A vous, amis des contes, des légendes, des êtres et des lieux étranges; amis des jardins, des champs, des bois , des rivières ; amis des bêtes à poils, à plumes ou autrement faites ; amis de toutes choses vivantes, passées, présentes ou futures, je dédie cet almanach et ses deux petits frères: auboisdesbiches et gdscendu.

Tantôt chronique, tantôt gazette, ils vous diront le saint du jour, son histoire et le temps qu’il vous offrira ; ils vous diront que faire au jardin et les légendes des arbres et des fleurs. Ils vous conteront ce qui s’est passé à la même date en d’autres temps. Ils vous donneront recettes de cuisines et d’élixirs plus ou moins magiques, sans oublier, poèmes, chansons, mots d’auteurs, histoires drôles et dictons… quelques extraits de livres aimés aussi et parfois les humeurs et indignations de la chroniqueuse.

Bref, fouillez, farfouillez, il y a une rubrique par jour de l’année. Puisse cet almanach faire de chacun de vos jours, un Bon Jour.

Et n'oubliez pas que l'Almanach a deux extensions: rvcontes.blogspot.fr où vous trouverez contes et légendes de tous temps et de tous pays et gdscendu.blogspot.fr consacré au jardinage et tout ce qui s'y rapporte.

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mercredi 24 avril 2013

Souvenirs de voyage



Fin de l’épisode Tampa Nuggets. Je suis allée à l’adresse indiquée ; encore un très chic Tobacco shop. Mais inutile de garder les adresses : les Tampas sont des cigares bon marché, fabriqués aux USA. Il faut pour en trouver, aller dans un drugstore, mais voilà, lequel ? On m’a proposé des King Edwards, mais on en trouve à Paris. Moi qui n’ai jamais clopé, ni cigarettes, pas même un joint, je vais finir par devenir connaisseur en cigares.
Connaisseur ? connaisseuse ? écrivain ? écrivaine ? Madame le maire ? Madame la maire ? On n’a pas encore tranché, au grand désespoir de Janet qui veut un français précis. Lili a désormais une sérieuse concurrente.
Dernier jour jour à NY ; il fait un temps parfait : soleil chaud et vent frais. Dernière promenade avant de prendre taxis, bus, puis avion.
Il est temps ; dix jours, c’est long sans chien, sans chat, sans jardin et même sans Guy et son silence indifférent. Pas besoin de parler en sa compagnie ; en revanche, ici, je dois parler tout le temps… en anglais ! Pas facile au début mais maintenant ça va mieux. Et aussi français avec ces dames de l’Alliance française qui veulent s’améliorer mais restent dubitatives quand je ne suis pas du même avis que leur prof. Bizarre cette tendance des enseignants pour adultes à devenir des gourous.
Il est 11h30 ; Bryant Park, un joli square derrière la bibliothèque. Des gens dorment ou prennent un bain de soleil sur la pelouse ; une ambulance fait rage. Ce n’est pas le calme et lancinant pimpon de nos sauveteurs français mais un hurlement plaintif et affolé qui me fait ressouvenir de celui du vent dans la nuit Maltaise.
NY est une ville où l’on marche beaucoup, mais on peut aussi s’y reposer (et faire pipi sans débourser un centime). Paris devrait s’en inspirer.
Une chaise, une table pour écrire, sous les arbres et au soleil, pas très loin, une buvette et des sandwiches. Si j’en ai envie ; pas obligatoires. Je pourrais passer là le reste de la journée s’il m’en prenait la fantaisie.
Une black aux cheveux rouges se fait des tartines ; elle a apporté son pic-nic. Beaucoup de gens le font ; le port du cabas est très habituel ici. De l’autre côté de la pelouse, tourne un vieux manège ; des enfants montent et descendent ; je ne distingue pas d’ici si ce sont des chevaux de bois ou des petites voitures.
Le vent du nord mérite son nom : avec une veste, il fait trop chaud, bras nus, c’est un peu juste. Je vais remonter jusque Colombus Circle , ce qui me donnera le choix entre un tour dans Central Park ou bien aller voir à quoi ressemble West Side ; j’ai campo jusque 14h 30…
Nostalgie de verdure , je suis dans Central Park où j’ai retrouvé le bassin où nous étions le matin où le vieux type jouait du violon…
Encore marché, vers le bas, sur Lexington et me voilà devant mes bagages. J’ai fini d’user mes pieds ; j’attend Janet avec un taxi et…back home.
A demain matin…

