A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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jeudi 7 juillet 2011

Cher souvenir


Ce matin, on va mettre entre parenthèses les histoires cruelles dont nous gratifie Claude -pour notre plus grand bonheur- et parler, il en est grand temps, de la soirée musicale et magique offerte par Anne (des Ocreries) et Monsieur L'Homme au mois de juin. 
Magique à cause du temps qui n'a fait aucun caprice; magique puisqu'en fermant les yeux, Vincent le chanteur nous faisait croire au retour de Jean Ferrat. Et quand Vincent chantait ses propres chansons, les ombres de Ferré , de Brassens, d'Aragon , de Gaston Couté ou tant d'autres encore, venaient s'asseoir parmi nous; magiques le roé et les clafoutis - les cerises donnaient à plein cette semaine-là- et magiques aussi les copains retrouvés dont certains venaient des contreforts de l'Est. Oui, oui... nous avons eu l'Alsace et la Lorraine!
Mais beaucoup moins magique en revanche, le lendemain, la remise en selle de votre chroniqueuse, sous l'objectif indulgent de Thierry, l'Oiseau Alasacien (l'autre Thierry, c'est Monsieur L'Homme), qui nous a épargné le pire: la pénible escalade du bon Max, modèle de patience et d'équanimité. Une grosse pierre approchée n'a pas suffi; il a fallu.... hélas, je dois l'avouer... il a fallu une chaise! 
Ensuite... ensuite.. étriers trop courts, selle mal sanglée et escortée par Anne qui héroïque et attentive n'a pas lâché d'une semelle ni son cheval ni sa copine!


mardi 15 février 2011

A chacun son bouquin...

Manouche, Manouche... j'ai longtemps hésité , puis hier en cherchant autre chose, j'ai trouvé ça:


C'est le tome II de huit; je pense que tu vas aimer et pour le cas où tu ne connaîtrais pas, cet extrait ; peut-être mon préféré, parce qu'il est encore d'actualité:


Les Mangeux d’Terre 


Je r’pass’ tous les ans quasiment
Dans les mêm’s parages,
Et tous les ans j’trouv’du chang’ment
De d’ssus mon passage ;
A tous les coups c’est pas l’mêm’ chien
Qui gueule à mes chausses ;
Et pis voyons, si je m’souviens,
Voyons dans c’coin d’Beauce,

Refrain

Y avait dans l’temps un bieau grand ch’min
- Cheminot, cheminot, chemine ! -
A c’t’heure n’est pas pus grand qu’ma main…
Par où donc que j’chemin’rai d’main ?

En Beauc’ vous les connaissez pas ?
Pour que ren n’se parde,
Mang’rint on n’sait quoué ces gâs-là,
I s’mang’rint d’la marde !
Le ch’min c’était, à leu’ jugé
D’la bonn’terre pardue :
A chaqu’labour i’s l’ont mangé
D’un sillon d’charrue.

Z’ont groussi leu’s arpents goulus
D’un peu d’glèb’ tout’ neuve ;
Mais l’pauv’ chemin en est d’venu
Minc’ comme eun’ couleuve.
Et moué qu’avait qu’li sous les cieux
Pour poser Guibolle !…
L’chemin à tout l’mond’, nom de Guieu !…
C’est mon bien qu’on m’vole !…

Z’ont semé du blé su l’terrain
Qu’is r’tir’nt à ma route ;
Mais j’leu’s en d’mande un bout d’pain,
I’s m’envoy’nt fair’ foute!
Et c’est p’têt’ ben pour ça que j’voués,
A m’sur’ que c’blé monte,
Les épis baisser l’nez d’vant moué
Comm’ s’i’s avaient honte !…

 O mon bieau p’tit ch’min gris et blanc
Su’ l’dos d’qui que j’passe !
J’veux pus qu’on t’serr ‘ comm’ça les flancs,
Car moué, j’veux d’l’espace !
Ousqu’est mes allumett’s ? … A sont
Dans l’fond d’ma pann’tière…
Et j’ f’rai ben r’culer vos mouessons,
Ah ! les mangeux d’terre !…

Deuxième refrain


Y avait dans l’temps un bieau grand ch’min,
- Cheminot, cheminot, chemine ! -
A c’t’heure n’est pas pus grand qu’ma main…
J’ pourrais bien l’élargir demain !
Gaston COUTE