A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est religion. Afficher tous les articles

lundi 18 mai 2015

Le fond et la forme

Il ne faut pas confondre la religion - le fond- avec les cultes -la forme-.
Le mot religion, de par sa racine, désigne ce qui relie. On peut donc légitimement penser que la religion est universelle. La religion relie, mais les cultes, la façon dont on l'enseigne et la pratique, séparent.
Ce n'est pas la religion qui provoque les conflits, mais les cultes.
Ainsi du bouddhisme dont on me dit qu'il n'est pas une religion mais une philosophie; cette philosophie cependant, relie. La Philosophie dans son ensemble relie les hommes , mais comme elle est sans culte, elle ne les pousse pas à s'étriper.
J'ai scandalisé naguère le curé de notre canton en lui disant que je ne vais pas à la messe parce que je suis profondément religieuse; cette messe qui n'est pour moi qu'un rite dépourvu de signification et pourtant, je crois à la parole du Christ.
Tout ce qui fait rêver, penser les hommes et les pousse à descendre au fond d'eux-même chercher la lumière est religion.
Ainsi les contes sont religion qui racontent à tout l'Univers connu la même histoire: celle de la vie.
Celle aussi que raconte le Yi-King qui n'est pas une religion.

vendredi 29 mars 2013

Bulletin paroissial..


Une bonne voisine , fervente catholique, dépose comme chaque mois le bulletin paroissial dans ma boîte aux lettres. Comme on n'y trouve en général que les horaires des messes, les annonces de baptêmes, mariages en enterrements, assortis de la relation du "bol de riz" annuel, il va directement dans le panier destiné aux papiers allumeurs de cheminée.
Cette fois, il est en papier glacé , forcément moins efficace! Il est vrai que nous avons "touché" un nouveau curé, jeune et dynamique... Or donc, puisqu'il ne brûlera pas, je jette un oeil distrait sur la publication qui  nous offre quelques articles de fond dont celui-ci:
Premières réformes au Vatican:

Le pape François, qui a chois son nom en l'honneur du "Pauvre d'Assise", a déclaré vouloir ramener l'Eglise à plus de simplicité; nombres de réformes sont programmées, dont celle de l'uniforme des Gardes Suisses: surrané, trop chargé, peu pratique, à la limite du ridicule. Des appels d'offre ont été lancés en direction de différents créateurs; on murmure que Jean-Paul Gaultier aurait la faveur du Souverain Pontife.
La liturgie également, va être revue de manière à attirer plus de fidèles; la musique en particulier aura une place de choix dans les offices: une musique populaire. En hommage à son pays d'origine, le pape aurait commandé une messe à Anibal Troilo, compositeur de nombreux tangos.
Nos petites églises de campagne, qui n'ont pas de jeu d'orgues et dont les harmoniums nécessiteraient une revision hors de leurs moyens, se féliciteront de pouvoir accueillir accordéons et bandonéons aux offices dominicaux.

dimanche 24 février 2013

Retraite écclésiastique












Dans un gros bourg de chez nous, le curé âgé, avait enfin trouvé un remplaçant et s'apprêtait à partir pour une retraite bien méritée. Ses paroissiens qui l'aimaient avaient organisé un grand dîner d'adieu auquel bien entendu était invité le député local, natif de ce même village.
Le député selon l'habitude bien établie des politiciens se faisait attendre et le curé pour faire patienter l'assemblée, prit la parole afin de raconter ses débuts dans la paroisse.
"Ma première confession, dit le brave  homme en souriant , me fit bien mal augurer de mon ministère parmi vous. J'ai failli demander à Monseigneur de m'envoyer dans un endroit plus facile à administrer.
Figurez-vous que le premier , oui le tout premier à venir au confessionnal fut un jeune homme qui m'avoua avoir volé le téléviseur de se voisins âgés, pris de l'atgent dans la caisse de son père, fait un faux en écriture dans son entreprise, couché avec la femme du chef comptable et que de plus, il traficotait un peu de substances illicites. Je cherchais quelle pénitence lui imposer quand il ajouta avoir transmis une "maladie" à sa propre soeur.
Imaginez mon désarroi!

Heureusement, par la suite, j'ai mieux connu cette paroisse où vivent des gens responsables, animés de solides valeurs, pleins de foi et d'amour pour notre sainte Eglise.
Il y a de dela 25 ans et chacune de ces années avec vous, mes chers paroissiens, a été une année de bonheur."

Il finssait à peine cette homélie, qu'enfin arriva le député. Il s'excusa comme il se doit de son retard et commença son discours:
"Jamais, mes chers concitoyens, jamais je n'oublierai l'arrivée de notre bon père dans cette paroisse. Car il faut vous dire que c'est moi qui, tout le premier, ai eu l'honneur d'être entendu par lui en confession......"

Ecoutez pleurer Blanche-Biche dans les contes, et ramassez de la chicorée au jardin.


samedi 8 décembre 2012

Notre Dame à Côté de ses Pompes...



 Souvenir d' été: une chapelle perdue au fond des bois sur une colline d'Ardèche et cette petite Vierge dans sa niche. Prions...






dimanche 28 mars 2010

Chers amis mécréants...

En réponse à vos commentaires, je persiste et signe.
Je n'accorde pas assez de valeur à un "sacrement" qu'on m'a administré peut-être uniquement parce que la cérémonie générait une fête de famille, pour me donner la peine de m'en défaire.