vendredi 19 avril 2013

Souvenirs de voyage




New-York ou bien le thé chez le chapelier fou : tout est partagé entre abandon et luxe, misère et construction. Rénovation, apparemment, connais pas, ou peu !
Imaginez : on construit un bel endroit, tout neuf ; on s’y installe. Au bout d’un certain temps, des choses se dégradent ; on ne répare pas ; on quitte pour un nouveau bel endroit tout neuf et on laisse la ruine à son destin. Gravats, grues, béton…
On trouve cependant des îlots miracles, des squares, Central Park, des musées où il ferait bon vivre…si j’étais une statue…
En France c’était les élections… Bon alors, on a perdu ! Pendant ce temps, nous autres américains, on a bien rigolé.. ;
Nous avons pris le Water-Taxi qui nous a déposées à Greenwich Village et nous avons marché jusque Central Park par la 5°, Madison et tous les endroits chics et chers. Exploré en détail le magasin Takashimaya …Ah, avoir des sous et pouvoir tout acheter !
C’est ensuite qu’il a fallu franchir Israël Parade ; Iils étaient des milliers autour de Central Park sous un soleil glacial, bloquant les rues et les avenues alentours. Voitures, bus et piétons réduits à la presque immobilité. Des fanfares, des majorettes, des pom-pom girls, des camions couverts de fleurs, des orchestres, des groupes de rock , de rap, des chanteurs, des chorales, des jeunes, des vieux, des familles entières, qui sautent, qui dansent  ...Ca a été dur mais nous y sommes parvenus.
Ensuite, nous avons acheté des sandwiches ; c’est bon ce qu’on trouve dans les petites voitures le long des trottoirs et nous nous sommes installées sur un banc, sous les arbres en fleurs, mais surtout au soleil car il faisait un froid de gueux.
On a repris le bus et, back home pour regarder le résultat des élections.
Le soir, le fils de Janet est venu nous prendre et nous a emmenées dans une sorte de brasserie spécialité : bbq. Que c’était bon !ensuite, j’ai dormi comme un boa en dépit des hélicoptères et des sirènes d’urgence du NY hospital.
Sur le port il y avait un voilier mexicain avec des gamins grimpés partout dans la mâture en rang comme des hirondelles à l’automne; j’ai su depuis que c’était un navire école qui se rendait en France pour un meeting de voiliers.
Janet et moi nous sommes posés la question : pourquoi les t shirts des marins sont ils rayés.
Plus tard j’ai posé la question à Guy, ancien loup de mer, qui m’a répondu une connerie du genre pour pas qu’on les confonde avec des phoques. (Si qqun sait, je veux bien la réponse)
Janet tient à me montrer sa ville sous son meilleur jour si bien que je n’ai  encore pu attraper aucune des cochonneries qui pour moi font partie du rêve américain: ni Mc Do, ni Kentucky Fried Chicken, ni de ces grosses bretzels dont je garde le souvenir ébloui.
En revanche j’ai eu droit au Moma ; immense fabuleux ; pour tout voir il faudra y retourner plusieurs fois.
Il fait toujours beau, un peu moins froid qu’hier et un petit tour sur le clavier: si j’ai enfin trouvé les majuscules, je n’ai déniché ni les accents ni les apostrophes. Où es-tu vieil Azerty ?

