "appartenance à un groupe terroriste" et pour être un "mohareb" et un "corrompu sur la Terre", selon le site internet de la télévision d'Etat.
Téhéran a accusé à de multiples reprises les Etats-Unis et le Pakistan de soutenir le Joundallah, qui a notamment été accusé de l'attentat-suicide ayant tué en octobre dernier 42 personnes, dont plusieurs officiers des Pasdaran, à Pishin, localité proche de la frontière pakistanaise.


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