Mais ce baptême m'a valu ensuite une instruction religieuse au cours de laquelle on m'a appris que "Dieu est Amour". Or, dans ce cas, Dieu est Eros. Eros la force vitale, le dieu qui fait mouvoir les hommes.
 Eros n'est pas Cupidon, l'enfant d'Arès et d'Aphrodite; il est issu du chaos primitif en même temps que Gaïa, la Terre. D'autres croyances le font naître de l'oeuf primordial engendré par Nyx, la Nuit. Il existe encore bien d'autres légendes sur la naissance de l'Amour. Pas l'amour éphémère et fragile d'un homme pour une femme, mais la force vitale qui engendre la création.
Sans amour, pas de vie, pas de beauté, pas de joie. Qu'on le nomme Eros ou Jehovah, il est le dieu auquel je crois et qui n'a besoin ni de prêtres ni d'Eglise. On le célèbre en regardant se lever le soleil ou par un beau clair de lune, en guettant les étoiles filantes, en cherchant dans le ciel la Voie Lactée ou la Grande Ourse; en attendant l'éclosion d'une rose; en racontant l'histoire qui fait sourire un enfant; en respirant l'odeur du foin coupé, en voyant le chat s'étirer et le jeune chien qui joue avec n'importe quoi, en trouvant un ami qu'on n'attendait pas... on peut le célébrer à chaque minute de la vie.
Nombre de papes, hideux ou pas, ont frotté leurs soutanes au dalles du Vatican ou d'Avignon, ont fait scandale ou inventé le calendrier; ils sont passés, ils étaient mortels. Eros-Dieu est toujours là.
P.)

samedi 27 mars 2010

Se faire débaptiser???

C'est sur un blog ami qu'est mentionnée cette question. Si je savais faire les liens, je vous y enverrais; comme je sais qu'il me lit, qu'il fasse ce lien s'il en a envie.
Je suis baptisée, ni contre mon gré, ni sans. Je n'avais alors pas l'âge d'exprimer mon opinion. Cependant la chronique familiale mentionne que je savais déjà parler et que le curé, confronté à mes commentaires a sobrement reproché à mes parents:
"C'est bien tard pour faire baptiser un enfant!"
Donc c'est fait et, si j'ai bien lu, les démarches à entreprendre pour essuyer de mon front l'eau lustrale, sont longues et fastidieuses; je ne les entreprendrai pas.
Si j'estime que la religion du Christ en vaut largement une autre, il y a longtemps que j'ai pris mes distances avec ses rites, institués au fil des siècles, sans toujours un grand respect des paroles de son fondateur.
En ce moment, j'en conviens, les pasteurs qui la conduisent ont tendance à ne pas vraiment distinguer les loups des agneaux (encore que là , je fais injure aux loups qui ... mais ceci est un autre débat). Le Vatican, couvre des prêtres pédophiles... c'est pas bien, c'est même très mal! Mais enfin, n'est -il pas d'usage que des institutions respectables telles que police, armée, justice, enseignement, santé... et autres, couvrent les exactions de leurs membres? Alors pourquoi pas l'Eglise, en notre monde hypocrite?
Qu'on laisse donc les prêtres se marier ou simplement forniquer, s'ils en ont besoin. Ils n'ont après tout fait voeu que de célibat et non de chasteté. Et comme disait l'abbé Pierre consulté sur cette question: qu'ils péchent puisque l'Eglise pardonne!
Comment par ailleurs une religion dont le dogme est amour peut-elle empêcher ses pasteurs d'aimer?
Toutes ces controverses, ce discrédit jeté sur une religion somme toute - si on excepte des crimes dont elle a fait repentance - assez tolérante, ce discrédit fait écran à la montée d'intégrismes autrement redoutables.
Là aussi, vraisemblablement, les paroles fondatrices sont dévoyées,  je pense à l'Islam religion plus jeune et partant plus vigoureuse. Si les femmes sont les premières à redouter ses effets, il n'est pas moins certain que là où les femmes sont opprimées, les hommes ne sont pas forcément plus libres ni plus heureux.
Alors réfléchissons un peu avant de nous indigner à tort et à travers, avant de renverser digues et barricades sans avoir prévu et mis en place les moyens de contenir les vagues.
Je suis baptisée, chrétienne et je le resterai, consciente des faiblesse de la communauté dont je suis membre.
C'est curieux... du temps où j'allais au catéchisme, on me parlait de "profession de foi" et je n'avais pas la moindre idée de ce que cela signifiait. Eh bien, voilà! cette profession de foi formulée à douze ans, mécaniquement, je la fais aujourd'hui en toute conscience.
Comment renier une religion qui a inspiré tant d'oeuvres d'art, tant de musique, tant de beauté!
Qu'elle ne soit pas irréprochable, qu'elle ait des failles aux dimensions d'un précipice me la rend plus proche; elle est comme nous, avec ses tares et ses forces... elle est humaine!

Et sur le sujet qui a motivé ce billet, vous pouvez lire ou relire, de Montherlant: La Ville dont le Prince est un Enfant.

P.

mercredi 15 juillet 2009

Avant la moisson



Des blés pas tout à fait murs monte une odeur de foin coupé et de pain chaud...
...Entrer en relation avec le Créateur, et pas seulement quand ça va mal :
-« Oh, mon Dieu, tout les saints, ch’uis dans la merde, par pitié sortez-moi de là !"
...mais aussi savoir remercier :
« Merci pour un coin de ciel bleu, merci pour les grands yeux curieux d’un jeune chevreuil dont la tête seule émerge d’un champ de blés encore verts ; merci pour les rencontres ; pour un air de Mozart accompagné de confitures aux fraises (de Plougastel)…
Et si Dieu, ou Allah ou Manitou ou quel que soit le nom qu’on lui donne est satisfait de cette relation, qu’il veuille bien m’expliquer pourquoi ceux et celles qui ont fait mon « instruction religieuse » ont surtout réussi à me rendre suspectes certaines formules dont celle-ci : « action de grâce", exprimerait si bien ce que je veux dire .