Sagesse dans les Contes

dimanche 14 avril 2013

Souvenir de voyage


Samedi 5 Mai 2007

Premier Jour-
Ca commence bien ! Il fait beau. Nous avons fait le tour de Down Town Manhattan dans le Water-Taxi : un petit bateau-bus jaune qui est amarré au pied de chez J..., puis qui fait des zig-zag dans East River entre Brooklyn et Manhattan. Nous avons débarqué à Battery Park d’où nous avons fait l’indispensable pèlerinage à Ground Zéro. Puis nous avons repris le bateau pour faire le tour de Lady Liberty, Ellis Island, Staten Island, passé sous tout les ponts, puis redébarqué je ne sais plus où.
Il était temps de déjeuner dans un restaurant mexicain, là où se trouvait autrefois le marché aux poissons, devenu un Big Shopping Center pour touristes.
Et puis on a marché, marché, refait un tour de Ground Zéro et repris le bateau pour rentrer.
J’avais les pieds qui rentraient dans les épaules. Il faisait beau mais un petit froid est tombé pendant que nous étions sur l’eau

Première nuit-
Une ville, c’est comme la mer, ça n’arrête jamais.
Des sirènes, une rumeur continue, des cris, des avertisseurs, le vent qui souffle entre les blocs. On ne le voit pas, aucune feuille, aucune branche remuée n’indique sa force.
Et la lumière aussi ; il ne fait jamais nuit en ville. L’horizon n’existe pas. Aussi haut que l’on soit perché, aucune loi n’interdit de planter un écran de béton qui occulte la perspective, qui masque la rivière. Mais il me renseigne en affichant son nom : « New-york Medical Center ».
Je ne vois pas la rive d’en face, mais je suis réconfortée : en cas de malaise ou d’accident, le secours n’est pas loin.
En attendant, je suis saine et sauve face à East River et le computer de J... dont je ne trouve pas les majuscules. Il faut bien que j’avertisse chez moi que je ne suis pas tombée de l’avion ; Les voyages n’est-ce pas sont pleins de dangers et je suis si inconséquente…
Mais tout va bien, sauf un problème : le jeune G... de ma copine I.... C’est son fils, pas un rat. J... a pris les choses et son téléphone en main de crainte que mon anglais encore hasardeux et non croisé d’américain nous conduise à des malentendus. Madame V..., la correspondante du gosse a répondu et nous avons appris qu’ils habitaient Philadelphie et non le New-Jersey comme l’avait affirmé I.... J’ai su depuis qu’elle pensait que Philadelphie était une banlieue de NY. Bien sûr il ne faut que deux heures pour aller d’une ville à l’autre ; comme de Paris à Bruxelles…
Mais l’essentiel est que le gamin n’a aucune envie de me voir et encore moins me rendre l’ordinateur que ses parents m’ont chargé de lui confisquer.
Madame V..., qui , on s’en doute, connaît le spécimen nous dit très poliment qu’elle ne pense pas qu’envoyer le gamin seul à NY soit une bonne idée : il dira ne pas m’avoir trouvée et passera la journée à faire n’importe quoi..
J’ai donc envoyé un mail à G... pour qu’il raconte tout ça aux parents et du coup, j’ai trouvé les majuscules et pas le moyen de les quitter.....


Les mots font peur dans les Contes et au Jardin, c'est l'euphorbe qui fait peur aux taupes.

lundi 11 juin 2012

Souvenir de voyage



Jeudi 10 mai 2007
Brouillard ce matin sur East River.
Hier, nous avons déjeuné aux « Friars », un club très privé réservé aux gens du spactacle, principalement aux tycoons ; ils étaient là, avec leurs implants dentaires et chevelus , blanchis et brushés.
Notre table était la seule entièrement féminine, desservie par un maître d’hôtel sosie d’Anthony Quinn. G..., l’amie de J... qui était notre hôtesse, nous a ensuite fait visiter son quartier : Upper East Side, toujours le long d’East River, mais au-dessus de la 83° : J... habite sur la 33°.
Dans un park, on trouve Grave Mansion la résidence dévolue au maire. L’actuel se trouve trop riche pour l’occuper ; l’exemple viendrait-il de chez nous ? C’est aussi dans ce parc qu’on peut faire courir les chiens. G... possède un caniche noir, moyen modèle. Il y a un ring réservé aux petits chiens et un autre aux gros et si les deux sont interdits aux enfants, ce qui n’est pas plus mal, en revanche, si Bounty voyait la surface attribuée à ses congénères, elle ferait une grosse déprime.
J’ai acquis toute la considération de G... en raison de ma courageuse attitude dans l’affaire du chien tombé dans une canalisation (je l’ai suivie dans le trou au lieu de l’abandonner pour aller chercher de l’aide.)
Voilà tout pour hier.
Pendant ce temps , à la maison, Le Cap'tain ne reçoit ni visites ni téléphone ; il faudrait peut-être qu’il aille au devant de ses contemporains, mais ceci est une idée personnelle, bien entendu.
PP

