A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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lundi 7 février 2011

A chacun son bouquin...

Marité, c'est à toi!
J'avais pensé à Manhattan Transfer , mais j'ai cru comprendre que la "Grosse Pomme" (l'autre, pas moi) ne t'avait pas laissé que de bons souvenirs. Cette ambiance là te conviendra mieux me semble-t-il:
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Et je ne résiste pas à t'offrir un de mes passages préférés et là, le choix est difficile.... j'en aime tant!
Alors...tiens... celui-là:

A ce moment le père Simon  apparut dans l'encadrement de la porte pour frapper dans ses mains et donner ainsi le signal de l'entrée en classe. Tous, dès qu'ils le virent, se précipitèrent avec impétuosité vers les cabinets, car on remettait toujours à la dernière minute le soin de vaquer aux besoins hygiéniques réglementaires et naturels.
Et les conspirateurs se mirent en rang silencieusement, l'air indifférent, comme si rien ne s'était passé et qu'ils n'eussent pris, l'instant d'avant une grande et terrible décision.
Cela ne marcha pas très bien en classe, ce matin_là et le maître dut crier fort pour contraindre ses élèves à l'attention. non qu'ils fissent du potin, mais ils semblaient tous perdus dans un nuage et restaient absolument réfractaires à saisir l'intérêt que peut avoir pour de jeunes Français républicains l'historique du système métrique.
La définition du mètre, en particulier, leur paraissait horriblement compliquée: "Dix millionième partie du quart, de la moitié... du... ah! merde!" pensait le grand Lebrac. 
Et se penchant vers son voisin et ami Tintin, il lui glissa confidentiellement:
-Eurêquart!
Le grand Lebrac voulait sans doute dire: Eurêka! Il avait vaguement entendu parler d'Archimède, qui s'était battu au temps jadis avec des lentilles.
La Crique lui avait laborieusement expliqué qu'il ne s'agissait pas de légumes, car Lebrac à la rigueur comprenait bien qu'on put se battre avec des pois qu'on lance dans un fer de porte-plume creux, mais pas avec des lentilles.
-Et puis, disait-il, ça ne vaut pas les trognons de pommes ni les croûtes de pain.
La Crique lui avait dit que c'était un savant célèbre qui faisait des problèmes sur des capotes de cabriolet, et ce dernier trait l'avait pénétré d'admiration pour un bougre pareil, lui qui était aussi réfractaire aux beautés de la mathématique qu'aux règles de l'orthographe...."
P:))



dimanche 6 février 2011

A chacun son bouquin...

Souvent je me reproche de ne pas laisser de commentaires, mais quand le post est pertinent, que rajouter?
"Ca cause tout seul!" comme disait madame Odette, une des modistes de l'atelier de ma mère...
Aujourdh'ui, c'est à Jean-Jacques que j'offre une nouvelle d'André Pieyres de Mandiargues:

Le Passage Pommeraye
tirée du recueil," Le Musée Noir":



P.

samedi 5 février 2011

Choisir?? ou ne pas choisir... telle est la question...

Et on va me dire encore une fois que je ne peux rien faire comme tout le monde! Ben, non! je peux pas et voici la chose: Lulu m'offre un livre et je dois à mon tour offrir un livre à cinq lecteurs... lectrices même, mais je ne suis pas sexiste et j'ai plus de cinq amis qui viennent me dire bonjour régulièrement. Comment choisir? Les plus fidèles? tout vous êtes fidèles... Les plus anciens??? oui, bien sûr mais que fait-on de la parabole du Bon Pasteur? il faut bien montrer aux nouveaux qu'ils font partie de la famille.... Alors, j'ai choisi de ne pas choisir et je vais offrir un livre chaque jour, sans ordre de préséance mais quand je trouverai le bon livre pour la bonne personne, et tout d'abord, à tout seigneur tout honneur, celui-ci pour Lulu:


Tu y trouveras, Lulu, de précieuses informations sur la vie de tes aïeules.

kiss kiss 
P:))

dimanche 13 juin 2010

Guten Tag!!! Souvenir d'enfance


Dans la maison où j'ai grandi, il y avait deux greniers que gouvernait l'arrière grand-mère, Clémentine. L'un était ouvert, on y faisait entre autre sécher le linge, et bien souvent les draps servaient de rideaux aux pièces de théâtre improvisées par les deux "grands": mon cousin Gilbert et moi. Paul, l'intermédiaire, nous regardait bouche bée- c'était un grand timide- tandis que les trois plus petits, ma foi, on s'en fichait un peu.
Le second grenier, toujours fermé à clé, était un grand mystère. Clémentine y allait parfois; tout y était rangé dans un ordre scrupuleux. Elle me montrait des caisses en me disant: "Ce sont les affaires de ton grand-père." Un grand-père inconnu puisque mort à trente trois ans des suites de la guerre. La Grande, pas la dernière.
J'étais la seule fille et l'aînée,  aussi j'avais le privilège d'accompagner Clémentine dans cette grande pièce mansardée, poussiéreuse et grisâtre, au chiche éclairage dispensé par deux vasistas.
Pendant que les garçons dévastaient la part de jardin dévolue à nos jeux, Clémentine ouvrait les caisses et me montrait les livres de ce jeune grand-père. C'est difficile à imaginer un grand-père de trente-trois ans. On avait de lui des photos, mais en soldat, en jeune marié, rien qui ressemble à un aïeul.
Et, comme fascinée par les trésors que révélaient les couvercles ouverts, je demandais sans cesse à Clémentine:" Dis, Mémère, on va au grenier?" , elle m'en a un jour confié la clé... La clé des Malles aux Livres. Il y en avait des quantités, mais je me souviens de trois en particulier: le Tour de France de Deux Enfants, édition de maître , que j'ai toujours; les Mystères de Paris, moins le tome 1 - l'absence de tome 1 des Mystères de Paris est une sorte de fatalité puisque chez mon autre grand-mère, côté paternel, il manquait aussi dans une autre édition qui dormait dans un autre grenier; j'ai dû attendre pour connaître le secret des origines de Fleur de Marie la réédition de Pauvert dans les années 70 - 
Mais la perle, le diamant du trésor était encore à venir: dans un coffret, une édition du théâtre complet de Racine, reliée en toile rouge (que j'ai gardée et que je recolle et rafistole avec soin quand le besoin s'en fait sentir). Tout le théâtre de Racine, avec notes historiques, grammaticales et linguistiques en bas de page; comparaisons avec ce qu'écrivaient dans le même temps Rotrou et Corneille sue le même sujet. Et la découverte de la musique de la langue, du rythme des alexandrins, la beauté, la simplicité de la phrase et des mots, la passion dite avec tant de naturel:

Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Et que le jour commence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Et sans que Bérénice puisse revoir Titus...

Des vers à donner l'envie de toujours vivre loin de son amour afin de pouvoir lui écrire d'aussi belles choses.
J'avais treize ans, l'enfance allait bientôt finir...



jeudi 25 février 2010

Entrez dans la ronde...question (21)

Jeux vidéo, télé ou livres?


Livres, livres, bien entendu, répond vertueusement l'hypocrite qui devrait quand même se souvenir d'une Game Boy qui n'est sortie du circuit qu'une fois cassée.... qui connaît par coeur tous les épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, qui ne raterait pour rien au monde l'inspecteur Barnaby et qui a fait de la télé sa cinémathèque... avec circonstances atténuantes puisque il faut faire au minimum 20km pour aller au ciné et en hiver, ma foi... surtout celui-ci.... heureusement qu'on avait des livres!