jeudi 17 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE- Vendredi 11 mai 2007

Plus que trois jours pour aller à la chasse au Tampa (ce sont des cigares); il faut que je m’y mette aujourd’hui parce que ce n’est pas si facile.
Personne ne fume ici, on ne voit aucun bureau de tabac ; même le chameau de Time Square a été viré, alors, tu parles, demander où on trouve des cigares ! J’ai peur de me faire jeter des cailloux !
Heureusement Chris arrive à la rescousse. Je l’ai vue hier. Nous avons déjeuné et vu l’expo Paul Poiret au Méropolitan Muséum. J’ai RV avec elle today et je ne la lâche pas tant que je ne tiens pas les Tampas.
Ca fait un peu d’air à Janet de confier le colis à une autre nounou, surtout aujourd’hui où elle prépare sa réception et ne veut pas de mon aide ; elle a prévu un autre staff.
Donc je vais encore user mes semelles et mes sous sur Broadway et autres avenues. J’aime bien Broadway, c’est la seule qui va de travers dans cette ville de coins carrés.
Il continue à faire beau et de plus en plus chaud.



samedi 12 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE Mercredi 9 mai 2007


Guy a raison,  (c'est un refrain...)le nouveau règne commence encore pire qu’on n’avait imaginé.
Les gens ici, sont dubitatifs, spécialement, les amis d’origine turque de Janet.

Il est sept heures et demie et il fait déjà chaud.
Le chien à la mode ici, c’est l’horreur qu'idolâtre ma copine Edwige : le bouledogue français. Y’en a partout !


PP

PS - Pour les amis des chiens et des bouledogues (que Colette affectionnait) : je n'ai rien contre aucune race de chiens et en core moins contre les bâtards, mais le chien de ma copine est "vraiment" une calamité!

jeudi 10 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE NY 2007



Mardi 8
Il fait toujours beau. Ce matin, Janet avait à faire, donc j’ai pu circuler toute seule entre la 33 et la 81 jusqu’au Metropolitan Museum et je ne me suis même pas perdue. Vous me direz, c’est facile : il faut juste aller tout droit et compter les rues. J’en ai profité pour attraper un gros Bretzel en route.
Remonter Madison de la 34° à la 79° à pied, ça donne une idée de l’infini. Heureusement il y a le bus. Seulement quand on pense au conducteur : remonter par une avenue, descendre par l’autre, du matin au soir et du soir au matin, sans un crochet, sans un détour, il y a de quoi se flinguer. Le poinçonneur des Lilas a purgé sa peine mais le chauffeur du bus New-Yorkais n’envisage même pas de remise. Mais il a un emploi ; que sont devenus les poinçonneurs de tickets de métro ?
J’ai retrouvé Janet et nous avons déjeuné d’un sandwich, sur un banc dans le parc, histoire de reprendre des forces avant la visite guidée. Puis, comme la guide parlait dans ses dents qu’elle avait jaunes et moches, on l’a plaquée et nous sommes allées nous dissiper un peu plus loin, à l’expo Tiffany. Un peu de shopping à la boutique du musée et nous voici rentrées juste à temps pour nous faire belles car un anniversaire nous attendait quelques étages plus bas.
C’est pas grave, je me reposerai à la maison la semaine prochaine.